Un bon film mais qui, à partir du moment ou le héros est bloqué, s'étale un peu trop en longueur malgré cela Franco est excellent et captive l'attention. Pas de réelle surprise.
127 heures est finalement une oeuvre à haute tension émouvante, poignante mais également capable de surprendre. On reconnais parfaitement ici le style de Boyle avec ces scène qui nous font un instant passé du rire aux larmes malgré une mise en scène décontracté. James Franco sort ici tous son talent ! A ne pas manquer !
Aron Ralston, un intrépide aventurier, se retrouve le bras coincé par un rocher lors de l'une de ses explorations dans le Blue John Canyon... Danny Boyle signe un huis-clos tout à fait palpitant et haletant. Dans un espace réduit, le cinéaste trouve le ton juste et la mise en scène adéquate à son histoire. Il injecte à son film tout ce qui fait le meilleur du drame d'action : un rythme palpitant, voilà tout. En plus de cela, il épouse la forme de son sujet en jouant sur tous les plans et cadrages. Caméras au poing, effets tape à l'oeil, tout y passe, et le résultat, enchaînant les effets de style n'en est que plus réussi. James Franco, lui seul, vaut le déplacement. Il électrise l'écran et apporte un brin de folie au film, et semble n'avoir jamais été aussi bien filmé depuis longtemps sous les yeux de Danny Boyle. "127 Heures", ou comment tirer (énorme) profit du plus petit potentiel cinématographique possible. L'un des meilleurs films de l'année et une expérience de cinéma exceptionnelle, accompagné en plus d'une musique ajoutant l'oppression à la galerie déjà bien remplie des sensations présentes dans le film. Un véritable coup de coeur pour ce film bourré d'énergie et son acteur qui assure à lui seul un show déjanté. Le montage survolté aidant, c'est un trio gagnant pour Boyle, Franco et Jon Harris. Quasi chef d'oeuvre quand tu nous tiens !
Danny Boyle réalise ici l'un des meilleurs films de sa carrière avec cette histoire minimaliste mais incroyablement intense, dans laquelle James Franco est excellent grâce à ces expression faciales incroyables. La tension est présente tout au long du film. L'histoire est tellement impressionnante qu'il est difficile à croire que ce long-métrage soit adapté d'une histoire vraie. L'un des meilleurs films de survival de ces dernières années.
127 Heures de Danny Boyle est un film qui ambitionne de capturer la résilience humaine dans toute sa brutalité. Porté par une performance captivante de James Franco et une mise en scène audacieuse, ce récit basé sur l’histoire vraie d’Aron Ralston parvient à marquer les esprits, mais peine parfois à maintenir l’équilibre entre intensité émotionnelle et exagérations stylistiques.
Le point fort du film réside dans sa capacité à immerger le spectateur dans le calvaire d’Aron. Danny Boyle utilise des techniques de réalisation audacieuses pour nous enfermer aux côtés de son protagoniste dans le canyon de Bluejohn. Les plans rapprochés, les angles insolites et le montage frénétique traduisent parfaitement la claustrophobie de la situation. Cette approche donne au film une texture unique, mais le choix d’une telle sur-stylisation finit parfois par nuire à la simplicité poignante de l’histoire.
Les panoramas magnifiques des paysages de l’Utah contrastent avec l’espace confiné où se joue la majeure partie de l’intrigue. Boyle joue sur ces oppositions pour refléter l’isolement extrême d’Aron, mais ces transitions sont parfois si abruptes qu’elles perturbent le rythme narratif.
James Franco s’approprie entièrement le rôle d’Aron Ralston. Son interprétation mêle désespoir, humour désabusé et une détermination qui semble presque palpable. Les monologues qu’il livre face à la caméra, oscillant entre introspection, désillusion et espoir ténu, apportent une profondeur nécessaire au récit.
Cependant, malgré la qualité indéniable de sa performance, le film s’appuie trop lourdement sur Franco pour porter l’ensemble. Les quelques flashbacks et hallucinations censés enrichir l’histoire semblent souvent inutiles, et leur exécution distrait du cœur émotionnel de l’intrigue.
La décision de Danny Boyle d’inclure des séquences stylisées – hallucinations, souvenirs et visions – vise à traduire l’état mental fluctuant d’Aron. Si certaines de ces scènes apportent une dimension poétique au récit, d’autres paraissent superflues, voire exagérées. À plusieurs reprises, ces moments donnent l’impression que le film cherche à en faire trop pour maintenir l’intérêt, au détriment de la tension brute qui se suffirait à elle-même.
spoiler: La séquence de l’amputation, point culminant du film, est traitée avec un réalisme oppressant. La brutalité de cette scène est autant un exploit de mise en scène qu’un test d’endurance pour le spectateur. Elle est aussi l’un des rares moments où l’émotion dépasse les artifices visuels pour atteindre une vérité viscérale.
L’histoire, tirée des mémoires d’Aron Ralston, est essentiellement une lutte contre l’inévitable. Boyle parvient à maintenir une certaine tension en explorant les pensées d’Aron et en mettant en lumière ses erreurs, notamment son isolement volontaire et son refus de prévenir quiconque de son excursion. Mais le cadre limité et la progression linéaire de l’intrigue finissent par rendre certains passages redondants. Si le film réussit à transmettre l’intensité de l’épreuve, il n’explore pas suffisamment les implications philosophiques ou émotionnelles plus profondes.
La bande originale composée par A.R. Rahman ajoute une couche d’émotion au récit, alternant entre des compositions tendues et des mélodies introspectives. Cependant, la musique, bien qu’efficace dans les moments cruciaux, est parfois trop directive. Elle cherche à imposer des émotions plutôt que de permettre au spectateur de les ressentir naturellement, ce qui diminue l’impact global de certaines scènes clés.
spoiler: Au-delà de la survie physique, 127 Heures aborde des thèmes universels : le besoin de connexion, la fragilité de la vie et la quête de rédemption. Ces éléments sont introduits par petites touches, notamment à travers les visions d’Aron de sa famille et de son futur fils. Pourtant, ces thématiques restent sous-exploitées. Le film préfère souvent l’action immédiate à une réflexion plus approfondie, ce qui laisse un sentiment d’incomplétude.
127 Heures est une œuvre marquée par une ambition indéniable et des moments de grande puissance émotionnelle. Danny Boyle et James Franco réussissent à transmettre l’intensité d’un combat intérieur et physique, mais l’insistance sur les artifices stylistiques et un rythme parfois inégal empêchent le film d’atteindre une pleine maturité. Le résultat est une expérience mémorable, mais imparfaite, oscillant entre une immersion viscérale et une mise en scène trop appuyée.
Boyle signe un huis-clos inventif, drôle ou touchant avec un James Franco tout simplement excellent, un scénario solide et une réalisation remarquable.
127 heures est dans le même esprit que Gravity (2013) et Seul au Monde (2000) c'est-a-dire pas beaucoup d'acteurs et de dialogues. Les images sont très belle, l'histoire prenante mais l'ennui domine le film jusqu'à ce qu'il prenne une tournure intéressante qui enlève cet ennui. James Franco joue super bien et la fin est assez émouvante. Pour conclure, un film prenant, très réaliste et très surprenant, mais un peu trop long.
Comment adapter le calvaire vécu par Danny Boyle dans les gorges de l'Utah? Ben en regardant ce film vous allez comprendre que le travail scénaristique est incroyable, certains connaissant l'histoire de l'alpiniste casse coup pourraient avoir peur de s'ennuyer devant un tel film, et ben n'y croyez rien, on ne s'ennui pas une seule minute. Tout est bien pensé, James Franco joue à la perfection et l'ambiance du film est top !
Énorme ! Il est rare de voir de tels films ! Un huit-clos prenant sur l'histoire d'un homme qui voulut s'évader en allant au Grand Canyon et qui se retrouvât pris au piège par un rocher, sa main étant bloquée. Et puis, vient les 1h20 de huit-clos avec le personnage coincé. Woaw ! James Franco est énorme, la réalisation aussi, les couleurs le sont également et la tension dans ce film est si puissante... On a peut peur pour l'antagoniste constamment, et on ne voit pas vraiment le temps passer.
Un film dur, parfois même déchirant, émouvant et pour le coup je pense, l'un des meilleurs films de Danny Boyle.
Il est vrai que l'histoire se résume a peu de chose et que certains choix scénaristiques ne sont pas forcément très judicieux - en particulier les séquences concernant les hallucinations du personnage principal. Mais fort heureusement il y a, d'une part, une mise en scène assez ingénieuse et efficace de Danny Boyle et, d'autre part, une prestation d'exception d'un James Franco qui s'avère particulièrement brillant dans le registre dramatique, ce qui fait qu'on passe au final un moment de cinéma vraiment recommandable.
Comme toujours Danny Boyle nous emmène dans une aventure, une histoire que vous retiendrez, un univers. Comme à son habitude, les scènes sont chocs, mais jamais gratuites. En bref un très bon film.
Danny Boyle en roue libre réalise un film minimaliste, sans génie et sans point faible. Là où Buried avait un parti pris audacieux, Boyle n'assume pas pleinement son parti pris de raconter cette histoire hallucinante si on y réfléchit bien, de cette solitude et de cet enfermement et continue d'opérer par touches flashys, trop rythmées et trop vides. Le propos ne lui va pas
Levons tout de suite le suspens, on a ici à faire à du très très bon Danny Boyle. La photographie d'abord, juste exceptionnelle avec ce contraste de bleu et d'ocre sur fond de canyon désertique, et un James Franco magistral qui nous entraîne dans la descente aux enfers de cet homme qui, coincé aux milieu de nulle part, devra puiser bien au-delà de ses limites et surmonter sa propre folie pour survivre. Magnifique d'intensité.