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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Un film choc, poignant et d'une extrême justesse. Après l'expérience indienne multi-récompensée ("Slumdog millionaire"), Danny Boyle s'expatrie aux Etats-Unis pour nous narrer la véritable histoire d'Aron Ralston, un jeune alpiniste expérimenté pris au piège par un rocher immobilisant son bras dans un canyon de l'Utah. Commence un combat pour sa survie... . Ralston est également consultant sur le film, pour un meilleur rendu de réalisme. On va dire que c'est logique puisqu'il s'agit de Danny à la mise en scène. Avant l'accident, l'ami Boyle nous propose de somptueux paysages encadrés par sa mise en scène, et bien sûr, d'une étonnante maîtrise dans la direction de la photographie et des couleurs. Une esthétique parfaite, même au fond du ravin. Toutes ces nuances et ces couleurs (émeraude, rougeoyantes et sombres) indiquent bien la virtuosité technique que Dan a acquis au fur et à mesure de son expérience. Le metteur en scène anglais se concentre également très bien sur son récit et arrive à nous scotcher devant ces péripéties (eh oui, il faut dire ce qui l'en est) car James Franco arrive à nous faire vivre son calvaire, ses hallucinations et les moments forts qui ont marqué sa vie. Ce dernier point est manié à la perfection par des flashbacks minutés et filmés de manière très déjanté. Merci Monsieur Boyle ! Appuyé par des musiques et une BO complètement écervelées, électriques et donc forcément mirobolantes proposées par A.R. Rahman (il a travaillé au cinéma en compagnie de Cate Blanchett pour "Elizabeth : l'âge d'or" notamment, et il a fait partie du groupe musical SuperHeavy (Jagger, Joss Stone, Marley Jr et lui même) pour l'instant d'une traversée atlantique), ce biopic court et épuré nous maintient ainsi en haleine pendant une heure et demie. Tout le talent de Danny Boyle, révélateur d'un réalisme étincelant et intelligent, aurait pu être une gageure pour un autre réalisateur. Ici, exit la magie, mais le mode opératoire est bel est bien esthétique (photographies, musiques) et réalisme. Super Dan ! Alors maintenant, il faut bien sûr souligner l'importance de l'acteur principal, sans qui le film n'existerait pas. James Franco, déjà vu dans "Spiderman", "Dans la vallée d'Elah" (de Paul Haggis) et "Harvey Milk" (de Van Sant) parmi d'autres, campe à merveille le personnage d'Aron Ralston. Charismatique, son personnage, filmé "caméra au poing" par Danny, dégage une impression rock n'roll pur jus. On se délecte langoureusement de cette interprétation au cordeau ô combien sordide et attachante. Du dynamisme pur et dur. Sans concession et sans fard, l'ami Boyle nous arrache nos tripes et c'est KO et déshydraté que James nous maintient en vie. Une pure leçon de cinéma de la part de Boyle magnifié par la prestance excellentissime mais néanmoins réaliste (encore une fois !) de James Franco. Bingo !! Ca fait froid dans le dos... "127 heures" est donc un film coup de poing pour une claque cinématographique certaine. Spectateurs, ne coupez surtout pas ! Accord parental souhaitable.
Film sympa, je suis bien entré dans la peau du personnage. Une sorte de naufragé au milieu du désert. A voir au moins une fois. Par contre pas la peine d'être naïf, c'est probablement bidon mais c'est quand même bien mené...
ROC. Comme d'habitude chez Danny Boyle c'est haut en couleur, en musique en découpage et en mise en scéne. Captivant et haletant jusqu' à l'épuisement.
Malgré des qualité indéniables (la réalisation et la performance de James Franco), je suis quand même déçu; le filon est mal exploité, la forme l'emporte trop souvent sur le fond.
Le pitch de 127 heures sera bientôt connu de tous, mais si vraiment vous tenez à ne rien savoir du film, arrêtez de lire ce texte, la phrase suivante comprend un gros spoiler. Donc, voici l'histoire (vraie) d'Aron Ralston, parti seul en randonnée dans un canyon, coincé pendant 127 heures sous un rocher tombé sur son avant-bras et qui finit par se le couper (le bras), avec un couteau émoussé.
Le film ne laissera donc personne indifférent, vu l'extraordinaire aventure de ce jeune homme. Pour ma part il m'a exaspéré.
On sait que le réalisateur, Danny Boyle, n'est pas fin. Il est férocement attaché à ses manies de teenager attardé : split screen, montage speed, plan décadré, musique à fond, zoom arrière accéléré, ralentis expressifs, hélicoptère, très gros plan, nuages filmés en accéléré, etc. L'attirail de mise en scène de Boyle ressemble à un grand capharnaüm tendance et tape à l'oeil, une vraie caverne d'Ali Baba pour réalisateur de 8 ans.
Le problème, c'est que cette manière convient à la limite quand il s'agit de suivre dans leur délire des jeunes gens embarqués dans une odyssée picaresque et indienne (Slumdog millionnaire), mais elle est absolument inadaptée pour cette histoire, qui devrait nous entraîner dans des abysses de réflexion. C'est comme si Tarantino appliquait le style Kill Bill à une vie de Sainte Thérèse de Lisieux. Les bras m'en tombent.
Les effets sont donc hyper-soulignés dans leur forme, et insignifiants quant au fond (la romance niaise avec la blonde, les flasbacks papa maman, le fantasme de boire du coca !!). Boyle joue même le jeu du gore pour le passage boucherie-charcuterie, en laissant tout de même un morceau bien proprement découpé sous la masse rocheuse. Je me demande si l'anecdote qui nous montre l'ami Ralston prendre en photo son appendice abandonné est réel. Si oui, ce mec est donc bel et bien barge, comme le début du film le laisse supposer.
Pour finir, je voudrais signaler que nos amis les loups pratiquent depuis longtemps l'exercice (se couper la patte avec les dents quand ils sont pris au piège) et qu'on n'en fait pas toute une histoire. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Une histoire vrai des plus spectaculaire interprété avec brio. Ou danny boyle à excéder c'est dans la réalisation (les différents plan de caméra) et dans la durée de ce film qui plus long aurait perdu de son intérêt.
Belle performance, l'empathie est bien présente. Mais l'angoisse et l'oppression du huis clos passe vite (en partie à cause de la fin déjà connue). Bref, un grand jeu d'acteur, mais il manque quelque chose pour faire un vrai film.
On ne peut le nier, le concept est ambitieux et original. Si certaines séquences sont très réussies, d'autres le sont moins, et par moment je me suis un peu ennuyé.
Photo très spéciale (un peut trop souvent MTV..) mais James Franco et la musique (Sigur Ros!) (ainsi que la mise en scène) font de film un bon film, belle leçon de courage. Mais le moins bon de Boyle. (trop de longueurs pour tenir pendant 1h30..)