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Seemleo
80 abonnés
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2,0
Publiée le 17 mars 2011
Cédric Klapisch est fatigué. Ces films sont d'habitude de petites perles de sensibilités, d'observation de la gente humaine et d'amusements divers. "Ma part du gâteau" est cousu de fils blancs sur une histoire non incarnée induisant des situations caricaturales. Le propos de fond est militantiste et donc peu intelligent. Seuls Karin Viard et Gilles Lelouche, paradoxalement, s'extraient brillamment du bourbier, ce qui n'empêche pas l'ennui durant la projection.
En voulant s'attaquer aux délocalisations,aux requins de la bourse et plus généralement à la fracture sociale en France,Cédric Klapisch tombe dans le piège des stéréotypes dans une oeuvre hybride et maladroite."Ma part du gâteau" démarre comme une comédie dramatique aux préoccupations actuelles,se poursuit comme une romance impossible et se termine comme un thriller de genre.Curieux.Tout comme la promotion spéciale(omniprésence de Viard,absence totale de Lellouche)ou la bande-annonce qui en dévoilait trop.Klapisch se plante sur l'angle d'approche d'un sujet si épineux,bien qu'il semble avoir suffisamment potassé. Heureusement pour lui,et pour nous,il est sauvé par son inoxydable humanisme et par sa maîtrise légendaire de la comédie chaleureuse.Karin Viard est vraiment formidable.Elle bouffe l'écran,autant en mère battante à Dunkerque,qu'en femme de ménage observatrice à Paris.L'adjectif solaire lui convient bien.Gilles Lellouche,lui,a une position difficile,car son personnage de trader,doit être séducteur et repoussant,vif et vil.Il s'en sort avec les honneurs.Le choc des cultures accouche d'une prise de conscience de chacun,dont les différences restent malgré tout abyssales.Les faiblesses scénaristiques sont quelque peu compensées par l'attachement à ces 2 destins.
Catastrophe industrielle... Les personnages sont tous stéréotypés. Les dialogues sont navrants et dignes de collégiens. Tout cela pue le populisme à plein nez. Les acteurs eux-même n'y croient pas. Les blagues ne sont pas drôles. Et tous les clichés du cinéma sont présents, sans exception. Les gentils pauvres contre les gentils riches, le père indigne qui croit que l'argent suffit à éduquer son môme... Bref, je m'arrête là. Ce film est une merde. Et la forme n'y est pas non plus.
Ma part du gâteau se décline comme une chronique sur le monde actuel, une fracture sociale où les inégalités sont bien présentes: les riches qui terrassent les pauvres. Le phénomène ne date pas d'hier mais le cinéaste Cédric Klapisch nous envoie ce clin d’œil tout en finesse et subtilités scénaristique. Il est vrai qu'une grande partie de la réussite de ce film repose sur la prestance et la cohésion entre Gilles Lellouche et Karin Viard, séparés d'un faussé abyssal de différences. L'un se révèle comme un impitoyable trader, séducteur, avare et irrespectueux. L'autre est une femme de ménage se débattant avec grâce dans la précarité de sa situation. Une relation explicite entre le pouvoir et les contactes humaines nous précipite ici ni plus, ni moins qu'au cœur de notre époque. Bienvenue dans la jungle. 4/5
Même s’il frôle parfois la caricature, Cédric Klapisch nous offre une sympathique comédie dramatique bien posée dans son époque, ou comment un trader sans scrupules rencontre de façon improbable une ouvrière licenciée suite à ses récentes manipulations boursières. Si Karin Viard est crédible en ouvrière prénommée France, Gilles Lellouche, même s’il joue très bien, est un acteur beaucoup trop humain et terrien pour que l’on adhère pleinement à l’observer dans ce type de rôle.
affligeant du début à la fin. on croit voir un remake du film Romuald et juliette, mais non ici pas de gentil mélo touchant mais une tempête de lourdeur et les clichés. la mere celibataire sans le sous mais bien brave et proche de sa famille qui trouve des joies simples dans le quotidien VS l'affreux millionaire jouant à la bourse froid et blasé de sa vie... (le montage bien lourdingue alternant riche vs pauvre approfondir est la pour enfoncer le clou) lamentable et même insultant pour la classe qui se veut montré ici! le pseudo twist final pour faire croire qu'il y'a une dimension sociale la dedans, qui durant tout le film ne consiste qu'à montrer de brèves images de la vie des quartiers populaires sur la plage de Dunkerque avec les usines en fond, est simplement pathétique. honteux!
Klapisch avec toujours autant de finesse, d'intelligence. Rivette & Rohmer peuvent (presque, c'est une boutade) gentiment aller se rhabiller car ils conservent un côté hermétique à déchiffrer, et pourtant si naturel. Ici, c'est moins "naturel", mais correctement agencé. Aucun temps mort, aucune erreur. Il reste le choix et la possibilité navrante de rester difficile et de cracher dans la soupe (soit quasiment sur le cinéma Fs) mais ce sera plus une maladie chronique, un rituel irréfléchi, plutôt que la stricte vérité. J'ai lu les critiques des spectateurs, j'ai alors pris un peu peur. Mais fort heureusement derrière, j'ai découvert la perle habituelle que cachent les habituelles mauvaises langues qui ronflent sur leur canapé en lâchant un cana_pet. Bonne nouvelle : Klapisch reste Klapisch, et n'a absolument pas faibli. Ils évolue, et plutôt avec la même qualité. Il n'y a absolument rien à jeter dans ce nouvel épisode. Et je tairai la fin puisque parait-il, elle est facile à deviner. Encore faut-il se persuader que le film (exprimer dans sa généralité) n'est pas un truc qui se résume à relier le début à la fin. Qu'entre les deux, il se passe quelque chose et que c'est important puisque cela représente 90% du temps. Une paille sans doute. Difficile de comprendre que l'on dénigre l'intelligence et la finesse. On peut naturellement y être allergique bien sûr, pour bien des raisons. Il est pourtant si rare que cela fasse du mal...Dans le cas présent, je confirme que ce film fait du bien. Autant ne pas se priver. Mais il est exact que l'affiche et le titre ne sont pas éblouissants.
C'est bien d'être dans l'air du temps, de vouloir dénoncer un capitalisme où aucune notion d'humanité n'a sa place, la toute-puissance du dieu Argent, etc... Mais il faut le faire avec justesse, sans sombrer dans la caricature. Si le personnage de femme forte très bien interprété par Karin Viard n'en souffre pas trop, celui joué par Gilles Lellouche en est véritablement une ambulante. Il y a bien quelques tentatives de rendre humain cette caricature mais on a l'impression que Klapisch a peur en contrepartie de ne pas rendre assez sympathique les ouvriers et donc le fait replonger très vite dans la peau d'un businessman incapable de ressentir le moindre scrupule. Le réalisateur veut dire quelque chose mais est incapable de le dire, et d'ailleurs franchement je pense tout simplement qu'il ne sait pas ce qu'il a envie de dire. Bref un gros ratage que ne fait qu'amplifier un final complètement grotesque.
Perdant son emploi à cause de la fermeture de son usine, une femme va devoir travailler pour le trader qui en est responsable. Voilà le point de départ d’un récit opposant de manière très caricaturale (sans jamais aller dans la franche comédie) les classes sociales et qui s’arrête au moment où il semble réellement commencer.
des acteurs excellents au profit d'une comédie sociale. Un grand bravo à toute l'équipe, réalisateur compris. PLV : si ça ne faisait pas froid dans le dos, ça pourrait faire rire ;-)
Un excellent film de Klapisch ! Le cliché du riche qui pourrit la vie du reste de la population n'est justement pas un cliché mais juste la cruelle vérité. La fin du film est superbe, mais je ne m'attendais pas à autre chose car tout au long du film tout est dans la justesse.
Mauvais en tout point ce qui n'est guère une surprise pour un réalisateur qui surfe sur la facilité depuis belle lurette ! Scénario téléphonée, insipide et plat ; montage à la 'in' (décors digne d'un téléfilm, enchaînement digne d'un mauvais serial lorgnant sur les ricains, etc.) ; le plus insupportable est sans doute cette fin faussement lutte des classes alors que Klapish a montré durant tout le reste sa morgue et son mépris envers la classe ouvrière (obligé de se prostituer) que ne dissimule pas la fausse critique de la finance digne du Figaro ! Ma part du gateau ? C'est sûr qu'être l'égérie de cette social-démocratie c'est être arrivé ! Pôvre M. Klapisch dont il n'y a plus rien a espérer. Chacun cherche son chat où Le péril jeune ne sont plus que des lointains souvenirs...
Le premier Klapisch que je vois et je ne m'attendais pas du tout à ça, et bien très, très belle surprise, un très beau film hyper soigné visuellement, une excellente réalisation, un casting impeccable et un scénario certes pas hyper original mais bien travaillé, voilà en somme une agréable surprise.