Le Discours d'un roi
Note moyenne
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Cinememories

605 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2018
Centré sur la culture britannique, notamment sur la royauté et ses doctrines, Tom Hooper dénoue une problématique qui touche tout individu, possédant un blocage qu’il se doit de dominer pour avancer. Le contexte veut que le bégaiement d’un futur Roi lui ampute de sa crédibilité et de son respect, qu’on devrait lui accorder en tant que personne, malgré tout. Aborder cette condition sous une forme de maladie a de quoi adoucir l’approche, et cela répond à de nombreuses phobies que tout orateur occasionnel se doit de prendre en compte. Bien évidemment, il est fortement conseillé de se lancer dans une lecture en version originale, rendant ainsi justice à la performance de Colin Firth dans le rôle du Roi, mais cela apporte également une dimension plus crédible et réaliste de la maladie, tout comme les nuances que l’on apprend à son sujet.

On ouvre avec toute cette problématique, induisant l’importance pour le profit personnel et la responsabilité commune dans un discours disfluent. On prend alors l’occasion de nous présenter le duc d’York, dans l’ombre de son père le Roi et de son frère Edward VIII (Guy Pearce). Le récit l’installe alors dans une situation inconfortable sous différents formats. La lutte contre son bégaiement est un handicap qui le rabaisse peu à peu, tout comme son tempérament impulsif et peu commode, indigne de la royauté qu’il symbolise. Il se referme ainsi à toute résolution, car la peur le guette et le premier facteur qui le boque autant est un conflit interne qu’il a envers son image. Seule son épouse (Helena Bonham Carter) soutient sa peine et propose de palier à sa « maladie » que tout son entourage juge au premier abord. Le fait de restreindre les interactions à la noblesse ajoute une pression supplémentaire, du fait de la responsabilité que l’on incarne et on le comprend assez vite. Sa famille ou bien l’Archevêque n’hésitent pas à le lui rappeler. Il ne demande rien, il pensait passer une vie paisible dissimulant son mal, mais il vient toujours un moment où il faut affronter ses faiblesses, et pourquoi pas les dompter pour les transformer en force ?

Assez rapidement, nous faisons la connaissance d’un thérapeute aux méthodes peu orthodoxes, mais qui s’avèrent payantes en un sens. Lionel Logue (Goeffrey Rush) aide ainsi son altesse dans une totale modestie et envie de réussir dans son pari. Il le place ainsi comme son égal, l’appelant Bertie, et peu à peu une relation de confiance s’installe entre eux. Cependant, il est inévitable de signaler un soupçon de relâchement dans une motivation saccadée par la vie privée. Logue use ainsi d’astuces pour aider le duc à comprendre d’où vient le mal qui lui colle à la peau. Le souci du bégaiement n’est alors qu’un détail à la vue du réel problème qui le préoccupe réellement. La confiance en soi est la clé de voûte qu’il doit acquérir afin de gérer la mécanique de son élocution. Passé un certain âge, on devient un homme. La maturité doit pouvoir restreindre les jugements sur sa propre personne. C’est ce que vit le duc en s’écoutant parler, il se jugeait. Ainsi, il devra se défaire de ce jugement qui gouverne son tempérament. Il doit renouer avec l’enfance qui n’a pas été aussi glorieux qu’il l’a vécu, malgré le rang qu’il occupe.
Vient ensuite le moment fort du film. Le fameux discours de George VI à l’aube de la guerre est une transition importante pour le moral du peuple, représentant une grande majorité de la population mondiale. L’exercice pour cet homme est de peser chacun de ses mots, sans que son bégaiement ne lui fasse défaut, afin de rester crédible et afin qu’il puisse enfin honorer son peuple de son statut de leader et d’espoir. Chaque mot devient une révélation, chaque mot devient un espoir, chaque silence se transforme en émotion et il n’y a plus qu’une voix pour tous les guider. On ne manquera pas une brève comparaison avec un autre grand orateur de l’autre côté de la manche, qui menace la stabilité d’un monde aux portes de sa haine et sa terreur. De même, les apparitions de Winston Churchill sont fortement rafraichissantes, en connaissant le personnage et ce qu’il induira par la suite.

Ainsi, il est reconnu comme Roi et la fierté d’avoir surmonté un obstacle est justifiée par un mental rudement mis à l’épreuve. « Le Discours d’un Roi » symbolise alors une thérapie hors du commun, où une complicité se dresse pour vaincre les préjugés. Et par le biais d’une véracité historique, l’intrigue y parvient et réussit à faire jaillir l’émotion à chaque moment de faiblesse du Roi, alors qu’il se démène avec effort pour la canaliser en force et en caractère. Cela ne manquera donc pas de nous surprendre, mais la simplicité de la mise en scène l’emporte sur ce qui est à la base l’autobiographie d’un fait, que l’on jugeait anecdotique. Et pourtant le retour émotionnel comble tout bonnement la plus belle des morales, accompagnée d’un message de courage des plus singulières.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2013
un film magnifique j ai adore tout est. sublime :acteurs histoire decors costumes franchement c est un chef d oeuvre
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2013
Cela va faire déjà un bon moment que je l'ai vu et j'en garde un bon souvenir avec des bons acteurs,une bonne réalisation et une histoire touchante. Bref dans mon souvenir un très bon film.
Alipius
Alipius

5 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2013
C'est étrange, étonnant ; le film est d'une grande sobriété, et pourtant, je ne me suis pas ennuyé un instant. Les personnages gagnent en profondeur tout au long de l'histoire, Rush et Firth ont une véritable présence, et leur donnent vie.
On fait un bout de chemin dans l'Histoire au travers de l'histoire de ces quelques personnages, on est tenus en haleine par quelques mots d'un discours à prononcer, aussi bien qu'amusés par certaines situations.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 avril 2013
Premier film du réalisateur anglais Tom Hooper, dont le grand mérite est son traitement simple et profond d’un sujet qui aurait pu être source d’ennui ou prétexte à un exercice de style. Au contraire, beaucoup d’humilité et de tendresse dans cette mise en scène discrète, classique mais efficace, au service des personnages et des acteurs.
Le film commence par le discours pathétique d’Albert (Colin Firth) – duc d’York et second fils du roi George V – à une foule dont les visage atterrés reflètent le sentiment du spectateur devant l’impuissance d’un homme à effectuer l’acte le plus anodin, le plus quotidien qui soit: parler. Il se termine, comme son titre l’indique, par le discours d’un roi. Entre ces deux discours, un homme, Lionel Logue (Geoffrey Rush), un étranger venu d’Australie, thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles.
Dès leur première rencontre, Lionel tient à appeler Albert « Bertie », surnom réservé aux membres de sa famille. La familiarité du thérapeute et les réticences du duc font parfois pencher le film du côté des comédies aux dialogues pleins d’esprit comme seuls les anglais savent les faire.
D’abord rejeté, Lionel finira par gagner la confiance du duc, qui admettra lors d’une de leurs séances qu’il ne s’était jamais adressé à un homme du peuple avant lui. Le film est aussi l’histoire de cette amitié improbable.
Les deux personnages touchent par leurs faiblesses: le spécialiste du langage est un admirateur de Shakespeare et un acteur raté, recalé à une audition de la Tempête par une troupe amateur; le duc pour ses filles invente l’histoire d’un pingouin loin de la banquise et incapable de voler. L’échec, la difficulté à trouver sa place, sa voix, dans une société codée et rigide est un des thèmes du film.
Comme dans tout biopic, l’histoire intime se mêle à l’Histoire. Après la mort de George V et l’abdication de son frère aîné, Albert est contraint de devenir roi d’Angleterre, alors que le pays s’apprête à entrer en guerre contre l’Allemagne nazie. Devant les actualités montrant un discours d’Hitler, Albert, obsédé par son propre handicap, ne peut que constater le talent d’orateur du Fürher.
Le langage est ici souffrance et jouissance, performance. Dans la dernière scène, comparable à un exploit sportif, on est, tel la femme du roi, le visage anxieux, retenu à la bouche du duc au bord du vacillement, du trébuchement, comme un coureur peut tomber à tout moment avant de battre son propre record. L’accomplissement du duc devenu roi dont la voix, d’abord source de malheur et de frustration, finit par symboliser l’affirmation de la résistance contre le nazisme, est aussi l’accomplissement d’un homme. Un biopic réussi, comme les Anglais savent faire.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 avril 2013
Bon film ! 2 heures de plaisir, un jeu d'acteur excellent, mention spéciale à Colin Firth. Réalisation hyper léchée, les costumes, les décors et les lumières sont très soignés. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. C'est presque trop parfait, ça manque peut être "d'un léger pli sur le col de chemise".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2013
Le talentueux Darren Aronofsky signe ici un film très personnel sur l'immortalité et le combat d'un homme, à travers les âges pour sauver sa femme. Film fantastique, alliant fable et émotion, c'est une véritable surprise lorsque l'on sait qu'il a failli jamais voir le jour... Visuellement c'est sublime, avec un jeu de lumière et de couleur tout au long du film. Une narration très intéressante où l'on se retrouve bercé dans cette histoire fantastique, le tout accompagné d'une excellente bande son. Le jeu d'acteur est très bon, de toute part, et Hugh Jackman prouve qu'il peut jouer autre chose que Wolverine, et il le fait très bien. Film plein d'audace qui met cependant du temps à se lancer, on en arrive même à se demander où Aronofsky veut nous amener, puis arrive à nous bercer dans cette valse spatio-temporelle. Finalement c'est l'émotion qui en ressort vainqueur dans ce poème épique et original.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2013
Un peu sceptique au départ, je me suis laissée emportée par cet homme qui malgré sa charge et son handicap continue de se battre pour parler sans à coups.
Un bon film avec de bons acteurs même si parfois l'ensemble semble un peu froid.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 mars 2013
Bon film mais un peu trop classique et sans fioritures dans sa forme. A voir une fois.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 mars 2013
Un film qui marque, indubitablement. Le discours d'un roi vaut tout autant pour sa simplicité, intéressante et appréciable, que pour le jeu incroyable de Colin Firth, épaulé par une Helena Bonham-Carter et un Geoffrey Rush qui ne sont pas en reste. Les personnages sont tout à fait pertinents, et l'on peut fouiller dans leur subconscient, apprendre à les connaître au fil des scènes. Certes, le film est un peu lent, mais cette lenteur n'est pas dérangeante : elle convient entièrement à l'histoire du film.
Le discours d'un roi est à voir, c'est incontestable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 mars 2013
Le discours d'un roi est un film passionnant, racontant comment Albert, duc d'York, a réussi à devenir George VI avec l'aide d'un orthophoniste. Cette histoire vraie est celle d'un combat intérieur d’un homme conscient de ses devoirs et de ses capacités, malheureusement enfermé dans ses blessures d’enfance. Cet homme est Colin Firth, jouant naturellement ce rôle et, ayant, naturellement reçu l'oscar du meilleur acteur pour son jeu bouleversant et attendrissant. C'est également une amitié entre deux hommes qui se construit à travers ce biopic passionnant. Honnêtement, ce film fut une surprise, autant dans la mise en scène, simple et élégante, que par le déroulement de l'histoire. Sur fond de début de seconde guerre mondiale, il n'en est pas moins instructif.
Les qualités ne manquent pas de superlatif pour ce film parfaitement huilé par son chef-cuisinier Tom Hooper, sans erreur,emmené par une bande son émotive, très importante pour le déroulement de l'histoire.
Une réussite qui mérite amplement les récompenses reçues.
Une mention spécial au très bon doublage, même si une version originale est à privilégier pour y admirer le jeu de Colin Firth, magistrale.
Film qui restera dans les mémoires.
Sylver0310
Sylver0310

40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2013
Un film d'une grande beauté. Puis l'histoire est très belle. Les acteurs méritaient leurs oscars et le scénario est vraiment bien écrit. De plus la musique est splendide ( du Beethoven). C'est un film passionnant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mars 2013
Éblouissant . Colin Firth y est au sommet de son art et rend ce film parfait et émouvant du début à la fin .
boscopax
boscopax

102 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2013
L'interprétation magistrale de chaque acteur suffit à l'oeuvre pour en faire une perfection. On se surprend à être bouleversé par le destin, finalement méconnu de George VI, entre la lutte envers sa famille et surtout la lutte contre son "handicap". Un roi malmené, irrespecté par celui qui peut l'aider afin que l'homme d'Etat puisse remplir ses fonctions. Une scène finale qui suspend le temps, où les lèvres de l'acteur nous paralysent, les larmes aux yeux et la boule dans la gorge. Comme une ironie de l'Histoire, chacun se réjouit et se satisfait de la réussite de ce discours, alors que celui-là même est le discours de la mort, de la guerre et de quelques heures noires qui suivirent. Devant un tel chef d'oeuvre, pourquoi celui-ci n'a-t-il pas ses 5 étoiles? Tout simplement parce qu'il ne relate que le cas d'un homme d'exception, alors que ce handicap touche tant de gens "normaux". Cette maladie est traitée comme une honte pour un souverain, ce qui sous-entend que pour les autres ce n'est pas grave. Mais c'est tellement bien joué...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 mars 2013
Le problème avec ce genre de film est toujours le même : si l'on accroche pas au contexte historique et à l'Histoire, c'est foutu, on s’ennuiera pendant la quasi-totalité du film et c'est un peu ce qui s'est passé me concernant. Ma note concerne essentiellement la mise en scène et l'incroyable performance d'acteurs. Tout est extrêmement bien maîtrisé et Tom Hooper fait preuve d'une réelle personnalité lorsqu'il s'agit de filmer les acteurs et les décors intérieurs, la musique (pourtant pas ma tasse de "tea") est insérée intelligemment et rajoute du cachet aux scènes. L'oscar reçu concernant la réalisation est amplement mérité tout comme celui remporté par Colin Firth qui livre une magnifique prestation, il est assez bouleversant dans le rôle de Georges VI. Mais le scénario ainsi que son déroulement est très classique, tellement classique que ça en devient ennuyant, Le Discours d'un Roi contient beaucoup trop de longueurs, on regarde l'heure assez fréquemment et seul quelques scènes arrive à nous captiver de bout en bout en faisant preuve d'une grande intensité. On retiendra juste de ce long-métrage sa mise en scène et le jeu des acteurs. Une infime déception donc, bien que je n'en attendais pas grand-chose, l'histoire ne m'a pas vraiment intéressé et seul quelques (rares) séquences resteront dans les mémoires.
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