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Lartimour
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3,5
Publiée le 12 mars 2015
Ce film retrace la lutte de Martin Luther King pour faire adopter une loi assurant le droit vote aux noirs américains. La chronologie est un peu confuse, mais c'est un film, pas un documentaire. L'alternance de gros plans et de plans plus larges pour les scènes de marches et de violences est intéressante, même si la réalisatrice a pris le partie de nous apitoyer sur certaines scènes.
Si le scénario a l’intelligence de se concentrer uniquement sur une période limitée de la vie de Martin Luther King durant l’épisode de Selma (1964-1965), le film pâtit clairement d’un manque de point de vue de la part de la réalisatrice qui n’a pas réussi à insuffler à son long-métrage la ferveur du militant noir. Sa réalisation télévisuelle empiète même sur la prestation de l’acteur principal, un peu trop mou pour incarner cette figure charismatique. Pour autant, le film se suit quand même sans déplaisir grâce à quelques scènes réussies : une bonne entrée en matière, des séquences de brimades contre les Noirs qui scandalisent et des discours globalement bien mis en valeur. Un résultat en demi-teinte donc et la certitude qu’un grand film reste à faire sur cette figure majeure de l’histoire américaine.
film hyper-prévisible et à la sauce américaine "sirupeuse" , pour faire pleurer dans les chaumières... Restent le sujet du film , essentiel à connaître pour les jeunes générations , et la qualité cinématographique
Pas d'accroche. Juste des gens qui cherchent à marcher pour faire valoir leurs droits aux Etats-Unis. Les acteurs ne transpirent pas de charisme. Seules les 15 dernières minutes avec ce qu'il semble être des images d'archives, vaut le coup d'oeil. Le reste est fade, même la scène du pont. On s'ennuie d'un bout à l'autre sur le jeu linéaire des acteurs et un déroulement d'un classique navrant.
Il y a les bons et les méchants. Et, au milieu, l'Etat américain et le président Johnson. Les bons sont ceux qui demandent que les Noirs aient la possibilité de voter, les autres sont ceux qui ne le veulent pas... parce que ce sont les "méchants". N'est-il pas triste d'avoir réduit le combat de Lutherking à ce manichéisme caricatural ? Hormis la reconstitution historique, que je ne juge pas ne connaissant pas assez le sujet, le résultat qu'est ce film est ennuyeux, ça parle beaucoup, il ne se passe pas grand-chose, c'est verbeux et ressemble davantage à de la propagande - mais une propagande pour quoi ? - qu'à une œuvre d'art. Le ton de la voix monte même parfois (sans parler de la musique) pour montrer par l'exagération sonore que l'on dit des paroles fortes... ce qui est caractéristique de tout un mauvais cinéma où l'on exagère la forme pour effacer le manque de fond. Je ne doute pas qu'il y avait certainement des possibilités de présenter ces drames qui ont parcouru ces luettes politiques avec une perspective intéressante, ici il n'y en a guère. Le pasteur King méritait mieux. C'est très décevant. Un bon film sur Lutherking reste à faire.
Quel film ! Parfaitement scénarisé, les acteurs jouent admirablement bien, j'étais un peu sceptique à l'idée de voir incarner Martin Luther King par un acteur plutôt méconnu du grand écran, et bien ses efforts pour entrer dans la peau du personnage ont porté ses fruits: il est bluffant et a réussi à retranscrire avec brio toute l'intensité inhérente à cette icône luttant pour le droit des Noirs Mise à part la performance des acteurs, le long métrage est poignant de bout en bout, d"autant plus qu'il est calqué sur la réalité de ces évènements, ce qui lui donne une dimension encore plus intense.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai applaudi au cinéma
c'est un film qui m'a énormément touchée, j'ai été choquer de certaines scènes qui m'ont fait pleuré a des moment, pour pas dire tout au long du film.. filme a voir et a revoir, ce qui m'a touché c'est que cela c'est réellement passé ce qui rajoute du caractère a ce beau film.
Dans une période proche mais passée où les biopics de toutes sortes sont devenus immensément à la mode pour finalement devenir un genre qui n’attire plus depuis quelques années, on s’étonne que Martin Luther King n’ait pas eu le sien à l’instar de son compatriote plus belliqueux Malcolm X ou le pacifiste Nelson Mandela en Afrique du Sud. Peut-être que la légende effraie. Ou peut-être que d’autres formes semblent plus adaptées pour dresser le portrait d’un grand homme. C’est ici le cas, où les marches pour l’application du droit de vote dans le Sud ségrégationniste à Selma en Alabama permettent à la réalisatrice Ava DuVernay de croquer l’homme durant une période charnière de sa vie.
Au vu du résultat, peut-être qu’un immense et grand biopic quatre étoiles, aurait été plus indiqué. Car « Selma » ne rate pas son sujet, brillamment traité, mais il passe à côté du portrait de cet homme qui a tant fait pour faire avancer l’égalité raciale. David Oyelowo l’incarne magistralement avec ses doutes et ses fêlures sans chercher la prestation qui se voit à tout prix, ce qui explique peut-être son absence aux Oscars. Et cela n’a rien à voir avec un quelconque boycott des minorités lors de la cérémonie.
Le long-métrage est classique et scolaire mais retrace de façon limpide ce fait divers tragique qui a permis le vote effectif des Noirs dans ces Etats du Sud encore marqués par le racisme et l’esclavage. Mais là où la réalisatrice est la plus percutante c’est dans les scènes de rixes et de manifestations où des Noirs se font tabassés par les forces de l’ordre. Elles déchirent le cœur sans pour autant se vautrer dans un pathos de mauvais aloi. Tout comme le sont les cinq dernières minutes qui annoncent la suite des évènements de façon subtile avec de vraies images d’archives. Un film nécessaire pour la mémoire collective à défaut d’être totalement passionnant. Et LE film sur le Dr. King est encore à faire !
Très fouillis, je ne reconnais pas l'ambiance qui existait à cette époque. Des scènes ridicules qui ne mettent pas du tout en valeur cet homme remarquable. Grosse déception . Même les scènes de violence sont minorées par rapport à celle qui a existé. Trop de consensus. Le rôle de Hoover est quasi absent. Johnson ridiculisé son rôle a pourtant été essentiel. Rien de vrai dans tout cela .
Un biopic académique mais passionnant qui relate une page sombre de l'histoire américaine avec précision, sans en rajouter, à l'aide d'un scénario et d'une reconstitution d'époque soignés.
Le rythme du scénario est inégal mais, relatant une période et un combat qui ont nécessairement été peu ou prou ainsi, cet angle renforce le propos. Ces quelques longueurs, moments d'échanges, de réflexion permettent ainsi aux scènes plus actives, davantage prenantes, violentes souvent, de crever l'écran et tétaniser le spectateur. Il s'agit d'une belle et efficace reconstitution et mise en valeur du sens et du combat politique vers un objectif. La question du droit de vote étant centrale dans le propos, le spectateur bénéficie aussi d'une leçon de civisme qui fait bien réfléchir. Un film qui est, qui restera une référence.
un bel hommage à M. Luther King prix Nobel de la paix, pasteur pacifique, grand défenseur de la cause et des droits civiques des noirs aux USA. ce document retrace ici un moment précis et capital du mouvement à Selma, dans l'état de l'Alabama. la réalisation est sobre et au dessus d'un beau casting, D. Oyelowo campe parfaitement le personnage. un film important pour l'Histoire, les mémoires, toutefois au prix de quelques longueurs et d'un manque d'intensité par moments.
Les bons sentiments et l'indéniable intérêt historique ne suffisent pas à réussir un film! Des scènes à rallonge, quelques dialogues verbeux et une mise en scène ennuyeuse rendent Selma peu émouvant alors que la réalité des faits ne peut qu'indigner et désoler. Tim Roth et David Oyelowo sont absolument convaincants; pas de réel reproche à adresser au reste du casting mais comment s'intéresser aux personnages secondaires quand ils manquent de relief voire ne font que passer sans identité précise!? Au final une oeuvre utile pour se documenter sur l'Amérique des années 60 mais dispensable pour le septième art.
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3,0
Publiée le 30 avril 2015
Premier biopic sur Martin Luther-King qui nous montre la juste cause et le combat de ce grand homme pour que son peuple puisse enfin voter sans être la cible de pressions ou d'intimidations. Le film se concentre avant tout sur l’événement de "Selma" et sur le bras de fer qu'il mène avec les politiques. La réalisatrice nous montre les différents enjeux et la vision des deux parties sur cette affaire. C'est un film qui est bien fait et intéressant pour ceux qui ne connaîtraient pas cette histoire. Le traitement est simple, mais efficace, il y a de l'émotion ainsi que de scènes très fortes puis le tout est porté par un très bon David Oyelowo qui incarne avec beaucoup de justesse MLK.
Film porté par son sujet, c'est à dire la lutte pour les droits civiques, "Selma" est très classique dans sa forme et s'il brille, ce n'est pas par sa mise en scène. Ce qui fonctionne avant tout, c'est la force de son histoire et de la vive émotion qu'elle suscite encore aujourd'hui. Quand on pense qu'il y a 50 ans, les Noirs n'avaient pas le droit de voter et se faisaient taper sur la tronche dès qu'ils réclamaient quoi que ce soit, il y a de quoi avoir froid dans le dos. Prenant le parti pris intelligent de nous montrer Martin Luther King après son célèbre discours "I have a dream" et avant son assassinat, le film se concentre uniquement sur l'organisation de la marche de Selma et de son impact. Porté par un David Oyelowo très charismatique et très convaincant dans le rôle principal, "Selma" parvient à émouvoir et à prendre à la gorge malgré quelques ficelles scénaristiques faciles, sachant éviter d'en faire trop (là où "Le Majordome" se plantait considérablement) pour rester juste et prenant.