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Un visiteur
3,5
Publiée le 15 mai 2015
1ère vision - film très académique mais intéressant, un "pan" de l'histoire que je connaissais pas trop, servi par un casting varié. L'Histoire américaine est un vivier pour le cinéma...
Selma est un biopic très académique. Selma est une ville d’Alabama où Martin Luther King mène une action difficile qui finira, en mars 1965, par une grande marche rassemblant des milliers de manifestants. Le film se concentre sur trois années (63-65). Le film s’achève en 1965, bien avant l’assassinat de Luther King (en 68). Selma s’appuie sur les rapports d’agents du FBI, listant les faits et gestes des activistes. Le climat de crise est palpable. Le drame n’est pas loin, Le président et même le peuple veulent l’éviter. La marche aboutit, en août 1965, à la signature par le président Johnson du Voting Rights Act, donnant véritablement le droit de vote aux Noirs américains. Dans Selma, Martin Luther King est présenté comme un homme qui doute ou encore un homme obus. David Oyelowo est Martin Luther King. Sobre, il incarne à la perfection le mythique leader.
L’histoire est forcement captivante. Manque juste un peu de souplesse … Honnête et indispensable face aux évènements actuels.
En rappelant que les hommes naissent libres et égaux en droits, Selma est un film sobre mais puissant. L'interprétation de Martin Luther King est magistrale jusqu'à l'émouvant discours final. "La vérité est le chemin de Dieu"
Quelle tension lorsque les blancs se joignent aux noirs pour faire le succès de cette marche historique. Dans tout le pays, les ricains réalisent le changement devant leur poste tv (noir et blanc!).
Le pont de Selma est franchi, symbole de la réunion entre les peuples, contre la violence haineuse du profond pays.
Si l'Amérique a toujours un problème, en bénéficiant des "voting rights" en 1965, les noirs ont gagné le droit de vote et le chemin vers un impensable président de couleur.
... et pourtant aujourd'hui encore, certains rechignent à voter ici et là.
Après les succès que fut 12 Years A Slave et Le Majordome, la mode des biopics américains reprend, avec une nouvelle fois Brad Pitt à la production. La réalisatrice Ava DuVernay s’intéresse cette fois-ci à la grande personne qu’était Martin Luther King Jr. Elle se focalise sur la lutte que mena ce dernier afin de garantir le droit de vote à tous les citoyens américains. Il mobilisa ainsi tous les adhérents à sa campagne pour commencer une marche depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery en Alabama, afin d’évoquer les consciences et faire signer la loi par le président actuel.
Un fait historique méconnu en Europe qui a ainsi le mérite d’être intéressant mais qui ne parvient pas à aller au delà de l’aspect documentaire basique. Ava DuVernay ne fait pas de folies au niveau de la réalisation puisqu’elle se contente uniquement de mettre en scène très mollement ce fait historique. Le film de la réalisatrice ne fait que surfer sur la vague 12 Years A Slave, qui n’était déjà pas si exceptionnel que cela, et la raison pour laquelle le film a été nommé à l’Oscar du Meilleur Film n’est pas anodin, vu qu’il retrace le projet d’une des figures les plus emblématiques des États-Unis.
Seuls quelques acteurs semblent vraiment sortir du lot dont David Oyelowo qui est impeccable dans le rôle du ce célèbre rêveur et on est assez ravis de revoir Tim Roth sur grand écran. Le scénario a au moins l’intelligence de ne se concentrer sur qu’un événement parmi tant d’autres dans la campagne qu’a mené Martin Luther King Jr. mais n’arrive pas à donner un rythme au film, provoquant chez le spectateur un ennui qui arrive bien vite.
Selma est donc un film qui profite d’un effet de mode, qui n’est pas spécialement destiné à tout le monde puisqu’il se contente de retracer l’histoire américaine, pour un public américain et non européen, même si cela permet de découvrir les fondements d’un pays. Un film mal rythmé, avec une réalisation trop basique et un acteur principal qui en vaut tout de même la peine.
David Oyelowo porte le film avec passion, il parle, il respire, il doute en Martin Luther King Jr., un comédien hors-pair pour un grand rôle.
Ava DuVernay s’attaque à un monument, sa réalisation est soignée et bienveillante, mais ce sujet poignant mériterait plus de démesure à l’écran, on aurait aimé un pasteur plus sombre et tourmenté par ses choix mais Ava DuVernay reste trop sage, un peu à l’image du « Majordome » récemment. On est tout de même dans la catégorie des très bons films avec un casting de qualité, des comédiens investis et talentueux.
Tom Wilkinson est parfait dans le rôle du Lyndon B. Johnson, calculateur et bouillonnant d’impatiencet.
Tim Roth est un vrai sale type et avec conviction, Carmen Ejogo est magique, Oprah Winfrey continue de nous surprendre au cinéma…
Un film à voir et à faire voir à nos enfants pour l’ampleur de son histoire.
Ce drame historique relatant la lutte contre le ségrégationnisme repose sur un récit pédagogique, émouvant, passionnant et tellement actuel, une fidèle reconstitution des décors et costumes, et sur la brillante prestation de David Oyelowo. Une œuvre nécessaire.
Très bon film qui nous retrace un très grand combat. Les événements recents nous montrent que rien nest acquis. Il faut poursuivre le fier combat avec vigilance et bienveillance; seul la non violence et l auto détermination par le droit est le chemin d'accès vers un monde meilleur. La musique du film est par ailleurs très belle et renforce la dramaturgie du film.
Ayant lu la biographie de Martin Luther King, qui est mon personnage historique préféré, j'attendais donc avec impatience ce "mini-biopic" qui est le premier véritable film dont il est l'acteur principal. Je savais à quoi m'attendre au vu du résumé, mais je ne vais pas cacher une certaine déception. Tout simplement car le film traite seulement quelques mois (mais surement les plus importants) de la vie de MLK. On se retrouve malgré tout dans un biopic extrêmement bien réalisé, que ce soit dans les costumes, les décors, les plans, les scènes d'affrontements ou encore le respect des faits. Le tout est porté par un casting soigneusement choisis que se soit dans la composition ou encore par leur physique très ressemblant pour certains. Mention bien évidemment à David Oyelowo, magistral et charismatique tout en restant sobre. Le film nous fait passer par différentes émotions, comme la haine envers la bêtise humaine, la violence et le racisme ou encore la tristesse et la compassion pour ces milliers de personnages qui militent pour leurs droits.. Un film qui retranscrit à merveille l'histoire de toutes ces personnes qui ont lutté contre la ségrégation et tout ce qu'il en a découlé. C'est grand et c'est courageux.
Un film qui à le mérite de montrer une page méconnue (les marches de Selma) de l’histoire de la lutte contre la ségrégation aux Etats Unis. Mais l'intensité dramatique aurait pu être plus grande.
retrace une page essentielle du combat de ce grand homme de l'histoire, celui du droit de vote. la réalisation minutieuse et la mise en scène rigoureuse donne un résultat très professionnel, mais aussi un peu trop lisse par moment. pas passionnant mais nécessaire.
Encore un biopic sur un grand de l’Histoire, vu que j’apprécie beaucoup ce genre de film historique qui vous apprennent des choses et vous permettent de vous coucher moins con le soir, je ne pouvais que me réjouir de la sortie de "Selma". Cette-fois, le récit ne s’étalera pas sur toute la vie de la personne concernée mais sur une période courte et précise : nous sommes donc propulsés dans le début des années 60 en plein combat pour les droits civiques de la communauté noire mené par le pasteur Martin Luther King et nous allons assister à la fameuse marche de protestation entre Selma et Montgomery. Avec l’aide d’une réalisation sobre mais efficace, le réalisateur nous entraîne à travers les évènements marquants que King a connu lors de cette période (son Prix Nobel de la paix en 1964, ses rencontres avec Lyndon Johnson et Malcolm X, les diverses marches, son discours devant le State Capitole de Montgomery en 65), nous faisant ainsi découvrir une époque terrible à laquelle les gens n’hésitaient pas à utiliser tous les moyens possibles pour humilier une personne juste à cause de sa couleur de peau. Qu’il s’agisse de Monsieur/Madame-tout-le-monde, des fonctionnaires ou des hautes instances (comme le gouverneur d’état), la vision ségrégationniste de l’époque sonnait comme une effroyable vérité contre laquelle nul ne pouvait s’opposer…c’est contre cette fausse vérité que Martin Luther King a choisi de s’élever. Au travers de séquences chocs dévoilées avec une certaine pudeur telle une demande d’inscription sur les listes électorales ou l’attaque des manifestants par les forces de l’ordre à coup de matraques et de gaz lacrymo, le spectateur est alors directement pris à parti pour bien lui faire comprendre que les droits civiques d’aujourd’hui ont été extrêmement difficiles à obtenir. Au milieu de cette exposition historique, David Oyelowo porte tout le film sur ses épaules grâce à son interprétation quasi-parfaite de Martin Luther King : dans une prestation magistrale, il transcende son modèle par chaque intonation de sa voix, chaque mouvement de sa gestuelle et chacune de ses expressions. Il parvient avec une facilité déconcertante à désicôniser King pour nous en donner une image d’un homme bien plus complexe, avec des doutes personnels et des problèmes familiaux ; un homme qui portait comme fardeau la responsabilité de ses actes vis-à-vis de toutes les personnes le soutenant ; un homme pouvant craquer à tout moment sous cette énorme pression…bref un homme comme tous les autres. Tout autour de lui, le reste du casting est tout aussi impeccable, notamment un Tim Roth particulièrement vivace en gouverneur Wallace fervent défenseur du système. Belle prestation aussi de Carmen Ejogo en femme forte muse de son mari et de Tom Wilkinson très convaincant dans le rôle pas évident à tenir du Président Lyndon B. Johnson. "Selma" est donc un bon film historique qui a le mérite de permettre aux nouvelles générations de découvrir les évènements du passé et que la liberté dont on jouit de nos jours a été l’aboutissement de nombreux combats plus que difficiles…. « Ne jamais oublier d’où on vient », comme disait l’autre…