Ce film est un pur produit de son époque — et cela se voit dans les moindres détails : coiffures, costumes, voitures, musique, mise en scène, personnages, relations… Tout respire les années de sa sortie, pour le meilleur mais surtout pour le pire. Malheureusement, il n’a pas très bien vieilli, et certaines thématiques, tout comme les dialogues, paraissent aujourd’hui très clichés, voire risibles.
Le scénario, qui aurait pu être prenant, souffre d’invraisemblances trop grossières pour qu’on s’y investisse réellement.
Difficile de croire que la construction de bunkers géants et d’un vaisseau spatial ait pu se faire dans le plus grand secret pendant des mois, sans qu'aucune information ne fuite.
Ce manque de crédibilité plombe le film, et le rend trop "bête" pour qu’on parvienne à y croire.
La dernière partie du film est particulièrement laborieuse. Elle s’étire en longueur avec des choix scénaristiques dignes d’un manuel de clichés hollywoodiens. Les dialogues dégoulinent de mièvrerie, avec des « je t’aime » à la pelle, totalement déconnectés de toute émotion sincère. C’est du pathos à outrance, sans nuance ni subtilité. Honnêtement, j’ai fini par en rire tant c’était forcé et niais.
Heureusement, tout n’est pas à jeter. Les effets spéciaux restent étonnamment corrects, même aujourd’hui, et offrent quelques moments visuellement réussis. Le casting s’en sort globalement bien, et Morgan Freeman, comme souvent, apporte une vraie présence à l’écran. Mais cela ne suffit pas à rattraper l’ensemble.
En résumé : un film qui a probablement marqué son époque, mais que les années ont très malmené. Entre un scénario peu crédible, des dialogues surjoués et une fin interminable, il a perdu de son intérêt. Je ne le recommande pas, à moins d’avoir une forte dose de nostalgie pour le cinéma de cette période.