The Master
Note moyenne
3,1
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521 critiques spectateurs

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jamesgray33
jamesgray33

29 abonnés 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2013
Ah quelle magie dans « The Master » !!!!! Une œuvre envoûtante, aussi riche visuellement que particulièrement déstabilisante. Ce qui reste littéralement fascinant chez ce génial Anderson (ou bien gênant ou sidérant pour certains), c’est cette vivacité cette volonté d’exprimer le plus sincèrement possible sa vision de l’histoire, sa propre insertion psychologique des personnages.
Cette magnifique vivacité ressort à l’écran, elle nous explose au visage au-delà de toute barrière conventionnelle, et ce à travers l’intensité du propos et la richesse de l’interprétation, mais aussi à travers des plans grandioses, dignes de tableaux, aux cadrages extrêmement minutieux et précis et directement liés à l’imaginaire du réalisateur. Des plans qui respirent l’art, qui ont chacun des choses à dire (ah la scène ou Joaquin court dans le champ, ah le plan séquence jusquà l'entrée dans le bateau ou celui de l'accrochage dans le hall).
Pour ce qui est du fond, il est clairement question de secte dans « The Master ». Le génial réalisateur n’en fait ni l’apologie ni la critique. Il la montre d’ailleurs à travers le parcours de Freddie (interprété avec magnificence par Phoenix) , un homme tourmenté, torturé, dont la violence est difficilement contrôlable, mais extraordinairement intelligent et en quête de réponses, qui plus est après sa traumatisante expérience de guerre. Il se sent seul, seul et incompris dans ce monde où personne ne l’accompagne ou l’aide à trouver sa voie… jusqu’à ce qu’il rencontre (d’une manière sublime d’ailleurs) un certain « Master » (superbe Philip Seymour Hoffman). Tout est diablement beau, linéaire (on pardonnera l'absurdité de certaines scènes une demi heure avant la fin), la reconstitution des années 1950 est brillante et tour à tour se succèderont espoir, pessimisme et ironie dans ce tableau dressé de cette dite secte, dans laquelle, qui sait, Freddie aura peut-être trouvé un semblant de voie et de compréhension, car sans avoir été finalement totalement accompagné, il aura trouvé un peu de lumière au bout de son chemin…
Que dire de plus c’est de l’art du beau…
Martin P.
Martin P.

57 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2014
La mise en scène est grandiose, mais on ne pouvait pas en attendre moins de Paul Thomas Anderson. Dans la lignée des Magnolia, There will be blood et autres c'est un film d'auteur, long et maîtrisé. Cependant, alors que le duo P.S. Hoffman et J. Phoenix (les deux performances sont très fortes, surtout celle de Phoenix) fonctionne, le film apparaît comme poussif, manque de rythme par moments et ne tient donc pas toutes ses promesses. Un arrière goût de peut-mieux-faire pour ce réalisateur de la trempe des plus grands... La faute à un manque de rythme parfois et à un scénario avec peu de péripéties, bien qu'il témoigne d'une Amérique aux esprits traumatisés par les guerres en proie aux mouvements sectaires. La scène de fin conclue le film sur une bonne note.
toxicbo!
toxicbo!

19 abonnés 320 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2013
Un film qui dérange, une incursion voyeuse dans une sphère ou tout ne semble qu'être que mysticité et insanité. C'est cette incroyable aptitude du réalisateur à nous embrigader dans cette fratrie, qui pourrait être l'origine de la scientologie qui confine au talent. Spectateur de premier rang, on assiste à la conversion d'un homme marqué par la Guerre avec une proximité qui nous incommode et perturbe dès les premiers instants. En se concentrant principalement sur la psychologie des personnages pour faire avancer son récit, Anderson parvient à stigmatiser cet univers sectaire, où la folie et la conviction ne semble jamais avoir été aussi proches. Le but ici ne semble pas de comprendre l'inexplicable, mais plutôt de cerner l'immense démesure de l'esprit humain et de provoquer la fuite du spectateur, de plus en plus intégré dans ce mouvement qui prend de l'envergure. Au cœur de cette union, un trio d'individus : le maître, le maître du maître (sa femme) et l'élève ; puis le rapport de force qui s'amorce entre eux : admiration, compétition, manipulation, emprisonnement. Pour incarner ces figures emblématiques, 2 pointures masculines : P.S.Hoffman tout en nuances et Joaquin Phoenix, mi-homme mi-bête, troublant à souhait ; mais aussi l'immense talent de Amy Adams, incarnant une des femmes les plus monstrueuses et préoccupantes que le 7ème art ait pu exposer. Un film qui interpelle, longtemps après la projection ... A noter, la magnifique photographie "années 50" et les couleurs qui en découlent.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2017
Un très bon film qui réunit à l'écran Philip Seymour Hoffman et Joaquin Phoenix. Une atmosphère glaçante.
Cecile M
Cecile M

26 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2013
Les images sont magnifiques, le jeu d'acteurs l'est également et c'est suffisant pour aller le voir. Toutefois après avoir compris la manipulation, domination et déchéance ont fini par se perdre dans l'histoire, qui est un peu longue.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2013
En maîtrisant parfaitement ses acteurs, la mise en scène et son scénario impeccablement écrit, Anderson réalise une œuvre complète et d’une dramaturgie poignante. The Master nous plonge au cœur d’une secte troublante ou l’élève accorde une confiance aveugle à son maître. Certes le film connaît des longueurs dont on se serait bien passé et se concentre un peu trop sur les deux personnages principaux, mais le tout reste passionnant.
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2013
Depuis la sortie de "There Will Be Blood" en 2008, film misanthrope mené par le génial Daniel-Day Lewis, suivant le parcours d'un magnat du pétrole, on attendait fermement Paul Thomas Anderson. "There Will Be Blood" était un film réussi et excellent aussi bien sur le côté technique (ah ces travellings!) que sur son histoire. Anderson allait-il faire mieux ou moins bien? Réponse: égalité! "The Master" est tout aussi génial que son prédécesseur, même si les deux films n'ont rien à voir entre eux. Si "There Will Be Blood" lorgnait plus du côté de la grande épopée américaine aux avants-goûts de western, "The Master" réside dans le psychologique et uniquement dans le psychologique. Après la Seconde Guerre, Freddie Quell (Joaquin Phoenix de retour après son faux arrêt de carrière et son documenteur "I'm Still Here") un vétéran des Marines complètement cinglé, alcoolique et violent, revient faire sa petite vie aux Etats-Unis. La première partie du film s'étale en effet sur ce personnage pendant une bonne vingtaine de minutes et par le biais de plusieurs saynètes mettant en avant la folie du personnage, âme torturée. Rien de bien profond durant la première vingtaine de minutes, mais de cette façon, Paul Thomas Anderson instaure au spectateur ce dont quoi le personnage de Freddie est capable et par la même occasion le background du film. Background qui ne sera que présent intégralement lorsque Freddie se retrouvera sur le bateau d'un gourou, Lancaster Dodd (Philip Seymour Hoffman de retour chez Anderson), dirigeant "La Cause". Petit à petit, un jeu d'influence s'installera entre les deux personnages et c'est sur cette influence que sera centré le film. Autant prévenir, "The Master" est un film déroutant est pouvant déranger tant la mise en scène d'Anderson plonge le spectateur comme si il était membre de la secte. On se laisse aisément manipuler par Dodd en même temps que Freddie (voir la séquence hallucinante des questions/réponses) et c'est sur ce point qu'Anderson met l'accent. Chaque être humain, aussi perdu qu'il est, cherche à se rattacher à plus puissant que lui. Exemple de Freddie, rongé par la folie, qui pour survivre suis aveuglément le "Maître". Du moins dans un premier temps, spoiler: avant qu'il ne devienne incontrôlable et qu'il finisse par suivre sa propre voie.
"The Master", à l'instar de "There Will Be Blood", est un film misanthrope aussi, critiquant vivement le genre humain et sa capacité à se laisser manipuler. Au final, Paul Thomas Anderson réussi une nouvelle fois son coup et nous livre un film maîtrisé et passionnant, dont le seul défaut est parfois de tomber dans le trop manichéen, notamment au niveau du comportement des personnages (celui de Freddie en tête). Il ne reste plus qu'à attendre le prochain Anderson maintenant...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 janvier 2013
La première chose qui frappe avec "The Master", c'est sa puissance formelle. Puissance des images et sécheresse de la mise en scène (très peu découpée, parfois réduite à de simples champs/contrechamps). Puissance du jeu de Philip Seymour Hoffman, totalement en opposition avec celui de Joaquin Phenix, qui frôle parfois la singerie.
Le face à face de ces deux personnages est passionnant. La plongée dans "La Cause", allégorie de l'église de Scientologie, attise vraiment la curiosité et certaines séquences (le plus souvent, leurs confrontations) sont très intenses. La scène du désert à moto est d'ailleurs très riche en symboles et, encore une fois, en puissance.
Hélas, on se demande parfois : a quoi bon? Pourquoi Anderson raconte-il cette histoire? Si "There will be blood" possédait un regard cruel et ironique sur son personnage (qui suivait d'ailleurs une trajectoire bien définie), il manque ici cruellement. La sécheresse de la mise en scène, au bout d'une heure et demie de film, la fait devenir rugueuse et certains la trouveront pompeuse. C'est dommage. Dommage également que "The Master" soit si long, faisant du dernier quart d'heure un moment pénible, écrasant et pas forcément utile au niveau de la narration. On ressort de "The Master" usé, avec l'impression (bonne ou mauvaise, cela dépendra) d'avoir été écrasé par une grosse botte de cuir. Mais dans quel but? On ne sait pas trop...

Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours
http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2013/01/the-master.html
Legid
Legid

43 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2014
The Master est le premier film de Paul Thomas Anderson qui ne fait pas l'unanimité après les très bons There will be blood, Magnolia ou Boogie Nights. Et force est de constater que cette non unanimité est méritée, le film étant assez décevant.
Si on retrouve toujours cette maitrise formelle de PT Anderson au travers d'une réalisation toujours inspirée et classe, bien aidée par une belle photographie (certains plans sont d'ailleurs magnifiques à l'image de celui ou Joaquin Phoenix cours dans le champ ou ceux à moto), on ne peut pas en dire autant du scénario.
Racontant comment après la 2e Guerre Mondiale, un homme perdu va se laisser embrigader par un gourou charismatique, Anderson cherche à raconter la montée en puissance d'une secte et en particulier la Scientologie. Cependant, on ne retrouve jamais les rouages et les coulisses de cette secte. Jamais on n'en apprendra sur cette secte hormis les séances de manipulation de l'esprit et les croyances associées.
Il est alors franchement frustrant de constater que l'on passe à côté d'un film qui aurait pu nous en apprendre beaucoup mais qui, au final, reste bien trop superficiel.
Quand aux personnages, leur évolution est semblable, ceux-ci restant à peu de chose près identiques du début à la fin.
Pourtant, l'interprétation de l'ensemble des acteurs est remarquable avec en tête Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman totalement impliqués et parfaitement dirigés.
The Master est donc un film qui au final ne raconte pas grand chose mais qui réussi cependant à retenir l'attention par sa réalisation et son interprétation de grande classe. Mais est-ce suffisant pour en faire un bon film ? Pas sur !
Comme disait un certain Jean Gabin, "Un bon film c'est une bonne histoire, une bonne histoire et encore une bonne histoire".
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2013
The Master est un objet étrange. Cinq ans après l'excellent There Will Be Blood, on retrouve un Paul Thomas Anderson toujours plus ambitieux dans sa volonté de compléter ce grand tableau des États-Unis que constitue son oeuvre. Il développe ici un thème qu'il avait esquissé dans son précédent film et dans Magnolia, celui des croyances, des faux prophètes (Paul Dano dans There Will Be Blood), des vrais gourous (Tom Cruise dans Magnolia). On peut voir dans The Master une évocation des débuts de la scientologie et dans le personnage de Lancaster Dodd un ersatz de Ron Hubbard, même si le réalisateur s'en défend. Quoi qu'il en soit, Paul Thomas Anderson parvient à sonder, au début du film, le terreau fertile à l'éclosion de mouvements plus ou moins irrationnels, portés par des leaders charismatiques. Une Amérique d'après-guerre, blessée, déboussolée, ouverte à tous les vents. Une Amérique où se croisent paumés (de toutes classes sociales) et profiteurs. Les deux personnages principaux du film en sont des incarnations symboliques. Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman leur donnent corps et livrent des compositions hors du commun. Le premier, tout en maigreur et torsion, impressionne par sa gestuelle névrotique, son regard ravagé, sa diction "pâteuse", parfois à la limite de l'excès ; le second, formidable d'assurance et de prestance, est "hénaurme". La relation entre le disciple et le gourou, entre le serviteur et le maître, est complexe, trouble. Il y a là une matière intense, mais dans laquelle on peine cependant à s'absorber complètement, un peu perdu dans une évolution dramatique plutôt erratique. Le film avance en dégageant une impression assez contradictoire : mélange d'hypermaîtrise en termes de photo et de mise en scène (avec en prime un tournage en 70 mm, plus par coquetterie que par nécessité, semble-t-il, au vu de la dimension peu spectaculaire du film) et de flottement "ontologique". Le questionnement sur l'essence et la profondeur mystérieuses du film ne se défait jamais d'un doute sur la direction que prend le réalisateur-scénariste. Critique des dérives idéologiques et religieuses ? Fascination pour les personnages charismatiques ? Analyse sous-jacente d'un rapport de forces et d'amour qui ne dit pas son nom ? Il y a un peu de tout cela, probablement. Mais le sens du propos semble se dissoudre dans un nuage de symboles et d'implicite, vaguement autocomplaisant, au point de faire douter de sa réelle consistance...
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

121 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2015
(...) Passé ce délice visuel, ce qui nous reste c’est évidemment le duel Joaquin Phoenix/ Philip Seymour Hoffman. Cette scène, en champ-contrechamp seulement (et le « seulement » n’est pas péjoratif), durant laquelle Lancaster demande à Freddie de lui répondre sans cligner des yeux est un moment de cinéma absolument jouissif, où deux monstres de charisme transcendent l’instant. La scène est d’autant plus magnifique qu’elle est montée en parallèle avec un flashback, permettant aux spectateurs d’appréhender Freddie comme autre chose qu’un simple rigolo un peu dingue. Phoenix incarne à la perfection cet homme imprévisible, son cabotinage que certains pourraient trouver encombrant agit en parfaite adéquation avec le caractère de celui qu’il incarne. Du pathétique touchant se cache sous son air simplet. Cet aspect caractérise bon nombre de personnages andersonien déjà vu dans d’autres films auparavant (Dirk Diggler et Little Bill dans Boogie Nights, John dans Hard Eight, Barry dans Punch Drunk Love). Réduire la prestation deJoaquin Phoenix à du simple cabotinage est, à mon sens, assez injuste. Il trouve, lorsque c’est nécessaire, une touchante retenue à des moments plus inscrits dans l’émotion (le dernier face à face, les flashbacks). Et la mise en scène se positionne intelligemment en retrait. Jusqu’à présent, on avait plutôt retenu Paul Thomas Anderson pour ses nombreux moments de bravoure cinématographique et c’est intéressant de le voir allier une virtuosité formelle à de l’émotion. En ce sens, THE MASTER est son film le plus accompli (...

L'intégralité de notre critique de THE MASTER, sur Le Blog du Cinéma
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 août 2013
Improbable , prétentieux et ennuyeux, ce film mis à part des images bien léchées est un ratage total. Le lien avec Ron Hubbard est extrêmement lourdingue. Joaquim Phénix cabotine comme Brando dans ses plus mauvais films , et les scènes oniriques sont passablement ridicules... Surtout celle de la partouze. Quant à la durée......
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2023
Tout simplement très bon, Paul Thomas Anderson revient avec un film toujours extrêmement qualitatif, son nom est maintenant un gage de très très bonne qualité. Il dirige très bien ses acteurs, ce qui permet a Joaquin Phoenix et Philip Seymour Hoffman de nous offrir deux performances absolument incroyables et mémorables. La mise en scène est très très bonne avec un cadrage d'une précision exemplaire et une maîtrise de la caméra unique. Le scénario est évidemment extrêmement bien écrit bien qu'un peu confus par moments, ce qui impacte sur la durée du long métrage car effectivement, on ressent les 2h20 même si la longueur est complètement justifiée par les nombreuses choses que le réalisateur a à nous raconter. La BO est très bien utilisée mais peu marquante quant à la photographie qui est superbe. Bref, c'est un film excellent, d'une maîtrise rare avec des performances d'acteurs formidables, des personnages très bien écrits et une histoire passionnante.
I Fucking Like Movies
I Fucking Like Movies

37 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2014
The Master est un film terne, long, voire ennuyeux, illuminé uniquement par le duo magique Joaquin Phoenix et feu Philip Seymour Hoffman. A moins que...
En effet si le film est centré sur l'intrigante relation entre les deux principaux protagonistes, personnages mystérieux que sont cet ancien militaire instable, et ce pseudo-scientifique chef de secte,on a du mal à voir où il nous emmène, à part suivre vaguement la vie à l'intérieur de cette sorte de secte. Pas de suspense ni d'enjeux apparent, on ne comprend pas vraiment le sens des échanges entre Freddie et "le Maître", ni la visée du film. Même la dernière demi-heure qui donne un peu de sens au tout ne parvient pas à rendre cette intrigue psychologique vraiment prenante, on n'arrive pas à se sentir plus impliqué qu'un simple observateur détaché. En fait, malgré la performance étonnante de Phoenix, la mise en scène, autant que sans doute l'étrangeté du scénario, ne retransmettent pas plus qu'une pitié diffuse doublée de curiosité et on ne peut pas rentrer dans ce film pourtant ambitieux et plein de potentiel.
Ainsi, et malgré la qualité du film qui reste bien filmé, intéressant malgré tout et surtout très étrange et complexe, il souffre grandement de ce manque de sens apparent, de cette lacune de sens et de ligne directive.
Voici l'impression que m'a donnée le film sur le moment. Et pourtant la fin du film fait réfléchir. Encore et encore, au point que quelques heures après, on commence à saisir un message d'une intensité extrême et surprenante. Dans un premier temps on va se dire de plus en plus que ce Freddie est une figure bien triste, peu gâté et qu'il doit malheureusement véritablement exister des gens aussi pathétiques (sans aucune connotation péjorative), un peu comme le vieil alcoolique dans Joe, mais la vraie "révélation", le vrai message vient ensuite. En effet, si l'on connaît un peu un certain personnage réel, ses thèses et son histoire, une effrayante analogie finit par se former avec d'autant plus d'efficacité que le film avait semblé terne. De nombreuses scènes revêtent alors une toute nouvelle signification et une question apparaît, étonnamment sérieuse alors qu'on parle d'une fiction: spoiler: "Freud, nous aurait-tu tous bernés ?"
David M.
David M.

14 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2015
Une histoire passionnante que j'ai aimé suivre, une réalisation très bonne avec un Joaquin Phoenix au sommet et un Philip Seymour Hoffman excellent, ce film brut et très captivant pour son histoire et les superbe interprétation.
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