The Master
Note moyenne
3,1
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521 critiques spectateurs

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41 critiques
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109 critiques
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139 critiques
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114 critiques
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65 critiques
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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 janvier 2013
Qu'il est loin le temps de "Boogie Night", de "Magnolia" et de "Punch-drunk love" ! Aujourd'hui, Paul Thomas Anderson se prend pour le plus grand réalisateur du monde, il ressort le 70 mm (d'accord, ça fait de belles images), il concocte un scénario sur la relation ambigüe entre le gourou d'une secte et un vétéran de la guerre du Pacifique, revenu moralement cassé et alcoolique, et il nous ... emmerde ! L'espèce de salmigondis plus ou moins mystique à base de philosophie et de psychanalyse de bazar s'avère très vite ennuyeux à mourir. C'est presque aussi prétentieux et vide que "The tree of life" : franchement, quand le cinéma américain actuel se lance dans ce trio (mystique, philosophique, psychologique), le résultat s'avère le plus souvent consternant. Bien entendu, la plupart de nos braves critiques professionnels se sont crus obligés de crier au génie : ça la foutrait mal de laisser penser qu'on n'a rien compris au film et qu'on est donc passé à côté d'un pur chef d'œuvre. Perso, je préfère crier à l'imposture et garder l'appellation chef d'œuvre à "Citizen Kane" ou à "Les temps modernes". Quant à la distribution, c'est plutôt pas mal, vues les conditions, à l'exception de Joachim Phoenix, qui, à force d'en faire des tonnes, arriverait à faire passer Jack Nicholson pour un comédien tout en retenue et d'une grande sobriété.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2021
The Master réalise effectivement un exploit mystique : tandis que nous l'observons, nous voyons notre voisin de siège devenir sérieux devant les scènes d'analyses et débats, clore les yeux pour s'en imprégner, pencher la tête pour rentrer en transe lui aussi, et se mettre à ronfler. Oups, mésinterprétation. Il faut dire qu'avec ses 2h15 de palabres sans fins (ultra-bavard) et ses scènes de transes répétitives et longues, The Master est surtout l'un des Maîtres du Soporifisme. Dommage pour le beau casting qu'on avait réunit pour l'occasion, entre Joaquin Phoenix (impeccable pour ce rôle et vraiment investi), Philip Seymour Hoffman (surprenant dans le bon sens), Amy Adams ou Rami Malek (ces deux derniers commençant déjà à avoir moins de texte et de présence à l'écran que le sacro-saint binôme Phoenix-Hoffman dont le film ne veut pas démordre). Paul Thomas Anderson nous emmenait dans un terrain jusque-là assez inexploré : un chef de secte qui pense soigner les gens en leur faisant revivre leurs vies passées mais créé au passage un électron libre aussi violent qu'en adoration devant les préceptes du chef. On attend la confrontation, et l'on attend, l'on attend... Pour au final n'avoir eu que des scènes de discussion assises autour d'un bureau, deux personnes qui se regardent dans le blanc des yeux tandis qu'un troisième les chronomètre (on vous jure), une scène d'hallu où évidemment seules les femmes sont nues (marre de ces scènes sexistes), Joaquin qui frappe sur les murs et lèche les vitres (scène répétée à souhait), et une confrontation aussi molle que possible (encore un petit speech autour d'un bureau). Mention au making-of du film tout aussi palpitant : vous suivez un technicien qui monte et descend des escaliers avec des verres d'eau (s'il avait du café, pour nous...). Dommage pour le sujet original et le casting investi, les bavardages incessants nous ont mis en tran-sieste.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2013
Magistrale étude de mœurs sur un domination charismatique. En dépit d'un surjeu de Joaquim Phoenix et d'une froideur apparente, c'est un film important.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2013
Grosse déception. Voilà un film porté par la critique, encensé comme un chef d'œuvre et qui n'est en fait qu'une grosse meringue boursoufflée pleine de clins d'œil à la limite de la vulgarité et de la facilité. Bluffé par un prologue virtuose tant sur le plan technique que sur l'approche synthétique de la fin de la guerre et des conséquences de la démobilisation de milliers d'hommes traumatisés, on se cale dans son fauteuil avec gourmandise. La déception vient très vite, dès que le réalisateur aborde le fond du sujet qui doit être la rencontre entre un gourou de pacotille et un cinglé pathétique. On ne comprend pas bien l'intérêt d'avoir pris un tel thème tant les idées restent confuses. L'absence de parti-pris ou de jugement de la part du réalisateur banalise le sujet et retire l'essentiel de l'intérêt qu'on aurait pu y trouver. L'ennui nous a rapidement gagné et les scènes répétitives (ah, la scène du mur à la fenêtre !) finissent par nous achever. J'avais oublié
qu'un chef d'œuvre doit être long et soporifique.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2013
Paul Thomas Anderson continue son brillant parcours de chemin avec ce long-métrage complexe et fascinant autour du rapport étrange qui se lie entre un gourou et l'un de ses fidèles. Si le film prend son temps pour démarrer, il finit par prendre son envol servi par une mise en scène sobre mais brillante et des interprètes exceptionnels. Joaquin Phoenix et Philip Seymour Goffman crèvent l'écran en livrant des interprétations aussi saisissantes que bouleversantes. S'intéressant autant aux méthodes d'endoctrinement de la secte qu' à la relation à la fois paternaliste et amoureuse qui se lie entre les deux personnages principaux, Anderson retranscrit aussi l'ambiance d'une époque (les 50's). The Master est un face à face terrible, cruel et dérangeant. Un film d'une finesse psychologique surprenante qui n'impose aucun jugement de valeur. Les personnages d'Anderson même les plus détestables sont toujours terriblement humains. On n'oubliera pas le visage dévasté d'un Joaquin Phoenix plein de rage et de souffrance. Anderson confirme, une fois de plus, tout le bien qu'on pense de lui même si, pour moi, son chef d'oeuvre reste Magnolia.
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mars 2014
Un drame aussi ennuyeux et paresseux qu'un film d'auteur français. Mon attention a lâché après moins d'une demie heure et cette histoire, avec une réalisation déconcertante, n'est franchement pas exceptionnelle. Les face-à-face entre les deux personnages principaux sont assez longs malheureusement. C'est un film épuisant, épuisant par ses longueurs, ses silences, ses plans !!
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 janvier 2013
J'ai loupé les cinq premières minutes du film et m'en félicite tant les 132 autres m'ont semblé interminables. Ce n'est pas un film quelconque, c'est un mauvais film. Dire qu'on attendait ça comme LE grand film 2013 ! Déjà on ne sait pas où Paul Thomas Anderson veut en venir, avec cette histoire très ambigüe de dominant/dominé. Il nous avait déjà fait le coup du gourou de Prisunic dans Magnolia mais alors c'était drôle, ça avait du punch. Ici il nous ressort un gourou inspiré de Ron Hubard, et expérimentant sur un chien perdu sans collier. La mise en scène est aussi mauvaise que le propos insipide : on assiste sans arrêt à des champs/contre-champs entre Philip Seymour Hoffman et Joaquim Phoenix, deux acteurs enclins au cabotinage, qui là tombent dedans à pieds joints. Evidemment dans toute relation maitre/esclave la dialectique se renverse, ce couple là n'échappe pas à la règle : la belle affaire ! Que dire d'autre ? rien. Ce film n'a vraiment pas d'intérêt ni sur le fond ni sur la forme. Il est boursouflé de sa fausse importance.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2013
Indéniablement brillant, PT Anderson (un peu nombriliste ?) oublie néanmoins l'essentiel : donner de l'émotion au spectateur. Et malgré le talent des acteurs et un bel emballage formel, la routine de "The Master" vient à nous ennuyer. On perd même le fil du scénario dans le dernier quart d'heure.
Eddy P
Eddy P

164 abonnés 344 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2013
On reconnait le style du réalisateur dans ses plans séquences, ses longueurs, cette volonté du moment authentique et quelques cadrages picturaux absolument magnifiques. Reste que sans le mode d'emploi, peu de gens vont apprécier. Savoir que le film attaque directement la scientologie et son fondateur Ron Hubbard ne suffit pas forcément, je pense qu'il faut être un scientologue repenti pour réellement apprécier ce film douloureux mais cathartique.

Ayant soutenu une personne qui a fini par quitter cette terrible secte, j'ai pu reconnaître de nombreux procédés de conditionnement, de soumission et de culpabilisation typique de cette pseudo spiritualité dont les détracteurs (parfois plus hystériques que les scientologues eux-mêmes) ont dit tant de choses fausses sur le net comme les croyances autour des extra terrestres... que bien des scientologues ne connaissent pas vu qu'il faut payer une somme astronomique pour atteindre le "niveau" où il est autorisé de lire les livres avancés. Bref, un film historiquement essentiel mais qui ne fera pas mouche tant son propos manque d'universalité. Je ne sais pas si je suis clair.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2013
Voilà un film qui enchante la critique après avoir enchanté moultes festivals. Les adjectifs synonymes de chef d'oeuvre fusent de partout, on parle d'oscar pour Joaquin Phoenix pour sa composition, bref, c'est LE long métrage à voir cette semaine... ou pas car, il manque un mot à la description : rasoir ! Oui, je me suis vraiment rasé à cette projection même si tout n'est pas à jeter, loin de là.
Pourtant les vingt premières minutes sont de celles qui vous font dresser sur votre fauteuil, l'oeil et l'esprit aux aguets tellement la virtuosité de Paul Thomas Anderson est flagrante lors des scènes d'exposition du film. Image, cadrages et plans de toute beauté, bande son formidable, Joaquin Phoenix intense et propos sur cette Amérique d'après guerre totalement pertinent. Mais dès que le film aborde ce qui semble être le sujet principal, même si l'image et la mise en scène restent admirables, l'ennui gagne très vite le spectateur.
Si j'ai bien suivi cette intrigue, Paul Thomas Anderson semble vouloir, à partir de la rencontre d'un ex soldat fêlé, alcoolique et obsédé sexuel avec le gourou d'une secte naissante (La scientologie ?), nous brosser le portrait des Etats-unis coincés entre croyances et dollar, sexe et bien-pensance et quitte à donner un poids psychologique supplémentaire, il s'attaque aussi aux rapports de maître à disciple. Pour ces derniers, rien de nouveau, une dose d'ambiguité et beaucoup de verbiages font l'affaire, l'éclairage n'ayant rien d'original et étant même un tantinet banal. Plus gênante est l'image de la secte qui, bien que l'on sente qu'elle regroupe tout un tas de tarés, est traitée ici avec beaucoup d'indulgence, ne parlant quasiment jamais de son côté mercantile par exemple ou donnant au maître une image de gros bonhomme finalement assez sympathique.
Tout ceci, cependant n'est rien par rapport à l'ennui abyssal qui s'est emparé de moi bien avant la moitié du film. Le scénario peine à progresser et ce n'est qu'une longue succession de scènes de questionnements sur le passé, de voyages spirituels dans le temps, bref tout l'arsenal habituel de lavage de cerveau utilisé. C'est lourdement métaphorique, très répétitif et malgré la mise en scène virtuose, il m'a fallu lutter pour ne pas m'endormir.
Pour finir, je vais me faire des ennemis.
La fin sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2013/01/the-master-de-paul-thomas-anderson.html
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2013
Ce n'est pas le meilleur film de PTA, malgré l'ambiance, le rendu des années 50, la qualité et le charme de ses acteurs : le film est trop destructuré pour accrocher. Je me suis endormi 20 minutes et parès j'étais un peu largué, malgré le charme rétro des fifties.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2013
On peut tous y trouver son compte dans le fin mot du sens du film. Chacun aura son interprétation. Quel est le fin mot de l'histoire ? Toujours est-il que c'est un beau film sur la bestialité humaine, sur son instinct de survie et sur la manipulation. Le film ralentit parfois un peu trop le rythme, filme des séquences trop longues ou inutiles mais fait resurgir du néant des scènes de tension folle, des scènes prodigieuses. Et Joaquin Phénix est décidément un grand acteur !
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2014
Véritable rencontre et véritable confrontation de deux monstres sacrés, Joaquim Phoenix est impériable et oscarisable pour une telle performance d'homme seul et rongé par la vie et P.Seymour Hoffman est fidèle à lui-même, parfait et méticuleux, le film en sort grandi malgré les quelques longues scènes e bavardage dispensable.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2013
Brillant techniquement parlant peut-être, quelques fulgurances desservies par des dialogues qui en restent aux petites touches" qui en jettent" et rien de plus, comme s'il fallait ne se fâcher avec personne. Film pas aimable et pas non plus émouvant. Plein de tics de comportements comme pour meubler. En plus du trop plein de bien-pensance dégoulinante étasunienne derrière les situations ! Vraiment rien à en tirer si ce n'est une espèce d'enchaînement de deux hommes, ce à quoi on arrive à force se frotter l'un à l'autre faute de perspectives. Même fatras global que "Magnolia" dont on pouvait déplorer la pesante démonstration mais jubiler en seconde partie pour cause de "point sur les i"... Ici on s'embourbe toujours plus (pauvre Joaquin Phenix en type tordu, pitoyable Philip Seymour Hoffman en prêcheur autocrate !). Défilent tous les côtés "crades" du puritanisme américain du nord... Ce qui froisse est la totale opacité du point de vue du réalisateur. Complaisance ? Vacuité ? Bien la peine d'employer un tandem de cette trempe pour un numéro aussi fadasse !
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 janvier 2013
Malgré sa longueur et sa densité indéniable, la force apparente de son histoire, il reste à la sortie une curieuse impression que rien de ce qui a été vu ne s'est durablement gravé sur la rétine, encore moins dans le cerveau. En fait, j'éprouve toujours le même problème avec le réalisateur Paul Thomas Anderson : ses personnages souvent outranciers et mégalomanes ne m'intéressent pas et, pire encore, ne parviennent que très rarement à me tenir en haleine. La première scène suffit à percevoir le mal-être ou les névroses du marin Freddie Quell (Joaquin Phoenix en fait des tonnes, exactement comme Daniel Day-Lewis interprétant Daniel Plainview dans le calamiteux There Will Be Blood). On attend dans des scènes dilatoires la rencontre avec le Maître, le gourou joué par le toujours cabotin Philip Seymour Hoffman. Entre les deux hommes se noue une relation particulière et exclusive, faite à la fois d'un rapport filial où la protection et le chemin à suivre comptent pour beaucoup et d'une attirance presque physique, amoureuse. Mais le Maître est trop préoccupé à dispenser sa science occulte et, pour tout dire, fumeuse. Toutes les longues séances d'hypnose et d'analyse, durant lesquelles une même question est reposée cinq fois de suite, lassent parce qu'elles ne font que servir de cadre à la propagation d'un charabia abscons et creux dont on ne saisit jamais comment il peut fasciner autant le vétéran violent et alcoolique. On finit par se demander si le réalisateur de Magnolia croit lui-même à son histoire : le film semble s'accélérer, multiplier des scènes à peine ébauchées pour nous transporter soudain au milieu de nulle part pour y déterrer la caisse aux trésors ou s'y livrer à des tests grandeur nature. Ce n'est pas désagréable à regarder et ce serait mentir de prétendre qu'il n'y a pas de mise en scène mais rien ne retient vraiment l'attention. Tout est concentré sur le duo composé par Freddie et Lancaster Dodd, mais la fusion équivoque qui les aimante ne transparait jamais vraiment à l'écran sur lequel on ne finit plus par voir que les numéros virtuoses mais usants de deux comédiens brillants.
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