The Master
Note moyenne
3,1
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521 critiques spectateurs

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orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2013
Indéniablement brillant, PT Anderson (un peu nombriliste ?) oublie néanmoins l'essentiel : donner de l'émotion au spectateur. Et malgré le talent des acteurs et un bel emballage formel, la routine de "The Master" vient à nous ennuyer. On perd même le fil du scénario dans le dernier quart d'heure.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2013
Ce film fut pour moi une épouvantable déception même si il est loin d'être mauvais. Paul Thomas Anderson ayant réalisé There Will Be Blood et Magnolia, le premier ayant été une baffe sur tous les niveaux tandis que le second fut une sacrée claque émotionnelle, je partais plus que confiant. Comme à l'accoutumée pourtant on constate l'impeccable travail du cinéaste au niveau de la forme. Que ce soit au niveau de la mise en scène tout bonnement délicieuse ou de la photographie très soignée, il n'y a pas à dire c'est du très bon boulot. PTA ne perd rien à son sens du cadrage et nous livre une oeuvre visuellement très aboutie.

Mais je n'ai pas accroché des masses au film. La faute à une mise en route d'une lenteur et d'une lourdeur effarante. On ne sait pas où ça nous mène, on a le droit à un défilé de scènes grossières pas subtiles pour un sou et diable que c'est long. Je me suis passablement ennuyé à ce moment-là, ça ne partait vraiment pas sur les meilleurs auspices. Après je trouve que le film décolle réellement à partir de la rencontre entre Freddie et le Master. Paradoxalement, malgré un certain ennui, j'étais intrigué par le film et l'évolution de ses personnages. Le vétéran alcoolique, profondément détruit, va renouer avec la vie grâce aux thérapies de Lancaster qui s'avèrent être totalement douteuses même si fondées sur un principe de "thérapie scientifique". Ca n'a ni queue ni tête mais Freddie revit et va ainsi épouser non pas les idéaux de son "maître" mais devenir un véritable adepte de la personne.

Philip Seymour Hoffman confirme tout le bien que je pense de lui, il offre une excellente performance. A la fois humain, modeste et inquiétant. Joaquin Phoenix par contre m'a beaucoup moins plu. C'est du surjeu à l'état pur mais qui ne m'a vraiment pas convaincu, son tic avec sa lèvre supérieure m'a vraiment irrité. Il en fait des tonnes et ça m'a complètement sorti du film par moments. A côté de ça, on retrouve Amy Adams dans un personnage qui parait discret au premier abord mais qui s'avère véritablement inquiétant et impitoyable. Une très belle performance sur le coup, j'aurais aimé la voir oscarisée.

Mais ce qui me gêne véritablement c'est le traitement clinique du film. C'est austère, froid, ça ne transmet pas grand chose. Puis ça hésite à livrer un véritable propos, on sent que PTA a le cul entre deux chaises d'où mon ressenti d'un manque de réelle maîtrise. Pourtant le sujet de départ m'emballait, j'aime ce qui touche à l'endoctrinement, aux sectes. Mais je n'ai pas ressenti grand chose du fait de la froideur avec laquelle Anderson aborde ses thèmes. Quelques scènes restent (je pense à une incroyable scène de "nues" très surprenante) mais dans l'ensemble je suis vraiment déçu par The Master même si les intentions sont là et que techniquement c'est superbe. De plus la bande-son rend particulièrement bien, discrète mais d'une grande efficacité. Dommage qu'en fin de compte ce film m'ait juste laissé indifférent, j'en attendais tellement plus...
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2013
L'histoire d’un petit auteur de science fiction qui va créer une des « sectes » les plus rentables.

Il faut déjà clarifier trois choses.
Ce n’est pas un film de la même trempe que son précédent chef d’œuvre, rien n’a été formaté pour être spectaculaire, et même si c’est fait exprès, c’est forcément décevant si l’on est venu pour le grand réalisateur « sanglant ». On retrouve la veine de « Punch Drunk Love » qui est beaucoup moins universelle.

Si vous ne connaissez rien à la Scientologie à part les procès à charge des journalistes parisiens, vous n’aurez aucun plaisir et peut-être même un immense à priori sur la vie et les méthodes pas si effrayantes du rôle censé se référer à Ron Hubbard. Et ce film ne fonctionne pas (auteur américain oblige là où la Scientologie n’est qu’une religion comme une autre, pas plus farfelue) comme un procès à charge.

Si vous connaissez la Scientologie un peu mieux, on plonge dans l’histoire et la genèse d’un truc incroyable qui a réussi, avec des bricolages complètements incohérents - bien analysés dans ce film réellement très subtil - à fédérer un nombre incroyable de cadres dans le monde.
Rappelons que si le film montre à quel point Hubbard était mégalomaniaque et expérimentait tout et n’importe quoi avec une philosophie de bazar, on voit bien que la méthodologie fonctionnait pour « retourner » les esprits, surtout les faibles, mais parfois pour leur bien.
Et c’est sans doute ce qui explique que tant de disciples en font partie, dans notre domaine de prédilection, le cinéma : Giovanni Ribisi, Mimi Rogers, Juliette Lewis, Elisabeth Moss, Kirstie Alley, Jason Lee, Nancy Cartwright, Priscilla Presley, Xavier Deluc, Jenna Elfman, Paul Haggis, Anne Archer
Mais aussi dans la musique : Lisa Marie Presley, Hansen Beck, Isaac Hayes, Chick Corea, Chaka Khan et en son temps Sonny Bono.
Mais évidemment, un tel film n’aurait pas vu le jour et trouvé ses producteurs si le cinéaste n’avait pas en ligne de mire les têtes d’affiches du « Celebrity Center » : Will Smith; Julia Migenes, John Travolta et Tom Cruise, scientologues qui interrogent les américains sur leur seul critère intellectuel, la réussite financière.
Si en France, on pense officieusement à une secte (officiellement, ça reste une religion depuis un petit arrangement avec Giscard et les nombreux procès n’y changent bizarrement rien) il faut prendre ce film pour une analyse du mouvement et non une critique anti-sectaire, c’est ce qui déroutera le plus le spectateur de l’hexagone, alors que le cinéaste sans rien laisser passer sur les délires de Hubbard, ne fait pas le procès du système « technologique ».

Ces trois points clarifiés, on peut se concentrer sur le film. Très dur, parfois anxiogène face à la folie violente de Phoenix, littéralement habité par le rôle, comme Daniel Day Lewis en son temps, il commence trop lentement ou de manière trop malsaine, et jusqu’à la scène de l’audition, ne donne pas le rythme ou la finalité pour y rentrer facilement.

Ensuite, tout se met en place pour mieux nous dérouter avec les errements du « héros ».
Tout est fin dans la mise en place des protagonistes, jamais avec des caricatures ou des poncifs, la scène du lavabo avec la belle Adams est hallucinante de vérité. Les personnages savent pour quoi ils se battent et cela transparaît à l’écran, comme n’importe qu’elle histoire d’entrepreneur lambda. C’est peut-être le côté le plus polémique, mais après tout, Steve Jobs doit aussi traîner des casseroles de chef charismatique avec des partis pris pas toujours très rationnels. Dommage que ce ne soit pas Anderson qui soit aux commandes.

La musique est très (trop) présente mais toujours aussi belle (Radiohead) sans parler de la bande son typique fifties. La photographie est magnifique, comme toujours.

Les cinéphiles qui ne veulent rien savoir de la Scientologie seront contents de la performance pure de Joaquim Phoenix et du cabotinage de Hoffman, mais ils ne digéreront pas forcément l’impression de « douceur » envers l’historique de ce qui est devenu un mouvement planétaire. Les autres comprendront que le projet était peut-être trop ambitieux et a oublié de trancher pour fédérer les anti ou les pour, ce qui reste subtil à mes yeux devient mou ou complice à d’autres.

Il reste l’histoire d’un homme libre qui trouve sa voie face à tant de difficultés et d’errances, et même si l’on ne peut avoir aucune empathie envers sa violence ou sa folie, c’est courageux et beau, la rencontre avec le fondateur de la Scientologie n’étant qu’une « péripétie ».
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 février 2013
La performance impressionnante de Phoenix accompagne un dénouement intéressant qui manipule le spectateur au fur et à mesure du film. Les rapprochements avec la scientologie ne sont pas de trop.

Ce qui est dommage c'est qu'il soit lent et que la BO soit moyenne. Cela le fait paraître un peu long.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2013
Malgré une certaine élégance formelle qui recrée l’atmosphère de l’Amérique des années cinquante, Paul Thomas Anderson surligne de façon pompeuse et ostentatoire les errances d’un gourou charismatique et de son dévoué disciple. Philip Seymour Hoffman est très bon dans son rôle mais, pour une fois, l’imprévisible Joaquin Phoenix surjoue la folie et l’alcoolisme de façon irritante. Ses grimaces et ses rires idiots insupportent à la longue. Quant aux théories du maître, elles sont dénuées de sens et l’on s’étonne que si peu de ses convives ne s’insurgent contre lui. Enfin, la musique envahissante et agaçante dérange comme toujours dans les films de P.T. Anderson. Pas convaincant donc, une grande déception car il manque la petite étincelle qui aurait pu rendre intéressante cette complexe relation entre deux hommes énigmatiques s’aidant l’un l’autre à aller mieux.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 février 2013
J'aurais tellement aimé mettre une meilleure note à ce film parce que Paul Thomas Anderson est un réalisateur que j'affectionne. Et avec un tel synopsis et surtout un tel casting (qui est brillant soit dit en passant), j'en attendais beaucoup. Peut-être trop? Mais le résultat final n'est pas à la hauteur de mes espérances. Malgré le thème et certaines scènes remarquables, le film reste confu, laisse le spectateur trop perplexe pour se laisser totalement absorbé par l'intrigue. Et c'est bien dommage car on sent le malaise s'installer crescendo de manière insidueuse. Mais quelque chose ne prend pas. Si la mise en scène est intéressante, le film souffre sans doute d'un rythme trop inégal et l'ennui peut parfois pointer, jusqu'à ce qu'une grande scène vienne remobiliser notre intérêt. Un film bon dans l'ensemble mais loin de ce que l'on peut espérer d'un tel réalisateur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2013
Après s’être attaqué aux fondements de l’idéal américain dans There will be blood, Paul Thomas Anderson continue son entreprise de destruction des mythes fondateurs dans un film énorme et monstrueux. The Master ne se donne pas, le spectateur lutte avec les images plus de deux heures durant, essayant, comme le réalisateur, comme le « Master » lui-même, de trouver un sens à tout « ça ». Ma critique en googlant : "Ted sifflera 3 fois the master".
Gwen R
Gwen R

54 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2013
de bons interpretes mais un scenario décevant qui n'exlique pas vraiment la fascination du gourou en question et laisse sur sa faim sans avoir vraiment compris la motivation du héros...
kid_A
kid_A

38 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2013
Je suis déçu car ça faisait un moment que j Phoenix avait arrêté le cinéma . Le film démarre bien et l'on croit que ça va être passionnant jusqu'au bout. Mais, malheureusement , une fois Hoffmann entré dans l'histoire , tout devient de plus en plus ennuyeux et on a du mal à comprendre le sens de l'histoire , même si le jeu des
acteurs est très bon.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 février 2013
Un film certes intéressant qui montre bien l'emprise d'un gourou sur son nouveau fidèle fragile mais aussi le manque lorsque ce fidèle lui échappe. Par contre, il y a vraiment beaucoup de longueurs et la fin du film est lognue, longue , longue...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 février 2013
critique de ce film sur mon blog:
http://instantsculturels.blogspot.fr/2013/01/the-master-de-paul-thomas-anderson.html
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 février 2013
Un film sans aucun intérêt, je voulais quitter la salle au bout de 10 min tellement le film est ennuyant!!! Je le déconseille!!!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 février 2013
2 étoiles parce que l'image est belle et que les acteurs sont excellents. En dehors de ça... rien. Rien ne se passe, c'est long, très long et l'ensemble n'a pas réellement de sens.
Je n'ai pas compris où le film voulait m'emmener. Il accumule les idées sans les approfondir alors du coup je me suis perdue en route et j'ai complètement décroché.
C'est dommage le casting, l'histoire étaient prometteurs.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 février 2013
Plus de 5 ans après sa frénétique fresque explorant une période fondatrice des États-Unis à travers l'intimité de ses deux protagonistes aux ambitions démesurées ( There Will Be Blood ), Paul Thomas Anderson nous revient avec The Master, librement inspiré de la vie de Ron Hubbard, fondateur de la scientologie. Une oeuvre qui n'a pourtant rien d'un biopic ou du film à charge imaginé

Le film, par son récit troué et revêche, sa rythmique particulière, et ses personnages insaisissables, déroute clairement. Il faut dire que contrairement à There Will Be Blood, dont le film partage le même goût pour les personnages antipathiques, leurs ambitions, ici, y sont trop floues pour pouvoir créer un véritable point d'encrage pourtant nécessaire à tout investissement émotionnel de la part du spectateur.
Il n'en reste pas moins que le film puisse, par moment, être hypnotisant, tant il est porté par des comédiens remarquables d'intensité ( Joaquin Phoenix, tout en imprévisible folie animale aux antipodes d'un Philip Seymour Hoffman à l'intellectualisme raffiné et séducteur ) et une splendide photographie. Le film a en effet quasiment été intégralement tourné en 70mm, sous l'oeil avisé du réalisateur et de son chef opérateur, le talentueux Mihai Malaimare, déjà à l'oeuvre dans les derniers films de Coppola.

L'ambiguïté des rapports entre les deux personnages ( le maître n'est jamais vraiment celui que l'on croit être ) a quelque chose de frustrant de par sa nature évanescente, bien qu'elle soit le moteur de très belles scènes ( Freddie disparaissant, au loin, sur sa moto sous les yeux de Lancaster Dodd ). Des rapports fascinés et fascinants qui brossent le portrait d'une Amérique percluse de vétérans de guerre inadaptés au retour à la vie civile dans une époque largement propice au sectarisme et aux nouveaux gourous aux idéologies douteuses.

www.generationcinema.over-blog.fr
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 février 2013
Un vétéran de la seconde guerre rentre au pays un peu paumé et sans famille. Dans son errance, il tombe sur une « famille » menée de main de maître par un gourou. Nous sommes ensuite observateurs de cette relation maître-élève.
Les américains, au milieu des tas de films merdiques produits, ont décidé d’élever au rang d’Artiste quelques uns de leur réalisateur. Paul Thomas Anderson est de ceux là. Du talent, il en a pour recréer l’atmosphère des 50’s avec sa caméra 70mm, mettre en scène avec élégance son film et diriger ses acteurs. Mais que veut nous dire Anderson avec ce film ? A vouloir nous montrer l’endoctrinement, la montée en puissance d’une secte, la relation maitre/disciple ; il finit par rien nous montrer. La relation troublante et dérangeante entre les 2 personnages est au centre du film. Les scènes se succèdent sans lien particulier entre elles. Le film est lent, éparpillé et sans guère d’intérêt ; trop lent, on s’ennuie vite. Le disciple est psychotique avant de rencontrer le gourou et issu d’une famille désaxée ; bon, il joue à un jeu dangereux avec le père de la secte… Quoi de plus logique.
Le seul plaisir du film est voir jouer Philip Seymour Hoffman. Joachim Phoenix surjoue de mimiques de paralytiques aussi bien dans sa démarche que dans ses expressions : très désagréables.
Trop long pour rien dire
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