Police Fédérale, Los Angeles
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VodkaMartini
VodkaMartini

65 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Dernier grand film de Friedkin, et malheureusement assez sous-évalué, "Police Fédérale Los Angeles" a bien moins vieilli que la mode vestimentaire californienne des années 80. Si le film fait évidemment écho à "French Connection", Friedkin semble encore plus sombre et désenchanté ici. Le soleil et les voitures de sport de L.A peuvent bien paraître plus glamour que les trottoirs salis d'un New York en pleine désolation urbaine, il ne reste rien du peu d'integrité que le monde recelait. La corruption est ainsi totale et entre bons et méchants la ligne est si tenue qu'elle n'est plus qu'un mirroir où chacun peut se contempler en fixant dans les yeux son propre ennemi.
Caine78

7 793 abonnés 7 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2017
J'en gardais un souvenir mitigé (sans doute vu trop jeune), le revoir m'a conquis. C'est simple : presque tout ici est question de mise en scène. Le scénario est bien troussé, globalement cohérent et franchement efficace dans sa description du milieu policier gangrené par la corruption tout comme celui des trafiquants, mais clairement, ce qui aurait été un film juste correct avec un bon artisan devient un classique avec William Friedkin derrière la caméra. Technique, montage, rythme, musique (quelle bande-originale!!)... La maîtrise du gars est juste hallucinante, que ce soit pour dérouler son récit que lors des scènes d'action, parfois sèches, sans fioriture, parfois franchement impressionnantes, à l'image bien sûr de cette hallucinante spoiler: course-poursuite
que l'on aurait aimé voir durer encore plusieurs minutes. « Police fédérale, Los Angeles » (lui préférer largement son titre anglais, « To Live and Die in L.A. ») est une œuvre sans illusion (ou alors seulement celle de l'image), désenchantée sans être d'un cynisme déplacé, juste lucide, puissante également à travers ses personnages et les relations qui les unissent, l'impeccable casting étant toutefois dominé par un Willem Dafoe dans ce qui est certainement l'un des tout meilleurs rôles de sa riche carrière. Bref, une vraie claque faisant honneur aux polars américains, et un incontournable des 70's : alors quand en plus on a la chance de le (re)découvrir au cinéma...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
To live and die in L.A est un film décrivant comme personne la ville de L.A, un lever et coucher de soleil superbe, une ville en apparence trè belle mais une pouriture qui règne à chaque rue. Monument du polar urbain réalisé par William Friedkin après les succès de French Connection et l'Exorciste. Le film met en scène un tandem de flics, à la manière des buddy movies dont le 48 heures de Walter Hill avait lancé le sucès quelques années plus tot, mais contrairement à ce dernier, ici les 2 personnages n'ont rien en commun et le film dresse meme les 2 portraits opposés. Chance, le flic dingue se mettant toujours en danger, et Vulkovic, habitué à etre derrière un bureau et qui va etre limite peter les plombs lorsque sa vie sera en danger (voir la poursuite sur l'autoroute). Ces 2 personnages qui sont également loin d'etre des personnages habituels, ici ils multiplient les erreurs qui risquent de leur couter la vie. Aujourd'hui encore, To live and die in L.A garde son impact qu'il avait à l'époque, avec son ambiance, ses personnages et surtout sa fin, qui reste l'une des plus osées du cinéma, et sans cette fin, le film n'aurait jamais eu un tel impact. Cette fin couillue renforce également le réalisme dans lequel baigne le film. A noter enfin les interpreations excellentes d'acteurs inconnus à l'époque: William Petersen est habité par son rôle et Willem Dafoe est inquiétant avec son simple regard (et il n'avait pas encore joué dans Platoon). Monument du polar urbain, violent, sans concessions, d'une efficacité dont peu de polars peuvent se targuer aujourd'hui (l'incroyable poursuite sur l'autoroute et sa mise en scène incroyable) et restant gravé dans la tête des années plus tard, To live end die in L.A est sans doute le meilleur polar des années 80 (avec L'année du dragon et Manhunter) et un chef d'oeuvre trop oublié parfois.
meeek
meeek

10 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce polar très sec de Friedkin (un des grands films importants de la décennie 80) montre l'envers du décor. Empruntant à l'esthétique de l'époque (Miami Vice), le filme sappe tous les clichés (flics bordeline, pessimisme affiché, société gangrénée...) du clinquant L.A. A noter: une stupéfiante course poursuite en voitures et l'amertume qui reste dans la bouche après la vision de ce très très bon long métrage.
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