Le guépard est un monument du cinéma. L'histoire est très belle, se tenant dans un contexte historique déterminant. Le film décrit magistralement la classe aristocratique perdant progressivement de l'importance et luttant entre la nostalgie du passé et le besoin de s'adapter à un monde qui change. Alain Delon est très bien. Burt Lancaster est gigantesque (et pas que sur le plan physique). Claudia Cardinale est très bien. Les décors sont splendides et les costumes sont très réussis (la version colorisée valorise beaucoup ces deux éléments). Par contre, le film est beaucoup beaucoup trop long et une heure de moins était tout à fait envisageable. Un très beau film.
Le passé d'Hollywood fourmille de films glorieux, entre autres, le Guépard, tableau délicieux de splendeurs italiennes. Une fresque historique, retraçant batailles, politique et mœurs d'époques au travers du regard d'un puissant chef de famille, le prince Fabrice, interprété si brillamment par Burt Lancaster. Famille de nobles aux figures multiples et uniques en chacune d'entre elles, avec bien sûr les amants Tancrède et Angelica au sommet. Ce couple est d'une force et d'une beauté telle qu'on en voit rarement dans l'histoire entière du 7ème art : on adore tous Tancrède, ça je ne la cache pas, pour les garçons on l'envie un peu quand même, et les filles qui ont vues le film doivent toutes en être éperdument amoureuse...quant à Angelica, c'est la créature de charme parfaite, c'est Esméralda, la grâce du corps et l'agilité féminine de l'esprit, oui nous autres on l'aime dès qu'elle apparaît en solo dans le grand salon luxueux des Salina. Filmant en plan large la quasi totalité du Guépard, Visconti instaure une dimension spacieuse aux scènes de chasses, aux fusillades dans les rues et surtout épique lors de la séquence intemporelle du bal. Les dialogues se révèlent très drôles durant une bonne partie du film, bien joués par des acteurs excellents, parfois théâtraux (Paolo Stopa). Cependant, le tragique se fait sentir à l'approche de la conclusion. La conversation entre Fabrice et Chevalley reste presque un morceau de bravoure, en paroles. Le Lion voit clair sur ce qui l'entoure, et flaire sa lente chute, jusqu'à ce qu'il en prenne doucement concsience (Burt Lancaster se transcende, en homme imposant fragilisé de l'intérieur, monarque de cœur indétrônable pourtant sur le déclin). Des décors magnifiques encadrent cette aventure passionnée, des majestueuses montagnes arides à la villa fastueuse en passant par les bâtisses de bas étages où rôdent chats et chiens. Mais comme le fait remarquer le prince avec une justesse si pure, ces paysages variés n'égalent en aucun cas la merveille qu'est le duo Alain Delon/Claudia Cardinale, clou du spectacle, et pour lequel je suis prête à revoir ce chef d’œuvre des centaines de fois. Sans oublier les mots si véridiques qui s'y épandent en masse.
ce film est un pure chef-d'oeuvre, c'est la seconde fois que je le vois et j'ai pris autant de plaisir que la première fois, il n'a pas pris une ride, j'ai trouvé la mise en scène de visconti d'un modernisme étonnant, on a du mal à croire que ce film a été réalisé en 1963 ! burt lancaster porte le film tout au long sur ses épaules, par contre j'ai touvé le jeu de delon et de cardinale fade, je trouve qu'eux ont vieilli mais pas lancaster, peut-être était-ce voulu par visconti, il a réussi à faire passer des idées modernes et intomporelles dans le personnage de ce vieux beau qui a perdu ses illusions et qui, comme son époque, sait qu'il a fait son temps, on retrouve aussi la même idée dans louis ll de bavière, ce roi de pacotille qui voit son univers s'écroulé autour de lui ou encore dans mort à venise où se vieux dandy croit retrouver sa jeunesse dans ce jeune garçon apperçu à la plage, au fond le guépard, louis ll, le vieux de mort à venise ce sont une seule et même personne, lui: visconti
Un beau film, Le personnage de Don Fabrizio est très bien joué, Alain Delon aussi joue bien le role du personnage charismatique qui frime et Claudia Cardinal ajoute une touche de niais dans son personnage d'Angelica. Sinon par rapport au roman de Lampedusa, les principaux traits de caratère du roman sot bien exploités mais pas trop. J'ai souvent entendu des gens dire :"j'aime pas ce n'est pas la même fin que dans le roman" , je trouve ça ridicule car la fin du roman, en particulier la vie du père Pirrone, on s'en fiche, le plus important c'est de voir le Prince Salina dans sa splendeur et non lorsqu'il meurt. le seul point négatif, c'est que j'étais mal assis pendant trois heures ^mais bon ce n'est pas a cause du film.
Mise en scène grandiose (le bal), scènes superbes (la valse) et fidélité au roman et à son esprit. Le défaut : beaucoup trop long (> 3 heures). Avec un super Burt Lancaster***.
Rediffusé en ce jour du 19 Décembre 2022 sur Arte. Palme d'Or au festival de Cannes en 1963. Casting impressionnant comprenant en première ligne Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. On y trouve aussi Mario Girotti (plus connu sous le nom de Terence Hill) et Serge Reggiani. Peut être le plus grand film de Visconti! La fameuse scène du bal restant dans la mémoire de tout cinéphile ayant aimé ce film !
Un bon film qui repose principalement sur les épaules de Burt Lancaster, charismatique dans le rôle de Fabrizio Corbera de Salina, un aristocrate qui, grâce à son neveu Tancrède Falconeri (Alain Delon), prend conscience que l'Italie change de mains avec la prise de pouvoir effective de la bourgeoisie au détriment de ceux qui incarnent l'ancienne Italie, notamment la vieille aristocratie. C'est ainsi que pour le bien de sa famille, Fabrizio Salina va solliciter pour son neveu préféré Tancrède, la main de la fille de Calogero Sedara.On pourra regretter certaines longueurs dont la très longue scène du bal.
"Le Guépard" est un film politique qui sait pertinemment de quoi il parle. Au 19e siècle, les aristocrates commencent à chavirer le prince Salina organise un mariage entre son neveu (Alain Delon) et la fille du maire de Donnafugata (Claudia Cardinale). Tous deux sont rudement beaux et crèvent un véritable spectacle à l'écran. Même si je trouve que le jeu d'acteur est assez limité, mais surtout qu'il correspond à une époque cinématographique dépassée depuis bien longtemps, ça reste tout de même efficace. Les musiques sont belles, les décors somptueux mais la durée est le principal défaut du film. Avec une heure de moins, en tout cas une demi-heure minimum, on aurait eu quelque chose d'encore plus fort. Là, on tombe parfois dans des longs tunnels qui nous fait perdre le rythme. Grande difficulté des films de plus de 3h.
C'est un film en trois actes. Le premier est plutôt décevant : mise en scène pas toujours heureuse. Le second est plus réussi ; son contenu est toutefois classique et sans originalité. Le troisième (celui du bal) est brillant : il y a une unité scénographique et psychologique d'un grand raffinement et d'une grande finesse. Globalement, je trouve que ce film a de belles images ; mais qu'il lui manque une narration subtile. On frôle durant les deux tiers du temps la grande production hollywoodienne - plutôt classique - de l'ancien temps (avec sa typique musique d'ambiance). Reste un dernier tiers nettement plus relevé. Dommage que les deux autres actes n'aient pas été aussi intelligemment dirigés . Un grand film ? Pour moi, non. Un film plaisant à regarder, c'est tout.
Un absolu chef-d'œuvre de Visconti avec des plans inoubliables dignes des peintures de la Renaissance. Burt Lancaster est au meilleur et Claudia Cardinale plus belle que jamais. Même Delon est agréable à regarder. « Pour que tout reste comme avant, il faut que tout change ».
Que se passe-t-il dans ce film ? Le temps s'est-il arrêté ? Les scènes s'enchaînent et mon cerveau ne capte aucune information d'intérêt. Pourtant je vois bien les acteurs, ils bougent, et ....ce qu'ils disent est compréhensible, mais j'ai l'impression d'être transparent dans ce film, il se déroule mais tenir compte de moi, de mon intérêt. Où est le fil narratif ? Où est l'histoire intéressante ? Cela pourrait être un documentaire réaliste (où la narration est absente) mais c'est pourtant un style théâtral, donc assez grossier, le doublage, les expressions, la mise en scène, tout sonne quand même très "faux". Quel est l'intérêt de regarder quelque chose de faux et sans narration ?
Adaptation de l'unique roman de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa, "Le guépard" s'attache à une époque, la révolution garibaldienne, et une classe sociale, l'aristocratie. En ce sens, il est moins universel que Rocco et ses frères, mais on y retrouve la virtuosité de Visconti (époustouflante scène de bal, notamment) ainsi qu'une distribution cinq étoiles, dans laquelle figure dans un second rôle Mario Girotti (le conte Cavriaghi) qui n'avait pas encore pris son pseudonyme de...Terence Hill!
De retour de Sicile et, entre autres, d'une visite détaillée du centre de Palerme - avec un moment-souvenir émouvant, Piazza Santa Anna, devant le Palais de Gangi et son immense terrasse où fut tournée l'extraordinaire séance du bal - , il était impensable de ne pas voir ou revoir (?) ce fameux film de Luchino Visconti. Burt Lancaster y est impressionnant, Alain Delon étonnant et Claudia Cardinale formidable de spontanéité et de fraîcheur. C'est un bon moyen, en plus, de connaître l'histoire de cette île ballotée de tous temps entre les puissances de la Méditerranée et qui voulut absolument rester italienne. Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire le livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa dont est inspiré le film...