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    Le Guépard
    note moyenne
    4,0
    3113 notes dont 170 critiques
    répartition des 170 critiques par note
    71 critiques
    40 critiques
    18 critiques
    19 critiques
    18 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Le Guépard ?

    170 critiques spectateurs

    jimmyc
    jimmyc

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    5,0
    Publiée le 5 novembre 2013
    Mai 1860, Garibaldi et ses chemises rouges débarquent en Sicile pour renverser la monarchie des Bourbons de Naples et l’ancien régime, le Prince Don Fabrizio Salina (Burt Lancaster), sachant son temps dépassé par les évènements quitte Palerme, alors que son neveu Tancrède Falconeri (Alain Delon) rejoint les troupes de Garibaldi… D’abord chemise rouge, puis faisant partie de l’armée, le jeune homme désargenté succombe au charme de Angelica Sedara (sublime Claudia Cardinale ) la fille de Don Calogero, le maire de Donnafugata. Contre toute attente, le Prince Salina décide d’arranger leur mariage....Voici la plus belle réalisation de Luchino Visconti ,remportant la palme d 'or en 1963....Le cinéaste offre du rêve pendant plus de trois heures passant de l 'émotion à la poésie et en conservant une profonde grandeur à ses personnages ... .La scène de bal légendaire, la musique somptueuse de Nino Rota reste une expérience unique et il est bien difficile de s'exprimer sur une telle oeuvre sans souligner son coté complexe et compact ...Après avoir mis en scène le magnifique " Senso," qui retraçait la fin de l’occupation autrichienne dans la région de Venise,le cinéaste se pose au début des années 1960, en adaptant l' unique roman de Giuseppe Tomasi de Lapedusa,..... Sous le regard du maître " Le Guépard" déploie son récit dans un espace de deux années en cela même si en son centre les dès sont déjà joués ...Omniprésente mais toujours hors-champ ,la Révolution orchestre le récit sans jamais franchir le seuil de l’aristocratie, si ce n’est par l’intermédiaire de l'opportuniste neveu ,ne sachant jamais réellement se situer .. le Prince Salina deviendra peu à peu le témoin silencieux de cette réalité sociale en choisissant sa place dans le passé alors que Tancrède sera le symbole de l 'avenir Luchino Visconti décompose un monde ou la splendeur visuelle laissera place à la désolation ...L'oeuvre s'articule évidemment sur le comportement des personnages dont l’impossibilité de ne jamais choisir un camp reste révélateur sur une époque hélas encore présente de nos jours .... Enfin ,le cinéaste souhaitait Laurence Olivier pour se prêter aux traits du Prince Salina ,rôle finalement attribué à l 'immense Burt Lancaster dont il suffit simplement de regarder le jeu phénoménal pour comprendre que ce choix imposé est amplement magistral .. Une oeuvre homérique ...
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 10 mars 2014
    Si j'étais de très mauvaise foi, je vous dirais que je n'avais jamais vu « Le Guépard » volontairement afin de le découvrir au cinéma. Reste qu'aujourd'hui, je ne m'imagine même plus le découvrir à la télévision, c'est vous dire l'impression que celui-ci m'a fait. C'est probablement l'un des dix plus beaux films que j'ai pu voir, un « film-monument », un « film-œuvre d'art », où chaque plan est un tableau (formule cliché pour une fois totalement appropriée), un truc de dingue que ce soit pour les décors, les costumes, les mouvements de caméras, la photographie, la lumière... Bref, une splendeur absolue. Après, il y a ce que raconte Luchino Visconti et là, j'avoue m'être senti moins concerné. C'est qu'il faut connaître un minimum l'Histoire de l'Italie au XIXème siècle pour comprendre toutes les subtilités du discours, d'autant qu'on ne peut parler de récit à proprement parler, mais plus d'une page historique qui se tourne. On comprend l'essentiel, notamment à travers ce noble d'une dignité et d'une lucidité absolue sur la suite des événements, ainsi que les principaux enjeux, d'autant que le réalisateur évite tout manichéisme pour nous offrir au contraire une peinture d'une très grande justesse concernant les différents personnages. Reste donc le fait de voir pas mal d'éléments nous échapper, faute de repères concernant cette époque d'un pays qui n'est pas le nôtre, ce qui ne nous empêche pas d'apprécier à plusieurs reprises l'intelligence des dialogues, la subtilité des situations, le regard d'un grand cinéaste sur un sujet qu'il maîtrise jusqu'au bout des doigts. Ainsi, à défaut de passer à la vitesse de l'éclair, ces 185 minutes restent très digestes, sa magnificence de chaque instant compensant un récit ne nous parlant qu'à moitié, assez lent mais d'une élégance rare. Et puis il y a Burt Lancaster, impressionnant dans un rôle inoubliable, à côté duquel Claudia Cardinale et Alain Delon apparaîtraient presque palots... En tout cas, « Le Guépard » est ce qu'on appelle un incontournable, un film vous donnant foi dans le cinéma et gardant 40 ans après son pouvoir de fascination visuelle intact : ceux qui ne l'ont pas encore vu savent ce qu'ils leur restent à faire.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 14 juillet 2012
    La restauration effectuée pour cette superbe édition DVD pare le film d’un éclat qui restitue toute la valeur du travail de Visconti. Plus on revoit le film et plus la prestation de Lancaster apparaît comme la meilleure qu’on pouvait espérer pour ce prince qui à l’entrée dans l’âge mûr doit se rendre à l’évidence que la société à ordre qu’il a toujours connue ne sera pas celle qu’il transmettra à ses descendants. Inutile de revenir sur l’immense travail d’artiste opéré par Visconti et son équipe pour les décors et les costumes, tellement il est somptueux et rabaisse brutalement les reconstitutions actuelles assistées par ordinateur. Visconti était issu de cette classe dominante qui refusa aussi longtemps qu’elle le put la naissance d’une république italienne unifiée. Visconti est fasciné par la déchéance des puissants et il l’a rendue de manière éclatante dans nombre de ses films , des « Damnés » à « Ludwig ». Cet ordre est si bien établi dans la tête de ceux qui sont placés du bon côté que l’idée même que l’on pourrait s’en prendre à leurs privilèges met longtemps à cheminer. Par moult détails, Visconti montre cette suffisance courtoise souvent imperceptible mais bien réelle comme par exemple lorsque Salina moque à l’oreille de Tancrede l’entrée de Don Calogero Sedara dans son costume étriqué à la soirée donnée pour le retour du prince dans sa villégiature d’été. Rassuré sur la supériorité de son éducation qui doit lui assurer pour encore des siècles sa prédominance, le prince va vite déchanter quand il verra l’assurance triomphante de sa fille Angelica forte de sa beauté et de la fortune de son père devenu riche rentier. Tancrede plus en phase avec son époque renoncera à se satisfaire d’un mariage avec une de sa caste comme l’a fait son oncle avant lui qui se rend régulièrement dans les bas-fonds de Palerme pour calmer ses ardeurs inassouvies. Ce métissage de classe est le signe du déclin pour Salina qui sombre dans la langueur tout en tombant amoureux d'Angelica. La scène du bal clôt admirablement le film et Lancaster qui se sent défaillir laisse après une ultime valse au bras d'Angelica la place à la génération suivante qui est déjà prête à embrasser d'autres valeurs. Cette fin pathétique sera reprise dans "Mort à Venise" où Bogarde mourra sur la plage en admirant au loin cet amour éphèbe qu'il ne pourra jamais approcher. Delon et Cardinale à l'aube de leur carrière soutiennent un Lancaster au sommet de son art. Dire que Visconti ne voyait en lui au départ qu'un cow boy!
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    "Le Guépard" n'est peut-être pas le plus grand film de Visconti le cinéaste mais il est certainement celui où sont le mieux exposés les contradictions de Visconti l'homme. "Le Guépard", c'est "La Cerisaie" de Tchekov au temps du Risorgimento, soit la décadence de l'aristocratie (dont Visconti était issu) et la montée en puissance d'une bourgeoisie qui aiguise déjà son cynisme en prévision des beaux jours à venir. Le film est d'un formalisme absolu, ce qui dénote bien le rapport ambigu qu'entretient Visconti avec l'évolution des rapports de classe, un rapport qui allie puritanisme et révolte, dégout désespéré et colère idéaliste. Il est évident que cette fresque sensée se passer en Sicile est peinte à la façon d'un Véronése par un Italien du Nord. De cette impossibilité à embrasser totalement les causes qui l'attirent, Visconti faît naître aussi bien les forces que les limites de son film.
    mazou31
    mazou31

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    5,0
    Publiée le 22 février 2016
    Un monument du 7e art que je revois pour la troisième fois, en version longue et numérisée (admirablement)… on ne voit pas un film de trois heures chaque année, même s'il le mériterait ! Comme tout monument de grande valeur, il est indémodable et tout à fait d’actualité. Tout est parfait : la beauté des décors, la mise en scène de génie, l’interprétation inoubliable de Burt Lancaster, le charme de Claudia Cardinale, le brio de l’Alain Delon qui ne se prenait pas pour Delon le Père, la rouerie de Paolo Stoppa. Et pour parfaire tout cela, une analyse historique éblouissante, des dialogues dignes de grand auteur, un choix de musique irréprochable. Un chef-d’œuvre de ce génial esthète qu’était Visconti qui a sûrement fourni au film quelques réminiscences de sa propre jeunesse de grand aristocrate qui passa plus tard du côté gauche.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 17 mai 2008
    Palme d'or au festival de Cannes 1963 pour ce chef d'oeuvre fondamental de Luchino Visconti, d'abord pour son extraordinaire rèussite au niveau plastique ou le cinèaste italien tenait à ce que le spectateur partage la solitude tragique du prince Salina qui se sait au terme de son existence! Adaptè fidèlement du roman à succès de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, et avec en toile de fond l'histoire de l'unification de l'Italie,"il gattopardo" èvoque le crèpuscule d'un aristocrate qui voit le monde se reconstruire autour de lui, et bientôt sans lui! L'action se dèroule au moment où Garibaldi dèbarque en Sicile! Fabrizio, prince de Salina, se rèsigne à demander la main de la belle Angelica, fille du maire, pour son neveu Trancrède! C'est la peinture d'une sociètè à la charnière de deux èpoques, dans un temps où, peu à peu, le pouvoir de l'argent et du nègoce se substitue à celui de l'aristocratie terrienne! Les difficultès d'unification du royaume d'Italie ajoutent encore aux troubles et aux tensions de cette pèriode de l'histoire! La fabuleuse composition de Burt Lancaster en prince Salina est inoubliable tout comme la beautè de Claudia Cardinale, la fougue et l'opportunisme d'Alain Delon avec son bandeau sur l'oeil à la suite d'une blessure de guerre! On regarde cette fresque à la manière d'un tableau vivant tellement l'image possède cette impressionnante capacitè à saisir le temps! La scène du fastueux bal, qui occupe un tiers du film, est fascinante, tournèe à la lumière des chandelles et des lustres, et se montre comme le symbole de l'èclatement d'une crise qui est à la fois celle des êtres et celle de la sociètè! Comme toujours chez Visconti, chaque image est très travaillèe, ainsi que tous les dètails des dècors et des costumes! Une fresque superbe ou les scènes du bal, rassemblant tous les personnages pour un prodigieux final, èblouissent plus que jamais par leur fracassante richesse! Magnifique musique de Nino Rota...
    educomix@bluewin.ch
    educomix@bluewin.ch

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    1,0
    Publiée le 29 décembre 2007
    Des phrases certes magnifiques sur l'âme de la Sicile, teintée à la fois de poésie et de lucidité, la terrible souffrance endurée par l'aristocratie contrainte, pour ne pas disparaître, de se compromettre avec la vulgaire mais riche (et belle en la personne de Claudia Cardinale) bourgeoisie (comme c'est touchant), mais tout cela n'est qu'écriture et en rien cinéma, en tout cas rien du cinéma d'auteur que Fellini la même année réalisa avec l'un de ses plus grand film je veux bien sûr parler de 8 1/2. Les critique paraissent pourtant unanimes pour saluer en ce film un chef d'oeuvre du 7e art, ça me ramène sans doute à mon amateurisme, au sens péjoratif, le plus total car je ne vois aucun génie en ce film, ou du moins pas plus en ce film qu'en celui du Rouge et le Noir d'Autan-Lara démoli par les rédacteurs des Cahiers du Cinéma. Si une âme charitable, maître maïeutique veut bien s'abaisser jusqu'à moi, ignorant, vivant dans l'obscurité de la caverne de Platon afin de m'ouvrir les yeux sur les qualités que je n'ai su voir dans ce film classé aussi haut dans l'estime des spécialistes, je les en remercie d'avance. Je ne suis pas fermé à l'idée de changer d'opinion ou plus exactement de porter un regard neuf, plus averti, sur ce film, mais là comme ça, rien, je n'y vois aucun génie et n'éprouve aucun plaisir à regarder ce film dont on m'avait pourtant dit tant de bien? 1 étoile car j'ai vu bien pire
    Akamaru
    Akamaru

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    5,0
    Publiée le 26 mars 2011
    Le chef d'oeuvre impérissable de Luchino Visconti n'a pas pris une ride,et se révèle même d'une troublante actualité.Bien qu'elle soit abondamment commentée,l'époustouflante scène du bal ne cristallise pas tout l'intérêt du "Guépard".Visconti s'attache à reproduire la méconnue période historique de la Sicile de 1860.L'aristocratie locale y vivant depuis des générations,voit son mode de vie,être proche de l'extinction à la suite du rattachement forcé à la république naissante d'Italie.Le prince Salina,patriarche pondéré,d'un calme olympien,d'une clairvoyance étonnante,symbolise le déclin inexorable de sa lignée,à moins d'une alliance opportuniste.Burt Lancaster,empli de cynisme,de majesté et de morgue,livre une prestation confondante.Bien entendu,personne n'a oublié la romance idéale entre un Alain Delon fougueux et charmeur,et une Claudia Cardinale étourdissante de beauté et de grâce.Plus que tout le reste,ce qui est imprégné pour toujours dans les esprits,c'est la reconstitution maniaque voulue par Visconti,avec tout le faste,la démesure,les décors et costumes appropriés pour pénétrer ce cercle décadent.La direction artistique est également irréprochable,avec les 45 minutes du bal réglés au détail près.Alternant plans-séquences méditatifs et réflexion sur un monde qui se meurt pour mieux renaître,cette fresque somptueuse,portée par la musique inoubliable de Nino Rota est un parangon du cinéma classique.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    2,0
    Publiée le 13 janvier 2017
    Visconti, jusqu’à présent, j’en avais peu vu, souvent par bribes, et ça m’avait totalement laissé sur la touche. Seulement voilà, parce que le pitch de ce « Guépard » m’intriguait, et aussi parce qu’un collègue cinéphile ne cessait de dire tout l’amour qu’il avait pour ce film-là, j’ai profité d’une diffusion sur Arte pour me risquer à ces 2h50 de « chef d’œuvre incontestable » pour reprendre les mots de la chaîne. Eh bah désolé Arte, mais moi, je vais me permettre de contester un petit peu… Loin de moi l’envie de tomber dans cet exercice ridicule consistant à démontrer par « a plus b » ce qui définit « objectivement » un chef d’œuvre. Moi je n’écris pas des critiques sur Allociné pour faire valoir un statut social ou défendre une culture de domination, je suis là pour transmettre un ressenti. Et mon ressenti c’est que – de un – ce film m’a fait progressivement sombrer dans l’ennui – et de deux – j’ai trouvé son propos plus que douteux pour ce Visconti qui aimait tant se définir comme un communiste de la première heure. Pourtant, je l’avoue, au départ j’ai été plutôt conquis. On ne pourra pas retirer ça au réalisateur italien : je trouve son cinéma très soigné formellement. Cadrage et photo magnifiques : au moins le plaisir des yeux était là. Et puis aussi, pour un auteur à qui je reprochais d’aimer se complaire dans de longues scènes de blablas vains, là le début de ce « Guépard » sait être assez dynamique. Il pose tout de suite ces personnages en plein cœur de sa révolution garibaldienne et indique assez rapidement les différents chemins que l’intrigue va se risquer à prendre. Or ça, je trouve, ça marche. Il y a de belles scènes d’extérieur qui alternent avec des scènes de dialogues qui surviennent dans des cadres variés – des scènes souvent très riches de sens et de suggestions – le tout porté par une intrigue qui se développe assez vite. (La révolution militaire est bouclée en une demi-heure ; son entérinement politique au bout de trois-quarts d’heure.) Bref, j’avais là une belle dynamique qui promettait un regard riche et fort sur l’Italie du Risorgimiento… Et puis, passé le premier tiers du film, un tout nouveau « Guépard » commence à se mettre en place. Plus vraiment d’extérieur. Les lieux se figent. Les personnages commencent à pérorer et pérorer encore… Chacun énonce son discours fort convenablement, mais de manière très didactique. Et là, j’ai commencé à mourir lentement sur mon siège… Parce qu’à bien tout regarder, on pourrait se demander à partir de quel instant le film arrive à la conclusion de son propos. Puisque la démarche visait manifestement à démontrer que spoiler: le passage de l’ordre noble à l’ordre bourgeois n’allait rien changé à l’Italie, mais qu’au change, celle-ci perdrait la classe, la pudeur et la grandeur qu’avaient ces nobles au regard de ces chacals de bourgeois , alors on peut dans ce cas-là clairement dire que le propos a fini d’être développé à la fin de la première heure. A partir de cet instant les personnages ont cessé d’évoluer et se présentent tel que Visconti entend nous les montrer : spoiler: l’opportunisme et le retournement de Tancrède sont évidents ; l’absence totale d’épaisseur et de distinction de Don Calogero et de sa fille est aussi clairement énoncée ; quand au Prince Salina, il n’y a désormais plus d’ambiguïté sur le regard qu’il convient de porter sur lui : c’est un noble, certes, mais un bon noble. C’est l’esprit lucide du groupe. C’est le Marty Sue viscontien de l’étape. Bref, l’intrigue est finie au bout d’une heure, et il reste donc deux heures à se coltiner pour le reste. Et là, fini la grande épopée ou la grande fresque historique. On retrouve le Visconti tel que je le connais et tel que je le rejette. On ne bouge plus et on paaaaaaarle… On parle pour dire et redire sans cesse la même chose. On parle pour illustrer l’archétype de personnage que l’on est. On parle lors de scènes interminables. Et la blague veut que l’ami Luchino nous conclue tout ça par une scène de trois-quart d’heure de bal mondain ! Une purge. Deux personnages discutent ensemble pour démontrer toute la différence qu’il existe entre la noblesse et la bourgeoisie et à quel point l’Italie y perd au change. Next. On prend deux autres personnages, et ils vont encore discuter ensemble pour démontrer toute la différence qu’il existe entre la noblesse et la bourgeoisie et à quel point l’Italie y perd au change. Next… Et tout cela pendant trois quart d'heure ! Horrible. Que c’est dur quand, en plus, on est parvenu à s’intéresser au début. Bref, autant vous dire que, non, pour moi, ce film est loin d’être le chef d’œuvre incontestable qu’Arte voulait nous vendre. Et puis quel chef d’œuvre franchement ? Un film qui nous dit « Ah l’ancien régime ! Les nobles, les privilèges, les serfs, les corvées… Finalement c’était pas si mal ! » Eh bah il est beau le communiste italien ! En arriver là pour juste dénigrer du bourgeois, non seulement c’est ridicule, mais en plus c’est bien pauvre en argumentation. Donc non, pour moi le « Guépard » n’est pas un chef d’œuvre. Il n’est pas intéressant, loin de là, mais je peux vous dire qu’on ne risque pas de m’y reprendre à le revoir de si tôt !
    Yetcha
    Yetcha

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    2,0
    Publiée le 16 octobre 2013
    Mou mou mou et mou! Si les costumes et la reconstitution sont évidemment les points forts du film, Delon est aussi mauvais et pénible que d'habitude, Lancaster passe devant la caméra de temps à autre histoire de justifier l'affiche. Les scènes dans les églises et de prières sont tellement redondantes qu'on a l'impression d'être à la messe. Je sais bien que cela fait partie de l'histoire et de la période du royaume des deux-Siciles mais bon.... C'est chi...... Le film en gagnerait avec une bonne grosse heure de moins mais bon, il est considéré comme un film culte, un chef-d'oeuvre. Moi perso je trouve qu'il a quand même un statut usurpé comme je le craignais en repoussant son visionnage depuis des années et des années.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    2,5
    Publiée le 11 juin 2014
    "Le Guépard" m'a moyennement convaincu. Ses qualités techniques ne sont pas à remettre en cause mais l'histoire n'est qu'un tas de longueurs que n'arrange pas l'importante durée du film, selon moi injustifiée. De nombreuses scènes sont étirées inutilement, le rythme mou et le propos redondant font que l'on s'ennuie à plusieurs reprises pour au final qu'une poignée de moments forts. Toutefois, on peut décerner une mention spéciale à Nino Rota pour sa musique et à Burt Lancaster pour sa prestation.
    stebbins
    stebbins

    Suivre son activité 360 abonnés Lire ses 1 747 critiques

    2,5
    Publiée le 23 décembre 2010
    Une Palme d'Or contestable à certains égards, d'un ennui insupportable de prime abord mais qui dévoile manifestement sa flamboyance visuelle lors de la dernière demi-heure... Tout semble, près de 50 ans après la consécration cannoise, reposer sur la fameuse séquence du bal, d'une exquise et obsédante longueur, d'une beauté démiurgique et proprement grisante. Sinon les 120 premières minutes sont telles un bloc de lieux communs des plus indigestes, probablement alourdies par de grossières erreurs de rythme. Le trio formé par Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale ne brille que trop rarement ( excepté dans la dernière partie du métrage ) et la musique envahissante de Nino Rota empêche l'émotion de s'installer de manière authentique. En d'autres termes Le Guépard de Luchino Visconti témoigne d'une magnificence dont il serait dommage de se priver, quand bien même il faudrait dépasser l'ennui profond de ses deux premiers tiers. Très inégal, certainement surestimé mais bénéfique sur le tard. Un classique.
    NusaDua
    NusaDua

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    5,0
    Publiée le 21 décembre 2015
    Pièce maitresse du cinéma Italien, Il Gattopardo n’a certainement pas usurpé son titre : cette plongée dans l’Italie révolutionnaire, au sein d’une aristocratie en fin de règne, constitue un témoignage fascinant d’une époque révolue, qui a d’autant plus de valeur quand on sait que le réalisateur Luchino Visconti est lui-même issu de cette caste. La mise en scène particulièrement fastueuse et fourmillant de détails, que ce soit pour les scènes intérieures (des palais splendides) mais aussi extérieures (la révolution) rendent cette œuvre rare et précieuse, tout en proposant une tension appréciable, notamment dans la dernière partie. L’ensemble, fluide et profond, est magnifié par l’interprétation exceptionnelle de Burt Lancaster, patriarche impressionnant et empreint de sagesse, vaguement vacillant, qui contribue encore plus à l’aspect crépusculaire du film. Un authentique chef d’œuvre !
    Louis-Auxile M.
    Louis-Auxile M.

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    3,0
    Publiée le 18 septembre 2010
    Un film qui sent bon l’Italie. Le scénario, calqué sur l’œuvre littéraire originale et homonyme de Di Lampedusa, est de ceux dont le classicisme à l’eau de rose satisfera d’autant plus la cinéphilie de votre grand-mère que la réalisation et le jeu des acteurs, fort jolis et sans prétentions, s’y accordent tout à fait. Mais malheureusement ce ne sont pas ses longueurs qui rendront le film éternel, et malgré ses belles images et ses beaux sentiments, il est aujourd’hui un peu défraîchi. A éviter pour les nouvelles générations.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 429 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    5,0
    Publiée le 15 septembre 2015
    Quelle claque ! À peine remis de La Dolce Vita de Fellini, voilà Visconti qui me met face à Le Guépard, oeuvre d'une immense richesse, défiant l'épreuve du temps et s'approchant de la perfection, tant dans le fond que dans la forme. Ici Visconti nous plonge littéralement dans l'Italie du XIXème siècle pour y suivre le déclin d'une certaine aristocratie et la montée de la bourgeoisie, avec un contexte politique très fort, celui de lutte contestataire notamment menée par les chemises rouges. Visconti met en place plusieurs mondes, et classes sociales, différents, les croise et créé des liens entre eux, le tout avec une grande, fine et intelligente écriture et qui renforce la richesse de l'oeuvre et la vision d'un monde qui doit se reconstruire alors que l'Italie a du mal à se construire. Le contexte est très passionnant, surtout qu'il est ici bien exploité tandis que Visconti n'oublie surtout pas de bien mettre en place, et faire intelligemment évolué, les personnages. Axé autour d'un prince vieillissant et lucide sur le sort, à long terme, des siens, ils sont tous intéressants et aucune ne laisse indifférent, tant le neveu de celui-ci ou celle promise à ce dernier. Bijou d'écriture, Le Guépard est passionnant et chaque seconde sublimée par la mise en scène de Visconti qui met en place une ambiance aussi fascinante que crépusculaire voire mélancolique, sachant dans le même temps faire ressortir l'émotion et la puissance des enjeux et personnages, que ce soit par les majestueux dialogues ou de simples regards ou non-dits. Si le fond est passionnant et extrêmement bien écrit, que dire de la beauté formelle de l'oeuvre ? C'est tout simplement somptueux et Visconti livre une époustouflante succession de magnifiques tableaux. Tout est parfaitement orchestré et approche des degrés de perfection, tant dans les mouvements de caméra, que la photographie, la lumière, les décors, la magnifique partition de Nino Rota ou les costumes. Les plans de Visconti sont toujours judicieusement choisis, sachant bien mettre en valeur les sentiments des personnages ou le contexte de l'époque. Chaque image est minutieusement travaillée tandis qu'il capte le temps, donnant des scènes mémorables et merveilleuses à l'image de la longue séquence du bal ou du final. Le rythme est judicieusement choisi, permettant à Visconti de mettre en place le crépuscule d'une classe, les jeux de pouvoirs ainsi qu'une Italie vivant dans une période difficile où les tensions sont fortes. Tout cela, Visconti nous y plonge pour nous donner l'impression d'être aux côtés des personnages. Et enfin, Le Guépard c'est aussi un formidable Burt Lancaster, lucide et émouvant apportant sa présence et sa classe, un Alain Delon au sommet de son charisme, voire même de sa carrière avec son bandeau, ainsi qu'une Claudia Cardinale magnifique. Des interprètes qui deviennent des personnages historiques, se fondent dans leur rôle et bénéficie d'une excellente direction. En 1963 à Cannes, Visconti et Le Guépard remporteront la récompense suprême en battant Hitchcock et Les Oiseaux ainsi que Fellini et son 8 1/2. Une oeuvre immense, tant sur le fond que la forme où Visconti nous imprègne de l'ambiance crépusculaire de ce monde à reconstruire et nous plonge littéralement dans une oeuvre aussi passionnante qu'émouvante.
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