Interminable ! J'ai eu l'impression d'être devant "Les feux de l'amour" tant c'est lent, mou et dont les dialogues sont conventionnels ! La reconstitution est bonne et les acteurs suffisants sans être excellents. Mais le film est si lent, si long et si conventionnel (Oui, je me répète) que je n'irai pas le recommander. L'intrigue est difficile à suivre sans s'endormir et mériterait un deuxième visionnage. très peu, pour moi.
Ok ça paraît parfois long... Ok je ne suis pas fan de Delon qui en fait des tonnes, pas très crédibles. Mais c'est quand même un grand film, de beaux décors et de beaux paysages magnifiquement filmés par Visconti. L'histoire donne à réfléchir sur l'évolution des sociétés, des hommes qui les composent, la vieillesse, l'opportunisme, l'amour, etc. Il m'a manqué probablement des références historiques sur l'Italie pour pouvoir apprécier à sa juste valeur ce film que beaucoup qualifient de chef-d'oeuvre...
typiquement le film allergique au format TV, dieu que l'écran est petit! Bon c'est un film avec des princes et princesses avec de jolies costumes et tout, une histoire d'amour avec une folie fille, des pique niques bourgeois à l'ombre d'un olivier, des chevauchés sauvages à dos de cheval, et un acteur qui pourrait à lui seul gâcher un film, le Delon, le très très suffisant Delon. Ben moi, j'en ai profiter pour faire mon roupillon au milieu de film ou plutôt vers la fin, y a un bal avec de le jolie musique et tout.
Œuvre indigeste qui a reçu la Palme d'Or lors du Festival de Cannes en 1963 , narrant l'histoire d'une annexion italienne et un mariage entre une jeune homme prénommé Tancrède Falconeri neveu de Fabrizio Corbera de Salina un prince , et d'une ravissante jeune femme Angelica Sedara interprétée par Claudia Cardinale. Luchino Visconti nous livre de magnifiques paysages siciliens ( semblables à ceux présent dans le parrain un et deux ). Alain Delon au panache démesuré s'impose dans le film campant le personnage du jeune homme fougueux et charismatique. Le but du film est cependant très difficile à cerner et le spectateur fait face à des longueurs interminables ! Il suffit d'une heure pour décrocher , le film ce transforme alors en vrai supplice ! Une étoile pour l'interprétation des acteurs et des sublimes paysages siciliens.
Un des plus grands films de Visconti (même si je préfèrerait toujours "Ludwig" et "Les Damnés"), le meilleur rôle de Delon et Lancaster...et une sublime Claudia Cardinale. Musique renversante, histoire épatante, décors somptueux, scènes cultes (aaah, le bandeau sur l'oeil de Delon...), que demander de plus ? Un splendide film, un des plus grands qui soient.
Mal vieilli. Certes les décors et costumes, les "tableaux" sont superbes, mais tout le reste est pénible. Le doublage des acteurs non-Italiens est expédié, les interprétations sont outrancières, le thème du changement d'époque, le célèbre "il faut que tout change pour que rien ne change", rabâché.Mais, surtout, la bataille de Palerme est du plus haut comique : on y voit des protagonistes courir dans tous les sens sans l'ombre d'un combat. A voir, comme on visite un musée, pour rendre hommage à un temps passé, heureusement.
Tout le monde a beau dire que c'est un film splendide, que c'est un chef d'oeuvre, tout ce que vous voulez mais je me suis ennuyée à mourir et j'attendais la scene du bal sensée clore le film avec impatience!! L'étoile que je mets est uniquement descernée aux costumes et au cadre.
Quelle claque ! À peine remis de La Dolce Vita de Fellini, voilà Visconti qui me met face à Le Guépard, oeuvre d'une immense richesse, défiant l'épreuve du temps et s'approchant de la perfection, tant dans le fond que dans la forme.
Ici Visconti nous plonge littéralement dans l'Italie du XIXème siècle pour y suivre le déclin d'une certaine aristocratie et la montée de la bourgeoisie, avec un contexte politique très fort, celui de lutte contestataire notamment menée par les chemises rouges. Visconti met en place plusieurs mondes, et classes sociales, différents, les croise et créé des liens entre eux, le tout avec une grande, fine et intelligente écriture et qui renforce la richesse de l'oeuvre et la vision d'un monde qui doit se reconstruire alors que l'Italie a du mal à se construire.
Le contexte est très passionnant, surtout qu'il est ici bien exploité tandis que Visconti n'oublie surtout pas de bien mettre en place, et faire intelligemment évolué, les personnages. Axé autour d'un prince vieillissant et lucide sur le sort, à long terme, des siens, ils sont tous intéressants et aucune ne laisse indifférent, tant le neveu de celui-ci ou celle promise à ce dernier. Bijou d'écriture, Le Guépard est passionnant et chaque seconde sublimée par la mise en scène de Visconti qui met en place une ambiance aussi fascinante que crépusculaire voire mélancolique, sachant dans le même temps faire ressortir l'émotion et la puissance des enjeux et personnages, que ce soit par les majestueux dialogues ou de simples regards ou non-dits.
Si le fond est passionnant et extrêmement bien écrit, que dire de la beauté formelle de l'oeuvre ? C'est tout simplement somptueux et Visconti livre une époustouflante succession de magnifiques tableaux. Tout est parfaitement orchestré et approche des degrés de perfection, tant dans les mouvements de caméra, que la photographie, la lumière, les décors, la magnifique partition de Nino Rota ou les costumes. Les plans de Visconti sont toujours judicieusement choisis, sachant bien mettre en valeur les sentiments des personnages ou le contexte de l'époque. Chaque image est minutieusement travaillée tandis qu'il capte le temps, donnant des scènes mémorables et merveilleuses à l'image de la longue séquence du bal ou du final.
Le rythme est judicieusement choisi, permettant à Visconti de mettre en place le crépuscule d'une classe, les jeux de pouvoirs ainsi qu'une Italie vivant dans une période difficile où les tensions sont fortes. Tout cela, Visconti nous y plonge pour nous donner l'impression d'être aux côtés des personnages. Et enfin, Le Guépard c'est aussi un formidable Burt Lancaster, lucide et émouvant apportant sa présence et sa classe, un Alain Delon au sommet de son charisme, voire même de sa carrière avec son bandeau, ainsi qu'une Claudia Cardinale magnifique. Des interprètes qui deviennent des personnages historiques, se fondent dans leur rôle et bénéficie d'une excellente direction. En 1963 à Cannes, Visconti et Le Guépard remporteront la récompense suprême en battant Hitchcock et Les Oiseaux ainsi que Fellini et son 8 1/2.
Une oeuvre immense, tant sur le fond que la forme où Visconti nous imprègne de l'ambiance crépusculaire de ce monde à reconstruire et nous plonge littéralement dans une oeuvre aussi passionnante qu'émouvante.
Le guépard, j'avoue que j'avais peur de ce film, m'attendant à un truc très ennuyeux. Et dans ce sens j'ai eu raison d'avoir eu peur : c'est un film extrêmement lent, et qui en plus dure 3h... Y a intérêt à s'accrocher, surtout que le film n'a pas d'enjeu réel. J'ai fini par m'habituer à ce rythme au bout d'une heure de film, même si le reste ne m'a quand-même pas passionné. Le film n'est clairement pas mauvais non plus : tout d'abord tout (cadres, décors, costumes...) est fait pour qu'on se croit dans une peinture, et c'est magnifique. Si l'on ajoute à cela une écriture intelligente et un Burt Lancaster excellent, on obtient un film qui a ses atouts, mais auquel j'ai peu accroché.
Difficile d'adapter le roman très méditatif et éthéré du prince de Lampedusa. Il ne fallait pas moins que le talent de Visconti pour s'y attaquer. Néanmoins, ce magnifique film de trois heures peine à trouver son rythme, justement parce que le roman ne se prête guère à une adaptation cinématographique. La beauté des décors, le talent des acteurs, la splendeur des costumes, tout cela souligne l'immense talent du plus grand réalisateur italien. Ce que Visconti ne pouvait faire, en revanche, c'était soumettre le roman aux exigences du septième art : comment retranscrire les phrases pleines de profondeur du Prince de Salina dans des dialogues qui restent spontanés, comment faire ressortir la méditation du Guépard sans utiliser la voix off, et surtout comment faire de l'oeuvre presque anti-romanesque (pas de grandes péripéties, un fil rouge peu voyant, etc., l'essentiel se passant en profondeur et dans le non dit) un film accessible ? Le Guépard est beau à voir, mais on peut avoir le sentiment qu'il ne s'y passe pas grand chose parce que tout est suggéré et sous entendu. L'ennui peut donc poindre le bout de son nez, ce qui prouve la difficulté à adapter l'oeuvre au cinéma. Cependant, le Guépard reste indispensable parce que, sur le fond, il parvient malgré tout à donner un écho de la profondeur du livre, et, sur la forme, parce qu'il reste un chef d'oeuvre absolu du cinéma.
Encore un film complètement surcoté! Uniquement parce que Visconti se trouve derrière la caméra... Autant le dire tout de suite, l'ennui s'installe dès le départ et pour ne rien céder jusqu'à la fin de cet interminable bal! Quant à Delon, il est aussi arrogant et suffisant qu'à l'habitude. Bonne chance aux courageux qui tiendront aussi pendant ces presque 3 heures qui n'en finissent pas!
Je n'ai pas vu beaucoup d'intérêt à ce film sur l'italie et surtout, les siciliens. Des scènes se passent sans fil conducteur et, durant 3h, c'est l'ennui total à essayer désespéremment à chercher un but quelconque de regarder ce drame. Je laisse tout de même une étoile pour l'interprétation, en particulier du vieux qui m'a touché alors que je ne comprenais rien. Bravo!
Le contexte géo-politique et historique reste flou, surtout pour les néophytes, mais l'unification de l'Italie qui reste complexe, reste anecdotique car elle n'est qu'un contexte pour montrer avant tout une société en pleine mutation observée de façon aussi désabusée que sceptique par un Prince d'un autre temps. Mélancolie et nostalgie se mêlent, entre parties de chasse, la gestion matrimoniale d'un Tancrède qui reste un partie prisée, jusqu'à l'arrivée de la partie la plus mythique du film, le bal grandiose où des citoyens qui n'étaient jamais conviés le sont désormais, surtout quand on est aidé d'une fille sublime. Un Prince joué par un Burt Lancaster sobre, classieux, imposant et tout à fait félin, on perçoit qu'il devait être un lion (!) dans sa jeunesse jusqu'à sentir le jeune Tancrède/Delon un brin jaloux de son oncle quand sa promise Angelica/Cardinale offre une tendresse sujette à ambiguité au Prince qu'on sait encore vigoureux. Luchino Visconti signe un fresque historique et intime qui pourrait être le drame ultime d'un adieu inévitable. Un monument du cinéma à voir au moins une fois. Site : Selenie.fr
Le livre de tommasi di lampedusa étant un de mes livres préférés, cela faisait un moment que je voulais voir l'adaptation (encensée) de visconti... c'est chose faite, et je suis un peu déçu ! est-ce parce que finalement le matériau originel ne s'y prêtait pas ? peut-être... car visconti l'adapte plutôt fidèlement, reprenant bien sûr un bon nombre d'éléments et de répliques fabuleuses tirés du livre (dont le fameux "il faut que tout change pour que rien ne change" qui arrive très vite, trop vite il me semble... mais il ne reprend pas par ailleurs totalement le formidable monologue du prince sur la sicile et les siciliens), ajoutant une longue scène de guerre plus naïve qu'épique (alors que dans le livre elle n'est qu'évoquée), rallongeant un poil trop la scène du bal, jusqu'à une fin plus abrupte, et moins crépusculaire... plus que l'usure d'un homme et la fin d'une époque, le livre finissait sur la fin d'une famille à l'aube d'une nouvelle ère sinon les paysages arides, désolés voire apocalyptiques de la sicile, la chaleur et la moiteur (et les personnages qui transpirent et s'essuient à tout bout de champ) sont parfaitement repris, tout comme les grands et magnifiques palaces, parfois vieux et délabrés le doublage des acteurs non italiens ont , je trouve, un peu mal vieilli pour notre génération habituée aux versions originales, mais burt lancaster fait un formidable guépard, prince de salina léonin, aux sourcils et favoris ardents.
Parenthèse dans la veine néoréaliste de Visconti, « Senso », par son esthétique, son ambiance, ses thèmes et le milieu dans lequel il se déroulait, était annonciateur de ce chef d’œuvre réalisé neuf ans plus tard. Il tenait beaucoup de l’opéra et de son coté exacerbé et démonstratif, alors que ce « Guépard » relève de la littérature et du grand art cinématographique. Le film nous montre la fin d’un monde, la perception de cette fin par le personnage principal, le Prince Salina, et sa perception de l’approche de sa propre mort. Il s’agit de la prise de pouvoir par la bourgeoisie au détriment de l’aristocratie ; Visconti n’omet pas au passage de montrer l’oubli du petit peuple par cette bourgeoisie et les compromissions de nombreux aristocrates avec la prochaine classe dominante afin de s’assurer la conservation de privilèges, factices aux yeux du cinéaste et de son personnage. Ce qui est touchant, c’est que les hautes valeurs intellectuelles et morales qui devaient, ou auraient dû, caractériser, dans la conception et l’idéal que le Prince s’en faisait, la classe sociale à laquelle il appartenait, laissent place aux préoccupations mercantiles et bassement politiques des nouveaux riches, symbolisés par Don Calogero. Ce qui est touchant c’est de voir un homme regarder intelligemment, avec conscience et nostalgie, la fin de son univers en s’approchant de la mort. Le rythme du film est ample, majestueux, presque solennel, à l’image de cet homme. A la fois grandiose, éblouissant et minutieux (Visconti avait un tel souci du détail qu’il exigeait que même les tiroirs et meubles jamais ouverts dans le film soient remplis de d’objets d’époque…), le film est un exemple d’intelligence, de délicatesse, de sensibilité et de beauté. On sent bien sûr que, pour la première fois, après de nombreux films sociaux, le cinéaste a mis beaucoup de lui-même dans son personnage, très finement interprété par Burt Lancaster ; c’est sans doute pourquoi ce chef d’œuvre absolu est si émouvant.