Le Guépard
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fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2017
Ce film est surement un chef d’œuvre mais c'est pareil qu'une œuvre d'art, il faut être initié pour en gouter toutes les subtilités. Néanmoins on peut en tant que simple spectateur non ou peu averti y trouver son intérêt je suppose. Ce film est une fresque, un péplum sicilien dont l'action se situerait au 19ème siècle, voire une comédie musicale ou presque avec sa scène de bal à rallonge. Bref c'est costumé, féérique, grandiose au sens premier.
Burt Lancaster est magistral, Delon en noble princier arrogant aussi sans oublié Cardinale. On y retrouve les traces familiales de Visconti, l'affrontement entre la jeunesse et les ainés, la fin des nobles pour la venue de la noblesse et de la République.
C'est l'histoire de cet homme qui veut que rien ne change, mais qui sait que tout va changer même s'il essaie de faire tout pour que ça n'arrive pas.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2008
L'un des chefs-d'oeuvre de Visconti. Une fresque romanesque avec des décors grandioses et un casting impressionnant. La photographie est très soignée. Inoubliable !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2014
Burt Lancaster à la fois très viril, dominateur, généreux et sagace. Delon dans un rôle d'opportuniste séducteur qui lui va comme un gant, Claudia Cardinale animale et ravissante.
Chaque plan est un tableau baroque, chaque dialogue est ciselé à l'intelligence, un souffle nostalgique et puissant traverse le film. Un chef d'œuvre d'un temps ou La Palme d'Or était méritée.
criston
criston

23 abonnés 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2007
Un bon film avec des tres bons acteurs comme Burt Lancaster.Le scenario est bien ainsi que la musique pour un film qui dure 3h je n'est pas vu le temps passer.Bref un super film mais que je trouve un peu mou vers la fin car sa se passe trop dans la salle de fête environ 20 minutes c'est un peu chiant. Mais bon un excellent film que je vous conseille.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2021
C est un film que je vous et revois sans m en lasser. Un film si esthétiquement réussi, son décor, ses acteurs... irrésistibles. Cette ambiance empreints de fin de règne contribue à lui donner ce caractère nostalgie d un temps perdu.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2011
Sublime est la mise en majesté des tressautements de l'âme humaine chez Visconti. Magique est la stupeur qui se dévoile de la bouche d'un de ses comédiens. Inconcevable est l'émotion, la tendresse de l'amour mêlée au grave chagrin de la mort, qui pénètre mélancoliquement l'oeuvre du plus grand des cinéastes italiens, et du monde entier. Il s'agit d'abord de diviniser des acteurs, des personnages, il s'agit de chuchoter un mot, de couvrir l'histoire d'un flot de délices dans la mise en scène, d'écarter tout l'immobilisme des décors figés, de placer, comme si le temps ne comptait plus pour autre chose que celui de se soûler d'un peu de bonheur, un lieu, une image, une époque, une émotion, un mot, un baiser, dans un lieu dont les murs sont abolis, décalant aussi les frontières entre plusieurs décors qui viennent à se rejoindre. Il s'agit d'une poésie, d'un vers sublimé, d'une pensée aristocratique et profondément philosophique, autant que d'une scène de bal qui n'en finit pas de rendre ivre. Mouvementé, immobile, silencieux ou bruyant, "Le guépard" respire de tout comme d'une même manière, à la même échelle, gouvernée par la simple idée de l'homme au-dessus de tout. C'est un cinéma intemporel, presque méconnu aujourd'hui et Dieu punisse les misérables qui ne savent considérer encore l'infinie splendeur de cet art si particulier que Visconti a en répandant sa vision de la nature humaine comme s'il nous communiquait la fin des temps. Intemporel car il respire de tout, élargit un regard sur les déchets de l'être humain ou fait bruisser au contraire la marque de son intelligence. Intemporel car, même s'il tranche sur certains points avec vivacité, ce qui ne rendra jamais unanime - et Dieu merci - , "Le guépard" a la force de sa construction comme un de ces grands romans épiques qui vous font partager, avec le goût du verbe et du plaisir, les grandes vies, faites d'amour, de richesse, et de décadence, de trahisons. Il serait d'une bêtise considérable de dire que "Le guépard
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2012
Le Guépard est vraiment le genre de film qu'on regarde sans chercher un gros divertissement. Car, il faut bien le reconnaître, le rythme n'est pas des plus stimulants. Bon autant dire que si l'on a soif d'action (et quand je parle d'action je ne parle même pas au sens cliché du terme, mais tout simplement de film à rebondissements, de film où c'est la fluidité du scénario qui fait tout) on frappe ici à la mauvaise porte. Oui, le Guépard est lent. Pas lent comme peut l'être un film contemplatif à la Jarmusch par exemple, mais lent parce que Visconti a choisi de construire son film autour de quelques scènes majeures en les développant énormément (exemple : la scène du bal). Et si le rythme du film est lent, le scénario est loin d'être vide ! Il s'y passe (presque paradoxalement) énormément de choses (bouleversement dans l'histoire de la Sicile qui assiste à la remise en question du règne de la noblesse, mise en place de "bureaux de votes", révolutions...) car le contexte du film est chargé. Mais en fait ce qui, pour moi, fait la beauté du film, c'est la focalisation que fait Visconti sur la psychologie de Fabrizio Corbera (interpreté par un Burt Lancaster magistral...). Je n'ai pas lu le livre, mais j'ai cru comprendre qu'il s'y passait beaucoup plus de choses. Je pense qu'il ne faut donc pas chercher à voir en ce film une adaptation fidèle du livre mais plutôt une interprétation, un choix. Ici Visconti a décidé de se focaliser sur certains aspects du livre pour pouvoir en retranscrire la densité. Et c'est un pari qui me semble gagné (et donnerait presque envie à l'affreuse flemmarde que je suis de lire le bouquin, c'est pour dire). Le guépard pour moi, c'est un magnifique portrait de l'homme dans toutes ses contradictions, dans sa dualité. Et à travers le prince de Salina, on a l'incarnation de toute cette problématique existentielle. Assistant à une nouvelle ère historique (déclin de l'aristocratie et arrivée d'une classe politisée), il se retrouve le cul entre deux chaises (car il ne rejette pas ces avancées puisque par exemple, il cautionne, et encourage même, le mariage de Tancredi et d'Angelica qui représente la nouvelle classe puissante). Il se retrouve aussi à un âge bâtard, il projette l'avenir à travers son neveu et ne se voit pas vieillir, alors qu'il n'est pourtant pas à un âge hyper avancé. Comme si, avec ce bouleversement historique, il n'avait finalement plus sa place. Visconti nous montre avec un grand talent, tout au long du Guépard, cette espèce de résignation qui caractérise le personnage du prince, une sorte d'abnégation qui fait qu'il passe son temps à intermedier les choses mais que son personnage semble presque déjà mort. La scène du bal, où le prince éprouve une immense nostalgie pour sa jeunesse, est magnifique. Elle a beau être très longue, tout a une symbolique et un sens, et du coup on ne s'y ennuie jamais. Et la fin du film, qui sous-entend la mort de Salina, est d'une très belle gravité. Voilà, c'est vraiment ce personnage qui m'a marquée dans le film, je le trouve extrêmement abouti, et Burt Lancaster est incroyablement habité par son rôle. Tout le reste du film est plaisant aussi : l'esthétique est parfaite, les paysages sont à couper le souffle, les dialogues sont percutants (le passage où Reggiani raconte au prince, posé au pied d'un arbre, l'histoire de la famille Calogero est passionnant, ou encore le magnifique passage où le prince parle de la Sicile et des Siciliens à Chevaley), les scènes de danse sont enchanteresses, et Alain Delon et Claudia Cardinale sont probablement les acteurs les plus à même de représenter cette jeunesse belle, ambitieuse et à qui tout semble promis. Bref, en somme le Guépard n'est pas un film que je regarderais tous les jours, l'histoire ne me passionne pas spécialement, mais il est d'une qualité incroyable si l'on accepte de s'y plonger, surtout dans le traitement de ses personnages, extrêmement minutieux et réussi.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 avril 2014
Profond et très ambitieux, ce film repose beaucoup sur les épaules de ses acteurs (Burt Lancaster, Alain Delon, et Serge Reggiani sont au top, surtout Burt) et sur sa mise en scène magnifique et très colorée propre à évoquer le paysage méditerranéen de la Sicile. Voici un guépard puissant et appelle à la réflexion sur la vieillesse et la légitimité des ordres établis ("nous autres Lions et Tigres dominions ce monde, les hyènes et les chacals ont pris notre place, mais comme nous ils se croient le sel de la terre" nous dit le prince Salina, le profond personnage central de cette fresque). Pourtant, la longueur de l'oeuvre est assez harassante, et n'évite pas quelques quarts d'heure d'ennui, car, contrairement à d'autres films fleuve tels que Le Docteur Jivago, Le Guépard manque des rebondissements nécessaires pour renouveler l’intérêt qu'on lui porte. Résultat, on est bouleversé et secoué, mais on se cache pas que c'était carrément long pour un bouleversement.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2020
J’ai vu le film il y a quelques années et viens de le revoir. Il est encore mieux que dans mon souvenir. La mise en scène de Visconti est flamboyante. Alain Delon et Claudia Cardinale sont majestueux, d’une beauté insolente et crèvent l’écran à chaque scène. Burt Lancaster est le patriarche d’une famille noble qui sent que le déclin de la noblesse est proche après que Garibaldi a débarqué en Sicile. Ce sera la fin du guépard. Les dialogues sont percutants et les vérités politique bien établies. L’église est critiquée car comme de tout temps, les hommes d’église se tourneront toujours vers les plus puissants. Le prince Salina prononce à un moment cette phrase « Il fallait que quelque chose change pour que tout puisse rester comme avant ». Une phrase qui marque bien l’état d’esprit de ces familles qui doivent bouger pour ne pas risquer de tout perdre. Salina accepte donc une mésalliance et marie son neveu à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante. La noblesse déclinante devra cohabiter avec la nouvelle bourgeoisie. Salina s’en doutait, il en aura la preuve lors du fameux bal. Cet homme qui était puissant s’isole pour réfléchir et verse quelques larmes sur son passé perdu. Burt Lancaster est superbe et émouvant, on a envie de pleurer avec lui. Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il ne faut pas être trop jeune. Un pur chef d’œuvre à redécouvir avec quelques années de plus.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2014
Palme d'or 1963, un film de Visconti.
Donc, oui tu peux t'attendre à voir un bon film. La première scène, annonce la couleur de ce qui va être un film sur la déchéance de la noblesse en Sicile pendant la révolution en Italie de 1860.
L'aristocratie ce n'est pas quelque chose qui me touche particulièrement en revanche l'histoire et le cinéma, ça c'est ma tasse de thé. Mais peu importe c'est un film sur la fin d'un monde.
Visconti signe un film accompli, au niveau de la mise en scène, la scène du bal en est un bon exemple et accompli aussi au niveau de l'émotion, c'est une totale réussite.
Et une fois que vous vivez ces grands instants d'émotion et de grâce, il ne reste plus qu'a admirer les décors et les costumes qui sont magnifiques, mais pas autant que l'éblouissante Claudia Cardinale.
Mais encore que serait une mise en scène brillante sans de bons acteurs? Burt Lancaster est absolument fascinant dans son rôle de Prince qui, peu à peu perd ses illusions.
Alain Delon et Claudia Cardinal sont remarquables.
Une fresque historique passionnante.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2011
Cette grande fresque, chef-d'oeuvre pour nombre de critiques cinéphiles, est un film majeur du cinéma italien. Ceci étant dit, passé le plaisir de voir de grands noms du cinéma réunis - Claudia Cardinale étincelante, Alain Delon flamboyant, et Paolo Stoppa impressionnant de charisme -, la longueur du film tire vers l'ennui, notamment dans l'interminable séance de bal. En revanche, la mise en scène, parfaite, la retranscription de l'époque d'unification de l'Italie, font irrémédiablement du "Guépard" une oeuvre à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2010
Le film "Le Guépard", inspiré du roman de Lampedusa, se déroule dans la Sicile du XIXe, durant les années 1861-1863, lors du débarquement de l'armée garibaldienne. L'apprenant, le prince de Salina, don Fabrizio ne s'en émeut pas outre mesure, ayant appris à considérer les événements avec un certain recul. Le cours de l'histoire lui semble implacable aussi, sans rien changer à ses habitudes, part-il avec sa femme et ses sept enfants dans sa résidence d'été de Donnafugata où la population l'accueille avec affection et respect. Lors du banquet que le prince offre à cette occasion, le maire du village présente sa fille, la ravissante Angelica, dont la beauté séduit immédiatement Tancrède, le neveu du prince. Ce sera à l'occasion d'un bal fastueux qu'Angelica fera son entrée officielle dans le monde et que ses fiançailles seront annoncées, le prince et le maire s'étant accordés pour faciliter cette union qui réunit la nouvelle bourgeoisie ardente et ambitieuse à la vieille aristocratie digne et résignée. A l'aube de ce bal, le prince fatigué regagne à pied son palais et, contemplant le ciel où s'éteint la dernière étoile, a le sentiment que ce qui a constitué son monde s'évanouit comme elle pour laisser place à un univers nouveau qu'illustre l'alliance d'Angelica et de Tancrède.
Ce film est à n'en pas douter un incomparable chef-d'oeuvre. Visconti s'y révèle à la fois peintre, décorateur, artiste inspiré qui use de chaque image comme d'un révélateur capable de dévoiler les profondeurs de l'âme et la beauté esthétique des êtres et des choses. Chaque plan est inoubliable : autant la beauté nimbée des paysages siciliens que le luxe des palais ; autant l'apparition éblouissante d'Angelica au bal que l'ardeur du jeune Tancrède ; autant l'altière distinction du prince que la savoureuse bonhomie de Calogero et, qu'enfin, ce dernier regard de don Fabrizio sur l'insoutenable légèreté des choses.
Voir sur mon blog le cycle que j'ai consacré au cinéma italien.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2011
6 étoiles, on ne peut vraiment pas ?!?? Ou 7 ?! Rien, rien, rien de comparable n'a été fait de mon vivant de cinéphile... Burt Lancaster est hors du commun dans ce rôle.
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2011
C'est dans le contexte d'une Italie de fin de dix-neuvième siècle, en proie à la révolution , que Luchino Visconti peint le prince Don Fabrizio Salina , grand aristocrate partagé entre deux mondes , l'un qui s'effondre (celui qu'il a connu) et l'autre qui se met en place (celui qu'il se prépare à connaître). Les plans sombres et tristes où Burt Lancaster, grandiose acteur , se noie dans les ruelles au début et à la fin du film représente le monde représenté qui se meurt. Adaptée d’un roman écrit en 1957 par Tomasi di Lampedusa, la mise en scène du cinéaste de l'italien est incroyable. Soucis du détail, du décor,du costume , absolument tout est formidablement caractéristique de l'époque italienne. Comptant de même de grands seconds rôles tel Alain Delon superbe en Tancrède et Claudia Cardinale de même en jeune fiancée. Epique fresque au rythme très lent , pour exposer délicatement la lente descente de cette génération d'aristocrates italiens pendant le Risorgimento,mouvement nationaliste idéologique et politique qui aboutit à la formation de l’unité nationale entre 1859 et 1870. Sublime photo aussi à ne pas oublier , où les scènes de solitude du Guépard sont sidérantes comme la scène de Bal qui prend le tiers du film , somptueuse. Chef d’œuvre incontestable.
rogertg2
rogertg2

34 abonnés 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2007
Un film magnifique. Certains le trouvent beaucoup trop long mais personnellment, je ne m'y suis jamais ennuyé d'un bout à l'autre, bien qu'il n'y ait que très peu "d'action" suivant les critères de certains qui assimilent action avec changement de plan toutes les 2 ou 3 secondes ou plusieurs morts à chaque minute. Je ne compte plus le nombre de fois où je l'ai regardé. Quant aux acteurs, ils sont tous formidables, en particulier Burt Lancaster. Je comprends la dévotion d'Alain Delon quand il parle de lui dans ses intervieuws.
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