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Un visiteur
0,5
Publiée le 9 janvier 2007
0 étoile, même si es acteurs, LANCASTER en tête, jouent bien. On en a fait tout un plat de ce film que je m'attendais à quelque chose de grandisoe. A côté de cela, j'ai trouvé un film froid, ennuyeux à mourir, avec des longueurs interminables, et une scène de bal qui dure près d'une heure! Mais comme c'est VISCONTI, on n'ose pas émettre une critique négative! Ben moi si : c'est un film proche du néant (et proche du zéro pointé), qu'on aurait pu faire en 01H00, voir 01H30 au grand maximum. A oublier très vite! L'un des grands fiasco du cinéma!
Disons-le tout de suite, j'ai ressenti un grand ennui. Venu surtout du manque d'émotion dû à l'action. A la base le sujet politique est d'un ennui calamiteux. Avec Ludwig nous transcendions l'aspect politique et le film le faisait disparaître. Ici ce n'est que ça du début à la fin et ce moment d'Histoire italienne ne m'a vraiment pas passionné. Il m'a fait oublier que le film était une œuvre d'art. Dommage
Sicile, 1860. Les troupes de Garibaldi débarquent, provoquant une révolution italienne qui va changer la structure du pays. Le Prince de Salina est un noble vieillissant, qui vit dans la nostalgie et refuse de voir en face les transformations qui vont faire monter les nouveaux riches au pouvoir. Son neveu Tancrède, plus pragmatique et opportuniste, s'inscrit dans cette révolution pour tenter de s'attribuer une place de choix dans le futur système. Soyons direct : "Il Gattopardo" est tout simplement un grand moment de cinéma. Luchino Visconti aborde avec beaucoup de sensibilité, de réalisme, et de finesse un sujet politique passionnant, à savoir les mutations de l'ordre établi. On se centrera surtout sur le personnage de Burt Lancaster, choix de casting étonnant mais finalement très à propos, excellent en noble poussiéreux qui refuse de prendre pleinement conscience des évolutions autour de lui. Face à lui, Alain Delon convient bien à un fougueux opportuniste séducteur, tandis que Claudia Cardinale est sensuelle à souhait en jeune femme issue de la nouvelle caste. Par ailleurs, avec ses décors fabuleux (paysages naturels incroyables, costumes & intérieurs fastes...) et une gestion de main de maitre des foules, le film offre plusieurs scènes sublimes. Sans compter une jolie BO, et des dialogues travaillés, donc quelques uns resteront célèbres ("Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que nous changions tout"). Un classique du cinéma italien.
Adapté d'un roman italien de 1958, ce film retrace la naissance de la nation italienne au cours du XIXè siècle à travers une famille aristocratique sicilienne. Reprenant très fidèlement le roman, le réalisateur montre le déclin d'une classe dirigeante noble au profit d'une classe bourgeoise et comment les hommes les plus intelligents ou opportunistes prennent place dans ce nouveau système de pouvoir de telle sorte que, comme le dit l'un des personnages principaux du film, "tout change pour que rien ne change". Visconti, réalise avec intelligence un film qui peut paraître un peu académique mais qui n'en pas moins extrêmement bien pensé. Il s'attache à nous montrer conjointement par l'image l'ascension des uns et le déclin des autres qui ne voudraient pas laisser la place ou qui au contraire la laisseraient consciemment encore qu'un peu avec nostalgie. La dernière séquence du bal est d'ailleurs très emblématique à cet égard et a elle seule résume bien toute l'histoire bien qu'il faille se garder de mettre uniquement en avant cette longue séquence de fin tant tout le reste depuis le début est tout aussi très bien réalisé.
Tout a été dit sur ce film, je l'ai revu sur Netflix, images somptueuses, musique, interprétation, lyrisme. Ma définition du chef d'œuvre :beau pour l'œil et l'esprit, spectacle et reflexion (histoire politique, sociale version marxiste :la bourgeoisie remplace la noblesse)
Si Salina n’avait pas été un personnage purement fictif car, au lieu de n'être qu'une splendide peinture de la Sicile en pleine révolution, ce chef d'œuvre serait en plus une merveilleuse leçon d'histoire... En nous faisant découvrir un monde en pleine évolution à travers les choix que devra faire ce bourgeois sicilien, Visconti nous fait réfléchir sur des sujets éternels tels que l'héritage des valeurs et la sempiternelle lutte des classes. Mais cette fresque est surtout rentrée dans la légende grâce à son casting légendaire et son esthétisme unique, nous donnant une image inoubliable de la Sicile du 19ème siècle avec ses paysages, ses costumes mais aussi ses cotés sombres dans les villages en pleine misère, atteignant son apogée dans la scène de bal finale. Bref, une palme d'Or bien méritée.
Un classique qui met du temps à commencer et qui ennuie au début. La mise en scène de Visconti est statique. Mais la deuxième partie du film est mieux, plus intéressante. Burt Lancaster est excellent.
Véritable monument du cinéma, Le Guépard est une fresque historique bouleversante et sublime décrivant la chute, la décadence de la noblesse italienne. Le tout magnifiquement servi par d'extraordinaires acteurs, Burt Lancaster en tête (ainsi qu'Alain Delon, Claudia Cardinale, ... et un jeune Terence Hill qui joue ici sous son vrai nom italien). Chef d'oeuvre incontournable et marquant ...
Somptueuse adaptation du roman de Lampedusa. Un roman dans lequel Luchino Visconti a probablement trouvé des résonances personnelles, lui qui est issu d'une illustre famille (lombarde). Quant à la Sicile, le réalisateur s'y était déjà intéressé quinze plus tôt en tournant La Terre tremble, documentaire néoréaliste sur la misère des pêcheurs. Autre style, autre classe sociale, autre époque... Au fond, les motivations biographiques et géographiques sont anecdotiques. Ce qui a certainement séduit Visconti dans le roman de Lampedusa, outre sa qualité, c'est son parfum de décadence, parfum que l'on retrouvera dans nombre de ses films comme une constante thématique et stylistique (Les Damnés, Mort à Venise, Violence et Passion...). "J'ai de la décadence un opinion très favorable", dira-t-il après Violence et Passion. Visconti peint ici le portrait d'un homme (le prince Salina) et le tableau de son milieu (l'aristocratie sicilienne) dans une période historique charnière (la seconde moitié du XIXe siècle, qui voit la bourgeoisie supplanter peu à peu la noblesse ancestrale). C'est le portrait d'un homme vieillissant mais lucide, qui s'adapte suffisamment pour préserver l'essentiel ("changer pour que rien ne change"), tout en faisant le deuil du passé et en ressentant une insondable mélancolie. Burt Lancaster confère à son personnage une élégance et une dignité incroyables, tout de raideur et de subtilité mêlées. Il est magnifique et touchant. C'est sûrement la plus belle prestation de sa carrière. Et l'une des plus grandes performances d'acteurs de tous les temps. À côté de lui, en opposition, Alain Delon et Claudia Cardinale incarnent parfaitement la beauté et la fougue de la jeunesse, ainsi que le renouveau sur le plan social et politique. Quant au tableau du milieu aristocratique, monde finissant, Visconti le restitue dans toute sa magnificence, comme un chant du cygne. La reconstitution est d'un luxe inouï. Chaque détail est soigné et le tout est magnifié par la photographie (couleurs sublimes) et la mise en scène (à la fois fluide et d'une grande qualité picturale). Point d'orgue de cette reconstitution : la longue scène de bal finale. Cette scène d'anthologie résume tout le film : la vieillesse croise la jeunesse, le faste côtoie le vulgaire (propos ironiques sur les "petits singes", plans sur les pots de chambre...). Les temps changent. La beauté d'antan commence à se corrompre. L'atmosphère devient étouffante. Et le prince Salina s'en va au petit matin, seul, vacillant légèrement dans la pénombre. Raffiné, intelligent, émouvant, contemplatif sans jamais être ennuyeux, Le Guépard n'a qu'un seul défaut : le doublage des voix en VO italienne, vraiment approximatif. Mais peu importe...
"Il Gatopardo" est le film pivot de la filmo de Visconti. En même temps qu'il oppose vieilliesse et jeunesse ( Lancaster contre Delon ), noblesse et prolétariat ( Lancaster contre Stoppa ), il oppose sa période néo-réaliste ( "Il Gatopardo" est parsemé de plan étrangement ressemblant à "La Terra trema" mais en couleur ) et sa période "esthético-colorée". Les plans sont beaux à souhait, une petite dizaine font penser à du Monnet. Cette oeuvre offre assurément le meilleur rôle de Burt Lancaster en noble sage et victime. Ici son personnage n'est pas la victime plaignante et beuglant ses maux, il est la victime passive, consciente de l'inéluctabilité des choses. "Il Gatopardo" est en fait une comi-tragédie où le final ( sans être aussi pessimiste que "Vaghe stelle dell'Orsa" ou "Ossession" ) est inévitable : il est la prise en compte de la chute des valeurs. A travers la larme du Prince brille tout les désarrois du personnage où, derrière une sagesse philosophique, se cache la détresse du changement et la peur de celà. "Il Gatopardo" est aussi la preuve que Giuseppe Rotunno est capable de beaucoup mieux qu'"E la nave va". En conclusion, ce bijou à l'image magnifique est en accord avec Visconti : tout change.
"Le Guépard" est un film d'une incroyable beauté esthétique. Et sa beauté est comparable à un des films d'Akira Kurosawa, "Ran", ayant le même flux esthètique et la même profondeur du traitement de l'âme humaine, bien que sur ce dernier point, "Ran", est encore plus abouti. "Le Guépard" montre la chute de l'aristocratie italienne et de son prince, faisant ainsi place à l'instauration d'une nouvelle institution, la république. Et cette chute, bien entendue, se fait dans la guerre, comme il est de coutume dans les changements d'époque. La chute de ceux qui furent les maîtres ne se fait pas dans le sang, car apparemment, aucun membre important de la famille aristocratique du prince ne se fait tuer, sinon au pire, sa famille se fait chasser de leur propriété principale, et surtout pour leur sécurité. Ce qui est extraordinaire, c'est la façon de voir les choses de cette famille aristocratique. Tout est bon pour réhabiliter leur honneur, ou du moins pour amortir au mieux la chute inéluctable de leur rang. Les affaires d'arrangement politico-politicienne sont nombreuses, à savoir par exemple, collaboration entre politique, mariages de raison (ou d'amour ?), nouvelle sympathie et union avec l'armée, etc. Même dans la chute, tout est bon à prendre. L'interprétation magistrale de Burt Lancaster en prince Salina vaut son pesant d'or, et Alain Delon dans le rôle de Tancrède sent la joie de vivre et l'inconscience de la jeunesse. Magnifique. Et que dire de la jeune et prometteuse Claudia Cardinal dans le rôle d'Angelica Sedara, tout aussi insouciante, et d'une beauté qui ferait pâlir de jalousie une vierge du paradis. Néanmoins, le film n'est pas parfait, la cause à quelques longueurs mal négociées. La faute certainement à la durée gargantuesque de 3h30 du film. 3h00 de film aurait largement suffit et permis au film de se tirer avec un sans faute. Ce qui lui enlève une étoile. Mais le spectateur demeure. Magnifique.
Grande fresque sicilienne dans une bourgeoisie notoire, remplit de bassesse et mondanité sans nom. Chef d'œuvre de son temps, mais surtout vachement ennuyant. Il faut s'accrocher à son fauteuil pour ne pas tomber dans un ennui morbide. Alors oui, c'est beau. Ça oui forcément. Mais faire un film grand avec l'idée en tête qu'il sera grand, ça fait plus tape à l'œil au final qu'autre chose. J'ai pas aimé, simplement parce que ça ne raconte rien de pertinent. Pompeux, barbant, long... les mots me manquent.
L'histoire et l'image magnifiques. Mais ce film a été tourné en 3 langues. Italien, anglais, français. Ça saute d'une langue à une autre selon le comédien (Cardinale->Lancaster->Delon). Aucune version n'est supportable. On garde juste la fameuse "pour que rien ne change, tout doit changer" et on ne regarde surtout pas, ça fait trop mal aux oreilles.
Une fresque fastueuse et somptueuse qui peint la décadence d'une aristocratie qui se débat dans le mouvement de l'Histoire afin de maintenir son rang, portée par un casting prestigieux. Un classique !
Avec son délicieux et Ô combien charismatique casting, ce film est un vrai régal pour les yeux : Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon, Terence Hill... Les villages italiens sont charmants et les scènes de bal sont d'une grande beauté. Des longueurs certes mais une fresque historique de qualité, sur une sublime musique.