Le Guépard
Note moyenne
4,0
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205 critiques spectateurs

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71 critiques
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30 critiques
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21 critiques
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bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 230 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2022
Un film remarquable made in Italie que nous offre le cinéaste Luchino Visconti qui signe là un coup de maitre !!
J'ai vu très peu de film de ce réalisateur Italien mais avec "Le guépard", il dispose de moyens financiers et artistiques pour adapter un roman célèbre au pays des spaghettis et s'en sort merveilleusement bien auquel la Palme d'or au festival de Cannes en est une des plus mémorables. Luchino Visconti prend son temps pour raconter l'histoire mis à l'écran et son travail, avec son équipe technique, est admirable aux points de vues de la photographie, des costumes, des décors, de la mise en scène comme les parties de chasses dans les prairies Siciliennes ensoleillés ou la longue scène de mariage vers la fin, le scénario commençant par la révolution Sicilienne ou avec les complots princiers, franchement, quel Maestro !! Burt Lancaster a un role en or qu'il incarne magistralement. A ses cotès, Alain Delon et Claudia Cardinale forment un duo de couple charismatique et dans les seconds roles, il y a la présence de Terence Hill et Serge Reggiani. Chef d'oeuvre.
Charlotte28
Charlotte28

206 abonnés 2 908 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2018
Un film dont l'intérêt réside dans le parallèle entre la décadence d'une Italie royaliste surannée et celle du prince incarné avec brio par Burt Lancaster. Les paysages siciliens sont mis en exergue par une réalisation qui s'attache au symbolisme des décors pour justifier les choix et les idéologies du protagoniste. La reconstitution historique, absolument réussie, a pour corollaire une certaine langueur pouvant ennuyer. Un rugissement d'agonie.
Claude DL
Claude DL

124 abonnés 1 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2024
J’ai eu du mal à noter ce film que je n’avais jamais vu, alors qu’il est considéré comme un must dans la filmographie d’Alain Delon. De très grandes qualités, d’abord, avec ce descriptif politique très réussi de la Sicile au 19ème siècle, où les chemises rouges garibaldiennes tentent de renverser le pouvoir du royaume de Naples aux mains des Bourbons, pour finalement arriver à une royauté issue du Nord de l’Italie. Trois principaux protagonistes interviennent dans ce « climat », le prince Salina, partisan de l’ordre qu’il a toujours connu, magnifiquement interprété par Burt Lancaster, son neveu Tancrède, qui a du mal à choisir son camp, passant des chemises rouges au nouveau pouvoir royal, interprété par le jeune Alain Delon, lequel tombe amoureux d’Angelica, issue d’un milieu de l’opposition, interprétée par Claudia Cardinale superbe. Outre le contexte historique magnifiquement rendu, on applaudît à la qualité de la photo, absolument somptueuse, avec des décors et des costumes, hommes et femmes, particulièrement soignés. J’ai moins adhéré à la musique de Nino Rota, parfois envahissante. Parmi les défauts, la durée non justifiée, notamment la célèbre scène du bal, beaucoup trop longue et n’apportant pas grand chose au récit. Mais globalement, ce film peut être considéré comme une véritable œuvre d’art ayant mérité ses trophées.
SB88
SB88

39 abonnés 1 617 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2021
Les fresques sont magnifiques, excellemment bien filmé, très bien colorisé.
En revanche, quel ennui. Le film est hyper lent et il ne se passe pas grand chose. Les personnages sont inintéressants, fades.
3/5
chatiment
chatiment

23 abonnés 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2016
Burt lancaster, Claudia Cardinal et Alain Delon... certainement leur meilleur film... avec une intrigue prenante et un jeu excellent
Bionman
Bionman

16 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2025
La splendeur visuelle du film lui vaut bien la moyenne mais pour le reste c’est un supplice . Dialogues interminables , réalisation figée , le film sent la poussière et même pour l’époque c’était déjà de la mise en scène ringarde au regard de ce qui était réalisé à la même période. Quelle dommage qu’on ne soit jamais transporté dans cette fresque éblouissante pour les mirettes.
Roub E.

1 316 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2020
Une fresque formidable, du cinéma à grand spectacle comme on en fait plus ayant pour toile de fond la Sicile au moment de l’unification Italienne . Visconti dresse le portrait d’une aristocratie qui se débat dans le mouvement de l’histoire pour maintenir son rang. « Il faut que tout change, pour que rien ne change »cette phrase de dialogue d’une acuité rare résume ce que veut raconter le film. La reconstitution est incroyable, les décors sont majestueux parmi peut être les plus beaux que je n’ai jamais vu dans un film montrant le faste dans lequel vivent ces grandes familles loin de la souffrance du peuple. Le film a traversé les années sans dommage il conserve aujourd’hui sa puissance, sa majesté. J’ai contemplé, analysé, scruté, c’est une œuvre dense et effectivement un film qu’il faut avoir vu.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2025
Film diffusé sur France2 en hommage au départ de Claudia Cardinale. Ce film mal choisi car la belle Claudia n'apparait qu'après une heure de projection et ne revient épisodiquement que pour quelques scènes. Burt Lancaster est très bon dans le rôle principal du Prince Salina.
Même s'il nous procure de belles images et de bons dialogues, ce film de Guerre historique, réalisé en 1963, n'a pas très bien vieilli ; durant 3 heures et ses inévitables pas ses longueurs, il parle surtout d'argent et de pouvoir sans passionner réellement.
CH1218
CH1218

283 abonnés 3 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2021
Luchino Visconti est le chef d’orchestre de cette fresque sicilienne d’une très grande beauté visuelle que sa restauration rend encore plus éclatante. La musique de Nino Rota, la photographie, les cadrages, les décors, les costumes et les paysages font partie intégrantes du film au même titre que Burt Lancaster, Claudia Cardinale ou encore Alain Delon. Aucun de ces atouts, si parfaits ou maîtrisés soient-ils, ne garantissent pourtant au « Guépard » de plaire, sur sa durée, à tout en chacun. D’ailleurs et en dépit du soin apporté à sa conception, la longue scène du bal finira par achever les plus désenchantés.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

165 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2021
Visconti se fascine pour les transformations du monde, et ça ne paraît pas innocent si le Royaume d'Italie venait de fêter son centenaire lors de la sortie du Guépard. « La Sicile sera toujours ce qu'elle est », s'exclame le prince sicilien. « Le "toujours" humain : un ou deux siècles », ajoute-t-il. Une prophétie touchante chez un homme dont la culture et la conscience politique se font ainsi le miroir de l'Italie à travers les époques avant qu'il disparaisse, englouti avec la noblesse sicilienne et ses palais.

Le Guépard replace l'île dans son contexte, se donnant tour à tour l'énergie narrative suscitée par les mouvements politiques, puis celle d'une superproduction aux décors et aux costumes incroyables. Le prince, stoïque, sait qu'il est en train de se faire balayer par le cours de l'Histoire, que l'avenir réserve la ruine de sa famille. Mais, nimbé de la tendresse de ses proches et entouré par cet environnement absorbant, il est à l'image des centaines de bougies qui bordent l'image : vacillant mais digne et droit, il apporte à la noblesse sicilienne une lumière au bord de l'extinction.

Chaleureux en apparence, Le Guépard expose froidement le sort presque cruel qui fut réservé aux élites dans l'Italie unifiée. Nostalgique, il montre le lointain ancêtre de l'Italie néoréaliste.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2023
Un film qui ne vieillit pas, signe que c'est grand film réalisé par un Grand metteur en scène, Visconti en l'occurrence. Situé dans la Sicile de la fin du 19 -ème siècle, le film raconte la fin d'un monde (celui de l'aristocratie) et l'avènement du pouvoir de la bourgeoisie sous l'œil lucide du Guépard, le chef de clan des seigneurs locaux et celui ambigu de son curé secrétaire.
Des images magnifiques, des décors splendides et des acteurs fabuleux comme Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. On ne s'en lasse pas.
Xavier D
Xavier D

85 abonnés 1 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2023
Une épopée flamboyante de la Sicile, dans la fin du 19ème siècle. Ce film fleure bon, le soleil, l'huile d'olive, les paysages sont magnifiques et les decors aveuglantes. Le casting est impressionnant, Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon, avec Serge Reggiani et Mario Gitorri, future Terence Hill. Même si il y a quelques longueurs, ce drame histoire se savoure, un après midi de Dimanche. La dernière sequence de grand gala est majestueusment triste si tenté que le sort en est jeté, et que la sicile qui a vécu dans la violence, change enfin. Un renouveau pour le siècle suivant. Même si on connais tous la suite. Après tout, les siciliens veulent juste préservé leur île.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2011
Il nous revient dans une version restaurée, avec des couleurs splendides, comme au premier jour. Quel chef d'oeuvre! Trois heures, sans aucune interruption, à rester bouche bée devant la beauté de ce qui se passe à l'écran. Et ça vaut pour les acteurs comme pour le cadre dans lequel ils évoluent. Burt Lancaster, presque intimidant de charisme, tour à tour hautain, bourru, fragile, drôle, séducteur, mélancolique... Alain Delon, aussi léger que Lancaster est pesant, virevoltant, cynique, tranchant comme la lame d'un poignard. Claudia Cardinale, à la fois candide et perverse, belle comme jamais. Les "seconds rôles" (on n'ose le dire): Serge Reggiani, qui renoue brillamment avec ses racines italiennes, Paolo Stoppa qui promène son regard d'aigle plébéien sur les fastes de l'aristocratie, Romolo Valli plus vrai que nature en père jésuite, Lola Braccini... Et, personnage omniprésent, la Sicile, ses villages, ses églises, ses montagnes, ses palais, ses beautés et ses misères. La Sicile magnifiée comme jamais par la caméra souveraine de Luchino Visconti. Les extérieurs grandioses, les scènes d'intimité familiale de la famille Salina, belles comme des Velazquez, les ruelles de Palerme et de Donnafugata, la longue, étourdissante et (justement) célèbre scène du bal... Sommet de l'art: Visconti n'est jamais prisonnier de la beauté qu'il filme. Sa mise en scène est fluide, légère sans aucune facilité, réfléchie sans jamais être pesante - parfaite, tout simplement. On pourrait parler aussi du formidable scénario adapté du roman de Lampedusa, de cette acceptation sereine et résignée du temps qui passe et corrompt inexorablement l'univers du prince Salina... et de Visconti. "Génie" est un mot aujourd'hui galvaudé. Dans le cas du "Guépard", il prend tout son sens.
Stanley-le-begue
Stanley-le-begue

64 abonnés 293 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2010
Grand, immense film de Visconti, classique instantané, scène magique sur scène magique s'enchainent. Pas de niaiserie, des acteurs brillants, comment critiquer un film pareil?
Cadreum
Cadreum

63 abonnés 812 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mai 2025
Je suis resté à distance du Guépard, et ce sentiment-là, ce retrait, cette désaffection qui ne s'explique pas tout à fait, pourrait bien être la réponse la plus juste au film. En d'autres mots, un malentendu, une défaillance de regard.

Le Guépard n’est pas un film d’Histoire. Ou plutôt, c’est un film de l’après-Histoire. Ce qui s’y joue, c’est moins le récit d’un déclin que la perception même de ce déclin, cette fatigue noble, cette lucidité mélancolique qui transforme chaque image, chaque parole en épitaphe.

Visconti ne filme pas le monde, il filme la lenteur d’un monde qui s’éteint. Il filme la suspension. Et il faut accepter de n’être que témoin, sans prise, sans chaleur. Car tout est déjà décidé. Tout est déjà passé. On ne regarde pas l’histoire s’écrire, on la regarde se dissoudre. Lentement. Royalement.

Et c’est précisément là que le film m’attendait. Mais il n’a rien d’accueillant. Il n’offre pas de personnage à aimer, pas de conflit à résoudre, pas d’arc narratif à suivre. Seulement un homme, Burt Lancaster, qui comprend, sans colère, sans panique, que son monde n’est plus le monde.

Il y a, dans la mise en scène, une forme de deuil qui ne dit pas son nom. Les plans sont des tableaux, pas des peintures vivantes, mais déjà mortes, déjà vernies, déjà accrochées à la mémoire. On y sent l’influence de David, d’Ingres, de Delacroix, mais ce n’est pas une peinture de fête : c’est une peinture de fin. Rien ne respire vraiment.

Et puis, il y a ce bal. Ce bal interminable. Une heure presque, à tourner, parler pour ne rien dire. Il est un point de bascule, un effondrement en douceur. Tout ce qui précède trouve là sa vérité secrète : la beauté comme survivance, comme geste creux. On sourit pour que les autres n’entendent pas la fin.

Et moi, spectateur, je deviens ce prince qui traverse les salles sans vraiment y être. Je suis au centre du cadre, et déjà ailleurs. Visconti ne veut pas me plaire. Il veut que je comprennes ce que c’est, d’être là sans être là. D’assister à son propre effacement.
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