Le Guépard
Note moyenne
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206 critiques spectateurs

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cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2011
Sublime est la mise en majesté des tressautements de l'âme humaine chez Visconti. Magique est la stupeur qui se dévoile de la bouche d'un de ses comédiens. Inconcevable est l'émotion, la tendresse de l'amour mêlée au grave chagrin de la mort, qui pénètre mélancoliquement l'oeuvre du plus grand des cinéastes italiens, et du monde entier. Il s'agit d'abord de diviniser des acteurs, des personnages, il s'agit de chuchoter un mot, de couvrir l'histoire d'un flot de délices dans la mise en scène, d'écarter tout l'immobilisme des décors figés, de placer, comme si le temps ne comptait plus pour autre chose que celui de se soûler d'un peu de bonheur, un lieu, une image, une époque, une émotion, un mot, un baiser, dans un lieu dont les murs sont abolis, décalant aussi les frontières entre plusieurs décors qui viennent à se rejoindre. Il s'agit d'une poésie, d'un vers sublimé, d'une pensée aristocratique et profondément philosophique, autant que d'une scène de bal qui n'en finit pas de rendre ivre. Mouvementé, immobile, silencieux ou bruyant, "Le guépard" respire de tout comme d'une même manière, à la même échelle, gouvernée par la simple idée de l'homme au-dessus de tout. C'est un cinéma intemporel, presque méconnu aujourd'hui et Dieu punisse les misérables qui ne savent considérer encore l'infinie splendeur de cet art si particulier que Visconti a en répandant sa vision de la nature humaine comme s'il nous communiquait la fin des temps. Intemporel car il respire de tout, élargit un regard sur les déchets de l'être humain ou fait bruisser au contraire la marque de son intelligence. Intemporel car, même s'il tranche sur certains points avec vivacité, ce qui ne rendra jamais unanime - et Dieu merci - , "Le guépard" a la force de sa construction comme un de ces grands romans épiques qui vous font partager, avec le goût du verbe et du plaisir, les grandes vies, faites d'amour, de richesse, et de décadence, de trahisons. Il serait d'une bêtise considérable de dire que "Le guépard
Louis-Auxile M.
Louis-Auxile M.

35 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2010
Un film qui sent bon l’Italie. Le scénario, calqué sur l’œuvre littéraire originale et homonyme de Di Lampedusa, est de ceux dont le classicisme à l’eau de rose satisfera d’autant plus la cinéphilie de votre grand-mère que la réalisation et le jeu des acteurs, fort jolis et sans prétentions, s’y accordent tout à fait. Mais malheureusement ce ne sont pas ses longueurs qui rendront le film éternel, et malgré ses belles images et ses beaux sentiments, il est aujourd’hui un peu défraîchi. A éviter pour les nouvelles générations.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 décembre 2007
Des phrases certes magnifiques sur l'âme de la Sicile, teintée à la fois de poésie et de lucidité, la terrible souffrance endurée par l'aristocratie contrainte, pour ne pas disparaître, de se compromettre avec la vulgaire mais riche (et belle en la personne de Claudia Cardinale) bourgeoisie (comme c'est touchant), mais tout cela n'est qu'écriture et en rien cinéma, en tout cas rien du cinéma d'auteur que Fellini la même année réalisa avec l'un de ses plus grand film je veux bien sûr parler de 8 1/2. Les critique paraissent pourtant unanimes pour saluer en ce film un chef d'oeuvre du 7e art, ça me ramène sans doute à mon amateurisme, au sens péjoratif, le plus total car je ne vois aucun génie en ce film, ou du moins pas plus en ce film qu'en celui du Rouge et le Noir d'Autan-Lara démoli par les rédacteurs des Cahiers du Cinéma. Si une âme charitable, maître maïeutique veut bien s'abaisser jusqu'à moi, ignorant, vivant dans l'obscurité de la caverne de Platon afin de m'ouvrir les yeux sur les qualités que je n'ai su voir dans ce film classé aussi haut dans l'estime des spécialistes, je les en remercie d'avance. Je ne suis pas fermé à l'idée de changer d'opinion ou plus exactement de porter un regard neuf, plus averti, sur ce film, mais là comme ça, rien, je n'y vois aucun génie et n'éprouve aucun plaisir à regarder ce film dont on m'avait pourtant dit tant de bien?

1 étoile car j'ai vu bien pire
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 novembre 2007
typiquement le film allergique au format TV, dieu que l'écran est petit! Bon c'est un film avec des princes et princesses avec de jolies costumes et tout, une histoire d'amour avec une folie fille, des pique niques bourgeois à l'ombre d'un olivier, des chevauchés sauvages à dos de cheval, et un acteur qui pourrait à lui seul gâcher un film, le Delon, le très très suffisant Delon. Ben moi, j'en ai profiter pour faire mon roupillon au milieu de film ou plutôt vers la fin, y a un bal avec de le jolie musique et tout.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2007
Ce film adapté d'un roman de Lampedusa, un grand classique de la littérature italienne a reçu la palme d’or en 1963 et est considéré comme un chef d’œuvre par beaucoup de cinéphiles au même titre que Les Damnés. On y retrouve le sens esthétisme poussé du réalisateur dans les décors prodigieux, des costumes flamboyants et la plus part des scènes apparaissent comme des tableaux vivants. Mais on peut y regretter que le côté trop académique de la mise en scène peut empêcher d' apprécier le film pleinement dans son esthétisme. Pour ceux qui n’ont pas encore vu ce grand classique, je conseille plutôt de lire le synopsis avant le visionnage pour ne pas se trouver perdu comme moi au début du récit car l’action est situé dans le contexte d’un événement historique important de l’histoire de La Sicile, connu sous le nom d'expédition des Mille mais méconnus pour les incultes. Ainsi le film commence lorsque Garibaldi, un homme politique italien débarqua le 11 mai 1860 à Marsala avec ses Chemises rouges pour rattacher l'île au royaume d'Italie naissant. La Sicile (qui était sous la tutelle du roi d’Espagne mais l'aristocratie locale jouissait d'une réelle autonomie) alors se souleva et se rallia à la cause unitaire italienne. Le point de vue du film est donc celui du comte Salinas qui voit inexorablement son monde s’effriter sous ses yeux et sent bien que les choses ne seront plus jamais comme avant ... Dans sa réflexion, le film est peut être beaucoup moins percutant que Les Damnés mais Burt Lancaster en prince Salina y est fabuleux. Alain Delon convaincant, Claudia Cardinale est éclatante par sa beauté et la scène finale du bal est inoubliable.
Santu2b

314 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2010
Déçu, je le suis grandement après la vision de "Il Gattopardo" que beaucoup me présentaient comme le chef d'oeuvre de Luchino Visconti. Personnellement je n'irai pas jusque là même si il faut lui reconnaitre d'indéniables qualités. Tout d'abord le cinéaste fait grande preuve de sa maitrise visuelle (paysages et costumes splendides) qui confère au film une remarquable authenticité. Du coté des acteurs aussi, rien à désapprouver à commencer par Alain Delon ; d'une fougue sublime. Burt Lancaster et Claudia Cardinale sont excellents avec en plus la musique superbe de Nino Rota. Pourtant force est de constater ô combien le spectateur est vite gagné par la lassitude et la fatigue. On attends la fin. La faute à la longueur du film (3 heures 25 ce n'est pas rien !) et le faible scénario. A cause de ce dernier, autre point très regrettable : l'absence presque totale d'émotion qui n'est pas sans en détacher beaucoup. A chacun de voir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 septembre 2007
La chute de l'aristocratie Sicilienne durant la révolution de Garibaldi de 1860, c'est le point d'orgue de l'oeuvre de Visconti. Une fresque familiale qui de part ses situations sensées festives (mariage, bal, ambrassades, valses...) inspire le bonheur et la joie collective quand on y jette un seul coup d'oeil mais qui finalement révèle tout son pessimisme, principalement par l'intermédiaire du prince Salina joué par Burt Lancaster, l'oeil troublé, l'air fatigué, voyant la mort (par son âge et sa situation aristocratique en déclin) s'approcher inéluctablement. Ainsi, les mines déconfites dans l'église au début du film sont tout un symbole de l'issue (y'en a t-il une ?)elle-même. Burt Lancaster est remarquable évidemment, mais le public se régalera aussi devant la beauté angélique de Claudia Cardinale et le charme fougueux d'Alain Delon. Quoi qu'il en soit c'est un récit qui s'éternise, qui peine à me passioner, même s'il est vrai que certain plans du cinéaste sont prodigieux, que ce soit par l'utilisation des miroirs tout en sobriété, la reconstitution superbe, des musiques magnifiques de douceur mais aussi de tristesse, et cette valse entre Claudia et Burt inoubliable. La longue scène du bal est ce qu'il restera de meilleur dans ma mémoire tant le film bascule à cet endroit, emprunt de nostalgie et de désespoir. Il est des films comme celui-ci qui vous laisse un parfum assez morne sans pour autant que l'on regrette son visionnage. Mais globalement déçu!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 août 2007
Chef d'oeuvre du cinema! les photos ,les decors sont
superbes, la mise en scene remarquable etc...
Attention cependant, le film est fait pour etre vu au cinema, sur grand ecran.
A la tele la sauce ne prend pas .certains spectateurs
pourront alors trouver le film long et ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2010
Le film "Le Guépard", inspiré du roman de Lampedusa, se déroule dans la Sicile du XIXe, durant les années 1861-1863, lors du débarquement de l'armée garibaldienne. L'apprenant, le prince de Salina, don Fabrizio ne s'en émeut pas outre mesure, ayant appris à considérer les événements avec un certain recul. Le cours de l'histoire lui semble implacable aussi, sans rien changer à ses habitudes, part-il avec sa femme et ses sept enfants dans sa résidence d'été de Donnafugata où la population l'accueille avec affection et respect. Lors du banquet que le prince offre à cette occasion, le maire du village présente sa fille, la ravissante Angelica, dont la beauté séduit immédiatement Tancrède, le neveu du prince. Ce sera à l'occasion d'un bal fastueux qu'Angelica fera son entrée officielle dans le monde et que ses fiançailles seront annoncées, le prince et le maire s'étant accordés pour faciliter cette union qui réunit la nouvelle bourgeoisie ardente et ambitieuse à la vieille aristocratie digne et résignée. A l'aube de ce bal, le prince fatigué regagne à pied son palais et, contemplant le ciel où s'éteint la dernière étoile, a le sentiment que ce qui a constitué son monde s'évanouit comme elle pour laisser place à un univers nouveau qu'illustre l'alliance d'Angelica et de Tancrède.
Ce film est à n'en pas douter un incomparable chef-d'oeuvre. Visconti s'y révèle à la fois peintre, décorateur, artiste inspiré qui use de chaque image comme d'un révélateur capable de dévoiler les profondeurs de l'âme et la beauté esthétique des êtres et des choses. Chaque plan est inoubliable : autant la beauté nimbée des paysages siciliens que le luxe des palais ; autant l'apparition éblouissante d'Angelica au bal que l'ardeur du jeune Tancrède ; autant l'altière distinction du prince que la savoureuse bonhomie de Calogero et, qu'enfin, ce dernier regard de don Fabrizio sur l'insoutenable légèreté des choses.
Voir sur mon blog le cycle que j'ai consacré au cinéma italien.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 juin 2007
Tout le monde a beau dire que c'est un film splendide, que c'est un chef d'oeuvre, tout ce que vous voulez mais je me suis ennuyée à mourir et j'attendais la scene du bal sensée clore le film avec impatience!!
L'étoile que je mets est uniquement descernée aux costumes et au cadre.
selenie

7 489 abonnés 6 723 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2025
Le contexte géo-politique et historique reste flou, surtout pour les néophytes, mais l'unification de l'Italie qui reste complexe, reste anecdotique car elle n'est qu'un contexte pour montrer avant tout une société en pleine mutation observée de façon aussi désabusée que sceptique par un Prince d'un autre temps. Mélancolie et nostalgie se mêlent, entre parties de chasse, la gestion matrimoniale d'un Tancrède qui reste un partie prisée, jusqu'à l'arrivée de la partie la plus mythique du film, le bal grandiose où des citoyens qui n'étaient jamais conviés le sont désormais, surtout quand on est aidé d'une fille sublime. Un Prince joué par un Burt Lancaster sobre, classieux, imposant et tout à fait félin, on perçoit qu'il devait être un lion (!) dans sa jeunesse jusqu'à sentir le jeune Tancrède/Delon un brin jaloux de son oncle quand sa promise Angelica/Cardinale offre une tendresse sujette à ambiguité au Prince qu'on sait encore vigoureux. Luchino Visconti signe un fresque historique et intime qui pourrait être le drame ultime d'un adieu inévitable. Un monument du cinéma à voir au moins une fois.
Site : Selenie.fr
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2007
Le plus proustien (avec Mort à Venise) des films des films de Visconti. Très beau, très grand.
rogertg2
rogertg2

41 abonnés 762 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2007
Un film magnifique. Certains le trouvent beaucoup trop long mais personnellment, je ne m'y suis jamais ennuyé d'un bout à l'autre, bien qu'il n'y ait que très peu "d'action" suivant les critères de certains qui assimilent action avec changement de plan toutes les 2 ou 3 secondes ou plusieurs morts à chaque minute. Je ne compte plus le nombre de fois où je l'ai regardé. Quant aux acteurs, ils sont tous formidables, en particulier Burt Lancaster. Je comprends la dévotion d'Alain Delon quand il parle de lui dans ses intervieuws.
criston
criston

25 abonnés 306 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2007
Un bon film avec des tres bons acteurs comme Burt Lancaster.Le scenario est bien ainsi que la musique pour un film qui dure 3h je n'est pas vu le temps passer.Bref un super film mais que je trouve un peu mou vers la fin car sa se passe trop dans la salle de fête environ 20 minutes c'est un peu chiant. Mais bon un excellent film que je vous conseille.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2007
Véritable monument du cinéma, Le Guépard est une fresque historique bouleversante et sublime décrivant la chute, la décadence de la noblesse italienne. Le tout magnifiquement servi par d'extraordinaires acteurs, Burt Lancaster en tête (ainsi qu'Alain Delon, Claudia Cardinale, ... et un jeune Terence Hill qui joue ici sous son vrai nom italien). Chef d'oeuvre incontournable et marquant ...
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