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Weidesheim
1 abonné
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2,0
Publiée le 11 août 2025
Film revu par curiosité après avoir vu la mini série sortie récemment. Autant nous avons aimé celle ci, autant le film de Visconti nous a presque endormis tant il est lent et ennuyeux. Ce chef d’œuvre d’un temps a très mal vieilli. Quelle lenteur, quels plans fixe interminables ! Et un scénario très insipide. La mini série est au contraire belle, prenante, intéressante.
Fresque historique somptueuse, Le Guépard dépeint avec une rare élégance le déclin d’une aristocratie face au changement. Visconti signe un film majestueux, porté par une mise en scène sublime et une interprétation habitée.
Avec son délicieux et Ô combien charismatique casting, ce film est un vrai régal pour les yeux : Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon, Terence Hill... Les villages italiens sont charmants et les scènes de bal sont d'une grande beauté. Des longueurs certes mais une fresque historique de qualité, sur une sublime musique.
Je suis resté à distance du Guépard, et ce sentiment-là, ce retrait, cette désaffection qui ne s'explique pas tout à fait, pourrait bien être la réponse la plus juste au film. En d'autres mots, un malentendu, une défaillance de regard.
Le Guépard n’est pas un film d’Histoire. Ou plutôt, c’est un film de l’après-Histoire. Ce qui s’y joue, c’est moins le récit d’un déclin que la perception même de ce déclin, cette fatigue noble, cette lucidité mélancolique qui transforme chaque image, chaque parole en épitaphe.
Visconti ne filme pas le monde, il filme la lenteur d’un monde qui s’éteint. Il filme la suspension. Et il faut accepter de n’être que témoin, sans prise, sans chaleur. Car tout est déjà décidé. Tout est déjà passé. On ne regarde pas l’histoire s’écrire, on la regarde se dissoudre. Lentement. Royalement.
Et c’est précisément là que le film m’attendait. Mais il n’a rien d’accueillant. Il n’offre pas de personnage à aimer, pas de conflit à résoudre, pas d’arc narratif à suivre. Seulement un homme, Burt Lancaster, qui comprend, sans colère, sans panique, que son monde n’est plus le monde.
Il y a, dans la mise en scène, une forme de deuil qui ne dit pas son nom. Les plans sont des tableaux, pas des peintures vivantes, mais déjà mortes, déjà vernies, déjà accrochées à la mémoire. On y sent l’influence de David, d’Ingres, de Delacroix, mais ce n’est pas une peinture de fête : c’est une peinture de fin. Rien ne respire vraiment.
Et puis, il y a ce bal. Ce bal interminable. Une heure presque, à tourner, parler pour ne rien dire. Il est un point de bascule, un effondrement en douceur. Tout ce qui précède trouve là sa vérité secrète : la beauté comme survivance, comme geste creux. On sourit pour que les autres n’entendent pas la fin.
Et moi, spectateur, je deviens ce prince qui traverse les salles sans vraiment y être. Je suis au centre du cadre, et déjà ailleurs. Visconti ne veut pas me plaire. Il veut que je comprennes ce que c’est, d’être là sans être là. D’assister à son propre effacement.
Le livre de tommasi di lampedusa étant un de mes livres préférés, cela faisait un moment que je voulais voir l'adaptation (encensée) de visconti... c'est chose faite, et je suis un peu déçu ! est-ce parce que finalement le matériau originel ne s'y prêtait pas ? peut-être... car visconti l'adapte plutôt fidèlement, reprenant bien sûr un bon nombre d'éléments et de répliques fabuleuses tirés du livre (dont le fameux "il faut que tout change pour que rien ne change" qui arrive très vite, trop vite il me semble... mais il ne reprend pas par ailleurs totalement le formidable monologue du prince sur la sicile et les siciliens), ajoutant une longue scène de guerre plus naïve qu'épique (alors que dans le livre elle n'est qu'évoquée), rallongeant un poil trop la scène du bal, jusqu'à une fin plus abrupte, et moins crépusculaire... plus que l'usure d'un homme et la fin d'une époque, le livre finissait sur la fin d'une famille à l'aube d'une nouvelle ère sinon les paysages arides, désolés voire apocalyptiques de la sicile, la chaleur et la moiteur (et les personnages qui transpirent et s'essuient à tout bout de champ) sont parfaitement repris, tout comme les grands et magnifiques palaces, parfois vieux et délabrés le doublage des acteurs non italiens ont , je trouve, un peu mal vieilli pour notre génération habituée aux versions originales, mais burt lancaster fait un formidable guépard, prince de salina léonin, aux sourcils et favoris ardents.
Attention 3h. Film qui porte sur la decomposition de l’aristocratie italienne avec l arrivee de Garibaldi et de l unification de l’Italie. La scene du bal : mirifique. Dans cette scene qu on voit bien aussi toute la perdition.
J’ai eu du mal à noter ce film que je n’avais jamais vu, alors qu’il est considéré comme un must dans la filmographie d’Alain Delon. De très grandes qualités, d’abord, avec ce descriptif politique très réussi de la Sicile au 19ème siècle, où les chemises rouges garibaldiennes tentent de renverser le pouvoir du royaume de Naples aux mains des Bourbons, pour finalement arriver à une royauté issue du Nord de l’Italie. Trois principaux protagonistes interviennent dans ce « climat », le prince Salina, partisan de l’ordre qu’il a toujours connu, magnifiquement interprété par Burt Lancaster, son neveu Tancrède, qui a du mal à choisir son camp, passant des chemises rouges au nouveau pouvoir royal, interprété par le jeune Alain Delon, lequel tombe amoureux d’Angelica, issue d’un milieu de l’opposition, interprétée par Claudia Cardinale superbe. Outre le contexte historique magnifiquement rendu, on applaudît à la qualité de la photo, absolument somptueuse, avec des décors et des costumes, hommes et femmes, particulièrement soignés. J’ai moins adhéré à la musique de Nino Rota, parfois envahissante. Parmi les défauts, la durée non justifiée, notamment la célèbre scène du bal, beaucoup trop longue et n’apportant pas grand chose au récit. Mais globalement, ce film peut être considéré comme une véritable œuvre d’art ayant mérité ses trophées.
Un chef d’œuvre sur tous les plans ! La restauration du film est une réussite. Une envie de voir d’autres œuvres de Visconti et notamment Rocco et ses frères avec A. Delon et Claudia Cardinale.
La réédition en salles de quatre titres de Luchino Visconti, permet de voir ou de revoir " le guépard" ( palme d'or Cannes 1963).
Tiré d'un roman de Giuseppe de Lampedusa " le guépard" fait partie de ses films exceptionnels qui drainent une audience la plus large.
Il faut dire que le spectacle proposé ( toute la richesse de sa photo est surtout appréciable sur grand écran) est de tout premier ordre.
La seule réserve que je ferais à cet opus formidable du maître italien, porte sur son scénario, peut-être un peu trop mince lorsqu'on le met en regard du niveau de sa direction artistique.
Certes, ce portrait du prince Salina qui voit son monde s'effondrer autour de lui, au bénéfice d'un autre qui ne lui plaît guère constitue un thème universel.
Mais " le guépard" se perd malheureusement parfois dans une trame narrative à la direction un peu floue.
Il n' en reste pas moins que le spectacle que propose " le guépard" est d'un tel standard qu'on peut presque dire qu'il est aussi un portrait d'un cinéma qui a disparu.
On relèvera la prestation de Burt Lancaster qui domine l'ensemble de la distribution pourtant prestigieuse.
Certains trouvent le film trop long ( 185mns) dans la version ( la plus longue) montrée lors de cette réédition. Ce n'est absolument pas mon point de vue.
Voilà un classique de l'âge d'or du cinéma italien qui n'a pris une ride. De mon point de vue on est en face d'un titre de premier ordre, illustration du septième art comme un art majeur.
Palme d’or considéré comme un chef-d’œuvre. Je suis totalement passé à côté. En dehors des décors fabuleux, et des robes de bal plus belles les unes que les autres, je me suis ennuyée à mourir! je ne sais même pas comment j’ai tenu, c’est un exploit pour moi! Des longueurs à n’en plus finir, un scénario ennuyeux…J’avais vu la veille, « l’innocent » qui m’avait énormément plu et je me suis laissée emporter par la vague Visconti qui m’a décimée à en crier de toutes mes forces dans ma voiture pour exulter!
Alors oui, c’est joli, "Le guépard" ayant tout le chic de l’aristocratie. Mais c’est bien compliqué de se sentir impliqué dans ce récit qui s’étale sur trois longues heures sur la chute d’une classe de privilégiés.
Visuellement c'est très beau et les acteurs ont beaucoup de charme mais c'est tellement long que ça gâche tout, c'est quand même un film d'une autre époque, ça commence à être trop vieux pour nous nourrir intellectuellement.
Rien a redire a part Claudia Cardinal qui ne sait pas jouer dans ce film Autant dans il était une fois dans l'Ouest elle prend le personnage autant la c'est limite chiant de la voir et entendre faire ses répliques après c'est peut être le personnage qui veut cela