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LAvisDuNeophyte
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4,0
Publiée le 7 août 2023
Decors, images, interprétation, costumes, danse. Ce film a tout d'une superproduction. Intéressant historiquement. On déplore qu'il y ait tant de longueurs. On aurait aimé des dialogues plus percutants.
Une épopée flamboyante de la Sicile, dans la fin du 19ème siècle. Ce film fleure bon, le soleil, l'huile d'olive, les paysages sont magnifiques et les decors aveuglantes. Le casting est impressionnant, Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon, avec Serge Reggiani et Mario Gitorri, future Terence Hill. Même si il y a quelques longueurs, ce drame histoire se savoure, un après midi de Dimanche. La dernière sequence de grand gala est majestueusment triste si tenté que le sort en est jeté, et que la sicile qui a vécu dans la violence, change enfin. Un renouveau pour le siècle suivant. Même si on connais tous la suite. Après tout, les siciliens veulent juste préservé leur île.
Une fresque puissante et sincère du Risorgimento, période d'unification du royaume d'Italie, portée par un trio d'acteurs (Lancaster / Delon / Cardinale) au sommet de son art. Les sublimes décors siciliens, comme la (longue) scène du bal instantanément cultissime, participent du caractère somptueux, fastueux du film.
"Le Guépard" est un film politique qui sait pertinemment de quoi il parle. Au 19e siècle, les aristocrates commencent à chavirer le prince Salina organise un mariage entre son neveu (Alain Delon) et la fille du maire de Donnafugata (Claudia Cardinale). Tous deux sont rudement beaux et crèvent un véritable spectacle à l'écran. Même si je trouve que le jeu d'acteur est assez limité, mais surtout qu'il correspond à une époque cinématographique dépassée depuis bien longtemps, ça reste tout de même efficace. Les musiques sont belles, les décors somptueux mais la durée est le principal défaut du film. Avec une heure de moins, en tout cas une demi-heure minimum, on aurait eu quelque chose d'encore plus fort. Là, on tombe parfois dans des longs tunnels qui nous fait perdre le rythme. Grande difficulté des films de plus de 3h.
Tout a été dit sur ce film, je l'ai revu sur Netflix, images somptueuses, musique, interprétation, lyrisme. Ma définition du chef d'œuvre :beau pour l'œil et l'esprit, spectacle et reflexion (histoire politique, sociale version marxiste :la bourgeoisie remplace la noblesse)
Une oeuvre réellement majeure, tout d'abord parce qu'elle arrive à nous décrire un contexte historique complexe, cette guerre d'indépendance italienne, que l'on connait peu en France, tout en gardant une certaine fluidité dans le récit. C'est très intéressant . Ensuite il y a bien sûr la chute d'un ancien monde , celui de la haute noblesse, pour l'avènement d'un nouveau la bourgeoisie commerçante et Burt Lancaster est exceptionnel , en prince, désabusé , cynique et pragmatique. Il y a ensuite des décors somptueux , que ce soit les campagnes siciliennes , magnifiquement filmées en panavision , les reconstitutions de bataille grandioses ou les intérieurs des palais , sublimes. Il y aussi le duo éblouissant formé par Delon et Claudia Cardinale, il est à son apogée et elle est sublime de beauté , candide , sensuelle mais virginale, Elle donne une dimension altière à son rôle. La scène de bal final , qui est grandiose ,comprenant certaines des plus belles scènes de l'histoire du cinéma, est peut-être un peu longue . Mais le final pessimiste , noir est de toute beauté.
Je dois avouer que j'avais déjà essayé 3 fois de voir ce film et, chaque fois, j'avais abandonné au bout d'une heure, tellement je m'ennuyais. Cette fois ci, j'ai été très courageux et je suis allé jusqu"à la fin du film, ce qui me permet de dire ce que j'en pense. Eh bien ,tout d'abord, il est vrai que la 2ème moitié du film est un peu moins ennuyeuse que la première. Mais, cela étant dit, je serai loin de prétendre que ce film est un chef d'oeuvre du cinéma. Le pire, c'est quand Visconti, à 2 ou 3 reprises, se met en tête de s'aventurer dans la bouffonnerie : le pauvre n'est vraiment pas doué pour cela.
Rediffusé en ce jour du 19 Décembre 2022 sur Arte. Palme d'Or au festival de Cannes en 1963. Casting impressionnant comprenant en première ligne Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale. On y trouve aussi Mario Girotti (plus connu sous le nom de Terence Hill) et Serge Reggiani. Peut être le plus grand film de Visconti! La fameuse scène du bal restant dans la mémoire de tout cinéphile ayant aimé ce film !
Un film remarquable made in Italie que nous offre le cinéaste Luchino Visconti qui signe là un coup de maitre !! J'ai vu très peu de film de ce réalisateur Italien mais avec "Le guépard", il dispose de moyens financiers et artistiques pour adapter un roman célèbre au pays des spaghettis et s'en sort merveilleusement bien auquel la Palme d'or au festival de Cannes en est une des plus mémorables. Luchino Visconti prend son temps pour raconter l'histoire mis à l'écran et son travail, avec son équipe technique, est admirable aux points de vues de la photographie, des costumes, des décors, de la mise en scène comme les parties de chasses dans les prairies Siciliennes ensoleillés ou la longue scène de mariage vers la fin, le scénario commençant par la révolution Sicilienne ou avec les complots princiers, franchement, quel Maestro !! Burt Lancaster a un role en or qu'il incarne magistralement. A ses cotès, Alain Delon et Claudia Cardinale forment un duo de couple charismatique et dans les seconds roles, il y a la présence de Terence Hill et Serge Reggiani. Chef d'oeuvre.
Le cadre du film est magnifique. Les couleurs d'un bel été, une superbe demeure avec un jardin charmant, la vie semble infiniment agréable. On a envie de s'arrêter là et ressentir comme la vie semble agréable ainsi.
Mais la trame ne tarde pas. Une révolution en Italie est en marche, et celle-ci ne semble pas être de bon augure pour les illustres familles. Le prince, fier aristocrate sicilien, refuse de s'abaisser à cette montée d'un nouvel ordre. On pourra le voir chercher vainement à arrêter le cours des choses quasiment seul et impuissant dans sa lutte. De son côté, son neveu comprend que le pouvoir gravite désormais vers ces nouveaux riches. Il n'a contrairement à son oncle aucune fierté aristocratique, son seul guide semble être l'opportunité de se faire une place dans le nouveau monde. Sa promise, fille d'un nouveau riche, semble déjà y avoir sa place, par sa seule beauté. Ensemble, ils partagent l'ambition de se frayer un chemin jusqu'au nouveau centre de gravitation du pouvoir. Finalement, on pourra voir que si le prince ne peut accepter de vivre avec cette ère nouvelle, il saura mettre son neveu dans les conditions de réussir ce que lui-même ne veut entreprendre. On comprend finalement que le prince avait dès le départ compris la fin de ce très vieux ordre.
Finalement, sa vie aura été celle d'un homme ancré avec ses anciennes traditions, souriant peu, se divertissant peu. Celle de son neveu sera celle d'un homme libre, vivant avec son temps.
Adaptation de l'unique roman de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa, "Le guépard" s'attache à une époque, la révolution garibaldienne, et une classe sociale, l'aristocratie. En ce sens, il est moins universel que Rocco et ses frères, mais on y retrouve la virtuosité de Visconti (époustouflante scène de bal, notamment) ainsi qu'une distribution cinq étoiles, dans laquelle figure dans un second rôle Mario Girotti (le conte Cavriaghi) qui n'avait pas encore pris son pseudonyme de...Terence Hill!