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Mightyyyy
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4,5
Publiée le 16 décembre 2022
Le cadre du film est magnifique. Les couleurs d'un bel été, une superbe demeure avec un jardin charmant, la vie semble infiniment agréable. On a envie de s'arrêter là et ressentir comme la vie semble agréable ainsi.
Mais la trame ne tarde pas. Une révolution en Italie est en marche, et celle-ci ne semble pas être de bon augure pour les illustres familles. Le prince, fier aristocrate sicilien, refuse de s'abaisser à cette montée d'un nouvel ordre. On pourra le voir chercher vainement à arrêter le cours des choses quasiment seul et impuissant dans sa lutte. De son côté, son neveu comprend que le pouvoir gravite désormais vers ces nouveaux riches. Il n'a contrairement à son oncle aucune fierté aristocratique, son seul guide semble être l'opportunité de se faire une place dans le nouveau monde. Sa promise, fille d'un nouveau riche, semble déjà y avoir sa place, par sa seule beauté. Ensemble, ils partagent l'ambition de se frayer un chemin jusqu'au nouveau centre de gravitation du pouvoir. Finalement, on pourra voir que si le prince ne peut accepter de vivre avec cette ère nouvelle, il saura mettre son neveu dans les conditions de réussir ce que lui-même ne veut entreprendre. On comprend finalement que le prince avait dès le départ compris la fin de ce très vieux ordre.
Finalement, sa vie aura été celle d'un homme ancré avec ses anciennes traditions, souriant peu, se divertissant peu. Celle de son neveu sera celle d'un homme libre, vivant avec son temps.
Adaptation de l'unique roman de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa, "Le guépard" s'attache à une époque, la révolution garibaldienne, et une classe sociale, l'aristocratie. En ce sens, il est moins universel que Rocco et ses frères, mais on y retrouve la virtuosité de Visconti (époustouflante scène de bal, notamment) ainsi qu'une distribution cinq étoiles, dans laquelle figure dans un second rôle Mario Girotti (le conte Cavriaghi) qui n'avait pas encore pris son pseudonyme de...Terence Hill!
Un classique à la photo MAGNIFIQUE mais trop ennuyeux. 3,65 millions d'entrées en France et Palme d'or à Cannes en 1963.
LES +
- Scènes magnifiques dus à un cadrage et une photo parfaits.
- Acteurs impeccables. Lancaster en patriarche, Delon en fougueux et opportuniste, Cardinale en jolie et pétillante fille de bourgeois.
- Propos intéressant (même si déjà vu et revu notamment dans les Balzac) de Visconti. En gros: la révolution italienne en Sicile se traduit ici par une passation de pouvoir entre nobles de l'Ancien Régime dont le règne a duré plus de 1000 ans et l'avènement de la classe bourgeoise.
Les bourgeois sont dépeints comme des nouveaux riches, n'ayant pas les bonnes manières, n'étant pas élégants, et qui pensent surtout qu'au POGNON ! Et les nobles sont classes, élégants, empleins de pudeur et de distinction, pieux. Le Prince Salina (Burt Lancaster) représente les aristocrates lucides, partisans du "la révolution, ça ne va rien changer". La réplique la plus célèbre du film étant « Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que nous changions tout. »
Voilà, au travers de la représentation des personnages principaux (appartenant soit à la noblesse, soit à la bourgeoisie, les paysans et surtout les ecclésiastiques n'ont qu'un rôle secondaire), Visconti brosse un partie de sa vision sociale de la révolution italienne. Pour paraphraser le Prince Salina, c'est la disparition d'un monde de « lions et de guépards », remplacé par un monde de « chacals et de hyènes ».
- Lieux magnifiques qui raviront les amoureux de l'Italie et de la Méditerranée: la villa Boscogrande à Palerme, l'église de Cimina, le Palais Gangi à Palerme (scène des 45 minutes du bal final).
LES -
- Beaucoup d'ennui, trop long. Le vieux prince lucide incarné par Burt Lancaster est ennuyeux bien qu'il soit peint de façon positive comme un homme sage, stoïque et surtout lucide, clairvoyant. La fougue du jeune Alain Delon et de Claudia Cardinale n'aident pas assez à rendre le film plus vivant.
- La thèse de Visconti, communiste notoire, peut être contestée. La publication du roman éponyme de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, qui a servi de base au film, avait ouvert, dans la gauche italienne, un débat sur le Risorgimento en tant que, je cite, « révolution sans révolution ».
- Ce n'est peut-être qu'un détail mais cela choquera les connaisseurs: comment sont réalisés ces charges de cavalerie ?? Je doute fortement que cela se soit passé ainsi en 1860. Depuis Napoléon à la bataille des Pyramides en 1798, l'on sait que pour résister à une charge de cavalerie, les régiments se placent en carrés pour résister de tous les côtés. Toutes les armées du monde l'ont immédiatement adapté: des aux USA aux royaumes indiens etc. Ne me dites pas que l'armée républicaine italienne ne connaît pas cette règle... Voyons !
De plus, les cavaliers chargent, sans prendre de vitesse (difficile dans une ville remplie de barricades), et sont embourbés parmi les soldats à pieds, avant de retraiter quasiment aussitôt. Quel amateurisme !
Que ce soit la noblesse, la bourgeoisie, les paysans ou les curés, Visconti a tout au long du film parfaitement représenté les différentes classes sociales. Mais les charges de cavalerie et l plus globalement les scènes de combat sont dignes d'une série B. Heureusement, il n'y en qu'au début ! Ensuite, nous en sommes épargnés, Dieu merci.
- Enfin, des connaissances, que je n'ai pas, sur le Risorgimento (l'unification des royaumes italiens en un Royaume d'Italie) sont nécessaires pour apprécier pleinement le film.
La vertigineuse réalisation de Visconti met en scène un Burt Lancaster mélancolique et crépusculaire, un personnage faisant ses adieux à son époque. "Le Guépard" c'est avant tout le remplacement de l'ancien par le neuf, et que le neuf n'est pas obligatoirement ce qu'il y a de mieux. C'est aussi l'histoire de l'homme nostalgique du passé, bienveillant envers le présent, et soucieux du futur. Ce film fleuve nous fait vivre pendant plus de 3 heures une histoire émouvante et prenante, notamment grâce à Burt Lancaster qui porte tout le film sur ses épaules et qui envahit chaque scène de sa présence solaire, le tout dans des décors splendides.
Ce grand classique des années 60 est avant tout un bijou formelle : les paysages, les couleurs, les costumes sont d'une beauté et d'un esthetisme éclatant à admirer sur grand écran. La mise en scène de Visconti est par ailleurs soigné, mais le réçit n'évite pas plusieurs longueurs, nottament lors de la grande scène du bal qui s'étire un peu trop longtemps sans qu'il n'y s'y passe vraiment grand chose. "Le Guépard" n'en reste pas moins un grand film à voir au moins une fois mais qui n'interessera pas tout le monde.
Visconti se fascine pour les transformations du monde, et ça ne paraît pas innocent si le Royaume d'Italie venait de fêter son centenaire lors de la sortie du Guépard. « La Sicile sera toujours ce qu'elle est », s'exclame le prince sicilien. « Le "toujours" humain : un ou deux siècles », ajoute-t-il. Une prophétie touchante chez un homme dont la culture et la conscience politique se font ainsi le miroir de l'Italie à travers les époques avant qu'il disparaisse, englouti avec la noblesse sicilienne et ses palais.
Le Guépard replace l'île dans son contexte, se donnant tour à tour l'énergie narrative suscitée par les mouvements politiques, puis celle d'une superproduction aux décors et aux costumes incroyables. Le prince, stoïque, sait qu'il est en train de se faire balayer par le cours de l'Histoire, que l'avenir réserve la ruine de sa famille. Mais, nimbé de la tendresse de ses proches et entouré par cet environnement absorbant, il est à l'image des centaines de bougies qui bordent l'image : vacillant mais digne et droit, il apporte à la noblesse sicilienne une lumière au bord de l'extinction.
Chaleureux en apparence, Le Guépard expose froidement le sort presque cruel qui fut réservé aux élites dans l'Italie unifiée. Nostalgique, il montre le lointain ancêtre de l'Italie néoréaliste.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 13 juin 2021
J'avais hâte de revoir Le Guépard après de nombreuses années. Je savais qu'il avait du prestige et je me souvenais vaguement l'avoir vu il y a des décennies. J'ai eu du mal à le regarder car c'est un film très ennuyeux. Oui le thème est fascinant Lancaster et Delon sont bon et les décors, les costumes et les scènes sont composées avec art sont belle et artistiques. Mais cela ne permet pas de vivre une expérience cinématographique de plus de deux heures. Je pense que c'est prétentieux et égoïste et que Visconti manque de respect envers le public pour lui faire subir un ennui aussi monumental. La scène où Claudia Cardinalle à la table du dîner émet ce rire rauque exagéré et prolongé est vraiment exagérée jusqu'à être ridicule. Quel était le but de cette scène et comment s'intégrait-elle dans l'intrigue et les personnages de cette histoire. Je me demande pourquoi Lancaster et Delon ont été choisi pour leurs rôles quelqu'un le sait il...
Luchino Visconti est le chef d’orchestre de cette fresque sicilienne d’une très grande beauté visuelle que sa restauration rend encore plus éclatante. La musique de Nino Rota, la photographie, les cadrages, les décors, les costumes et les paysages font partie intégrantes du film au même titre que Burt Lancaster, Claudia Cardinale ou encore Alain Delon. Aucun de ces atouts, si parfaits ou maîtrisés soient-ils, ne garantissent pourtant au « Guépard » de plaire, sur sa durée, à tout en chacun. D’ailleurs et en dépit du soin apporté à sa conception, la longue scène du bal finira par achever les plus désenchantés.
Disons-le tout de suite, j'ai ressenti un grand ennui. Venu surtout du manque d'émotion dû à l'action. A la base le sujet politique est d'un ennui calamiteux. Avec Ludwig nous transcendions l'aspect politique et le film le faisait disparaître. Ici ce n'est que ça du début à la fin et ce moment d'Histoire italienne ne m'a vraiment pas passionné. Il m'a fait oublier que le film était une œuvre d'art. Dommage
Les fresques sont magnifiques, excellemment bien filmé, très bien colorisé. En revanche, quel ennui. Le film est hyper lent et il ne se passe pas grand chose. Les personnages sont inintéressants, fades. 3/5
Mal vieilli. Certes les décors et costumes, les "tableaux" sont superbes, mais tout le reste est pénible. Le doublage des acteurs non-Italiens est expédié, les interprétations sont outrancières, le thème du changement d'époque, le célèbre "il faut que tout change pour que rien ne change", rabâché.Mais, surtout, la bataille de Palerme est du plus haut comique : on y voit des protagonistes courir dans tous les sens sans l'ombre d'un combat. A voir, comme on visite un musée, pour rendre hommage à un temps passé, heureusement.
L'histoire et l'image magnifiques. Mais ce film a été tourné en 3 langues. Italien, anglais, français. Ça saute d'une langue à une autre selon le comédien (Cardinale->Lancaster->Delon). Aucune version n'est supportable. On garde juste la fameuse "pour que rien ne change, tout doit changer" et on ne regarde surtout pas, ça fait trop mal aux oreilles.
Une fresque fastueuse et somptueuse qui peint la décadence d'une aristocratie qui se débat dans le mouvement de l'Histoire afin de maintenir son rang, portée par un casting prestigieux. Un classique !
Film horrible très très long avec beaucoup de scènes inutiles. J’ai été obligé par mon prof d’histoire de le regarder et franchement c’était trop long et vraiment pas enrichissant. J’ai rien compris, images et son de très mauvaise qualité je ne recommande pas du tout !!!! Évitez ce film
Mise en scène grandiose (le bal), scènes superbes (la valse) et fidélité au roman et à son esprit. Le défaut : beaucoup trop long (> 3 heures). Avec un super Burt Lancaster***.