Le Guépard
Note moyenne
4,0
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204 critiques spectateurs

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21 critiques
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Maria12
Maria12

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2020
Superbe fresque, vivante, jubilatoire, subtile mais jamais ennuyeuse, pontifiante... Passionnant d'un point de vue historique et décors fabuleux...
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2020
Une fresque formidable, du cinéma à grand spectacle comme on en fait plus ayant pour toile de fond la Sicile au moment de l’unification Italienne . Visconti dresse le portrait d’une aristocratie qui se débat dans le mouvement de l’histoire pour maintenir son rang. « Il faut que tout change, pour que rien ne change »cette phrase de dialogue d’une acuité rare résume ce que veut raconter le film. La reconstitution est incroyable, les décors sont majestueux parmi peut être les plus beaux que je n’ai jamais vu dans un film montrant le faste dans lequel vivent ces grandes familles loin de la souffrance du peuple. Le film a traversé les années sans dommage il conserve aujourd’hui sa puissance, sa majesté. J’ai contemplé, analysé, scruté, c’est une œuvre dense et effectivement un film qu’il faut avoir vu.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2020
J’ai vu le film il y a quelques années et viens de le revoir. Il est encore mieux que dans mon souvenir. La mise en scène de Visconti est flamboyante. Alain Delon et Claudia Cardinale sont majestueux, d’une beauté insolente et crèvent l’écran à chaque scène. Burt Lancaster est le patriarche d’une famille noble qui sent que le déclin de la noblesse est proche après que Garibaldi a débarqué en Sicile. Ce sera la fin du guépard. Les dialogues sont percutants et les vérités politique bien établies. L’église est critiquée car comme de tout temps, les hommes d’église se tourneront toujours vers les plus puissants. Le prince Salina prononce à un moment cette phrase « Il fallait que quelque chose change pour que tout puisse rester comme avant ». Une phrase qui marque bien l’état d’esprit de ces familles qui doivent bouger pour ne pas risquer de tout perdre. Salina accepte donc une mésalliance et marie son neveu à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante. La noblesse déclinante devra cohabiter avec la nouvelle bourgeoisie. Salina s’en doutait, il en aura la preuve lors du fameux bal. Cet homme qui était puissant s’isole pour réfléchir et verse quelques larmes sur son passé perdu. Burt Lancaster est superbe et émouvant, on a envie de pleurer avec lui. Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il ne faut pas être trop jeune. Un pur chef d’œuvre à redécouvir avec quelques années de plus.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2020
J'ai trouvé ce film extrêmement laborieux. Je m’attendais à un grand film historique et romanesque. Au final je n’y ai trouvé aucun intérêt.
L’histoire est celle du Prince Salina (Burt Lancaster), résidant en Sicile au moment où les hommes de Garibaldi veulent renverser le pouvoir en place. Son neveu Tancrède (Alain Delon) rejoint les troupes de Garibaldi. A son retour, alors que la fille de Salina espérait qu’il la demande en mariage, il fait la connaissance d’Angelica (Claudia Cardinale) dont il tombe amoureux.
La reconstitution des batailles est assez mal faite, j’ai eu l’impression d’un gros fouilli et d’un manque de moyen. Le retour d’Alain Delon avec son bandeau façon pirate est improbable d’autant qu’on voit ses yeux à plusieurs reprises, sans blessure, et qu’un beau jour il revient sans bandeau… C’est un détail mais ça n’aide pas à la crédibilité de l’histoire.
Je n’ai pas été fascinée par l’interprétation des acteurs, plus particulièrement Alain Delon et Claudia Cardinale ne sont pas naturels, leur jeu est calculé.
Certaines scènes sont très improbables, semblant limite parodique (exemple : Burt Lancaster énonce une théorie sur les siciliens, qu’il compare à des guépards, son interlocuteur ne l’entend pas et est emmené par une voiture à chevaux en criant par la fenêtre qu’il n’a rien entendu).
Ce qui est vraiment dommage, c’est qu’il n’y a pas de présentation claire du contexte historique, ce qui limite totalement l’intérêt que peut susciter le sort des personnages, leurs idées. On a l’impression qu’il n’y a pas d’intrigue, il n’y a aucun suspens. Je pensais que l’arrivée de Claudia Cardinale allait apporter un peu de piment à l’histoire très ennuyeuse jusque là : il n’en est rien. spoiler: Tancrède et Angelica s’aiment réciproquement, les parents sont d’accord pour le mariage, l’entente est au beau fixe. La fille de Salina est un peu jalouse et triste mais rien de très fou.

Vu les nombreuses critiques enthousiastes, j’ai dû passer à côté car vraiment je n’ai pas été emballée. Seuls points positifs à mon sens : les décors et les costumes.
Yaes
Yaes

5 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2020
Au-delà de la somptueuse reconstitution et du souci maladif du détail du Maestro pour recréer une époque révolue, tout en la maintenant vivante à l’écran, Visconti livre avant tout une réflexion sur l’âge et le temps qui passe.
La notion du temps qui s’effrite est évoquée par le prince Salina (Burt LANCASTER) dès le début du film lorsqu’il parle des fréquentations de son neveu Tancrède (Alain DELON) au père Pirrone (Romolo VALLI). Il y a ensuite une scène incroyablement symbolique lorsque les Salina arrivent à Donnafugata et assistent à la messe. Ils sont tous recouverts de la poussière du voyage et paraissent figés, pour ne pas dire momifiés, en assistant à l’office religieux, à travers les fumées d’encens et paraissent d’un autre temps, au contraire du peuple, qui paraît vivant, bien que recueilli, dans la nef.
Le bal est un exercice de mise en scène dont la maîtrise est exemplaire. Outre sa virtuosité technique et ses mouvements de caméra souples et amples, elle symbolise le temps qui passe et l’âge. Au cours de cette longue séquence, les scènes se succèdent pour dépeindre la vie mondaine de l’aristocratie italienne, les aléas de ces temps troublés par la révolution, mais surtout pour décrire la fin d’un monde. Et ce monde est symbolisé par le prince Salina et son opposition involontaire à la jeunesse de Tancrède. Pour la première fois du film, Burt LANCASTER paraît vieux, ou du moins, avoir son âge. Il a cinquante ans, ce qui au XIXème siècle est le crépuscule d’une existence. Lui qui paraissait si vigoureux au début de l’histoire paraît usé, presque fantomatique. Il traverse les pièces d’un air absent, est obligé de s’arrêter à plusieurs reprises, autant à cause de la chaleur que du monde et l’agitation qui l’entourent. Deus scènes en particulier mettent cet état de fait en exergue. Tancrède et Angelica (Claudia CARDINALE) sont outrageusement beaux et s’embrassent dans une pièce et sont rejoints par une farandole vive à laquelle ils se mêlent de façon insouciante. C’est la vie qui les emporte innocemment. La scène suivant montre Salina, dans un cabinet de toilette, se regardant dans une glace et pleurant sans raison apparente. Il est seul, dépassé et déplace péniblement pour quitter cette pièce et retrouver une agitation relative, liée au petit jour. Il a passé la nuit et peut quitter la fête.
Enfin, la toute dernière scène est tout aussi symbolique. Elle nous montre le prince seul dans la rue, rentrant chez lui. Il s’agenouille devant un prêtre se rendant dans une maison pour y donner les derniers sacrements. Et dans cet environnement en ruines où les maisons s’écroulent presque, il disparait dans une ruelle sombre et disparait totalement à l’écran. Cette scène est à mettre en parallèle avec celle au début du film où il marche dans une ruelle, éclairée cette fois, pour rejoindre une prostituée qui lui permettra de donner libre cours à sa vigueur. Exercice dont on l’imagine incapable à la fin de l’histoire tant la mort est proche et son monde sur le point de s’écrouler.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2020
Sicile, 1860. Les troupes de Garibaldi débarquent, provoquant une révolution italienne qui va changer la structure du pays. Le Prince de Salina est un noble vieillissant, qui vit dans la nostalgie et refuse de voir en face les transformations qui vont faire monter les nouveaux riches au pouvoir. Son neveu Tancrède, plus pragmatique et opportuniste, s'inscrit dans cette révolution pour tenter de s'attribuer une place de choix dans le futur système. Soyons direct : "Il Gattopardo" est tout simplement un grand moment de cinéma. Luchino Visconti aborde avec beaucoup de sensibilité, de réalisme, et de finesse un sujet politique passionnant, à savoir les mutations de l'ordre établi. On se centrera surtout sur le personnage de Burt Lancaster, choix de casting étonnant mais finalement très à propos, excellent en noble poussiéreux qui refuse de prendre pleinement conscience des évolutions autour de lui. Face à lui, Alain Delon convient bien à un fougueux opportuniste séducteur, tandis que Claudia Cardinale est sensuelle à souhait en jeune femme issue de la nouvelle caste. Par ailleurs, avec ses décors fabuleux (paysages naturels incroyables, costumes & intérieurs fastes...) et une gestion de main de maitre des foules, le film offre plusieurs scènes sublimes. Sans compter une jolie BO, et des dialogues travaillés, donc quelques uns resteront célèbres ("Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que nous changions tout"). Un classique du cinéma italien.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2019
Un bon film qui repose principalement sur les épaules de Burt Lancaster, charismatique dans le rôle de Fabrizio Corbera de Salina, un aristocrate qui, grâce à son neveu Tancrède Falconeri (Alain Delon), prend conscience que l'Italie change de mains avec la prise de pouvoir effective de la bourgeoisie au détriment de ceux qui incarnent l'ancienne Italie, notamment la vieille aristocratie.
C'est ainsi que pour le bien de sa famille, Fabrizio Salina va solliciter pour son neveu préféré Tancrède, la main de la fille de Calogero Sedara.On pourra regretter certaines longueurs dont la très longue scène du bal.
judy55
judy55

47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2019
Que dire de plus sur ce film! Evidemment que c'est un chef d'oeuvre, un film à la réalisation magnifique, aux acteurs splendides et avec une histoire solide! Au début je trouvais le protagoniste principal particulièrement agaçant et arrogant (ce qu'il est véritablement) mais je fut très étonnée de sentir une larme sur ma joue à la fin devant le destin et la sensibilité du personnage: impressionnant de jouer avec le spectateur de cette façon!
J'ai cependant eu du mal à suivre tous l'aspect politique et historique du film qui est placé en premier plan, mais c'est surement parce que je ne connais pas très bien l'histoire de l'Italie. Dommage!
JackIsJack
JackIsJack

48 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 avril 2019
Que se passe-t-il dans ce film ? Le temps s'est-il arrêté ? Les scènes s'enchaînent et mon cerveau ne capte aucune information d'intérêt. Pourtant je vois bien les acteurs, ils bougent, et ....ce qu'ils disent est compréhensible, mais j'ai l'impression d'être transparent dans ce film, il se déroule mais tenir compte de moi, de mon intérêt. Où est le fil narratif ? Où est l'histoire intéressante ? Cela pourrait être un documentaire réaliste (où la narration est absente) mais c'est pourtant un style théâtral, donc assez grossier, le doublage, les expressions, la mise en scène, tout sonne quand même très "faux".
Quel est l'intérêt de regarder quelque chose de faux et sans narration ?
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mars 2019
Ce film est à l'exact image de l'aristocratie décadente qu'il met en scène : ampoulé, surfait, maniéré, élitiste… Visconti se regarde filmer et ça se sent. Typique du genre de film de réalisateur pour réalisateurs qui en oublie complétement le ludisme. J'aime bien les films verbeux mais là tous les dialogues sont inintéressants. Tout cela manque de force et de souffle.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2019
Parenthèse dans la veine néoréaliste de Visconti, « Senso », par son esthétique, son ambiance, ses thèmes et le milieu dans lequel il se déroulait, était annonciateur de ce chef d’œuvre réalisé neuf ans plus tard. Il tenait beaucoup de l’opéra et de son coté exacerbé et démonstratif, alors que ce « Guépard » relève de la littérature et du grand art cinématographique.
Le film nous montre la fin d’un monde, la perception de cette fin par le personnage principal, le Prince Salina, et sa perception de l’approche de sa propre mort.
Il s’agit de la prise de pouvoir par la bourgeoisie au détriment de l’aristocratie ; Visconti n’omet pas au passage de montrer l’oubli du petit peuple par cette bourgeoisie et les compromissions de nombreux aristocrates avec la prochaine classe dominante afin de s’assurer la conservation de privilèges, factices aux yeux du cinéaste et de son personnage.
Ce qui est touchant, c’est que les hautes valeurs intellectuelles et morales qui devaient, ou auraient dû, caractériser, dans la conception et l’idéal que le Prince s’en faisait, la classe sociale à laquelle il appartenait, laissent place aux préoccupations mercantiles et bassement politiques des nouveaux riches, symbolisés par Don Calogero.
Ce qui est touchant c’est de voir un homme regarder intelligemment, avec conscience et nostalgie, la fin de son univers en s’approchant de la mort.
Le rythme du film est ample, majestueux, presque solennel, à l’image de cet homme.
A la fois grandiose, éblouissant et minutieux (Visconti avait un tel souci du détail qu’il exigeait que même les tiroirs et meubles jamais ouverts dans le film soient remplis de d’objets d’époque…), le film est un exemple d’intelligence, de délicatesse, de sensibilité et de beauté.
On sent bien sûr que, pour la première fois, après de nombreux films sociaux, le cinéaste a mis beaucoup de lui-même dans son personnage, très finement interprété par Burt Lancaster ; c’est sans doute pourquoi ce chef d’œuvre absolu est si émouvant.
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2019
3 étoiles - Le guépard

C'est un film en trois actes. Le premier est plutôt décevant : mise en scène pas toujours heureuse. Le second est plus réussi ; son contenu est toutefois classique et sans originalité. Le troisième (celui du bal) est brillant : il y a une unité scénographique et psychologique d'un grand raffinement et d'une grande finesse. Globalement, je trouve que ce film a de belles images ; mais qu'il lui manque une narration subtile. On frôle durant les deux tiers du temps la grande production hollywoodienne - plutôt classique - de l'ancien temps (avec sa typique musique d'ambiance). Reste un dernier tiers nettement plus relevé. Dommage que les deux autres actes n'aient pas été aussi intelligemment dirigés . Un grand film ? Pour moi, non. Un film plaisant à regarder, c'est tout.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2019
Une très belle fresque sublimée par la mise scène et pour le coup plus qu' une réalisation ! . Visconti a le vrai sens du cadre et maîtrise les longs plans séquences. Une vraie leçon de cinéma par contre la version originale est absolument irregardable...désolé mais j ai visionné ce film en vf la voix de Delon en italien c est pas possible surtout que tous les acteurs français ont tous été reposynchronises en italien autant donc me voir avec leur travail en français. C est rare donc autant le signaler .
jpdeg
jpdeg

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2018
De retour de Sicile et, entre autres, d'une visite détaillée du centre de Palerme - avec un moment-souvenir émouvant, Piazza Santa Anna, devant le Palais de Gangi et son immense terrasse où fut tournée l'extraordinaire séance du bal - , il était impensable de ne pas voir ou revoir (?) ce fameux film de Luchino Visconti.
Burt Lancaster y est impressionnant, Alain Delon étonnant et Claudia Cardinale formidable de spontanéité et de fraîcheur. C'est un bon moyen, en plus, de connaître l'histoire de cette île ballotée de tous temps entre les puissances de la Méditerranée et qui voulut absolument rester italienne. Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire le livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa dont est inspiré le film...
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2018
Un film dont l'intérêt réside dans le parallèle entre la décadence d'une Italie royaliste surannée et celle du prince incarné avec brio par Burt Lancaster. Les paysages siciliens sont mis en exergue par une réalisation qui s'attache au symbolisme des décors pour justifier les choix et les idéologies du protagoniste. La reconstitution historique, absolument réussie, a pour corollaire une certaine langueur pouvant ennuyer. Un rugissement d'agonie.
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