Mortal Engines
Note moyenne
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491 critiques spectateurs

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Carlito Gasq
Carlito Gasq

37 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2018
j'ai vraiment adoré ce film autant dans les effets spéciaux que dans l'histoire hâte de savoir s'il y aura une suite
poulaitt
poulaitt

18 abonnés 361 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 décembre 2018
Une première partie excellente, avec un univers relativement nouveau et bien fait (quoi qu'un peu irréaliste), un ton agréable, pas trop sombre bien que post apocalyptique, et des acteurs nouveaux très charmants.
Par contre à la moitié, l'histoire devient un peu tristounette spoiler: voir très, avec la fin tragique du personnage hyper émouvant de robot-humain déshumanisé mais ému quand même
.Et je regrette que les critiques virulentes de ces dernières décennies contre les happy end nous aient dirigés vers les spoiler: sacrifices devenus systématiques dans chaque saga des personnages secondaires qu'on aurait bien aimé revoir, pour des motifs souvent complètement nuls
.
Quand à la bataille finale, trop longue, mais effets spéciaux énormes, et pourtant ce n'est pas ma priorité mais les effets sont novateurs.
Tonto94
Tonto94

54 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2018
Dans le futur, la plupart des villes sont devenues des cités mouvantes, se déplaçant au gré des ressources qu’elles trouvent. Celles-ci étant rares, une hiérarchie s’instaure entre les villes et des « cités prédatrices » voient le jour. Londres est de celles-ci, dirigée d’une main de fer par le maire Magnus Crome (Patrick Malahide), elle chasse toutes les petites villes minières et commerçantes dont elle peut s’accaparer les ressources. Mais sur sa nouvelle prise se trouve une jeune fille, Hester Shaw (Hera Hilmar), aux motivations mystérieuses, dont le but est d'assassiner le puissant ingénieur londonien Thaddeus Valentine (Hugo Weaving, grandiose). Avec l'aide d'un historien de la ville destitué de ses fonctions (Robert Sheehan), elle va changer le cours de l'histoire...

La surprise vient toujours de là où on ne l’attend pas. C’est ce que semble nous dire Christian Rivers, avec son adaptation de Mécaniques fatales, premier tome d’une saga littéraire très dense signée Philip Reeve. Tout était là pour nous faire craindre un film sans saveur et sans personnalité, tant les bandes-annonces peinaient à faire ressortir quoi que ce soit d’intéressant d’un magma d’imagerie numérique, dont on avait toutes les raisons de croire qu’il nous ferait exploser les yeux, et au sein duquel on avait tout lieu de croire que se perdraient des acteurs inconnus tentant vainement de donner vie à des personnages inexistants. C’était s’être bien mal renseigné sur le film…
Non seulement produit, mais également écrit par Peter Jackson, le film de Christian Rivers réunit en réalité toute l’équipe habituelle de son producteur, du Seigneur des Anneaux au Hobbit en passant par King Kong. Superviseur des effets spéciaux fidèle à Peter Jackson depuis son premier film, brièvement passé par la case Disney (Le Monde de Narnia, Peter et Elliott le dragon), Christian Rivers nous a en réalité démontré depuis belle lurette qu’il est un maître dans la création d’images et dans la maîtrise d’un univers dense et très travaillé. C’est donc tout naturellement qu’il nous le prouve à nouveau, en officiant cette fois au poste de réalisateur. Et le résultat est tout bonnement hallucinant.
S’appuyant sur des effets spéciaux à couper le souffle, d’une totale crédibilité, Rivers montre ses muscles dès une brillante scène d’introduction, immersive à souhait et spectaculaire. A cette image, c’est d’ailleurs tout le film qui sera véritablement dantesque, nous offrant une impressionnante succession de scènes d’action toutes plus éblouissantes les unes que les autres, et qui restent toutes gravées dans la mémoire, portées par une bande-originale épique et d’une rare puissance quasi-wagnérienne, qu’on n’attendait pas de la part de Tom Holkenborg (plus connu sous le pseudonyme du tapageur Junkie XL). Par l’ampleur de mise en scène dont témoigne Rivers et la qualité des effets spéciaux, l’univers steampunk auquel on est convié prend donc parfaitement vie sous nos yeux émerveillés, multipliant les trouvailles visuelles avec une générosité qui force l’admiration.

Pour autant, le film n’est certes pas parfait, et l’on pourra reprocher à Peter Jackson et ses coscénaristes une intrigue par trop laconique, où les personnages ne sont pas aussi développés qu’ils auraient pu l’être et où certains rebondissements revêtiront un fort air de déjà-vu (on se demande encore la raison d’être de cet étrange semi-plagiat de Star Wars qui clôt le film). On appréciera toutefois que le scénario sache poser des bases solides à son univers en exposant de manière courte mais efficace un contexte géopolitique facile à appréhender mais tout de même travaillé.
Par la grâce d’un casting aussi excellent qu’inconnu, on s’attache aux différents personnages malgré leur écriture rapide, le caractère se révélant d’autant plus étoffé que les scénaristes ont l’intelligence de leur avoir donné une histoire antérieure au récit, dont on ne saura jamais plus que quelques noms jetés ici et là, mais qui leur donnent ainsi une vraie épaisseur en quelques lignes de dialogues bien senties.
Ainsi, même si le scénario, simple mais jamais simpliste, n’est pas dénué de certaines failles, il permet au film de fonctionner à merveille, en nous immergeant comme seul Peter Jackson et quelques autres grands (Spielberg et Cameron) ont le secret dans un univers si riche, suffisamment éloigné de ses influences pour fonctionner sans elles, qu’au sortir du film, on n’a guère qu’une seule envie : replonger dedans le plus vite possible !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2022
La cinématographie est devenue un art d’adaptation et du business à grande échelle. Le blockbuster cristallise ainsi ces deux constats, conformément à un système qui perdure au nom de la surenchère et au détriment de la qualité. Il existe énormément d’exemples récents et passés, car chacun se laisse guider par des influences évidentes à d’autres œuvres qui auront séduit une génération entière. Mais il ne faut pas les confondre avec l’héritage, qui a un sens bien plus profond… S’ensuit un projet similaire qui tombe dans la maison de production de Peter Jackson. Mais débordé par sa trilogie sur le Hobbit, qui aura été tout juste suffisante, c’est dans les mains de son fidèle technicien d’effets visuels, Christian Rivers, que l’on confie la lourde tâche d’introduire un nouvel univers dystopique, en phase avec les lectures de jeunesse contemporaine. Pourtant, l’adaptation du roman de Philip Reeve n’hérite pas du meilleur carburant afin d’amorcer une saga en devenir et les raisons sont nombreuses.

Côté scénaristique, la pauvreté saborde la justesse d’écriture et la narration tombe à l’eau. L’évolution des protagonistes est prévisible, tout comme les enjeux tardifs, qui renouent avec le déjà-vu. Le manque de rigueur nous cloisonne alors dans un antre bien trop pauvre, à défaut d’un festival visuel qui tient ses promesses. Mais ce n’est pas ce maigre critère qui compensera l’ambition, sans mesure, d’une œuvre encore à l’état primitif. Pourtant, les mégalopoles mobiles ont de quoi éveiller notre curiosité. On peut y voire une certaine comparaison à travers les âges, car les différentes échelles sont à l’image de la puissance de chacun. Les gros poissons mangent les petits, c’est bien connu. Mais Hester Shaw (Hera Hilmar) n’a rien à voir avec ce système qui puise dans les dernières ressources de la Terre, tel un Mad Max qui se cramponne à la technologie énergétique. Et pourtant, il s’agit d’une crise où une nouvelle carte s’est mise en place.

L’héroïne, dont les scarifications lui donnent un bon cachet esthétique, véhicule les motifs d’une vengeance justifiée, peut-être trop connaissant ses tendances de femme forte et indépendante. Peu connue du grand public, on l’associe brièvement au personnage de Tom Natsworthy (Robert Sheehan), rêveur comme si l’aviation lui permettrait de réaliser ses fantasmes et de le détacher de sa condition. Les enjeux sociaux sont moindres, car ce filon n’est pas développé, aux mêmes titres que les nouvelles trouvailles dans ce riche univers. Des personnages secondaires entravent ainsi la lisibilité du récit, car certains interviennent peu pour des besoins scénaristiques, d’où le manque de subtilité qu’on pourra aisément reprocher à une œuvre qui se voulait avant tout exotique et dépaysante. Thaddeus Valentine (Hugo Weaving) occupe la place de ce visionnaire, aveuglé par le pouvoir et l’égoïsme. On pourra ainsi regretter un manque d’évolution psychologique de l’Homme, qui ne tranche pas avec celui que nous connaissons actuellement, preuve que la bêtise ne vieillit pas. Il y aurait tant à débattre sur les motivations de ce personnage et les enjeux de l’univers qui s’adapte au fur et à mesure, mais le visionnage se concentre uniquement sur le visuel et sacrifie ses personnages.

En somme, « Mortal Engines » s’est vu gâcher son potentiel par ce cahier des charges trop soutenu et trop exigent. Le film aurait pu devenir une entité plus subtile, mais au lieu de cela, il passe tout son temps à vouloir rattraper son retard et emprunte des raccourcis, passant outre la majestuosité d’un environnement post-apocalyptique, synonyme d’anticipation. Ici, l’univers joue un rôle, mais n’est pas exploité au bout de ses idées. On ne fait qu’induire le spectacle et le fond passe par un faux élan. Seul le personnage de Shrike (Stephen Lang) ornait le bon sentiment d’être le ressort nécessaire à l’héritage psychologique de l’héroïne. Il aura fallu peu de temps pour qu’il démontre son efficacité, mais aussitôt fait, aussitôt oublié, tout comme ce long-métrage encore en quête d’une identité…
Maureen D
Maureen D

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2018
Du début jusqu'à la fin j'ai adorer ce film ! Un univers enrichissant qui en met plein les yeux et avec un excellent casting.
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2018
Mortal Engines est adapté du roman du même nom de Philip Reeve, premier tome de sa série littéraire Tom et Hester sortie en 2001. Dès les premières minutes de la bande annonce, on y voit des références. On pense à Mad Max Fury Road, au Château ambulant, on est forcément intrigué et le sous-titre « par les créateurs des films le seigneur des anneaux » enfonce le clou, « quoi, Peter Jackson !! On veut voir ce film ! » La bande annonce ne nous avait pas trompé, des références, on en voit partout. En plus des premiers films cités, Mortal Engine rappelle aussi Star Wars avec plusieurs ressemblances, on y voir même du Terminator ! L’univers est aussi semblable à ceux qu’on retrouve dans le jeu vidéo, entre Final fantasy, Bioshock ou Rage, on retrouve la base de l’Heroic fantasy. Tout pour accrocher le Geek qui sommeille en vous ! Visuellement, c’est très réussi, entre les villes mécaniques, les environnements post-apocalyptiques, les costumes steampunk, on rentre vraiment dans l’ambiance. Les personnages principaux manquent un peu de carrures, mais reste intéressant et plein de potentiel. Les autres personnages, notamment Shrike ou Thaddeus Valentine, ont vraiment beaucoup de classe. Le scénario lui ne semble qu’être une introduction à l’univers, loin d’être déplaisant, on sent qu’ils en gardent sous le pied en ne prenant pas trop de risque. Si les suites dépendent de la réussite au box-office de ce premier volet, j’espère vraiment qu’il va marcher car on a vraiment accroché à l’univers, on veut voir ce qu’il a en plus à offrir ! Bref, c’est un film réussi, à l’univers riche et aux possibilités enthousiasmantes, de quoi passer un très bon moment !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 décembre 2018
La nouvelle saga de Peter Jackson est une bonne nouvelle pour le cinéma : après l’anthologie du Seigneur des Anneaux, on découvre ici un tout autre univers où le fantastique est au service d’une intrigue qui ne laissera pas le spectateur indifférent. Même si sur de nombreux points le jeu d’acteur de Robert Michael Sheenan est critiquable, la prestation de l’indétronable Hugo Weaving, d’Hera Hilmar et de l’étonnante Jihae et les effets spéciaux toujours très réussis sont les points forts de Mortal Engines. Enfin, en plus de la bande son originale d’excellente qualité, la vision apocalyptique d’un monde en recherche constante de nouvelles ressources qui est proposée ici n’es que le reflet de notre société actuelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2018
J’ai adoré ce film. L’histoire était très prenante, j’ai beaucoup aimé le concept de cité prédatrice et les acteurs étaient très corrects dans leurs rôles. Les images étaient par dessus tout très belles.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 21 décembre 2018
Un navet fini l'histoire est inintéressante la dernière heure est interminable, tout est cousu d'avance,
Pas C
Pas C

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 octobre 2020
je comprends mieux pourquoi ce film a été un bide à son lancement aux USA ; cette histoire est à dormir debout et est plutôt mal jouée par les acteurs principaux qui semblent peu croire à ce scénario loufoque.
on n'en a pas pour son argent, vraiment pas...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 décembre 2018
Vu hier, je n'attendais rien de ce film et pourtant... je suis quand même déçu, le début promettait quelque chose d'innovant et spectaculaire (mention spéciale pour ce style steampunk qui me parle !) Malheureusement, on dirait un genre de teenage movie, bourré de clichés et qui tente simplement de remplir un cahier des charges, personnages peu intéressants et encore une fois clichés au possible (la romance est tellement poussive...) et cette fin... cette révélation ! xD Bref, film totalement oubliable
Ronan T
Ronan T

29 abonnés 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 décembre 2018
D'un ennui terrible. L'histoire est d'une vacuité déconcertante, les acteurs sont mauvais. Rien pour rattraper ce film dont le succès en salle est le reflet de sa qualité. 2h de perdue ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 décembre 2018
Les images de ce film sont très belles, il y a tout un univers spoiler: stem punk
qui plaira aux fans de ce style. On sent qu'il y a la possibilité d'avoir pleins d'histoires différentes dans ce monde post apocalyptique et cela fait du bien de pouvoir se projeter, se dire ce qu'on pourrait imaginer d'autre.

Ce qui est aussi intéressant au niveau des images c'est leur caractéristiques liées à des personnages. On retrouve le style "jeu vidéo" dans son côté exagéré des années 90 et un style plus moderne à la fois. Ces 2 styles se complètent plutôt bien.

Le Scénario est tout de même plutôt banal, certes le cadre est assez original, mais l'histoire reste celle de gentils et de méchants, l'éternelle bipolarité.

Les personnages n'ont rien de fantastique, ils sont bien mais sans non plus être géniaux, le jeu d'acteur est pas mauvais et colle avec l'univers. Il manque quelques approfondissements dans l'histoire et le ressenti de certains personnages, mais cela reste regardable.

Cela faisait longtemps, depuis "les indestructibles 2" que je n'ai pas vu de bon film au cinéma. J'ai passé un très bon moment, je ne dirais pas que c'est un grand film mais il vraiment pas mal du tout.
djnasty
djnasty

40 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2018
Mortal Engines nous emmène dans un univers post-apocalyptique qui n’est pas sans rappeler Mad Max, le côté fresque pour adolescent en plus. C’est visuellement superbe, l’univers est vraiment beau, avec ses mélanges de rétro et techno très steampunk, c’est rythmé, les 2h passent sans problème.
Dommage pour le méchant sous exploité au nom d’un gros ogre vert, et puis ce côté adolescent qui gâche un poil le plaisir. Mais hâte de voir la suite (car tout est fait pour qu’il y en ait une)
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 décembre 2018
Bon OK, je le reconnais : le titre annonçait un petit peu le désastre. Mais bon, en cette fin d’année désespérément atone, reconnaissons tout de même à ce film le mérite d’avoir un pitch plein de promesses. Quand même ! Un monde post-apocalyptique. Des cités qui se déplacent. Un trip visuel annoncé par l’affiche qui semblait faire se percuter les univers du « Château ambulant » et de « Steamboy ». Tout cela annonçait de belles vertus qui manquent pas mal au cinéma d’aujourd’hui : la prise de risque et puis aussi ce machin auquel on avait recours parfois auparavant – Rah ! J’ai le nom sur le bout de la langue ! – de la créativité ! Voilà c’est ça ! Oui, moi je trouve que ce film avait l’air de tenter d’ouvrir une porte vers quelque-chose de créatif. Maladroitement certes (« Motel Engines » que ça s’appelle quand même… Non mais oh !), mais il avait l’air de le tenter malgré tout… Et puis je me suis posé devant ce film… Et là, effectivement, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que ça allait être mort de chez mort. Une minute, en gros. Oui, il ne m’a fallu qu’une seule minute pour que tous mes espoirs s’envolent. C’est bête, mais quand tu te rends compte que dès le premier champ - contrechamp il n’y a déjà aucun effort de fait ; que le réalisateur ne semble s’être posé aucune question sur la manière de construire les images qui vont présenter le lieu, le personnage principal et l’intrigue, là tu ne peux plus décemment y croire. Une vue subjective à la jumelle en guise de plan d’ouverture ? Sérieux ? On est au cinéma, dans un temple au service de l’immersion sonore et visuelle, et toi – Christian Rivers – tu proposes en guise d'ouverture un travelling pas très net sur un paysage numérique, et tout cela vu au travers d’un appareil dégueulasse ? C’est comme ça que tu veux que les spectateurs rentrent en contact avec ton univers ? Et ces contrechamps qui te posent ton personnage principal en plan poitrine et plein axe ? C'est une blague ? Eh mais c’est pas un portrait à poser sur une commode qu’on te demande de cadrer ! Essaye au moins d'amener ton personnage par un angle d'attaque ! Un regard ! Un objet singulier ! Une expression énigmatique ! Là on a juste une pauvre louloute filmée en plan poitrine qui baisse et redresse ses jumelles. C'est limite si on doit s'étonner du fait qu'il y ait une légère contre-plongée pour donner plus d'envergure au personnage ! Non mais oh ! Un personnage principal ça s'introduit mieux que ça ! Il faut que tu génères du mystère autour de lui ! Eh ! C’est pas parce que ton héroïne elle porte un foulard sur le nez que ça suffit pour la rendre énigmatique ! Sinon à ce tarif là un blocus lycéen ça deviendrait vite une partie live de « Myst » ! J’ai conscience qu’en disant cela on pourrait me reprocher d’ergoter sur des détails. Mais ces détails – justement – n’en sont pas. Quand un film t’envoie comme premier message « les possibilités narratives que me propose le cinéma je m’en fous, ce qui compte me concernant c’est de montrer au plus vite des grosses villes en CGI », pour moi ça te dit tout. Ça te dit que la seule ambition de « Mortal Engines » c’est simplement de faire ce que font tous les romans pour ados du moment : montrer des décors fantastiques et féeriques, le tout couplé à une microsociété aux allures elle-même fantastiques et féeriques (il faudra d’ailleurs m’expliquer pourquoi dans ces films, les castes sociales fermées semblent un élément constitutif de la féerie.) Manifestement, il n’y a pas d’autres ambitions que ça. Les scènes ne sont là que pour faire de la démonstration. Soit il s’agit d’une scène d’action pour explorer les entrailles de la bête et les différents lieux, soit il s’agit de longs dialogues qui sont là pour explorer les personnages ou bien les différentes strates sociales qui composent ces cités et leur extérieur. Ça reprend tellement mécaniquement les codes de la littérature adolescente que rien n'a de quoi surprendre le spectateur. Tous les clichés sont là, aussi bien dans les caractères, les physiques que les actions accomplies. Et franchement c’est vraiment très triste d’assister à ça parce que d’un autre côté il est malgré tout assez difficile de dire que ce film est l’incarnation totale de la « zéro créativité ». Pour le coup, « Mortal Engines » s’efforce de poser beaucoup de personnages, d’enjeux différents, voire même des courants de pensées. Il bâtit d’ailleurs ses mystères à résoudre sur beaucoup de niveaux, à la fois sur le passé des personnages, le passé lié aux Anciens, sur le plan secret mené par les dirigeants londoniens, ou bien encore sur l’état du monde en dehors des cités… Même chose d’ailleurs sur ces cités en elles-mêmes ! Elles regorgent de trésors visuels ! Difficile de dire qu’il n’y a pas de boulot créatif là-dedans ! Il y a tout un jeu entre le steampunk, l’imagerie d’Epinal et le mécano qui est assez poussé et qui aurait justement mérité une bien meilleure mise en valeur que ces va-et-vient nauséeux avec lesquels on nous montre tellement de choses en si peu de temps qu'il est impossible de s'attarder sur quoi que ce soit. Cette absence totale d’ambition (et de talent) cinématographique fait que ce film n’exploite jamais ses points forts. Au lieu de ça, il se noie dans des conventions visuelles, narratives et sonores (Oh par tous les dieux la musique quelle horreur !) qui transforment ce plat doté de quelques bons ingrédients en grosse gélatine ultra sucrée et absolument écœurante. Vous l’aurez donc compris, je trouve que ce film est un véritable flop. Mais si j’ai passé autant de temps à vous expliquer pourquoi je le perçois ainsi c’est tout de même pour mettre le doigt sur ce qu’il y a de plus frustrant dans toute cette histoire. Il y avait dans ce « Mortal Engines » de quoi faire une œuvre vraiment créative et enivrante. Mais s’il échoue à parvenir à ses fins, c’est juste parce que le plan de production a été de tout miser sur ce qui rassure (plein d’effets visuels partout et une structure narrative standard) plutôt que de miser sur ce qui fait rêver (une réalisation qui sait jouer de la grammaire cinématographique pour faire en sorte que le spectateur soit pris par quelque-chose qui aille au-delà de la simple accumulation d’images et du sons). Un simple changement de philosophie nous aurait permis d’avoir un film qui coûte moins cher et qui soit davantage audacieux. Bref un film qui aurait été vraiment créatif pour le coup… Mais bon, à croire que de nos jours, ce genre d’audace, c’est un coût que plus grand monde n’est prêt à prendre. Triste tout ça… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
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