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Selingues G
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4,5
Publiée le 29 septembre 2013
La réussite de ce film tient à son idée de départ : réaliser un film d'horreur avec comme acteurs deux idiots qui ne se font plus peur entre eux qui ne font peurs aux autres. Ensuite le film déroule les idioties des deux héros sous fond de cauchemar, mais cela reste tellement convaincant que l'on prend du plaisir à se laisser berner par les deux héros.
Dans la famille des succès critiques improbables, je demande Tucker et son comparse Dale ! Pourquoi un tel qualificatif ? Il suffit de voir le titre, aussi bien VF que VO ? pour se rendre compte de la crétinerie loufoque de l’entreprise : Tucker & Dale fightent le mal (Tucker and Dale vs. Evil). Autant dire de suite que ce n’est certainement pas le genre de long-métrage sur lequel le spectateur lambda se pencherait aussitôt à sa sortie, se présentant sur le papier comme une série Z de bas étage. Pourtant, il s’agit-là d’un divertissement qui mérite amplement le coup d’œil, étant tout simplement meilleur (et pas qu’un peu) des films du genre. Pourquoi ? C’est ce que nous allons voir !
Avant de vous lancer dans le visionnage de Tucker & Dale, sachez qu’il s’agit-là d’une parodie du cinéma horrifique. Mais attention, pas une comédie potache et lourdingue à la Scary Movie qui enchaîne les références à gogo, se basant exclusivement sur ces dernières pour en tirer des gags discutables pour ne pas dire à la ramasse. Non, Tucker & Dale fait partie de ces parodies sans prétention qui se contentent de singer les clichés du genre et d’y trouver toute leur puissance comique. Ici, vous y trouverez donc tous les grands archétypes du cinéma horrifique : les étudiants en vacances en pleine débauche d’alcool et de sexe, la cabane paumée au fond des bois, la BO tentant d’instaurer une ambiance peu reluisante au bon moment… Mais surtout, Tucker & Dale révèle une intelligence d’écriture que ne saurait renier le duo Simon Pegg/Nick Frost (Shaun of the Dead) et qui fait toute sa force : se concentrer exclusivement sur la connerie typique des personnages des films d’horreur.
En suivant le parcours de deux pauvres « bouseux » gentils comme tout qui vont être pris pour de véritables psychopathes par des ados totalement idiots, Tucker & Dale laisse ainsi la place à un lot de situations aussi loufoques les unes que les autres, mettant à mal toutes les bêtises vues et revues dans les nombreux divertissements horrifiques qui se prennent au sérieux. Et cela sans toutefois délaisser le côté gore de certaines séquences (dont celle du broyeur), permettant au film d’exhiber des effets spéciaux de bonnes factures et ce avec un budget en mode mineur pour le genre (soit 5 millions de dollars). Ni les autres détails techniques, comme la mise en scène d’Eli Craig dont c’est le premier film, le réalisateur s’amusant à reprendre tous les codes du cinéma horrifique (silhouette dans l’obscurité, lumière tamisée, plans rapprochés…) afin de se moquer des Vendredi 13 et autres Massacre à la Tronçonneuse avec savoir-faire. En clair, Tucker & Dale se présente au public comme un divertissement drôle et efficace. Un chouïa longuet sur sa dernière partie, traînant la patte sur un ultime quart d’heure pas aussi délirant que le reste, il faut bien le reconnaître. Mais le plaisir délectable répond bien présent !
Il faut dire aussi que le film ne doit pas sa réussite qu’à son idée de tourner en ridicule les adolescents dans les long-métrages d’horreur. En effet, Tucker & Dale saura également vous séduire avec son duo de tête, deux « péquenauds » diablement attachants et puissamment drôles, interprétés avec justesse par le tandem Tyler Labine/Alan Tudyk. Dès que le film s’intéresse à eux, dès que la caméra daigne s’attarder sur leur petite vie tranquille qui va virer au cauchemar, le spectateur se prend d’emblée d’affection pour ses deux guimauves poisseuses et ne désire qu’une seule chose : qu’ils se sortent indemnes de cette mésaventure et que les ados meurent aussi bêtement les uns après les autres, surjoués soit dit en passant de manière convaincante (parodie oblige) par des comédiens inconnus du grand public.
Alors qu’il y a de cela quelques temps, le réalisateur et les deux comédiens ont commencé à parler d’une suite, nous ne pouvons qu’attendre avec impatience un nouvel opus qui saura suivre les traces de cette délicieuse surprise qu’est Tucker & Dale fightent le mal. Une parodie qui ne tombe jamais dans la surenchère et le lourdingue, se moquant avec intelligence, justesse, jubilation et même douceur d’un genre qui se singe lui-même au fil des longs-métrages. Rafraîchissant au possible, nous ne pouvons qu’en demander encore !
De très bonnes trouvailles pour pasticher les classiques survivals américains. Tous les clichés sont bien là : la bande d'étudiants, les paysans barrés, la cabane dans les bois... Tucker et Dale sont drôles, les idées sont là, mais il manque la folie d'un Shaun of the Dead et un poil de gore. En bref, c'est marrant mais pas encore assez décomplexé à mon goût.
Tucker and Dale fightent le mal possède en son sein une belle idée originale, nouveau, je crois dans le genre gore, c'est l'apparition du quiproquo dans le slasher movie. Dès les premières images, on pense à Délivrance avec l'arrivée des citadins dans la campagne reculée, puis à Evild Dead quand on découvre une viellle cabane brinquebalante perdue dans une forêt reculée. Le groupe de jeunes étudiant(e)s naïfs prêts à être massacrés renvoie à la série des films Vendredis 13.... Sans raconter l'histoire, rien de tout cela ne se produit, seule l'ambiance de ces films reste présente et nous assistons à une série de quiproquos un peu lassants et prévisibles. Heureusement, l'humour n'est jamais absent et se juxtapose à des scènes gores plus trashs les unes que les autres et aux blagues salaces ("heureusement que tu n'es pas monté comme un ours!"). Nous avons même la chance de mater les corps bien faits et plantureux des jeunes étudiantes qui se baignent nues la nuit dans l'étang sylvestre (oui les seins sont siliconées!). Le film a une intrigue à la fin que l'on peut deviner mais ces facilités sont contrebalancées par un revirement étonnant et très étonnant. La liaison entre la jeune étudiante en psychologie et le plouc barbu est très touchante. Un film d'horreur sans prétention, oubliable mais divertissant où nous ressentons que l'équipe du film s'est sûrement autant amusée que le spectateur. Tucker and Dale fightent évite aussi le piège du film soi disant fauché à la:mode des années 2000. Les acteurs sont bons (mention spéciale à Tyler Labine et Katrina Bowden).
Sympathique film qui, à la manière de "Shaun of the dead" revisite un genre - ici le slasher - pour le détourner et en faire une comédie. La comparaison s’arrête cependant là, le film de Edgar Wright étant en tous points supérieur (écriture, réalisation, idées). Cependant ne boudons pas notre plaisir, le film réservant quelques scènes très drôles (et toujours très gores) et des dialogues qui font souvent mouche. Aussi, pendant une heure, l'histoire se suit avec un réel plaisir et les bonnes idées s’enchaînent sans trop de temps mort. La dernière demie heure quant à elle, davantage concentrée sur l'histoire à raconter, rame un peu plus niveau gags. Reste que dans l'ensemble, on passe un bon moment.
En détournant tous les ponctifs des films d'l'horreur vers la comédie, ce film est un modèle de dérision. Tout y passe, jeunes etudiants dans une cabane en forêt, tueurs ruraux style Massacre à la tronçonneuse, slasher... le scenariste n'oublie rien. Les actions sont détournées en gags et en quiproquos avec une grande inventivité et même le rebondissement final a été prévu. Bref, l'l'horreur en comédie existe car ce film le prouve. Un excellent moment et une bonne tranche saignante de rire...
Très bon film ! Le réalisateur renverse habilement les codes du slasher, en y instillant un humour loufoque. Ça marche aussi grâce aux excellentes performances de Tyler Labine et Alan Tudyk. En bref un film qui nous amuse, tout en se moquant d'un genre qui commence à être un peu redondant.
Des étudiants qui partent faire du camping, des rednecks à la "Delivrance", on se dit qu'on à faire à un énième film du genre et puis non. Les deux gars sont en fait de braves types venus dans leurs maisons de vacances qui vont être victime d'une série de quiproquos qui exploitent les stéréotypes des films d'horreur. Malgré une baisse de rythme vers la fin, le film est vraiment réussi et on rigole bien à suivre les deux gentils crétins dans leurs aventures.
Die, die, parodie ! Le slasher se définit principalement par une somme de codes, un cahier des charges assez strict très bien expliqué dans le fameux Scream de Wes Craven. Or rien n’est plus facile à parodier qu’un dogme. Depuis 20 ans, on a assez logiquement vu fleurir bon nombre de mauvaises parodies faites à la va vite, toutes plus balourdes les unes que les autres, Scary Movie en étant en théorie le parangon. Résultat, tout ce bazar prédigéré n’a jamais surpris qui que ce soit et n’a fait que remplir les étals des vidéo-clubs puis des plateformes. Ce premier film d’Eli Craig choisit un autre positionnement et c’est notamment en ça qu’il est intéressant. Nous sommes à la campagne, sous entendu chez les bouseux psychopathes qui peuplent le film d’horreur depuis la nuit des temps, de Massacre à la Tronçonneuse à La Colline a des Yeux. Un groupe de jeunes étudiants écervelés va faire ce truc typiquement américain d’aller camper dans les bois au milieu de nulle part. Quand ils croisent la mine patibulaire de deux autochtones, ça dérape et la peur s’installe. Les morts s’accumulent et le sang gicle joyeusement. La première des réussites tient à ce pitch monté à l’envers. On peut le dire car le twist vient vite, les méchants ne sont pas ceux qu’on croit et on tombe nous aussi dans le piège du préjugé, sans en être très fier. Un joli clin d’œil qui montre à quel point le spectateur est conditionné. En réalité, ces deux gentils nigauds de la forêt sont des personnages très attachants par leur naïveté. Les mecs cumulent plus de poisse que François Hollande n’a cumulé de pluie sur la tronche. A tel point que ça en devient gros. Très très gros même. Et c’est justement ça qui est bon. Le film est totalement loufoque et parvient toujours à surprendre davantage dans l’invraisemblance. Le résultat est assez hilarant en plus d’être malin dans l’esprit. Véritable comédie horrifique, le gore est présent à l’écran sans faux-semblants et le plus naturellement du monde. Au final, c’est une comédie très rafraîchissante que l’on tient là et fortement recommandable à celui qui n’aura rien contre quelques corps démembrés. Donc non, la parodie ratée n’est peut-être pas une fatalité et ce film au titre improbable (et à l’affiche vulgos) en est la preuve.
Une belle surprise dans le cinéma d'hooreur horrifique. L'idée du quiproquo que les jeunes se font des pauvres pequenots venu passer des vacances tranquilles est excellente. Cela amène des scènes bien drôle notamment les meurtres. Un bon divertissement.
Un film sympathique, gentil, intéressant mais qui laisse un goût d'inachevé. En fait tout est vu dans la bande annonce. L'effet de surprise passé et le quiproquo lancé on attend de voir comment vont finir par mourir les protagonistes...Sentiment partagé car ça aurait pu être quelque chose de grandiose et finalement ça se regarde juste.
Rien d'autre à dire : le navet dans toute sa splendeur ! je me suis même endormi dans la salle. c'était vraiment pathétique d'entendre la moitié de la salle rigoler devant un film aussi nul. l'idée centrale du scénario pourrait séduire plus d'un pourtant. mais en vrai tout est bidon et le film pas drôle du tout! un ramassis de cabotins etc...si vous vous entêtez à le voir, acheter un maxi pop corn et emporter avec vous deux ou trois cannettes de bière pour ne pas sentir les 1h30.