A la fois déçu et confiant... Déçu car je suis resté sur ma faim. Le scénario est très bien écrit avec un bon découpage mais on tourne vite en rond, le suspense s'évente vite ; en effet on sait que le film est divisé en 4 parties alors après un plan sur un inconnu et qu'on arrive à la 4ème on se dit tout ça pour ça. Non pas dans le final mais plus dans le manque de suspense et l'mabiance trop peu angoissante... Par contre la description du monde adolescent est très bonne avec de bonnes surprises au casting ; Ana Girardot notamment (qu'est-ce qu'elle ressemble à son père !). La mise en scène offre de belles scènes. On sort du film en se disant qu'il y avait de quoi faire un "Elephant" à la française mais que tout ça est trop en surface. Mais on se dit aussi que le réalisateur Fabrice Gobert est très très prometteur... A suivre donc...
Simon Werner... a tout du bon thriller, l'intrigue est bien ficelée, nerveuse, pleine de rebondissements, et la mise en scène est plutôt réussie. Dommage que la fin tombe un soufflet. Comme pour « La Passion des femmes » de Japrisot, on se dit que tout ça n'en valait pas la peine.
Sorti de nulle part, pas de pub, pas de bandes annonces, premier film d'un réalisateur qui signe son premier scénar... Et pourtant sûrement l'un des film français de l'année. Une précision scénaristique époustouflante de bout en bout, un mon...tage croisé malin... On est accroché du début à la fin face à cette intrigue au cœur d'un lycée, qui nous ramène à cette époque des commérages de couloir, des premiers émois, des films qu'on peut se faire dans la tête à cette âge... C'est un film intelligent sur l'adolescence doublé d'un thriller implacable. Je vous le dis DU TRÈS LOURD!!
Un premier coup d’essai convaincant malgré ses défauts. Les acteurs jouent très mal et les scènes sont un peu farfelues.
Ceci dit,, les qualités n’en manquent pas. Une belle photographie. Un montage assez efficace dans le même style qu’Elephant de Van Sant. Un scénario, pas épais mais, qui se tient.
Le point fort est que le réalisateur réussit a créer une ambiance étrange qu’on n’a jamais vu jusqu’à ici et réussit également de situer son histoire dans une époque intemporel (pas d’internet, pas de téléphone portable et aucun sac à dos porte une étiquette de marque).
Fabrice Gobert, en réalisant son premier film, réussit son pari : montrer une oeuvre attachante bien que plus maline que personnelle ou novatrice. Très inspirée par l'univers de Gus Van Sant (Elephant, voir les longs travellings dans les couloirs du lycée) ou de David Lynch (un scénario proche de Twin Peak), Gobert a bien assimilé l'oeuvre de ses brillants aînés. Le procédé narratif consistant à remontrer les événements selon différents points de vue de quatre personnages n'est pas neuve (voir Rashomon d'Akira Kurosawa, La comtesse au pieds nus de Joseph Mankiewitcz ou le dernier Lumet) mais il le fait avec brio, probablement le point fort du film même si la partie avec la jeune Girardot est mal maîtrisée, l'actrice étant d'ailleurs assez médiocre). Ce procédé permet un nouveau point de vue de l'histoire qui avance de manière très fluide mais aussi une nouvelle approche des personnages qui gagnent en profondeur. Simon Werner a disparu bénéficie d'une mise en scène efficace et d'une excellent direction d'acteurs (Serge Riaboukine une nouvelle fois excellent dans un rôle très trouble). Le fim représente bien son époque (début des ninethies) même si le langage djeune n'est pas inhérent de ces années là ("elle est bonne"). L'ultime scène de l'enterrement est une des meilleures du film, un passage très émouvant où les personnages semblent vraiment habités. Le film traite de l'adolescence, de la contamination des peurs et des fantasmes, mais le tout fiilmé à l'américaine.
Un faux-bon-film qui se croît intelligent mais qui se fiche de nous dans la révélation finale, du genre 'On t'as bien eu' et bah non, c'est très décevant de voir ça pour ça....
Un film qui aurait pu être sympa mais dont le procéder narratif malin ne sert qu'a dissimuler l'absence de propos du réalisateur. En effet, le jeu des perspectives mouvante (on revoit la même histoire du point de vue de chacun des protagonistes) nous emmène vers un attendu "les apparences peuvent être trompeuses". Les personnages restent des caricatures et le film ne raconte pas grand chose. Deux autres problèmes majeurs : le réalisateur n'est lui même pas conséquent avec son procédé (ex : alors qu'on suit un personnage, on a quand même des ellipses à son sujet) et le film se veut clairement une référence aux teens-movies américain. Du coup, on a vraiment cette ambiance américaine transposée dans un lycée français, et ça sonne faux. Dommage car la BO, la photo et l'idée étaient sympas. Mais comme on dit, "les bonnes intentions... "
Beaucoup de plaisir pour ce film. Scenario astucieux, réalisation parfaite et bons comédiens. Dans la France des ados d'avant internet et les portables, le réalisateur nous tisse une histoire dont la finalité est de nous montrer que la réalité est bien plus complexe que celle émanant d'un seul point de vue. La démonstration est parfaitement maitrisée, nous tenant en haleine après nous avoir intrigué. Seule la fin un peu abrupte m'a laissé quelques regrets..
J’ai craqué après 25 mn, trop moyen, des plans longs où, par exemple, on voit un ados marcher dans un couloir.d’un collège.. si vous voulez le voir encore marcher plus longtemps ( de dos et avec des béquilles) prolongez la lecture de ce pauvre film....
Premier long-métrage pour Fabrice Gobert qui réalise ici un "teen-trhiller" qui nous donne l'impression d'avoir affaire à un slasher (sur le début). Simon Werner a disparu… (2010) est pourtant inégal dans son traitement, mise en scène sous forme de points de vues différents dévoilant ainsi les évènements sous d'autres angles laissent entrevoir plusieurs erreurs de raccords flagrantes (!!). Les scènes trop répétitives finissent par lasser, niveau scénario, il n'y a pas de quoi s'extasier, en fin de compte, on pourra toujours se rabattre sur les excellents acteurs qui, dénués de stéréotypes, s'avèrent crédibles face caméra.
C'est vrai qu'il a un rythme un peu curieux ce « Simon Werner a disparu », et que certains aspects sont clairement plus réussis que d'autres. Toutefois, il faut reconnaître à Fabrice Gobert un réel talent pour filmer l'adolescence et ses tracas, avec tout ce que cela intègre (premiers émois amoureux et premières ruptures, angoisses diverses et variées...), cela sans jamais se désintéresser de son sujet principal. Au contraire, à l'instar de le « Rebecca » d'Hitchcock (et toutes proportion gardées bien entendu), tout tourne en définitive autour de ce Simon Werner que l'on ne voit jamais, et l'on appréciera à ce titre l'étonnant dénouement car tellement logique que personne n'y avait pensé. Bref, un beau film sur l'adolescence et les années lycée, imparfait mais intrigant et séduisant : c'est suffisamment rare pour être signalé.
Eh bien ça ne fait pas de mal de voir de temps en temps un peu de niaque dans le cinéma français. Intro au bon vieux rock, montage vif et intrigue qui démarre au quart de tour : il y avait longtemps que je ne m'étais pas assoupi au début d’une production tricolore ! En effet, pour son premier film, Fabrice Gobert entend nous pondre une petite intrigue policière en plein monde adolescent, avec d'une part en guise de fond les années 90 (Pourquoi ce choix ? - Je sais pas mais, perso, j'avoue que ça a donné du charme au film) et d'autre part le tout sous la forme d'un cheminement agréable inspiré d'"Elephant" de Gus Van Sant. Certains diront peut-être que ça a déjà été fait, mais pour ma part je me suis satisfait de cette idée qui dynamise clairement l'ensemble. Car oui, élucider un mystère en faisant revivre sans cesse la même histoire mais selon des points de vue différents m'a fait passer ce film comme du petit lait, d'autant plus que ce procédé favorise clairement l'immersion dans un monde, un groupe, un temps donné, grâce notamment à cet effet de multiplication des points de vue sur un même évènement. Dommage d'ailleurs que finalement la résolution de la disparition de ce fameux Simon Werner se soit voulue aussi surprenante car, même si elle a sa logique par rapport à la forme adoptée ici par Gobert, je n'ai pu m'empêcher d'être déçu par la façon dont se retrouve au final balayé tout le mystère de cet univers d'un revers de la main. Mais qu'importe après tout : ce "Simon Werner a disparu" possède incontestablement quelque chose de frais, d'honnête et de dynamique. Sa réalisation est sans fioriture mais tient la route, son univers « nostalgie des nineties » surprend agréablement, et son interprétation un peu maladroite contribue presque au charme de ce film sans prétention. Bref, et rien que pour cela, "Simon Werner" mérite qu'on s'inquiète pour lui le temps d'une soirée...
Saluons pour une fois la naissance d'un cinéaste au ton singulier semi-autobiographique,même s'il ne s'affranchit pas forcément de l'influence de Gus Van Sant.Fabrice Gobert fabrique un mélange de teen-movie et de thriller.Selon le point de vue de 4 personnages,un même évènement est recréé afin de comprendre pourquoi et comment Simon Werner a disparu.Un procédé astucieux,qui n'évite cependant pas la redondance et certaines erreurs de raccord.Là où Gobert est vraiment convaincant,c'est dans sa peinture d'une adolescence en perdition,propre à prendre ses fantasmes pour des réalités.Et aussi dans sa manière de jouer avec les stéréotypes.La bimbo qui est plutôt une intellectuelle.Le sportif sanguin qui est en fait très sensible.Le marginal,qui est plutôt satisfait de sa situation.Dommage que la résolution de la disparition intéresse moins Gobert,et que celle-ci soit décevante.En revanche,la photographie délavée et le choix de la musique du groupe de rock alternatif Sonic Youth prouvent les ambitions d'auteur de Gobert,qui en plus réussit son retour dans le lycée du début des années 90.Et les jeunes acteurs(Ana Girardot en tête)sont étonnants de naturel.Un début prometteur et faillible,qui demande confirmation.
L'excellente série de films français continue (excepté Homme au bain bien sûr). Un premier film quasi jubilatoire et prenant comme on en voit rarement en France. Fabrice Gobert nous offre là l'une des meilleures surprises de la rentrée. Son film est quasi parfait. D'abord intrigant, puis inquiétant, ça tourne vraiment à la parano, pour une fois l'affiche a raison. Le procédé de la même histoire vue sous l'angle de plusieurs personnages est déjà vu mais il est ici bien revisité et surtout très réussi. Le scénario, diabolique, est à la hauteur d'une mise en scène ambitieuse et d'une grande maîtrise pour un premier long métrage. Il a su trouver une ambiance particulière, une atmosphère suffocante, le tout dans un suspens implacable. L'époque est très bien rendue. Techniquement le film est très beau. Couleurs métalliques, plutôt sombres, décors froids. La bande de jeunes comédiens est formidable, l'alchimie fonctionne bien entre eux. La seule chose qui me gêne est une fin peu être un peu bâclée à mon goût et de plus, prévisible si on se concentre bien sur tous les détails. Mais cela ne gâche pas le sentiment général. Ce film est très réussi sur tous les plans et sort vraiment de l'ordinaire. Un réalisateur à suivre. Il y a longtemps qu'un thriller français ne nous avait pas tenu en haleine comme ça. Troublant, passionnant. A voir !