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La Reine Élisabeth, réalisé par Henri Desfontaines et Louis Mercanton en 1912, est surtout marquant pour ce qu’il représente dans l’histoire du cinéma. Porté par Sarah Bernhardt, immense vedette du théâtre, le film participe à l’affirmation du long métrage prestigieux et d’un cinéma qui commence à miser davantage sur les stars et les grandes productions historiques.
Formellement, le film reste cependant très lié à la scène. La caméra demeure souvent à distance, les décors sont frontaux et les séquences s’enchaînent comme une succession de tableaux. Le jeu de Sarah Bernhardt repose énormément sur les gestes, les poses et les déplacements du corps, ce qui peut donner aujourd’hui une impression de raideur assez prononcée.
Le soin apporté aux costumes, aux décors et aux compositions apporte malgré tout une vraie dimension picturale. Le film cherche clairement à donner au cinéma un prestige comparable à celui du théâtre et de la peinture d’histoire, même si cette recherche produit parfois une forme plus solennelle que réellement dynamique.
Je reconnais tout ce que le film peut avoir d’intéressant historiquement, mais je me suis quand même assez ennuyé devant. Sa théâtralité paraît d’autant plus lourde que d’autres films de 1912 expérimentent déjà davantage avec le montage et le cadrage. Et je retiendrai surtout sa toute fin, dont un moment censé être tragique m’a paru tellement excessif que je l’ai trouvé franchement hilarant.
Un film important dans l’évolution du prestige cinématographique, mais qui m’a surtout frappé par le fossé entre son ambition et une forme qui paraît aujourd’hui particulièrement figée.
Formellement, le film reste cependant très lié à la scène. La caméra demeure souvent à distance, les décors sont frontaux et les séquences s’enchaînent comme une succession de tableaux. Le jeu de Sarah Bernhardt repose énormément sur les gestes, les poses et les déplacements du corps, ce qui peut donner aujourd’hui une impression de raideur assez prononcée.
Le soin apporté aux costumes, aux décors et aux compositions apporte malgré tout une vraie dimension picturale. Le film cherche clairement à donner au cinéma un prestige comparable à celui du théâtre et de la peinture d’histoire, même si cette recherche produit parfois une forme plus solennelle que réellement dynamique.
Je reconnais tout ce que le film peut avoir d’intéressant historiquement, mais je me suis quand même assez ennuyé devant. Sa théâtralité paraît d’autant plus lourde que d’autres films de 1912 expérimentent déjà davantage avec le montage et le cadrage. Et je retiendrai surtout sa toute fin, dont un moment censé être tragique m’a paru tellement excessif que je l’ai trouvé franchement hilarant.
Un film important dans l’évolution du prestige cinématographique, mais qui m’a surtout frappé par le fossé entre son ambition et une forme qui paraît aujourd’hui particulièrement figée.
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