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Anne-Marie S
8 abonnés
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0,5
Publiée le 23 octobre 2023
Les personnages sont sans intérêt. Les scènes sont longues, ennuyeuses, les rares dialogues sont inconsistants ! Rien ne sort du rôle de Catherine Deneuve ni d'aucun acteur d'ailleurs. Aucun suspens, ni angoisse, le seul ressenti c'est l'ennui tout au long du film.
D'emblée le générique indique le caractère psychotique de l'héroïne ainsi que le thème de la solitude emprisonnante. Peu à peu les symptômes s'aggravent tandis que l'atmosphère s'alourdit par la maîtrise d'une mise en scène bicolore ainsi qu'une bande-son saisissante, alternant musique jazz, silences pesants et bruits stridents. Alors que le traumatisme se dessine, le dénouement tragique s'affirme inéluctable. Une catabase psychologique incarnée avec un intense abandon... Saisissant.
Premier film tourné en anglais de Roman Polanski, sorti en 1965, qui constitue également le premier volet de la trilogie des appartements maudits (avec "Rosemary's Baby" et "Le Locataire") et je dois dire que c'est le moins réussi des trois ! Enfin, c'est tout cas celui avec lequel j'ai eu le plus de mal, surtout par rapport à "Rosemary's Baby" qui était une réussite sur tous les plans. Ici, nous retrouvons une jeune belge, Carol, habitant un petit appartement à Londres avec sa sœur. Mais une fois cette dernière partie, Carol va commencer à halluciner grave. Sans substances illicites évidemment puisqu'on se rend compte au fur et à mesure que Carol est un peu fêlée, à l'image des craquelures qu'elle observe au sol et au mur, analogie évidente à son esprit dérangé. Et c'est un des points positifs du film, c'est-à-dire que le film réussi une très belle montée en pression ! Effectivement car les évènements étranges ne commencent pas dès le départ de la sœur, nous pouvons, dès le début du film, observer une Carol non pas encore complètement dérangée, mais dans la lune, un peu à l'ouest et aux crises de colère de plus en plus nombreuses. Ensuite, nous la suivons peu à peu tomber dans une névrose de plus en plus sévère, jusqu'à commettre des actes irréparables mais je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler. Cependant, même si j'apprécie beaucoup cette montée en puissance, ainsi que cette atmosphère oppressante et dérangeante (dans cet appartement qui perd peu à peu forme, le spectateur est complètement plongé dans l'esprit de Carol), je trouve que le film a parfois de trop nombreuses longueurs. Et puis je pense que je ne suis tout simplement pas totalement rentrer dans le délire, m'empêchant alors d'apprécier le film à sa juste valeur. Concernant le casting, nous retiendrons particulièrement bien-sûr Catherine Deneuve qui livre une excellente prestation ! "Répulsion" est donc, en soi, un bon film mais auquel je n'ai pas complètement réussi à adhérer.
Avec le scénario tel que décrit, je m'attendais à quelque chose de plus sobre. Cependant, la folie augmente de façon exponentielle. Catherine est vraiment douée pour jouer cette histoire. Certaines prises ne sont que son œil et toute l'horreur, la peur et la folie peuvent y être vues à la fois. Seulement quelques fois pouvons-nous remarquer un sourire refoulé qui semble trop normal. Polanski avait définitivement le don de monter une histoire sur film. C'est un film tendu et anodin au début, on comprend les réactions de Carole (Deneuve), et puis on ne comprend plus. Elle franchit la ligne plusieurs fois sans problème jusqu'à ce qu'elle la franchisse trop. La beauté de Catherine est utilisée à bon escient. Polanski a fait un plan rapproché extrême sur une photo dans le film et à la fin qui a également été utilisé dans un autre film classique (The Shinning).
A travers le portrait d'une névrose phobique et meurtrière, Polanski met en scène un huit-clos éprouvant, au climat oppressant, porté par l'interprétation "folle" de Catherine Deneuve.
Extremement decevant, je trouve le jeu de deneuve sans âme ni incarnation. Quant au film il ne se passe pas grand chose et la montée en tension est plus pénible que dramatique. Après il y a le sujet du traumatisme de l'inceste et du viol(si j'ai bien saisi), qui est mis en lumiere ici.Mais bon ça reste un film nouvelle vague encore surcoté par nos chers critiques et spectateurs.
Repulsion pèche par son incapacité – du moins pendant la première heure de film – à mettre en scène une géographie de l’appartement qui redouble l’espace mental tourmenté de Carol Ledoux, espace taché de zones d’ombre auxquelles le cinéaste ne donne aucune explication psychologisante. Le domicile des deux sœurs ne nous apparaît que par parcelles, dans une pulvérisation de scènes brèves au cours desquelles nous ne nous familiarisons ni avec les lieux, ni avec le mobilier. Seul le travail du son génère un environnement peu à peu apprivoisé et sur lequel nous avons prises. La caméra se grise du mouvement des corps dans un décor urbain, multiplie les plans-séquences sur Catherine Deneuve déambulant dans les rues de Londres ; pourtant, elle ne suscite aucun malaise chez un spectateur convaincu d’avoir sous les yeux un exercice de style inspiré de la Nouvelle Vague. L’esthétisation galopante du film finit par nuire à l’évolution du mal que celui-ci représente, aveuglée par sa propre superbe ; cependant, elle permet à Roman Polanski de composer une forme apte à exprimer une démarche mentale coupée de tout discours scientifique qui aurait changé l’œuvre en illustration d’une thèse. Nous sommes égarés devant un spectacle dont nous ne percevons pas les enjeux et dont l’interprète principale reste insaisissable ; sa volonté farouche de résister aux assauts du masculin mute en une étrangeté déstabilisante qu’accentue la partition musicale de Chico Hamilton. La très belle photographie, signée Gilbert Taylor, achève de faire de Repulsion un film par instants vertigineux mais dont la maîtrise empêche à terme le cauchemar de prendre vie.
Polanski disait de "repulsion" que c etait son film le moins abouti. En tant que spectateur, on aimerait voir régulièrement parmi les nouveautés, des films aussi inaboutis que celui ci. Deux sœurs françaises vivent ensemble à Londres. L'une d'elle qui travaille dans un institut de beauté a un comportement étrange. Elle se retrouve seule pour quelques jours dans son appartement, sa sœur étant partie pour quelques jours en voyage en Italie. La solitude la fait entrer dans le délire. Film d'horreur, réalisé de main de maître, ce film ravira même ceux qui sont peu sensibles à ce genre cinématographique ( ce qui est mon cas). Excellent film d'un grand réalisateur. Catherine Deneuve a rarement été aussi jolie. A voir.
pas mal... Thriller psychologique en N&B... on assiste à la descente vers la folie de Carole - recluse dans son appartement - qui manifestement a une répulsion maladive pour le sexe masculin... l histoire est intéressante... la mise en scène est astucieuse pour l époque... le basculement vers la folie du protagoniste se fait lentement et insidieusement... cependant il manque un brin de folie au film... l ensemble est beaucoup trop sobre et pas assez horrifique... on s ennuis un peu par moment...
L'image en noir et blanc et magnifique, Catherine Deneuve est magnifique, vraiment magnifique.La femme et l'actrice. Pour un film de genre, c'est parfaitement réussi : l'horreur est partout, crue, sans artifice, dans le silence, le sang, la saleté, la panique. On en sort, comme souvent chez Polanski, avec un vrai malaise qui va traîner un moment. Après, il ne faut pas chercher du fond sur le sujet principal. La maladie mentale et le traumatisme ne sont que prétextes à un exercice de style.
Comme "le couteau dans l'eau" le film souffre du moins au début d'une absence de rythme, c'est le gros défaut du film, mais sinon, que du bon : La photo est magnifique, Deneuve est excellente et qu'on ne dise pas qu'elle à l'air absente, ça fait partie du rôle ! Quant à Yvonne Furneaux, toujours aussi sexy, elle aurait mérité une meilleure carrière. Comme dans "le couteau dans l'eau" l'exposition est assez lente, sans doute volontairement puisque la partie dramatique n'en devient que plus forte. La mise en scène est très inventive, multipliant les petites trouvailles comme les tics de Deneuve, ou faisant incursion dans l'onirisme avec les lézardes, ou mieux encore ces mains qui sortent du couloir, un plan réellement diabolique.
Le second de la trilogie de l'horreur est une obsession épouvantable sur la schizophrénie, on verra ça au prochain pour clôturer tout ce côté malade de cette réalisation. Les titres de ses films sont choisis, c'est très inquiétants tout ceci, regardez bien le mot dans le dictionnaire, la concrétisation de ce film de taré reflète bien plus tard d'autre forme concrète dramatique.
Alors regardons ce film avec indifférence avant de commettre l'irrépressible, la mise en scène n'est pas étrange d'une part, pas une inconnue qu'on a en face. Cette fixation définie du scénario sur la solitude extrêmement introvertie, nous fait penser à autre chose pourtant dans ce synopsis qui met des mauvaises idées dans la tête.
Mais pourquoi donc et n'en disant pas plus concrètement, la jeune Catherine Deneuve a quoi de neuf à nous offrir comme prestation en Caroline ? Sauvons la de cette idée abjecte qui s'accroche à elle, extirpant la de son abime abus subit, y'a même une sœur en quelque sorte pour l'aider, elle plonge quand même dans son mutisme de manucure belge.
Ses peurs traumatisantes sont plongées profondément dans un délire violent, oh mon dieu honteux, il a osé ! Personne ne ressortira indemne, pas même l'ange du démon. Un film qui nous met les nerfs à vif, Cap Fear sur cette époque qui commence à se débloquer, prévisible et démodée année sixties, le côté de son charme, noir et blanc, coupe de cheveux et voiture de collection au musée.
Réalisé rn 1965 " Répulsion " est un film en N&B, coécrit, et parfaitement maitrisé par un futur virtuose du genre que sera Roman Polanski. Le scénario nous offre un Drame, cruel, envoutant, une histoire dégénérant irrémédiablement dans une ambiance cauchemardesque. La quasi absence de BO, la rareté des dialogues et le peu de séquences extérieurs renforcent l'intimité et l'intensité du film. Pour son seulement troisième Long-métrage, le réalisateur Polonais nous propose une superbe photographie et une Catherine Deneuve magnifiquement mise en image ; elle réalise une prodigieuse performance d'actrice dans ce premier rôle difficile. Les non amateurs des films d'horreur, pourront regretter les scènes gores trop attendues et les séquences psychoses ou fantastiques (comme les murs qui se fissurent). Des scènes déroutantes, uniquement destinées à alimenter le scénario de ce film par trop irrationnel.