Répulsion
Note moyenne
3,8
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139 critiques spectateurs

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pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2016
C'est dans une ambiance bizarre et oppressante que Roman Polanski place son histoire. Celle d'une jeune femme superbe, mais perturbée et inadaptée au monde adulte.
Gwendoline L
Gwendoline L

32 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2016
Quel film ! Il est assez difficile à regarder tellement on entre dans la tête de cette personne atteinte de schizophrénie. La mise en scène est très bien réussie même si elle est assez lente (ce qui rajoute de l'angoisse). Je ne trouve pas que ce soit un film d'épouvante, plutôt un drame psychologique. Bien évidemment le casting est réussi, Catherine Deneuve est crédible dans son rôle. Il faut bien choisir l'horaire pour le regarder car le ressenti est totalement différent : je l'avais visionné une fois le soir et je n'avais pas du tout accroché, le matin, c'est mieux car on est plus alerte et réceptif.
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2016
Un thriller psychologique assez brillant il faut le reconnaître, avec un scénario simple à comprendre, mais mis en scène de façon très ingénieuse. Les acteurs sont très bons, et notamment Catherine Deneuve qui semble vraiment être habitée par son personnage. L'ombre au tableau, je dirais qu'elle se situe au niveau sonore : que de sons stridents! Quand ce n'est pas la sonnerie du téléphone, c'est la sonnette de l'appartement, et quand ce n'est pas la sonnette, c'est les cloches. Honnêtement, ça m'a cassé les oreilles, c'est limite insupportable et ça m'a vraiment gâché le film. Voilà donc un film qui mériterait un remake : en choisissant un bon réalisateur, de bons acteurs, en modernisant les scènes d'"action", et surtout en retravaillant tout le côté sonore, on pourrait toucher au chef d'oeuvre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2016
Truffé de petits détails de la vie courante mais qui sont comme surdimensionnés dans la vie de cette fille.
Elle fait du sur-place comme cette gamme lancinante jouée au piano à l'arrière plan et son corps tombe en lambeaux comme l'appartement. Tout s'effrite, tout meurt. Reste à comprendre alors pourquoi?
Tout est dans les yeux. Comme expliqué dès l'ouverture du film. Alors est-ce qu'elle voit ce qu'elle imagine ou bien imagine-t'elle ce qu'elle voit???
C'est la direction du film, sa ligne continue tout en regard, en dégoût, en fantasme mais aussi en horreur.
Franchement captivant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 janvier 2016
« La Peur a de grands yeux », disait un fameux buveur de Balalaïka, qui ne se doutait pas que son proverbe bien senti serait mis sur péloche avec un certain brio par le camarade Polanski. C'est en effet dès son générique d'introduction que « Répulsion » tente, à travers un plan fixe sur des mirettes agitées comme en alerte constante, de nous ouvrir les portes des peurs et névroses de son héroïne principale, Catherine Deneuve, belle à se défoncer la cafetière. Le film raconte le lent naufrage psychologique d'une femme, Carole Ledoux, du fait de sa peur panique des hommes, d'une crainte irraisonnée d'être dominée et dévorée par eux. Le tour de force de son réalisateur n'est pas alors d'étaler sur écran une phénoménologie pointue des phobies sociales, mais plutôt de donner une représentation cinématographique des dimensions de la peur. Et « Répulsion » s'avère être de ce côté-là un petit bijou de mise en scène. Plusieurs images me reviennent instantanément. Celle où Deneuve se visse littéralement le fondement sur un banc public, le regard longuement dirigé sur une fissure du trottoir (comme un écho à celles qui souillent les murs de son appartement et par lesquelles son mal s'infiltre pour l'atteindre dans sa propre chambre), qu'elle semble surveiller de la même manière qu'elle surveille en permanence le reste de son environnement, pathologiquement focalisée sur ses peurs et les dangers qu'elle croit courir du fait de celles-ci. L'emprise que cette phobie des hommes exerce sur la jeune Carole trouve son point d'orgue dans ce qui est la scène la plus hallucinante du film, où la jeune femme, attaquée dans ses draps par un gaillard bien décidé à lui repasser le cuir, est en réalité victime de sa propre paranoïa répulsive, dans un silence froid brisé par le seul bruit de l'horloge, soulignant à la fois le caractère irréel de la situation et le réalisme étourdissant d'une horreur qui suspend littéralement le souffle. Ce thème de la folie que Polanski inscrit dans le cadre oppressant des grandes métropoles urbaines en est néanmoins au stade balbutiant avec « Répulsion », qui ne parvient pas complètement à se détacher de l'exercice de style. Le très talentueux cinéaste parachèvera l'exploration de cette thématique passionnante dans « Le locataire » et « Rosemary's Baby » que je tiens pour ses deux plus grandes réussites.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 novembre 2015
Premier volet de la trilogie de l'appartement (avec "Rosemary's Baby" et "Le Locataire"), "Répulsion" constitue l'un des premiers longs de Polanski. Carole, personnage central de l'histoire, vit avec sa soeur Hélène et cultive une peur pathologique des hommes. Courtisée par Colin, cette jeune femme essaie par n'importe quel moyen de vivre à l'écart de toute vie en société. L'action se déroule principalement dans l'appartement de Carole, dans lequel elle n'hésite pas à s'enfermer lorsque sa soeur quitte les lieux. Le rythme du film est très lent, il n'en démord pas que cela installe un sentiment d'angoisse permanent. D'autre part, on ne peut que saluer les choix de Polanski, avec des plans très serrés qui nous montrent la vision de la vie selon Carole. Toutefois, ce film ne serait rien sans une très bonne prestation de l'actrice principale, la française Catherine Deneuve. Très convaincante, la jeune Deneuve fait déjà état de son immense talent. Sa beauté fatale contraste avec sa peur des hommes et du sexe. Lorsqu'on voit Carole regarder par la fenêtre de son appartement en direction d'une cour où se trouvent des nonnes, on devine son envie de se trouver dans un tel cadre, à l'abri des hommes pervertis. On se prend de passion pour cette femme complètement perdue, dont le comportement est tout bonnement inexplicable. Les sons jazzy apportent une touche originale à ce drame psychologique, bien que la musique soit très oppressante lorsqu'il le faut. On remarque par ailleurs un recours intéressant au silence, diaboliquement efficace. Ce film prouve déjà le savoir-faire de Polanski dans ce qui constitue alors le début de sa carrière. "Répulsion" promet un bon moment de cinéma, mené par une grande Catherine Deneuve.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2015
Un des premiers films de Polanski donne une œuvre très psychologique en suivant l itinéraire d une jeune fille qui s enfonce dans la schizophrénie. J ai eu le malheur de le voir sur un Dvd de très mauvaise qualité avec une image qui saute franchement désagréable. Je trouve que le film met longtemps à démarrer; si montrer le lent cheminement du personnage vers la folie est intéressant, le film a dans sa première partie un vrai problème de rythme. Le film fait beaucoup penser à pas de printemps pour Marnie d Hitchcock dans lesquels on retrouve les mêmes thèmes mais mieux traités finalement dans ce Répulsion. La mise en scène est pleine d idée et rien à redire sur l ambiance de plus en plus pesante et poisseuse qui fond penser à un esprit torturé et qui finit par se liquéfier. Le grand intérêt du film est aussi de voir une Catherine Deneuve très jeune dans un rôle d une jeune fille très fragile. Elle est tout simplement brillante est convaincante dans un rôle passionnant.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2015
Film vu en VO malgré mon anglais approximatif. Un film fascinant qu'on regarde avec des yeux interrogateurs ; en effet on ne sait jamais vraiment tout le long quelle est la part de fiction et quelle est la part de réalité. La bande-son et la mise en scène sont maîtrisées et savent instaurer un climat de tension. De plus, en tant que femme je me suis facilement identifiée au personnage que joue magnifiquement bien Catherine Deneuve.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2015
Une jeune manucure vit dans avec sa sœur dans un petit appartement. Elle subit, c’est le cas de le dire, la présence régulière de l’amant de sa sœur ; homme marié souvent de passage pour une nuit d’amour. Elle éprouve plus que de la gêne ; carrément de la répulsion pour ces rapports sexuels. Mais c’est guère mieux lorsqu’elle est courtisée par un jeune homme bien sous tous rapports. Sa répulsion est en fait envers toute la gent masculine ; un baiser volé par le jeune homme et la jeune fille se sent souillée. Durant 1h30 nous allons assister à lente décomposition psychologique de la jeune femme jusqu’à la schizophrénie.
Roman Polanski signe ici son second film et le premier de sa trilogie traitant de l’enfermement, de l’angoisse et de l’oppression du quotidien dont « Rosemary’s baby » sera le pilier. Là, il fait ses armes, et on voie le potentiel de son talent même si ce film souffre la comparaison du chef d’œuvre de l’angoisse de la même époque ; le « Psychose » de Hitch voire « Le voyeur » de Powell.
Polanski avant de nous enfermer prend une grosse demi-heure à mettre tous les éléments en place ; çà peut paraître un peu long et peu démonstratif. Le trio vie prof, vie affective et vie familiale ; les bases du drame se logent partout. Puis, là çà démarre ; l’enfermement dans l’appartement ; seule avec ses hallucinations qui gagnent du terrain dans leurs rythmes et leurs terreur. Visuelles, auditives et cinétiques ; elles prennent part de tous ses sens. Et Catherine Deneuve est parfaite dans ce registre ; avec douceur, elle joue la folle hallucinée. Elle ne cède pas à la facilite, l’hystérie aurait été plus spectaculaire et plus facile. Enfermée sur elle-même, personne n’accède à son fort intérieur, à sa psychologie tout comme à l’appartement où elle s’est cloitrée.
On peut noter la faiblesse d’un scénario hyper maigre au regard du chef d’œuvre d’Hitchcock… et offrant peu de surprises et d’enjeu. Mais l’Ours d’argent à Berlin vient consacrer un metteur en scène prometteur ; il le confirmera très vite pour être un des plus grands de sa génération. Là, il use d’un grand angle qui induit une réelle distorsion de notre perception, agrandissant les espaces entre les sujets de ses plans… Comme un œil psychotique ; qui sera présent au premier tout comme au dernier plan. Et puis ces prises de vue déforment au fil du film l’appartement, le décor se modifie au rythme du psychisme de son personnage principale.
A voir impérativement pour la tension de sa seconde moitié… et surtout pour voir les germes de son prochain film « Rosemary’s baby », un chef d’œuvre celui là.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2015
Pour son deuxième long-métrage, et première réalisation en langue anglaise, Polanski nous offre un huis clos angoissant et effrayant, plongée vertigineuse au cœur de la folie pure. S'il respecte un certain nombre de codes du film d'horreur, il impose néanmoins une vision très personnelle du genre. Ici, c'est la magnifique Catherine Deneuve qui est atteinte de schizophrénie. Le cinéaste nous embarque avec elle dans sa maladie intérieure et sa solitude mâtinée de paranoïa. La mise en scène est magistrale, l'image en noir et blanc sublime, et l'utilisation des sons et des décors – dans un appartement qui fait presque office de personnage à part entière – est grandiose. Une fantastique leçon de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2015
Film passé hier soir sur France 2 Polanski a très bien analysé la folie chez 1 femme traumatisée dans son enfance on le comprend à la fin
Deneuve magistrale
Un avant goût de Rosemary baby que fera plus tard Polanski
McFly44
McFly44

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2015
un film aussi dérangeant que captivant. Le jeu d’actrice de la jeune Catherine Deneuve est impressionnant de sincérité, nous plongeant ainsi dans la schizophrénie évolutive de son personnage... saisissant!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 septembre 2014
Tous les films que j'ai vu de Polanski m'ont transportée dans un univers obsédant et presque malsain... Celui-là n'a pas échappé à la règle, j'ai littéralement adoré ce film qui, je trouve, nous fait plonger petit à petit dans la tête du personnage principal. Très belle interprétation par ailleurs de Catherine Deneuve qui était magnifique, et l'est toujours. J'avais vraiment l'impression de ressentir ses émotions, cette peur latente, cette angoisse... Un film empreint d'une atmosphère plutôt étrange, j'en ai eu presque des frissons.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2014
Un drame psychologique de Roman Polanski qui constitue le premier volet de la trilogie de l’appartement et qui nous présente les tourments et cauchemars d’une jeune femme névrosée. Le réalisateur parvient habilement, grâce à une mise en scène ingénieuse et une musique jazzy inquiétante, à dégager une atmosphère tendue et dérangeante, et à instaurer un malaise chez le spectateur. Catherine Deneuve est très convaincante et semble habitée par son personnage. Malheureusement, le rythme est lent et l’ensemble vire à l’exercice de style, manquant d’âme et de résonance. Un film honorable qui ne s’avère cependant pas aussi puissant, captivant et angoissant, que le chef d’œuvre du réalisateur : "Rosemary’s Baby" !
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2014
Deuxième film de Roman Polanski, accessoirement le premier à être tourné en anglais, le prémisses de "Rosemary's Baby" et "Le Locataire" avec cette thématique de l'appartement maudit et de l'étouffement paranoïaque. Il met en scène Catherine Deuneuve en jeune femme réservée et peureuse en proie à un environnement qui veut sa peau, tout se détériore, se rétracte et se renferme dans un noir et blanc froid et austère. Tout tiens dans l'atmosphère et le génie de la mise en scène sublime le film, cet appartement est flippant, il nous rend mal à l'aise, nous terrorise, nous rend fou ... pour notre plus grand plaisir. Le talent de Polanski éclabousse l'écran, sa réalisation très maligne et brillamment intimiste est efficace, sachant bien faire retransmettre cette dose de paranormal symbolisant la folie de l'esprit. Ce sentiment claustrophobe est perceptible tout le long du film, nous amenant peu à peu dans les limbes de l'horreur et de la destruction, Deuneuve est parfaite en fleur fragile se fanant inexorablement, tout semble pourrir autour d'elle. "Répulsion" est un excellent thriller cloisonné, malsain et maîtrisé, Polanski nous tiens en haleine avec presque rien, preuve que le genre de l'horreur ne réside pas que dans l'artifice.
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