Balada Triste
Note moyenne
3,3
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213 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2012
Balada Triste de la Trompeta, c’est le titre d’une magnifique ballade espagnole, mis en exergue tout au long du film éponyme. Un film qu’il est difficile de décrire tant il est chargé. Chargé de violence, d’émotions, d’amour, de haine, de politique, et de clowns !

On est en pleine guerre civile espagnole, et Franco va prendre le pouvoir. Les rebelles recrutent partout et dans l’allégresse d’un cirque de banlieue, les clowns présents vont être mobilisés. C’est là que le père du jeune Javier se fera tuer par un colonel fasciste. Devenu adulte, Javier embrasse la même carrière que son père, à la différence qu’il jouera le clown triste. Embauché dans un cirque miteux, il rencontre Sergio, clown Auguste, alcoolique et violent, maqué avec la sublime Natalia. Mais Natalia est joueuse, mutine et allumeuse. Peu à peu, Javier va succomber à ce qu’il pense être de l’amour et essayer de sortir Natalia des griffes de Sergio. Tout le monde sombrera dans la folie la plus totale, en passant par la case bain de sang et massacre en règle.

Suite sur http://www.mauvais-genres.net/2011/12/15/take-a-look-around-xviii/
Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2011
Surexcité, Balada Triste est un véritable cri du cœur de son réalisateur, qui met en branle tous les mœurs les plus communs de nos sociétés dans une étrange peinture de l’Espagne sous la dictature franquiste, à travers 2 clowns totalement opposés d’abord, mais amoureux de la même femme. Chacun d’eux possède un passé tout à fait violent (père mis à mort pour avoir collaboré à une farouche résistance contre Franco), mais tout d’eux doivent travailler ensemble. Le premier clown, maqué à la demoiselle en question, est excellent dans son travail et est nécessaire à la vie du cirque. Seulement, alcoolique et violent, et attisera la colère du clown triste, son rival, et une guerre sans merci pourra alors commencer entre les deux hommes.
Passant de l’original (quel putain de générique introductif !) au classique (le final) dans sa réalisation, Balada Triste confond le spectateur dans un film à la fois dramatique, comique et horrifique tant dans sa violence physique que dans son propos. Un film très étonnant d’un réalisateur vraiment intéressant. Balada Triste ne manque certes pas de défauts, mais ceux-ci contribuent finalement à faire le charme de cette péloche, que je vous recommande ardemment. Des films comme celui-là, on aimerait en voir plus souvent ! D’autant plus qu’il s’agit d’un véritable règlement de compte de Iglesia par rapport à l’Espagne… En effet, comment ne pas voir dans ces clowns, d’un côté les franquistes, de l’autre les résistants, se battant pour obtenir leur propre Espagne, représentée par cette nana arrachée par ces deux malades ?…
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2013
Pour un passé qui est mort, ou un cœur désespéré regorgeant de larmes, le cinéma peut faire effet d'exutoire. Alex de la Iglesia s'est servi du septième art pour combattre ses propres démons. Madrid, 1973, la fin de l'ère franquiste approche tandis que deux clowns aspirent à la même chose : le cœur de la belle Natalia, la trapéziste de leur troupe. Jusqu'à quel point l'homme peut-il se détruire pour obtenir ce qu'il désire ? Comment l'art peut-il être un remède à des peurs ancrées en nous depuis l'enfance ? Quelque chose nous dit qu'un air de trompette mélancolique peut nous inspirer...

La première image n'est même pas apparue que nous entendons déjà des rires d'enfants. Ils s'amusent de clowns faisant les pitres, et pourtant, la guerre éclate à quelques mètres d'eux. Voilà l'ambivalence qui deviendra l'un des leitmotivs de Balada Triste, jonglant constamment avec le comique et le tragique. Rarement un film nous aura pris au trip de cette manière, et ce n'est pas un hasard si Tarantino l'a récompensé à la Mostra de Venise en 2010.

Alex de la Iglesia revisite sa propre enfance en accomplissant un véritable fantasme donnant lieu à une œuvre déroutante. Décrivant les maux de l'Espagne (la religion, Franco), le film aurait pu faire une heure de plus afin d'assurer les transitions et d'installer véritablement les personnages dans ce récit sadique. Mais cette création aurait perdu de son éclat et de son immédiateté. C'est justement parce qu'Iglesia opère des coupes franches et ne nous laisse pas le temps de respirer que sa narration fonctionne parfaitement. À l'image du générique frénétique brillamment maîtrisé, le montage est nerveux et la caméra bouge sans cesse. Idem pour cette sublime introduction, peu colorée mais parfaitement éclairée, où une sorte de voile bleue donne au passé un mysticisme fascinant appuyé par une nostalgie pesante.

Il ne faut pas voir dans sa création une histoire originale puisque ces personnages ne sont que des archétypes dominés par la souffrance (homme alcoolique battant sa compagne, homme taciturne renfermant en lui un malêtre profond). Ce qui compte avec ces protagonistes, c'est de voir ce que le cinéaste en a fait et de quelle manière il les a installés dans cette ambiance, ressemblant à nulle autre pareille. Tout est excessif, démesuré et parfois même invraisemblable mais qu'importe puisque nous souhaitons assister à un pur cauchemar aux accents poétiques, ce que le réalisateur accomplit de manière sombrement artistique. Le public est emmené dans un univers contradictoire, où l'amour et la haine vont de pair pour que la passion prenne vie.

La force du récit vient également de son second degré. Parfois comique, déjanté ou dramatique, nous ne savons pas toujours comment jauger cette oeuvre. Mais Balada Triste reste avant tout une pure tragédie qui ne pourra que mal se finir. La violence et la vengeance sont pour l'espagnol deux entités indissociables qui aident son personnage principal à combler une vie gâchée par la guerre. À cause de cette dernière, des hommes se transforment en bête et « les plus sages deviennent les plus fous ».

Les rires et les pleurs que vous verrez à l'écran se mélangeront dans votre inconscient pour ne se transformer qu'en un écho sordide, malsain et captivant, que vous ne pourrez désormais plus oublier.
fritzlang1971
fritzlang1971

31 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2011
Film déroutant que ce réalisateur nous livre. J'ai apprécié le jeu des acteurs, notamment les deux clowns Sergio et Javier qui s'affrontent pour avoir où garder les faveurs de la magnifique acrobate Natalia (épouse d'Alex de la Iglesia) mais je suis resté dubitatif devant tant de violences et d'images chocs (le visage rafistolé de Sergio, les marques de fer à repasser que s'infligent Javier, entre autres). Le tout filmé sous l'époque franquiste, une période qui à du marquer notre cinéaste.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 août 2012
Sale, violent et fou, voilà comment qualifier ce film. Et également le personnage principal. On arrive avec une sorte de violence hors norme à cause d'une femme et de la vengeance d'un père par son fils révolutionnaire pendant la république de franco. Le film s'en tire plutôt bien dans les costumes, les effets spéciaux (excepté la tour finale qui est... discutable) et surtout les acteurs qui se donnent vraiment à fond. Mais le point faible vient du fait que le film utilise trop l'ultraviolence et la raison de tous ces massacres n'en est pas vraiment une. On est dégoûté car il faut le dire les couleurs et maquillages des personnages (surtout du clown fou) sont très gris et que certaines scènes sont très dures. On voit passe les 1h40 du film passer assez vite donc le film réussit à divertir mais pas à passionner. Comme beaucoup de film espagnole, ce Balada porte une patte très distincte. Pas étonnant s'il y aurait un remake. Le cinéma espagnol et coréen finit par dépasser le commercial américain.
Et faut dire que l'histoire n'est pas très joyeuse non plus.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2011
Encore une fois De la Iglesia nous emmene dans une folie humaine et cinématographique, mais cette fois, plus violente et avec des images trés belles ! Malheureusement, même si le film commence trés bien, il se perd de plus en plus, jusqu'à devenir sur la fin un peu trop n'importe quoi ... Dommage ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 juin 2011
Clownerie gore, hypra violente, gratuite. Les deux seuls réussite du film sont : sa bande annonce accrocheuse et le générique de début, mensongers car ne correspondant pas à la qualité du film. Lourdeau, sans personnalité au niveau des images. Convenu et saignant comme un steack.
edouard.chemin
edouard.chemin

52 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 août 2012
Un ovni franchement ecoeurant. Mais le film surprend tellement qu'on a néanmoins envie de rester jusqu'à la fin. 1 fois suffit en revanche. A voir et à oublier.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juin 2011
Ce vers quoi le cinéma de nos jours doit tendre. Une toile d'hommages à des monuments du cinéma et de la littérature qui les tort dans tous les sens pour en faire ressortir le jus. Un film qui marque une étape dans l'histoire du cinéma (il tient peut-être justement son imperfection de sa fonctionnalité), que l'on étudiera bientôt dans les classes. On ne doit pas être dérouté en voyant ce film qui marque, au contraire, la route à suivre.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 juin 2011
d'habitude, j'aime bien ses films, mais là, pas du tout! c'est confus, et même assez ennuyeux. celà dit, le travail de la caméra est toujours aussi bon et les acteurs aussi. seulement, l'histoire est ridicule, et franchement, les clowns dingos, c'est pas rigolo!
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juillet 2011
du grand guignol tiré par les cheveux , inintéressant à mon goût , je ne comprends vraiment pas comment on peut s'attacher à des personnages aussi peu sympathiques et inconsistants
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 mai 2016
On m'avait souvent parlé de ce film et j'étais très impatient de le voir mais dès le début, j'ai senti qu'on me prenait pour un parfait imbécile pour rester poli. Reprenons la scène d'introduction: la guerre civile espagnole fait rage et les révolutionnaires recrutent de force deux clowns. S'ensuit alors une bataille entre franquistes et républicains où l'un des clowns mentionné plus haut fait un massacre... à la machette. Oui vous avez bien lu, un homme armé d'une simple machette massacre une quinzaine de militaires armés de fusils et de grenades. Suite à cette scène stupide nous entrons dans le vif du sujet, soit de nombreuses années plus tard, le fils de ce clown révolutionnaire, Javier, travaille dans un cirque en duo avec un autre clown, Sergio. Mais la guerre va vite débuter entre ses deux hommes pour le cœur d'une trapéziste, Natalia. Même si l'idée est originale, le film reste catastrophique. Le scénario s'étend sur des scènes interminables, les personnages sont mal écrits (tout est fait pour que Javier nous fasse pitié tandis que Sergio soit le grand méchant pas beau). Je parlerais bien des costumes, des décors ou de la photographie mais le montage est tellement rapide que vous n'avez pas le temps de voir quoi que ce soit dans la majorité des scènes! Bien que le film possède de très bons acteurs et un bon maquillage, ça ne le sauve pas...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2011
ce film est extraordinaire,metant fan d alex de la iglesia, il s agit a mon sens de l un de ses deux chefs d oeuvre avec le crime farpait. se plongeant a fond dans les parits pris ,adli signe ici une oeuvre aux multi facettes, un film d amour a la fois poetique,noir,horrifique,humain,tragique et sensible double d une superbe metaphore sur la dechirure de l espagne post franquiste. un pur chef d oeuvre!!!
Aurélien Vaillant
Aurélien Vaillant

16 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 juillet 2013
Alex de la Iglesia ne sait notoirement pas terminer ses films. Au moins a-t-il réussi, avec Balada triste, à en amorcer un avec brio et à nous tenir en haleine pendant presque les deux tiers du film. Original et inventif jusqu’à l’iconoclastie (et le mauvais goût assumé) dans l’approche du scénario et les thèmes abordés, il laisse à voir dans cette première partie un indéniable talent de mise en scène qu’on ne lui aurait pas forcément imaginé en voyant ses premiers films (« Acción mutante », « Le jour de la bête »). Qu’il se perde (et nous perde) sur la fin dans ses habituels poncifs absurdisants et caricaturaux est forcément décevant, mais n’enlève en rien aux qualités du reste du film.

Reprenant le thème de la guerre civile cher aux réalisateurs espagnols (on pense à Carlos Saura avec « Cria cuervos », Victor Erice et « L’esprit de la ruche » …), De la Iglesia l’exploite à fond en le replaçant dans des registres aussi différents que la famille, les rapports entre les sexes ou… Le cirque. L’écrasant héritage semble suinter à tous les niveaux de la société, empoisonnant et stérilisant tout ce qu’il touche : incompréhension entre générations, amours impossibles et ravageurs, lutte à mort entre le clown triste et l’auguste. D’un synopsis grotesque, le réalisateur parvient à tirer un drame poignant, presque une tragédie ; aux enjeux monstrueux d’autant plus troublants, et plausibles, qu’ils surviennent dans ce cadre pathétique. Métaphore puissante et suprêmement inquiétante de ce clown qui asservit tout le monde dans son cirque : Le ridicule n’empêche pas la tyrannie.

La lutte fraternelle perdure, même, et surtout, dans cette microsociété marginale, empêchant toute compréhension entre les personnages et donc tout espoir de changement et de rédemption. Tout n’est que rapport de domination, dépendance sado-masochiste de bourreau à victime. Nul place pour la sincérité et l’empathie, l’amour est impossible car forcément tronqué à la base. On aurait pu croire à une idylle entre Javier et la belle acrobate, mais Natalia ne peut échapper au charme malsain du salopard qui la tue à petit feu, et Javier ne la désire au fond que pour se prouver qu’il peut la posséder.

La seule relation fiable en vérité, celle qui perdure dans le temps en dépit de tous les aléas, est celle de la haine qui unit à l’ennemi juré. Le vieux colonel se souvient presque immédiatement de l’adolescent monté en graine qui l’a jadis éborgné, et l’antagonisme entre les deux clowns devient sur la fin leur unique raison d’exister. On se souviendra d’ailleurs que l’unique philosophie léguée à Javier par son père est « venge-toi.»
La seule manière de ne pas être victime étant, de fait, de prendre la place de son tortionnaire, on va chercher à imiter celui-ci, à le faire sien au point de développer un rapport intime avec lui. Javier va ainsi se défigurer après avoir massacré le visage de son rival, endossera les attributs (religieux et militaires) du régime contre lequel il s’est toujours battu et finira par s’approprier le monument qui servira de tombe à Franco pour en faire sa tanière. Il ira jusqu’à mordre le caudillo lui-même (au moment emblématique où celui-ci exprime de la compassion envers lui); élan anthropophage symbolique, mais manifeste, où Javier tente de s’approprier le pouvoir de l’ennemi suprême pour le faire sien. Ce n’est sans doute pas pour rien qu’il achèvera pour de bon sa métamorphose en monstre sanguinaire après cet événement.

En définitive, Javier n’aura fait que suivre le chemin de son père. Que celui-ci soit plus hautement représenté par le clown qui dépèce du fasciste à la machette ou Franco lui-même n’a, au fond, aucune importance. Javier est un enfant perturbé, comme l’a compris Natalia, un gosse corrompu par le message empoisonné et contradictoire des adultes. Il est incapable faire autre chose que de perpétuer celui-ci jusqu’à la caricature, et est en même temps impuissant à l’actualiser dans son époque. Pris au piège des paradoxes d’une société espagnole qui a évolué très vite tout en conservant certaines de ses racines les plus mortifères (le générique du début reproduit admirablement cette impression), le clown triste est condamné à la solitude. Il ne peut choisir son camp. Dans son costume final il syncrétise toutes ces influences paternelles qui le dépasse : Il est à la fois clown, soldat et prêtre, exerçant sa soif de vengeance de façon totale, arbitraire et insensée jusqu’à ce qu’il soit arrêté.

On se plait à rêver du même film qui se conclurait peu après la sortie de Javier du manoir du colonel, la transformation en clown-évêque meurtrier servant de point d’orgue à la démonstration (car on se fait quand même bien chier par la suite).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 juillet 2011
Un film complètement ouf mais très intelligent sur le fond, visuellement impressionnant (la réalisation de De la Iglesia a été justement récompensée à Venise) et centré sur une histoire d'amour particulièrement intense (rares sont les films qui arrivent, comme "Balada triste", à porter sur un écran toute la folie, la violence et le désespoir du sentiment amoureux).
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