Love Is the Devil
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Mathieu Dumont-Roty
Mathieu Dumont-Roty

49 abonnés 988 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2014
Un biopic trés bien maîtrisé dans son esthétisme et sa réalisation, malheureusement le tout reste poussif et ennuyeux. 12/20
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 avril 2008
Tentative assez maladroite de recréer l'oeuvre de Francis Bacon au cinéma, les moyens mobilisés (prise de vue à travers des verres à vin !, diffraction de l'image à l'aide de miroirs qui rappellent les triptyques du peintre...) donnent un résultat d'assez mauvais goût et très laid. La création est également évoquée de manière ridicule dans des scènes grandiloquentes. On retiendra seulement le couple formé par Derek Jacobi et Daniel Craig.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2025
Ce n'est pas un mauvais film, car les performances d'acteurs sont remarquables et l'histoire est captivante. Cela dit l'ensemble reste plutôt ennuyeux et on sent trop que la réalisation date des années 90 alors que la trame ne se déroule pas dans cette décennie. Dommage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mai 2008
Le film n'est pas un film sur la peinture mais pleinement un film sur le peintre. Dans le titre, il se d'ailleurs être une étude de Francis Bacon. Le réalisateur devient alors un chercheur qui soulève la moindre parcelle, analyse, dissèque un travail d'une impressionnante richesse.
Le film est un film de modèle. George Dyer tombe du ciel, littéralement et s'installe avec le peintre. Il est le catalyseur de l'inspiration de Bacon, celui par qui l'art va se matérialiser. Le réalisateur réussit avec un choix de mise en scène osé à nous faire pénétrer dans l'univers du peintre. Bien sûr toutes les toiles ne sont pas balayés et les moments de peinture et de création courts. Mais ce qui intéresse Maybury c'est le personnage de Bacon et sa vision incomparable et unique. Bacon est un peintre de violence, une violence qui se déchâîne aussi vite qu'elle se rétracte, un violence sans justification, une violence de l'être qui se meut dans la création de l'artiste. A travers des références subtiles et jamais déplacées le cinéaste met en oeuvre une mécanique savante et complexe en connexion directe avec l'esprit du peintre.
Nous sommes ici devant une oeuvre engagée qui peut laisser sur le chemin mais qui, s'il prend, se révèle d'une redoutable efficacité tant dans la forme que dans le fond. A noter au passage les interprétations brillantes de Derek jacobi et Daniel Craig, couple improbable et évident. Un film de peinture comme on en voit peu, pas au même niveau du Munch de Watkins mais peut-être celui qui y tend le plus. Chapeau bas !
Steph HUSS
Steph HUSS

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2026
Portrait intimiste, brut de décoffrage et représentatif d'un des artistes les plus torturés du XXème siècle

Film huis-clos (mental et viscéral) sans concession, âme sensible s’abstenir car il question de comprendre quel était son quotidien (un fragment de sa vie) et la manière de travailler de ce personnage torturé.
Il est probablement une des sources d’inspiration de David Cronenberg pour représenter le body-horror au cinéma, car il était l’artiste du PAINting des corps désincarnés et de la psyché torturée. Sujets favoris pour tous les deux de la transformation du corps et de l’esprit, au-delà de la chair et de toute éthique morale !

Et les deux acteurs Derek Jacobi et (surtout) Daniel Craig offrent une performance habitée dans leur jeu sans aucune retenue. Le film montre aussi les rapports qu’ils ont entretenus, BDSM (aussi bien physique que mental), malsains et dont chacun avait besoin l’un de l’autre pour subvenir à leur relation et exister. On retrouve ce sujet avec un autre chef d’œuvre le film Portier de Nuit.
Derek Jacobi nous montre comment était Bacon, un gay, une "folle" (à cette époque le mot n’était pas péjoratif) maniérée, excentrique en société, mais aussi très cultivé. Au-delà de ça, le film ne ménage pas non plus la manière dont l’artiste a été un "bourreau mental" avec son modèle, son amant afin de mener à bien son travail d’artiste tout en puisant sa source d’inspiration dans la vitalité de sa victime, de façon énergivore. Tel un vampire, la métaphore est vraiment bien représentative dans ce film expérimental.

Et Daniel Craig, démontre ici que le rôle d’agent secret aurait pu lui coller à la peau toute sa carrière, et révèle dans ce film (entre autres), que c’est possible. Et c’est là tout l'étendu de son talent, dont il est question. Au-delà de cette masse musculaire, de cette brute épaisse, il nous montre à quel point un homme peut être fragile et un "martyr" dans les rapports humains, lorsqu’ils sont complexes surtout lorsqu’il s’agit d’amour destructeur et à sens unique. La scène est d’ailleurs très représentative lorsque George Dyer avoue son amour pour son tortionnaire F. Bacon, et que ce dernier n'en a que faire, puisque cette relation destructrice est vitale pour mener à bien sa carrière d’artiste mégalomane, sans jamais être reconnaissant avec sa muse (en dehors de l’entretenir dans la luxure et les stupéfiants). Et la conclusion finale du film tragique pire terrifiante, est difficile à voir les sacrifices pour arriver à ses fins la consécration d'un artiste de renom, à supporter même.

Autre prestation, certes discrète, mais au combien impressionnante et pleine de sobriété, Tilda Swinton le caméléon est à nouveau méconnaissable dans ce film.
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