Le Suspect
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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2014
Il y a des réalisateurs qui semblent être nés pour un genre particulier : c'était le cas de Robert Siodmak avec le Film noir. Scénario, interprétation, dialogues, photographie, décors, costumes... Le bonhomme n'avait pratiquement pas d'égal dans le genre, et « Le Suspect » le démontre de la plus belle manière. Rien de révolutionnaire pourtant, simplement une histoire remarquablement menée, un héros ambigu et fascinant que Charles Laughton incarne évidemment avec maestria et une réalisation rendant admirablement les différents aspects de cette affaire complexe et intrigante, le tout filmé dans un cadre victorien du plus bel effet... De la très belle ouvrage, du cinéma comme on aimerait en voir plus souvent aujourd'hui.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
Charles Laughton y donne sa pleine mesure - son plus grand rôle selon moi. Le scénario et les dialogues laissent pantois. La réalisation et le jeu des acteurs sont aussi sobres qu'ils sont brillants. Tout y est parfait. Même le timing. Voilà pour moi l'aboutissement en matière de film noir et le sommet de l'oeuvre du grand Robert Siodmak.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2024
Robert Siodmak commence sa carrière au Etats Unis avec quelques films d'horreurs sans grande importance, mais son style plait, et il renoue ici avec ce qu'il faisait en Europe, le polar, et il situe son histoire en Angleterre, c'est une histoire que Hitchcock aurait pu mettre en scène, car, les faux semblants et les intrigues sont tout à fait captivant.
Le flegme de Charles Laughton, sa façon de se déplacer, de se comporter captive les spectateurs que nous sommes, autant que cette jeune et jolie femme. Au début, on se dit mais comment peut-elle tomber sous son charme, mais, le bougre s'est y faire, et cela fonctionne. Les meurtres sont des meurtres presque parfait car, sans préméditations réelles, et sans calcul, l'homme est foncièrement honnête au fond de lui, alors pourquoi s'abaisser à tuer.
Toute la subtilité est là, et je jeu du chat et de la souris avec l'inspecteur de Scotland yard est aussi très bien réussit et malin.
On aurait aimer peut-être un peu plus du suspens, certaines scènes aurait pu y prétendre, mais ce n'est pas encore la bonne époque pour cela.
Le futur réalisateur du cultissime "Les Tueurs" nous offre une très belle surprise.
Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2023
Un film qui gagne à être connu tant par la réalisation brillante que par l extraordinaire Charles Laughton. un assassin malgré lui qui finit par assumer ses crimes afin de ne pas faire accuser quelqu un d autre.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2014
En 1945, Robert Siodmak n'est pas encore devenu le grand réalisateur de films noirs que la réussite des "Tueurs" fera de lui, aux côtés de Huston, Lang et Preminger. Il se lance donc avec "The suspect" et "The strange affair of uncle Harry" dans deux films à suspense, genre connexe à celui qu'il va aborder un an plus tard. "The suspect" tiré d'un roman éponyme de James Ronald, auteur de polars anglais est l'histoire classique du quidam maltraité par sa mégère de femme chez qui germe progressivement l'idée du meurtre libératoire. Le film se passant dans la vénérable banlieue londonienne, Charles Laughton citoyen anglais à l'onctuosité débordante était à la manière de Michel Simon dans la "Chienne" de Jean Renoir( 1931), le candidat idéal pour interpréter le pauvre mari, tiraillé entre son sens de l'honneur et une jeunesse, ici la ravissante Ella Raines, lui faisant entrevoir un avenir meilleur. Le film n'innove en rien mais permet à Siodmak de faire ses gammes pour aborder un peu plus tard des sentiments plus troubles empreints d'une sensualité plus évidente. En effet la trame de "The suspect" telle qu'elle nous est présentée ne laisse pas beaucoup de place à l'ambiguïté, en partie à cause du manichéisme des caractères. Le film mis en lumière par le grand opérateur français Paul Ivano se regarde malgré tout avec un certain plaisir, celui d'admirer Charles Laughton dans un rôle de séducteur qui a du lui faire plaisir,lui qui souffrait beaucoup de son physique ingrat.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2010
«The Suspect» (USA, 1944) de Robert Siodmak compte historiquement parmi la pléthore d’illustres films noir, à l’âge d’or du genre. Il en amorce même tout une catégorie portée sur le meurtre conjugale et dont le «Suspicion» d’Hitchcock constitue le paradigme. S’y exerceront des cinéastes comme Fritz Lang, Edgard G. Ulmer ou Edward Dmytryk. Dans le film de Siodmak, le suspect éponyme est un gentilhomme bourgeois, habitant le quartier tranquille d’un Londres renaissant dans les premières années du XXème siècle. Interprété avec élégance, délicatesse et courtoisie par un Charles Laughton distingué, le personnage de Philip Marshall concentre en lui le nœud du film. Introduit comme un petit-bourgeois respectable, à la démarche assurée, au comportement quiet et à la canne noblaillonne, il verse progressivement dans la figure du meurtrier sans vergogne. La finesse avec laquelle le personnage bascule dans l’ordre du crime sans pour autant altérer la distinction de son comportement dénote un savoir-faire notable qu’il faut alloué au scénariste Arthur T. Horman. Sur le postulat de ce scénario de qualité, Siodmak vient redoubler par sa mise en scène le projet du scénario. «The Suspect» articule des jeux de révélations et de substitutions. A ce titre, le personnage de Philip Marshall voit parfois transparaitre ses sentiments premiers tandis qu’il les leurre à d’autres reprises. Les cadres de Siodmak procèdent au même mouvement de révélation-dissimulation. A plusieurs endroits, le premier plan est occupé par un objet qui vient comme connoter directement le sens de la scène ou en déporter la signification. Les nombreux drapés qui viennent couvrir les murs de la maison ou qui viennent vêtir le corps d’une jeune femme chaste servent bien souvent à voiler la vérité qui se terrent derrière les cloisons d’une bâtisse ou derrière une jeune femme dont on désir la chair. Siodmak corrobore la vieille leçon platonicienne qui entend que les vérités clapissent au-delà des apparences.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2013
Un riche commerçant tue dans un coup de folie son épouse acariâtre qui voulait faire du mal à une amie. Par la suite, cet homme épousera cette jeune amie. Il sera poussé aussi à empoisonner un soi-disant témoin du premier meurtre. La police enquête, mais sans preuve ne peut rien contre lui. Un policier néanmoins réussira par ruse à le faire se dénoncer.
Bon film noir américain, mais de facture anglaise, avec un excellent Charles Laughton. Le scénario est astucieux, avec d'excellents dialogues. La réalisation est presque parfaite, décors, prises de vue, mise en scène des acteurs, les extérieurs (reconstitués en studio) sont conformes à la qualité de l'époque.
Bon film de Siodmak.
Lolo plays on
Lolo plays on

1 abonné 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2021
Siodmak est probablement avec Fritz Lang le metteur en scène le plus prolifique en terme de films noirs de qualité.
Celui-ci, qui obéit pourtant à une trame assez convenue, ne fait pas exception à la règle. Jeux d'ombres et de lumière, interprétation sans faute.
Charles Laughton donne toute sa dimension à ce Philipp Marshall, qui, comme le dira l'inspecteur Huxley,reste, au fond, pétri d'humanité. Mention spéciale à Rosalind Evan, laquelle campe une mégère plus épouvantable que nature.
Henry Daniell dans un rôle de vilain désabusé et Ella Raines, qui retrouvait Siodmak peu de temps après le très bon 'Phantom lady' (Les mains qui tuent), n'étant plus plus ici l'enquêtrice mais le mobile du crime, complètent la distribution.
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