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Kouto
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4,0
Publiée le 8 août 2025
Transposition à l’écran du livre d’Alain Marécaux, l’un des accusés du procès d’Outreau. Véritable film à charge de la faillite du système judiciaire, suivant du début à la fin le calvaire de cet injustement accusé, interprété avec force par un Philippe Torreton méconnaissable. Dur et poignant mais toujours d’une remarquable justesse.
Torreton impliqué et toujours aussi impressionnant pour un rôle qu'on devine difficile. On connait tous l'histoire et on peut saluer le travail sur le film et notamment sur la psychologie des personnages. Cependant je ne serais pas aussi dithyrambique que la majorité. Ca reste un film de facture très classique dans son genre et il est évident que le sujet offre une démagogie de premier choix pour le public ; comme à chaque fois qu'un sujet touche à l'intime conviction et à l'injustice ou au tragédie familiale. Le film reste trop unilatéral en occultant par exemple trop facilement d'autres personnages comme le juge Burgaud. Ce dernier point restant à coup sur la plus grosse erreur du film. Mais ça reste un film à voir et à conseiller...
Vu déjà depuis quelques jours, ce film me hante encore. Non pas que cinématographiquement il soit un chef d’œuvre mais le propos en est tellement fort qu’il ne peut laisser indifférent. L’un des plus grands scandales judiciaires que la France est connu reste douloureusement dans les mémoires. Ce film nous rappele (nous apprend) combien cela fut insupportable pour les accusés injustement. Pas un chef d’œuvre donc, même si la mise en scène est sèche et dure, elle en fait parfois un peu trop. C'est tout de même mieux que le précédent film de Vincent Garenq Comme les autres. Mais le sentiment de malaise profond, de honte même, monte crescendo, nous serrant la gorge et le ventre irrémédiablement. L’absence totale de musique, n’appuyant donc sur aucun effet, ajoute à cela une dimension dramatique rendant le tout encore plus fort. Mais le film ne serait sans doute rien sans l’interprétation habitée de Philippe Torreton. 30 kilos de perdus et une mise en abime sans doute très limite pour un rôle qui fera date dans cette année cinéma et dans la filmographie de l’acteur. Il est de presque tous les plans et porte tout le film sur ses épaules pourtant très amaigries. Absolument bouleversant. A ces cotés de solides seconds roles comme Vladimir Yordanoff (l’avocat), Noémie Lvosky (la femme) ou l’incroyable Farida Ouchani (Myriam Badaoui bourreau et accusatrice). Le film, qui retrace exactement le calvaire vécu par Alain Marécaux, restera dans les mémoires comme le récit d’une descente aux enfers d’un homme broyé pour rien, et d’un fiasco judiciaire sans précédent. Cela ne donne vraiment pas envie d’avoir affaire à la justice française…Désolant et choquant.
Difficile de "juger" sereinement une telle histoire en tant que film, tellement, d'un bout à l'autre, on ressent un énorme malaise face à cette monstrueuse injustice. La prestation de Torreton est exceptionnelle. Par contre, on peut penser, mais sans certitude, que la réalisation n'est que moyenne même si l'intérêt pour ce qu'on voit ne faiblit jamais.
Une superbe mise en image de cet imbroglio judiciaire tragique qui emmena des personnes innocentes vers un véritable enfer et déchaînement médiatique juste après le traumatisante affaire Dutroux. Une très belle réalisation et un jeu parfait forme un ensemble très cohérent et fort. A voir de toute urgence...
Un film témoignage sur une affaire sordide autant que dramatique pour ses acteurs involontaires. Un film qui sans doute sera longtemps conseillé à bon nombre d'étudiants des professions de justice. Histoire d'alimenter à jamais leur réflexion. Du moins espérons-le ! Un film sur Marécaud, cest bien le moins et c'est annoncé comme ça. Mais pourtant, il y a comme un manque à ne pas avoir restituté davantage le personnage du juge Burgaud. A voir pour savoir, pour comprendre, pour réfléchir... Oeuvre utile.
L'injustice transpire par tous les pores de ce film engagé qui tient en haleine et offusque de bout en bout. Et que dire de l'état de nos prisons... Révoltant.
Adapter cette histoire au cinéma était indispensable: pour faire connaître à tous ceux qui n'ont pas su à quel point les victimes ont pu souffrir de l'injustice. C'est tout simplement effrayant. Tout perdre en quelques instants, voir sa vie et celles de ses proches voler en éclat. Tout en sachant que tout repose sur du vide. On est effaré de s'apercevoir que telles choses ont pu arriver. On sort de la salle lessivé, frustré, révolté, heureux d'être en vie et libre. Philippe Torreton impressionne. Vincent Garenq est exhaustif mais on aurait aimé en savoir davantage encore sur les rouages de cette affaire. Une histoire édifiante, un film nécessaire.
Puisque nous en connaissons l’issue (qui aboutit à un verdict d’acquittement de la Cour d’Assises de Paris en décembre 2005), l’intérêt du film ne réside donc pas en son suspense, mais davantage dans l’exposition d’une descente aux enfers qui semble impossible à endiguer, accélérée par le zèle d’un juge aux méthodes pour le moins indélicates et la vindicte d’une population prompte à lyncher les boucs émissaires. La limite de Présumé coupable se situe dans la restriction volontaire du traitement, qui élude totalement les motifs et les conditions d’un déraillement judiciaire spectaculaire, qui dépasse largement l’incompétence naïve et ambitieuse d’un jeune juge, adoubé par ses pairs. On retiendra surtout d’un long-métrage sobre et sans effets ostentatoires – dont la meilleure illustration est l’absence totale de musique – le laminage d’un homme qui ne cherche jamais à jouer les héros et révèle au contraire sa fragilité et son hébétude dans la rapidité à craquer et déchoir. On a beaucoup évoqué la performance physique de l’acteur Philippe Torreton, résumée en la perte presque surnaturelle de 27 kilos. Mais il excelle aussi à jouer la stupeur et l'incompréhension, la perte de repères et de valeurs, la négation même de l'idée d'homme. Engagé dans une grève de la faim suicidaire, Alain Marécaux sombre dans l’inconscience et le délire. On sait gré à Vincent Garenq de traiter ces moments horribles avec la distance nécessaire, refusant d’en rajouter dans l’épreuve que constitue le film.
La véritable motivation de Présumé coupable est sans doute à chercher dans la représentation réaliste d’une machinerie mise en branle et incapable d’être stoppée apte à broyer la vie d’un homme et de sa famille. En ce sens, l’aspect documentaire du film qui nous fait pénétrer dans les bureaux de police, le cabinet du juge et les prisons surpeuplées et délabrées constitue indéniablement sa plus grande réussite, alors que la mise en scène du procès et des plaidoiries des magistrats éloigne du sujet principal. Au final, Présume coupable s’avère une œuvre plutôt traumatisante envers laquelle il paraît difficile de rester insensible et impassible face au martyre à la fois tangible et kafkaïen que subit Alain Marécaux. On en ressort ébranlés et révoltés, le jeu de tous les comédiens contribuant largement à susciter ces sentiments.
Un film juste, sans concession, sur ce calvaire de ce que nous croyons être un des innocent de l'affaire d'Outreau. Souffrant quelque peu d'un seul point de vue (mais c'est le but), le film de Garenq met en lumière un Torrenton magique et étonnant dans ce rôle. Assez bien résumée, cette affaire ne va peut être pas assez loin dans les actes de procédure pour bien comprendre l'ensemble. Un biopic de qualité.
Film proprement réalisé et servi par une bonne interprétation de Philippe Torreton, qui a beaucoup payé de sa personne pour ce rôle. Il y a néanmoins un problème majeur, lié au parti pris de Vincent Garenq de ne s’intéresser qu’au point de vue de son personnage Alain Marécaux. Ainsi conçu, le film n’a aucune dramaturgie. Il montre très bien le calvaire d’un homme pris du jour au lendemain dans une spirale cauchemardesque, mais il n’y a aucune tension dramatique, aucun enjeu, rien qui "pose problème", qui mette le spectateur en face d’un dilemme. On est purement dans l’illustratif et le compassionnel et, malgré la dureté des images et des situations, le film suscite étonnamment peu d’intérêt. Dommage, car l’affaire d’Outreau, cet "Hiroshima judiciaire", pose des questions graves (comment un juge a-t-il pu en arriver là, comment l’institution a-t-elle pu laisser faire, etc.), qui ne sont quasiment pas abordées par le film. Enfin, détail amusant : Wladimir Yordanoff, l’acteur qui tient le rôle de l’avocat ressemble beaucoup à Dominique Strauss-Kahn. Rendez-vous prochainement avec lui pour un autre docu-fiction ?
Le film retrace l'épreuve incroyable qu'a traversée un homme accusé à tort d'actes pédophiles... Tout ça à cause d'un homme, le juge d'instruction Burgaud (chacun son tour de voir son nom affiché comme criminel – ce qu’il est au vue des actes qu’il a perpétré au nom de la justice), qui a bâclé l'affaire, mettant en prisons des individus sans preuves de leur culpabilité... dans un pays ou on est censé être présumé innocent jusqu’à ce que l'accusation prouve le contraire, le titre prend tout son sens et le mot justice devient comique.
Le film suit donc l’incarcération de ce père de famille pendant deux ans, impuissant devant l’acharnement aveugle du juge d’instruction, dont le dossier restera jusqu’au procès sans aucunes preuves matérielles. Une histoire honteuse, qu’il faut absolument connaître.
Poignant, tout en pudeur, efficace et tétanisant...
j'ai très bien apprécié ce film dramatique inspiré d'une histoire vraie.il nous fait passer un moment très dure et poignant sur la l'injustice française qui nous fait penser qu'une grosse erreur judiciaire est bel et bien possible et que cela peut arriver à n'importes qui de nous.en gros, ça fait vraiment peur surtout si l'on n'est bien innocent.tous les acteurs jouent bien et je dits chapeau à Phlippe TORRETON qui est simple,calme, diplomate malgré son inculpation. super film à voir sans hésiter.
Une Claque ! Un film lourd emotionnelement, qui prend aux tripes. Torreton que je déteste d'habitude est excellent, juste, sobre dans son rôle, avec un gros travail physique.
Une mise en scène tout aussi sobre ; classique, mais efficace.
Le genre de film qui marque, ou la salle reste assise un bon moment apres la fin pour encaisser le coup.
Seul petit bémol, mais c'est le concept du film : le film est uniquement a charge.