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DarioFulci
130 abonnés
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4,0
Publiée le 24 avril 2011
Cela fait bien longtemps maintenant que le cinéma indépendant américain est devenu moribond. L'époque des petites productions ambitieuses et intellectuelles est révolue, récupérées par les grands studios. Quelle surprise à la vision de "Winter's bone" de s'apercevoir que ce cinéma là n'est pas tout à fait mort. Pour sauver sa famille de l'expropriation, Ree doit retrouver son père ou plutôt prouver que celui-ci est mort. Son enquête réveille une communauté repliée sur elle-même et qui n'aime pas lever les secrets. Le plus surprenant dans ce film, c'est qu'il se déroule dans un milieu que le cinéma US ne montre jamais. Une Amérique perdue dans une province sèche, froide, désespérante. C'est presque du cinéma social, à la façon des frères d'Ardennes. Au milieu de cette campagne oubliée, il y a ce personnage fort qu'est Ree. En constante lutte: pour nourrir ses frères et sœur, pour chauffer la maison, pour soulager sa mère, pour sauver sa famille... Un combat permanent et dur, qui ne semble jamais l'affaiblir, alors que l'on sait qu'il s'agit d'une réaction pour survivre et que la douleur est bien là. Encore une fois, on pense au cinéma des frères d'Ardennes et notamment à leur héroïne "Rosetta". Des personnages forts merveilleusement interprétés. Un film très important dans le paysage cinématographique américain contemporain.
J'ai bien peur de me retrouver dans la minorité de personnes qui n'a pas aimé ce film. Après avoir lu quelques critiques, j'en attendais beaucoup. J'ai été déçu. La tension, le suspense annoncé a été, pour moi, inexistant. Je me suis ennuyé de A à Z. Beaucoup de mal à rentrer dans ce film, on aimerait que les choses s’accélèrent, qu'il se passe quelque chose, qu'on sache. Mais rien ne se passe, ou du moins on nous le cache. On se surprend alors à attendre la fin avec impatience, puis quand elle arrive, on n'est pas surpris. Elle est dans le même goût que le reste du film : frustrante. Certaines scènes sont assez durs à regarder, comme celle de la barque (à moins que je ne sois un grand sensible). Alors pourquoi deux étoiles me direz-vous ? Pour les acteurs. Tout bonnement parfaits.
J'ai vraiment passé un agréable moment en regardant ce film. Il était très bien ficelé. On sent l'adulte qu'elle doit être avec une adolescence difficile !
Film très sombre et réaliste avec des personnages attachants. J'avais déjà entendu parlé de la Méthamphétamine qui touchait les villages des Etats-Unis où les producteurs étaient des gens normaux qui voulaient juste subvenir à leurs besoins, ni plus ni moins. Ce film retranscrit très bien leur solitude et leur difficulté. Cependant ce film très dur pousse la réflexion encore plus loin quand tout un collectif familial, patriarcal se dresse contre une famille en difficulté qui ne cherche qu'à survivre. Le bonheur, l'argent, la famille sont les maîtres mots de ce grand film. Oublié donc les notions d'honneurs, de fierté, de vérité tout ce qui compte c'est la survie.
Un film ambivalent. D'abord car on l'oublie dès qu'on l'a vu, ce qui n'est jamais bon signe... Ensuite car le réalisateur nous plonge dans un monde de misère sans concession : perdu au milieu du Missouri, dans des maisons bordéliques et sales, avec des gens quasiment tous moches (les pauvres ne peuvent donc pas être beaux ??? C'est absurde), dans la lumière froide de l'hiver, le tout accentué par l'effacement des teintes par le chef op (résultat : tout est marron tout le temps. N'y a-t-il pas de couleur dans le Missouri ???). Le film est tout de même un peu sauvé par son traitement proche du conte : avec une jeune héroïne qui doit affronter toute sorte de personnages, retrouver son père (comme une clé au fond d'un coffre, qui est elle-même au fond d'un étang, etc.). Et malgré la laideur et le marron, on voit une autre image de l'Amérique : celle des états ruraux où les autorités publiques semblent totalement absentes ou du moins impuissantes.
Cinq étoiles sans problèmes, sur la forme et sur le fond. J'ai du mal à trouver quelques défauts à signaler. Peut-être quelques mimiques excessives par-ci par là. Sinon, c'est un simple chef d'oeuvre.
Un film qui monte crescendo dans l'horreur. La réalisatrice ne dit pas tout, laisse deviner, appelle à l'intelligence du spectateur. la jeune actrice brille par son talent, la crédébilité est parfois limite mais l'ensemble est plaqué, froid, terrifiant et réussi.
Dans une sorte de bureau de recrutement aménagée dans un lycée, la jeune Ree Dolly parle avec un militaire. Elle désire s'engager pour toucher la prime qui pourrait assurer à sa famille un meilleur niveau de vie. Car à 17 ans, Ree s'occupe seule de sa mère malade, de son jeune frère et de sa jeune sœur et ce n'est pas facile tous les jours, ça l'est encore moins quand la maison menace d'être saisie si elle ne retrouve pas son père, sûrement mort quelque part dans ces froides forêts du Missouri. Et ce n'est pas faute d'avoir cherché. Ree et son caractère bien trempé sont allés de bicoques en bicoques parcourir cette région perdue remplie de rednecks afin de tenter de retrouver Jessup, ce père trempé dans des sales affaires avec de la drogue. Mais en chemin, Ree n'aura trouvé que des ennuis, se faisant même passer à tabac, et elle aura aussi trouvé un peu d'affection auprès d'un oncle drogué et imprévisible, magnifiquement interprété par John Hawkes, toujours sur la corde raide jusque dans une superbe scène de confrontation nocturne avec le policier local. Finalement, Ree suit les conseils bien avisés du militaire et retourne s'occuper de sa famille qui a besoin d'elle. Winter's Bone repose sur une intrigue simple mais efficace prônant des valeurs montrées peu subtilement comme l'importance de s'occuper de sa famille (même l'oncle a compris à la fin en apportant des poussins aux enfants). Le film est au mieux quand il dépeint la quête de Ree incarnée tout en justesse par Jennifer Lawrence dans cette Amérique profonde où mêmes les jeunes filles sont tabassées et où elles vont chercher les mains du cadavre de leur père reposant au fond de l'eau pour sauver leur famille. La mise en scène froide de Debra Granik sert bien son propos même si un côté moins réaliste aurait été le bienvenu afin d'appuyer l'absurde quête de Ree qui ne ramènera que les mains de son père tandis que son oncle ira se charger de manière implicite de venger son frère, assassiné on ne sait pourquoi et que nous, on quittera cet univers avec mélancolie à la fois déprimé par tant de grisaille mais rassuré de ne pas connaître les mêmes ennuis que Ree.
Comme quoi il ne faut pas toujours écouter les critiques! La preuve avec MON AVIS sur ce film nominé aux oscars..Malgrès des interprétations solides et plus vrai que nature (Surtout la belle Jennifer Lawrence, essence du film), ce qui est LE point fort du film, le reste ma laissé perplexe..pas ennuyant c'est sur le film malgrès une histoire basique en fond se révèle beaucoup plus compliqué, attention donc a bien comprendre les agissements de chacun (ce que je n'ai pas encore réellement compris) Une caméra qui a mon gout et trop tranblante, et un manque passion dans ce drame qui a mon gout n'est pas assez dérangant et malsain!
J'ai rarement vu un film aussi mauvais. Histoire sans intérêt, ennuie du début à la fin. Enfin l'actrice principale ne joue pas si bien que ça, puis vu la profondeur des dialogues de toutes façons. Ce film est une farce, les fausses récompenses qu'on lui adresse ne sont que l'effet d'une mode.
Bigre, que c'est sinistre ! L'histoire s'attache aux pas d'une jeune fille à la recherche de son père, ex taulard ayant hypothéqué la maison pour payer sa caution. Elle se heurtera aux clans familiaux, aux peurs menant à une violence délirante, aux règlements de compte. Son parcours est un véritable chemin de croix, où les alliés sont rares. Le problème pour le spectateur, c'est qu'il a toujours un coup de retard par rapport aux personnages, car comme on ne sait pas bien qui est qui, on a du mal à comprendre certaines situations. L'ambiance est super glauque : image grise, personnages paumés aux gueules patibulaires, environnement froid et déprimant... A aucun moment on ne voit un sourire, ni un rayon de lumière, tu parles d'une ambiance ! Heureusement il y a les deux enfants pour sauter un peu sur le trampoline et jouer dans les meules de foin, ça nous permet de respirer un peu. Ce film étrange et sombre a le mérite de montrer ce qu'est l'Amérique des déshérités, mais n'est pas du tout plaisant à voir et finit par tourner au grotesque dans la scène du bateau. C'est dommage, j'en espérais mieux.
Aussi lent et vide que le Midwest est sordide. La seule chose à retenir est la performance de Jennifer Lawrence tout en dignité et sans pathos lourdingue.
Winter's bone est un film coup de coeur. Assez compliqué à écrire sans dévoiler la trame principale de l'histoire.
L'actrice principale joue admirablement bien, on est prit aux tripes dans ces excursions, on a peur pour cette fille de 17 ans qui part à la recherche de son père avant que la police ne saisisse sa maison (qui est la caution de son père).
Les décors sont très beaux et nous plonge dans cet univers dès les premières secondes.
Bon malheureusement, on s'ennuie un peu au début. Mais on fait un effort car l'histoire le mérite bien.