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RIDOUVIOU
1 abonné
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3,5
Publiée le 18 mars 2011
Le début du film est un peu lent,voir ennuyeux, on nous décrit la vie difficile d'une gamine de 17ans obligée de subvenir aux besoins de son frère et de sa soeur,car délaissés par une mère dépressive,murée dans son silence, et par un père absent,en cavale. Description naturaliste et sans fioriture d'une catégorie sociale en marge,touchée par une pauvreté crue,mais où l'entraide s'exerce malgré tout. La deuxième partie est plus captivante, l'émotion commence à nous parvenir, mais sans jamais nous noyer ,à l'image de l'héroine,fière et courageuse,qui retient ses larmes et sert les poings. Au final, un film à voir,ne serait-ce que pour l'interprétation tout en retenue de cette jeune fille qui se bat pour sa famille,vaillante,et toujours debout. Portait d'une autre Amérique, celle qui vit au fond des bois,qui vit de débrouilles et de combines, pour ne pas mourir.
le film nous plonge dans un autre univers, l'amérique profonde. La nature, l'environnement, les personnages, l'histoire, la façon de filmer, la prouesse des acteurs font que mes mots sont bien en deça de l'éloge que mérite ce film.
Enfin un film qui nous traine hors des routes traditionnelles d'Amérique. On plonge dans une Amérique qui traficote, tue, sort de prison, use de la force, crache, fume et joue du banjo accompagné de son violon et de chansons d'amour. Un film sans fausse note même si on reste dans le flou. Jennifer Lawrence est belle et parfaite. Un des meilleurs films à l'affiche.
Après l'excellent "Frozen" de l'année dernière, voici le nouveau bijou indépendant américain situé au fin fond de l'amérique profonde avec ces personnages défavorisés, décalés, dangereux, ces "gueules" qui nous marquent, ces secrets sordides et ici limite mafieuses.
On est porté et même aspiré dans l'intrigue du film par notre guide, l'actrice principale jennifer Lawrence, incroyable découverte, on découvre avec elle et sa persévérance, son culot , son désespoir, l'atroce vérité dans une scène finale poignante.
Mais avant cela on rencontre tous les personnages autour d'elle plus "freaks" et dégoutant les uns que les autres, même elle, notre héroine, qui vit donc dans des sortes de bungalows au milieu de la forêt est très dure vu que toute sa vie n'est que combat au quotidien. Ainsi on la voit dépecer des écureuils qu'elle vient de chasser pour préparer le diner, et elle montre à son frère et sa soeur qu'elle élève seule comment s'y prendre. Car notre héroine s'occupe des enfants mais aussi de sa mère, malade, et son père trafique dans des affaires louches avec des gens louches et d'ailleurs il vient d'hypothéquer la maison et reste introuvable pour la police, s'il ne se présente pas à son procès la maison sera vendue et notre héroine sera expulsée. Voilà le point de départ de sa quête du père, et avec elle on va en voir de toutes les couleurs.
Plongée dans l'Amérique profonde et bien loin de l'idée glamour qu'on peut s'en faire des fois. Les personnages sont souvent frustes, vraiment bien campés et servent une histoire bien ficelée.
Très joli film. Il s'agit de vrai cinéma indépendant mais j'ai trouvé que celui-ci me faisait plus penser au cinéma européen. On n'a pas forcément l'habitude de voir des films américains comme celui-ci. C'est un film plutôt aride, dans le sens ou il est économe en effets : peu de rebondissements, des plans plutôt contemplatif. Le film ne cherche pas à séduire ou attendrir. Par ailleurs, je le trouve excellent en ce qui concerne la directions d'acteurs, la photographie, la musique et les dialogues. Tout sonne juste et ne sombre jamais dans le pathos larmoyant.
je ne suis pas critique de cinéma, mais deux sujets important sont traites : les conséquences des propos et autres palabres développés dans un millieu hostile aux codes spécifiques et le sens des valeurs fondamentales incarnés et mis en exergue par le jeu exeptionnel de Jennifer
On s'ennuie ferme pendant 2 heures. Sur un enchaînement d'images travaillées, de couleurs froides et lugubres. L'effet misérabiliste est on ne peut plus réussi. Les acteurs jouent tous le même rôle, des laconiques tourmentés qui n'en pensent pas moins, aux prises avec une vie d'obstacles et de dérives. Un belle galerie de gueules, une caricature de l'Amérique de nos pires cauchemars, même les enfants du film, très mignons ne rient pas...
C'est Frozen River en raté, qui se serait pris un peu trop au sérieux...
Voilà encore une excellente surprise venue du cinéma indépendant américain. Le second film de la réalisatrice Debra Granik est saisissant, froid, austère, d'une certaine lenteur qui renforce un peu plus le sentiment de malaise permanent. Le combat d'une jeune fille pour "sauver" sa maison et sa famille est passionnant à suivre. Jennifer Lawrence, véritable révélation de cette année 2011 est prodigieuse, on suit son combat pour préserver le bonheur des siens au sein d'une communauté complètement renfermée sur elle-même avec grand intérêt. Accompagnée par des seconds rôles impeccables (John Hawkes, Dale Dickey, entre autre) elle fait passer une grande palette d'émotions, tantôt forte, puis fragile, le film lui doit beaucoup mais le plus gros mérite et c'est bien normal, revient à la réalisatrice qui nous offre l'un des meilleurs film de cette année 2011. magistral.
Qu'est ce que l'amérique profonde ? Une partie de la réponse est dans ce film. Une amérique perdue, isolée, violente ; c'est le Tiers Monde avec une dose de modernité.
Film touchant et cinglant qui nous fait suivre la vie de Ree, fille ainée d'une famille meurtrie perdue au coeur du Missouri. Devant comparaitre devant le tribunal, son père reste introuvable et condamne ainsi la maison familiale à être saisie. Délaissée par une mère malade, la jeune fille de 17 ans lutte pour retrouver son père et faire vivre sa famille dans un environnement gangrené par les affaires de drogues. Des acteurs doués et un scénario original nous forcent à vivre ce drame amer et captivant. Toutefois, on garde une certaine impression de lourdeur véhiculé par un rythme pesant et des scènes austères bien que justes. Bon film pour les amateurs du genre.
Après un long parcours aux confins de la peur ; itinéraire précaire d'une jeune fille livrée à elle-même, luttant pour la survie de sa famille, le film dévoile une tendresse inespérée, dont surgit un soupçon d'espoir, tirant alors la chronique de l'obscurité. Un film âpre, peu à peu lumineux et au grand cœur dévoilé, célébrant les liens du sang, parfois invincibles. Le regard porté sur une Amérique pauvre et méconnue : les "Hillbillies" ("péquenauds" des bois américains) fait aussi de "Winter's bone", une vraie curiosité. Du très grand cinéma indépendant, où Jennifer Lawrence s'impose, comme la révélation féminine de l'année ...