Un jeune garçon porte des soupçons sur son beau-père, jusqu’au jour où il découvre que ce dernier n’est autre qu’un serial killer…
Et bis repetita, le beau-père avait été laissé pour mort dans le premier opus et revenait fringant dans le second, puis on l’avait laissé pour mort à la fin, pour revenir une troisième fois parmi les vivants. A croire que cette franchise ne souhaite pas le laisser crever en paix.
A la différence qu’ici, on a affaire à un téléfilm (contrairement aux précédents qui avaient bénéficié d’une sortie en salle pour l’un et en DTV pour l’autre). Concernant Terry O'Quinn, ce dernier ne reprend pas son rôle et est remplacé par Robert Wightman et pour faire passer la pilule, les scénaristes ont imaginé un subterfuge (lui faire subir une opération chirurgicale par un médecin peu recommandable et ainsi, changer de visage, voilà comment on se débarrasse de son interprète principal sans trop se soucier de la moindre cohérence).
Pour le reste, ce troisième opus ne s'embarrasse pas trop à vouloir faire évoluer la franchise, au point de reprendre ici et là des éléments déjà vus et revus dans les deux précédents volets. En l’absence de Terry O'Quinn (le seul et unique intérêt des deux premiers volets) et face à un scénario aussi stupide, Le Beau-Père 3 (1992) ne dégage rien d’autre que lassitude et ennui.
Un téléfilm archi-cliché qui aligne les poncifs du genre. Le scénario n'a pas peur des situations ridicules: chirurgie esthétique, handicap-blocage, meurtres débiles... C'est tellement bête qu'on prend un plaisir certain à anticiper le moindre dialogue, les méfaits du tueur et les réactions des héros. Car c'est évidemment prévisible. Ne parlons pas du jeu des acteurs, très drôles malgré eux. 1h50 (!) c'est long mais quand c'est mauvais à ce point ce n'est que du fun.