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Biertan64
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4,0
Publiée le 20 septembre 2017
Film sur fond de "guerre de l'eau" dans la ville bolivienne de Cochabamba en 2010. On ne nous présente pas forcément une vision manichéenne de la situation, vu que le parti pris du réalisateur du film dans le film (sur l'arrivée de Christophe Colomb aux Amériques), Gael Garcia Bernal pour les plus pauvres face aux multinationales est contrebalancé par le discours du préfet sur les faibles moyens financiers de l'état et le besoin de rationner l'eau . Un film social donc, dans le beau décor d'une Bolivie en proie aux conflits pour conserver la gratuité d'une ressource naturelle indispensable mais malheureusement pas inépuisable.
Il faut rappeler que les Espagnols en 1500 ont pratiquement décimés les Indiens .En effet ceux-ci dans les mines ne dépassaient pas quarante ans pour l'extraction de l'argent avec le mercure..Maintenant dans ce film qui ce situe à notre époque les dirigeants de la province veulent leur facturer l'eau en scellant les puits.......
Je rentre tout juste de la séance, et que dire si ce n'est... wow!
Ce "cinéma cinéma", rappelant le grand "Intervista" de Fellini, ou "La Nuit américaine" de Truffaut, sur les hommes, sur leur combat face à eux-même vous embarque à travers des paysages à couper le souffle, une photographie hautement gérée, le tout nourri par des comédiens tout bonnement excellents et qui ne déçoivent à aucun moment!
Par cette belle fable hautement maîtrisée, le cinéma espagnol déploie ses armes, et il le fait bien!
Film surprenant et original! Le film aborde un sujet sensible qui à beaucoup marqué l'histoire en amérique latine. Des bons acteusr et une mise en scène crédible. Le parallèle entre l'histoire des indiens et leur combat pour l'eau est bien mené. La psycologie des personnages donne une dimension particulière au film.
Un Film qui fait l'école au cinéma bobo parisienne, stéréotype française, mais pas seulement! Le film, il expose l'arrogance de la culture européenne, passés et présents! Merci à ces films, le cinéma européen n'est pas mort! Une Grande Merci
[...]Iciar Bollain signe avec Même la pluie un film tourné avec humanisme. La réalisatrice s’empare d’un fait d’actualité, celui de la répartition de l’eau. Au début, tout va bien, les villageois passent un casting pour apparaître dans le film que Sebastian et Costase préparent à tourner, cela est une opportunité pour eux de gagner un peu plus d’argent que leur simple travail. Mais la situation se dégrade peu à peu.[...] Cette critique en entière et bien d'autres sur http://pixagain.org !
Le film ne brille pas par le jeu des acteurs, mis à part celui qui joue l'acteur alcoolique. Ceci étant dit, c'est un bon film social (sans l'humour de Ken Loach) sur le problème de l'eau en Bolivie, qui, 13 ans après, est devenu le problème de l'eau de façon mondiale. J'ai aimé les scènes du film qui surgissent au débotté. J'ai aimé le combat de Daniel contre la convoitise des occidentaux ; thème de la convoitise que reprend le film de Christian. J'ai aimé que le film en train d'être tourné ait lui aussi une portée politique et historique.
Un des plus beaux films de l année sur des problèmes historiques et encore d actualité pour tant de personnes dans le monde, tout est réussi dans ce film.
On a une bonne histoire, de bons acteurs, une réalisatrice qui ira très loin. Tout cela nous donne un très bon film où les leçons du passé s'applique à la situation présente, où l'altruisme de façade du bien pensant politiquement correct s'effrite et où l'égoïsme s'avère soluble dans l'humanité profonde. Un film à voir malgré cette critique où je m'écoute parler.
Époustouflant ! Les contradictions du bon sentiment occidental accolées à la recherche des conditions du colonialisme du 16ème siècle, en parallèle avec le néo colonialisme des multinationales... On sent l'école Ken Loach : pas de surenchère, de peu, dans le drame, pour rester réaliste, interprétation parfaite, ne pas tomber dans le documentaire tout en restant bon observateur... C'était drôle : beaucoup de bruits de mouchoirs à la fin de la séance... Un très bon moment qui émeut, sensibilise et pousse à la révolte.
De "Même la pluie", l'affiche française retient une image, une seule, hautement (voire lourdement) symbolique, celle d'une croix fichée dans le ciel, tractée par un hélicoptère, surplombant les montagnes magnifiques de la Bolivie. Certes, l'image est forte, mais le film a plus à offrir que cela : "Même la pluie" est tout simplement la première (très) bonne surprise de l'année, et on est ravi qu'elle nous vienne d'Espagne et d'Amérique du Sud – de la part d'un auteur (et d'une femme!) relativement confidentiel à l'échelle internationale (Icíar Bollaín, déjà remarquée pour un précédent long-métrage sur la violence conjugale (le paraît-il terrassant "Ne dis rien"). Avant cela, il y a un scénario, et on nage dans des territoires plus connus puisqu'il est signé par le britannique Paul Laverty, complice de Ken Loach sur la moitié de sa filmographie ("Bread and Roses", "Sweet sixteen", "Le Vent se lève", "Looking for Eric"). Cela a son importance, puisque "Même la pluie" peut se vanter de son récit, d'ores et déjà sacré l'un des plus ingénieux de l'année. Soient Sebastían, un jeune cinéaste idéaliste (Gael Garcia Bernal) et son producteur cynique Costa (Luis Tosar), embarqués en Bolivie pour réaliser un film historique sur Christophe Colomb, son arrivée sur l'île d'Amérique, l'asservissement et le massacre des indigènes perpétrés par son équipage. Installée à proximité de Cochabamba, l'équipe de tournage a choisi les lieux pour ses paysages splendides et pour ses avantages financiers : dans ce pays en crise, où les Indiens Quechuas vivotent dans la misère, où de grandes multinationales ont trouvé le moyen de privatiser l'eau courante et de la faire payer aux habitants, les acteurs du coin sauront se contenter d'un modeste salaire. En d'autres termes, les figurants coûteront que dalle. Sauf que Sebastían et Costa ont mis les pieds en Bolivie au mauvais moment, durant les prémices de la ''guerre de l'eau'' : les natifs en colère entendent bien récupérer, par les poings s'il le faut, cette denrée essentielle qu'ils appellent ''yaku''. L'épisode socio-historique est véridique et remonte à dix ans, la ''conquête'' de l'eau par la population locale s'étant (en partie) résolue par de violents affrontements avec l'armée. On est bien chez Laverty puisque le scénario, ouvert aux réalités sociales de son temps, joue sur un triple niveau : celui de l'Histoire passée de la colonisation, de l'Histoire récente (et toujours actuelle) de la lutte des Boliviens, de la petite histoire des personnages fictifs et de leur tournage. Il trace ainsi des ponts entre 1492 et 2000, suggérant qu'en matière de déconsidération et de rapports de force, rien n'a vraiment changé pour les populations indiennes d'Amérique du Sud. L'idée n'est pas simplement forte sur le plan politique (et elle l'est, à coup sûr), elle se prête aussi à des effets purement cinématographiques qui renforcent son propos... (la suite de la critique sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)