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Un visiteur
3,0
Publiée le 24 mars 2013
Rentrer dans l'intimité de 2 personnages (oui, Rachel McAdams et Javier Bardem sont la pour le commercial ou peut être pour faire jolie... On ne sait pas... A quoi ces deux acteurs servent, tel est la questiion... Bref.). Donc rentrer dans l'intimité de Neil (Ben Affleck) et de Marina (Olga Kurylenko, parfaite) a été le but, clairement montré de Terrence Mallick. Est ce intéressent ? Chacun ses gouts. Est ce beau ? Oui, la beauté de l'histoire et surtout des plans est parfaite. Celle ci est et restera la marque de fabrique de Mallick. "The tree of life" été et est, pour moi un grand navet. Et bizarrement, "A la Merveille" a été un bon moment, long mais bon. Malgré des symboliques lourdes, et un montage étrange voir mauvais, je suis sorti de la salle complètement secouer par ce "poème".
L'amour entre un homme et une femme, l'amour de Dieu, le désir, le doute, la foi... Terrence Malick nous parle d'amour au sens large, sensuel et spirituel, sur un mode qui est le sien depuis Le Nouveau Monde : entre évanescence et réminiscence, tout en fragments poétiques, impressionnistes, loin des canons narratifs. On retrouve ici le lyrisme de l'auteur, à la fois très concret dans son approche des corps et de la nature, et très métaphorique. Une poétique des éléments accompagne l'histoire d'amour centrale entre le personnage de Ben Affleck, très terrien, et celui d'Olga Kurylenko, très aérien. Ce n'est pas un hasard si l'un des cadres premiers de leur passion est le mont Saint-Michel, un lieu situé entre la terre et le ciel, un lieu qui donne d'ailleurs son titre au film. L'esthétique d'À la merveille est superbe, comme toujours chez Malick, grâce notamment à une photographie très inspirée. Le film est traversé d'éclairs de beauté stupéfiants et de moments d'une étrangeté fascinante, comme la scène au milieu des bisons. Tout cela est donc très beau, mais dégage aussi malheureusement deux sentiments de déception. D'abord, on a l'impression que Malick a perdu sa grâce naturelle, celle qui émergeait des récits de ses premiers films. En conduisant ses histoires vers l'abstraction (dans laquelle, ici, soit dit en passant, Ben Affleck semble complètement perdu), en noyant son propos dans une méditation mystico-amoureuse, et en faisant de chaque plan, de chaque scène, un exercice de style bien léché, le réalisateur adopte une position de plus en plus maniériste. Un maniérisme qui se ressent d'autant plus que le fond est de moins en moins convaincant. Ici, aborder les problèmes de couples sans dialogues, ou presque, est un parti pris audacieux, certes, mais pour quel résultat ? Une approche flottante d'un mal de vivre, qui n'a hélas rien de transcendant. La transcendance, parlons-en justement, puisqu'elle est au coeur de la filmo de Malick depuis quelque temps. Il y a dans À la merveille un personnage de prêtre qui questionne son rapport à Dieu et aux hommes. Mais là encore, son profil est plus esquissé que développé. C'est dommage. Second sentiment de déception : une impression de déjà-vu en général et de répétition visuelle au sein même du film. Malick ne cesse de tourner et de retourner autour de ses personnages, jusqu'à donner un peu le tournis. Il use et abuse aussi des images de champs, au demeurant très belles. Bref, À la merveille semble être l'oeuvre d'un cinéaste génial qui commence à tourner en rond avec ses thèmes fétiches et ses images obsédantes, tout entier absorbé par sa propre virtuosité. Dans les années 1980-1990, entre Les Moissons du ciel et La Ligne rouge, on a regretté le silence et l'absence de Malick. Maintenant qu'il enchaîne les réalisations (deux films sortis en deux ans, un autre en préparation, Knight of Cups), on regrette qu'il ne prenne pas plus son temps pour se renouveler sur le fond comme sur la forme, et nous surprendre à nouveau.
Ban j'adhère pas. Je peux comprendre qu'on puisse aimer l'esthétique, la mise en scène, le jeu poussé des acteurs mais là y'a trop de longueurs. Pas assez de dialogue. J'aime les films métaphoriques comme ceux ci mais la je n'adhère pas du tout. Tant pis.
The Tree of Life est un film qui avait divisé, puisqu’on peut adoré le film ou le détester, c’est soit l’un soit l’autre. To The Wonder divisera encore plus puisqu’il s’agit d’un complémente au premier film. Après avoir parlé de la vie et de la mort, Terrence Malick nous parle de sa vision des sentiments que peut ressentir un être humain. Il va énormément s’appuyer sur l’amour, mais également sur la solitude, qui a un rapport avec l’amour. Tout est majestueusement mis en avant par le biais de la réalisation qui est à la fois fluide et script. Les images s’enchaînent comme dans un beau livre, sauf qu’ici on nous conte quelque chose. Le film peut paraitre creux, mais il n’en est rien si on s’y plonge correctement. Le récit est profond, on peut y voir plein de métaphores et d’allusions aux différents thèmes abordés et tout ça grâce aux images que l’on nous propose ainsi qu’au montage qui est parfait. À la fois lent et rythmé par rapport à la musique proposée. Musique qui est également superbe, même si la bande sonore est moins grandiloquente que celle de The Tree of Life.
Chaque nouveau film de Terrence Malick est un évènement cinématographique, c'est indéniable. Quoiqu'on pense du style du bonhomme, on ne peut que reconnaître qu'A La Merveille est du pur Malick. Malick réussit à faire ressortir le meilleur de tous ses acteurs, même de Ben Affleck, qui passerait presque pour un bon acteur. Visuellement sublime, A La Merveille est malheureusement loin d'être aussi réussi que The Tree Of Life. Pourquoi ? Dans ToF, y avait un effort fourni au niveau de la narration. Là, y a rien. C'est joli, mais c'est vide. Le narrateur nous lit des phrases philosophiques pendant que Malick filme de beaux paysages (on se demande même parfois s'il nous a pas mis des extraits de ses films de vacances), on a des seins de temps en temps, et c'est tout. Je suis sorti de la salle en ayant l'impression qu'on s'était foutu de ma gueule, clairement. Je lui pardonne pour cette fois, mais il a intérêt à faire mieux la prochaine fois.
Malick m'avait fasciné avec The tree of life mais A la merveille est une déception. Certes , il garde évidemment d'un point de vue formel , une vrituosité des images mais on reste là. Ennuyeux et pompeux , le film tient un propos que certain jugeront de poétique moi je dirais gnan gnan de la femme. Caricatural et ridicule.
C'est un film contemplatif, avec peu de dialogue, on a du mal a voir ou ça nous emmène... On s'ennuie fermement, les images ne sont même pas extraordinaire... Résultat des courses, on est partie avant la fin...
"Depuis The Tree of life (palme d'or 2011 et immense film), Malick a radicalisé sa méthode : plans tournés en grand angle, quasi absence de dialogue, montage cut et pourtant fluide... Sa manière de filmer semble pourtant pour beaucoup exclure le spectateur d'autant que certains estiment qu'il n'a rien à proposer d'autre qu'un salmigondis philosophique ou new age inconsistant. Malick fait le récit d'une histoire d'amour fusionnelle qui s'étiole avec le temps. Ben Affleck Et Olga Kurylenko se rencontrent en France (séquence sublime du Mont Saint Michel qui évoque le jardin d'Eden), s'épousent en Amérique puis se séparent sans que les explications de cet échec soient clairement exposées par le scénario. Une fois le couple chassé du Jardin d'Eden, Malick ne va cesser de suggérer la difficulté de s'élever vers le divin, les personnages sont ramenés à la pesanteur de leur condition (plans où ils sont embourbés dans la glaise, la boue). La passion des deux amants s'exprime d'abord en Europe, le vieux continent est la terre des Prométhée capables par la création d'atteindre le divin (séquence du Mont, plans de la dame à la licorne, de Versailles...) mais une fois en Amérique, la donne change. Le nouveau continent est lui le Paradis sur terre, mais c'est un paradis perdu dont les humains en semble exclus. Ils sont montrés dans tout le film comme "enclos" (dans les jardins ...) absents (rues vidées de leurs habitants) ou cloîtrés (les séquences de la communion en prison). Le prêtre incarné par Javier Bardem signale que le divin est partout mais invisible, Malick rend parfaitement à l'image cette suggestion : le soleil de midi qui baignait le couple à Paris s'éloigne à l'horizon dans tous les plans américains... To the Wonder est enfin un grand film sur les possibles du cinéma quand les trois quart de la production cinématographique se contentent d'"illustrer" de manière sur signifiante le scénario. Le film, quasi muet, prend sens par le collage des images (chaque plan du film est sublime), du son et de la musique et un travail du montage très subtil. Enfin, les acteurs sont tous remarquables : il faut voir le pouvoir d’incantation du personnage incarné par Ben Affleck qui n'a que 2 lignes de dialogue à jouer pendant toute la projection. Vivement recommandé donc."
Un nouveau chef d'oeuvre de Malick, toujours dans le style si exceptionnel qui le caractérise. Donc un contrôle parfait de l'image et un jeu d'acteur sublime... bref, on manque vite de superlatifs quand il s'agit d'un film de ce niveau ! Merci à lui de nous rappeler que le cinéma est un art ^^
A un moment dans le film l'enfant dit "j'ai envie de quitter cet endroit tout les deux, il manque quelque chose" C'est un peu le sentiment que j'ai ressentie pour ce film car je l'avoue c'est un film plutôt réussit qui m'attire et ou j'en tire une réelle approche artistique mais c'est si la beauté de la photographie et la patte de Malick reste la profondeur philosophique elle est plus bancale, il manque quelque chose pour recréer en moi la chaleur de l’apocalypse (les moissons du ciel) la terreur de la guerre (la ligne rouge) l'amour de la découverte (le nouveau monde) ou l'importance du souvenir (the tree of life) ici nous avons une description de l'amour (qui reste énormément présente sur les films de Malick) mais la vision est pour moi moins sincère qu'a l'habitude ce film est a parfaire ! ce qui est peut être une vision philosophique de l'amour est ce la le but de ce film ? seul Malick peut le dire !
A la sortie de la salle, on se dit qu'"A la merveille" ne fait que répéter pâlement "The Tree of Life" et on se demande si Malick n'était pas précieux justement grâce à sa rareté. Puis, tout bien réfléchi, son style fragmentaire reste très cohérent avec son propos ici pessimiste, un peu comme un négatif glacé de sa précédente oeuvre.
Terrence Malick nous offre avec A la Merveille une histoire d'amour assez étrange entre doute et passion.Cette histoire est raconté avant tout avec l'image et non avec du bla bla,ce qui pourra rebuter certaines personnes,mais ce n'est pas vraiment l'histoire qu'on vient chercher dans ce film mais plus une connexion entre les voix off des différents personnages et des images magnifiques qui sont là pour illustrer ces voix off.Tout comme dans The Tree of Life (que je considère comme un chef d'oeuvre),il n' y a pas de réelle ligne directrice,la mise en scène est pratiquement la même.Ce film est bon,les acteurs jouent très bien,les images et la musique sont magnifiques,mais il y a quelques longueurs par ci par là et il manque un petit quelque chose que j'avais trouvé dans The Tree of Life et qui n'est pas dans A la Merveille...
L'amour ? Le beau sujet que voici. Vu par un Terrence Malick piqué par un mystique depuis Tree of Life, on se demandait cependant si celui-ci allait continuer à creuser son sillon, l'éloignant de plus en plus du cinéma vers une expérience sensorielle où l'architecture du récit ne serait plus qu'un squelette, un prétexte pour écrire sur l'écran un poème ou une symphonie, enfin bref, une oeuvre "artistique" en bonne et due forme, planante, ésotérique, panthéiste et d'une incommensurable prétention. La réponse est oui, hélas, hélas, hélas. Du scénario d'A la merveille, n'en parlons pas, Lelouch, lui-même, n'en aurait pas voulu. Un homme, une femme. Amoureux. Puis elle part. Lui, trouve une autre femme. Qui disparait à partir du moment où la première revient. Quoi d'autre ? Un prêtre qui doute de sa foi et de l'amour de Dieu. C'est à peu près tout. Pratiquement pas de dialogues, une Olga Kurylenko solaire qui occupe toute la place, pauvres Ben Affleck et Javier Bardem condamnés à faire de la figuration. Et puis ces voix off, sentencieuses, qui débitent des niaiseries incroyables. Sur l'amour, la vie, la renaissance, la foi, etc. Le saviez-vous ? Les nuages nous aiment ! Plus fort, encore, l'amour nous aime ! Alors oui, l'image est magnifique, le Mont Saint-Michel cinégénique, les tortues de mer élégantes, les épis de blé frissonnent avec grâce. Mais la technique de mise en scène est toujours la même : travelling avant flottant et succession de plan séquences rapides. Très chic. Dans le passé, Terrence Malick a été un cinéaste. Un très grand. Le voici aujourd'hui devenu artiste conceptuel au discours lénifiant et ridicule. A la merveille ? Ah, l'amertume !
1 étoile pour la beauté des images qui tournoient et tournoient à n'en plus finir jusqu'à nous écoeurer de ces acteurs, de ce réalisateur, de cette histoire d'amour sans paroles! J' y suis allé en grande partie pour Ben Affleck... mais quelle déception! Je préfère garder son image dans Argo! Je suis resté jusqu'au bout parce que mon ami à voulu rester!Même le dernier Doillon (vu qu'en partie) est plus passionnant! Ce film ne plaira qu'à un plublic qui aime se prendre bien mais bien la tête... Moi ca m'arrive mais pas à ce point!