A la merveille
Note moyenne
2,3
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269 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 juin 2013
Quand on critique un film, on critique le cinéaste, sa "patte", son empreinte. Je connais quasiment tous les films de Malick, j'ai pu saisir les constantes dans ses films et j'avoue être perplexe. Pourquoi mêler religiosité et couples humains qui sont loin d'être des modèles de couples chrétiens ? Moi qui suis catholique, cela est pour le moins malsain de s'étaler largement (c'est quasiment tout le film) sur des couples qui ne marchent pas, profondément égoïstes, en contraste avec la figure du prêtre, belle figure d'abnégation par ailleurs, de l'amour qui n'est pas sensation (car, il faut le dire, l'amour représenté au sein d'un couple chez Malick, c'est un appétit sensuel. Vous n'imagineriez pas combien de contacts il y a entre Ben Affleck et Olga ou Rachel ! Veut-il montrer un don ? Un accueil de l'autre ? Pourquoi cet accueil provoquerait-il un tel rejet en fin de compte ? Est-ce la passion ? Je pense surtout que cette façon d'être lascif, sensuel, de rechercher à tout prix le contact, fait que l'on finit par réifier l'autre, par le prendre comme un instrument de notre propre plaisir, un plaisir qui comme tout plaisir de cet ordre est généralement un plaisir égoïste, tourné vers son moi). Par ailleurs, trop de longueurs finissent franchement par peser lourd, surtout lorsque le but est vain. Que veut nous montrer ultimement Malick ? Visiblement, le prêtre n'est pas ce qui l'intéresse le plus (dommage, c'est le personnage qui a compris pour moi ce qu'est l'amour, l'amour qui endure les épreuves avec force, comme ici l'épreuve de la sécheresse spirituelle pour le prêtre), puisque les dernières scènes montrent Olga, qui oscille entre Ben Affleck et un autre gars. Non, que Malick arrête de vouloir montrer l'amour dans le couple. A moins que le message ne soit : ne soyez pas trop tactile avec votre conjoint(e), ne recherchez pas trop la sensation, l'amour se trouve ailleurs, là où l'épreuve passe, et où l'on continue à s'attacher. Car épreuve il y a nécessairement, même dans les couples les plus unis (ici, on ne connaît pas distinctement les facteurs de la discorde). Et l'épreuve peut être un moyen de purifier l'amour (la sécheresse de la foi pour le prêtre, qui continue à faire son devoir et y trouve l'amour vrai et sincère). Mais ce n'est pas la peine de nous le montrer dans deux heures de film (j'ai vu des films bien plus dense mais plus court) ! Et ces jeunes femmes évaporées, elles auraient mieux à faire que de tournicoter dans tous les sens, de s'amuser. Non, Malick sait user des silences, mais lorsqu'il noie littéralement le scénario dans un déluge d'images certes belles (une tortue dans la mer, des couchers de soleil splendides), mais non à propos, cela en devient lassant (on n'est tout de même pas dans un documentaire. Pour qui prend-on le spectateur ?). Au final, Malick n'a toujours pas réussi à nous montrer le "bon" couple à 70 berges... J'espère pour lui qu'un beau jour il se réveillera et désirera mettre en film le couple qui marche, solide, fort de sa foi réciproque, de sa confiance, de sa charité. Voilà ce que j'attends, Malick. A bientôt !
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2013
Quand l'ennui devient une aubade aussi pathétique que symphonique pas de doute nous sommes bien sur les terres d'un cinéaste errant, hors du commun plus photographe que cinéaste capable d'embellir d'un mystère profond les moments les plus insignifiants.

Une photo instable, éphémère et léthargique enrobée d'une somptueuse rosée auditive ressources d'une interrogation ininterrompue sur les êtres, le divin et les choses sur des terres aérées détenant dans leurs démesures l'absence de toutes réponses.

Des mots d'amours ne réconfortant que l'instant ou ils sont prononcés, paradoxes d'un nomadisme sans fin locataire à vie des extases les plus profondes.

Habitacles de comportements fragiles et incertains, doutes éternels raffermissant l'emprise d'un absence de soi dans un monde soumis aux épanouissements multiples et superficiels.

Un très bel opus poétique, interrogatif et attachant (à condition d'en supporter les nombreux passages figés et décousus) sur le devoir d'établir sa propre définition existentielle universelle saine et durable enfin libéré de tout espoir de capter une réponse venant du ciel.

Il est plus que temps de venir au monde .
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juin 2013
Les Voies du Seigneur sont impénétrables, celles de Terence Malick aussi. Alors que le réalisateur le plus mystérieux de la sphère cinématographique a l'habitude de laisser passer une décennie après un film, il revient aujourd'hui seulement deux ans après The Tree of Life, Palme d'or au Festival de Cannes.

Il semble que le récit nous présente deux individus : Neil et Tatiana, des êtres qui vont s'aimer aussi fort que se détester. Parallèlement, un prêtre catholique est en proie à de sérieux doutes sur sa vocation. Un sujet flou qui résume bien À la Merveille, un film très vaporeux. De ce fait, aucun fil conducteur n'est établit entre les différentes séquences, qui arrivent les unes après les autres sans véritable lien. Soulignons également l'absence quasi-totale de dialogues : les personnages ne s'expriment pas par des mots mais par leur corps qui finissent, à force, par être muet.

Ajoutons à cette incompréhension totale une nouvelle protagoniste jouée par Rachel McAdams, l'ami d'enfance de Neil qui va finir dans ses bras. Les deux histoires d'amour sont filmées de la même manière, où la surabondance de mouvements de caméras et les déplacements incessants des personnages rendent l'ensemble indigeste. L'inévitable se produit alors : la douloureuse sensation de voir que ces individus et leurs sentiments nous échappent. Avec cette création, Malick est continuellement dans le « trop », ou le « pas assez ».

Cinq langues sont parlées tout au long du film, et la place de la religion paraît prépondérante. Le cinéaste a t-il voulu rendre son propos universel ? Rien n'est moins sûr, car À la Merveille pêche là où The Tree of Life avait réussit : observer l'évolution de l'homme dans son milieu et décrire son rapport aux éléments qui l'entourent. Ici, nous tournons en rond avec une pseudo morale sur la liberté, très obscure.

L'amour nous aime, affirme Malick. Soit, mais on s'aperçoit que l'amour est aussi fragile, à l'image du sable mouvant qui se dérobe sous les pieds de Neil et Tatiana au Mont St-Michel. Dès le départ, leur relation est vouée à l'échec. Un peu comme ce film, qui comporte à n'en pas douter de belles images mais qui souffre d'un côté expérimental trop pesant. À la Merveille ressemble plus à un exercice de style qu'à un film, et nous ne voyons pas trop l'intérêt de sortir cela sur les écrans.

Il est difficile de se rassurer car une autre oeuvre de Terrence Malick devrait voir le jour cette année, nommée Knight of Cups. Souhaitons de tout coeur que le cinéaste, habitué à travailler des années sur un seul et même projet, ait fait mûrir son travail le temps nécessaire.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 juin 2013
une vraie catastrophe , un film ennuyeux , avec une histoire débile ... Merde comment j'ai pu perdre mon temps pour une telle débilité
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2013
Apres l’époustouflant "The Tree of life", Terrence Malick nous revient avec un film extraordinaire, un film d'amour comme personne n'en a jamais vu, un drame magnifiquement mit en scène, une bande son toute aussi poignante et sublime que celle de "The tree of life", des images et des décors somptueux, un Ben Affleck impressionnant, une Olga Kurylenko absolument grandiose, une Rachel McAdams épatante, un Javier Bardem impeccable et une superbe petite Tatiana Chiline, quant à la réalisation elle est... comment la décrire... euh... j'vais trouver... elle est... ah mais si... elle est... remarquablement divine !
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2013
Expression corporelle

Neil et Marina se rencontrent en France et leur passion se ballade, entre autres au Mont Saint Michel "A la Merveille" (totalement désert pour l'occasion, on y croit moyen).

Le coeur de Neil balance entre Marina (Olga Kurylenko) et Jane (Rachel McAdams). Les deux actrices dansent et envahissent l'écran. Ben Affleck est plus discret, il n'a pas plus de deux répliques mais son allure est bienveillante. Barden est un roc qui traverse le film avec ses doutes, mais finalement ce sont les quidams qui sont le plus proche de la réalité.

Le film est dans le mouvement perpétuel des émotions. Les mots restent en second plan.
Terence Malick favorise les gestes et les actes. Sans explication. Je me souviens de "Ballade sauvage" où la passion était à l'état brut, mais où le récit était semblable, quasi sans parole.

Même si l'image est sublime, le film est très long et totalement nébuleux.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 16 mai 2013
Chaque nouveau film de Terrence Malick est un évènement cinématographique, c'est indéniable. Quoiqu'on pense du style du bonhomme, on ne peut que reconnaître qu'A La Merveille est du pur Malick. Malick réussit à faire ressortir le meilleur de tous ses acteurs, même de Ben Affleck, qui passerait presque pour un bon acteur. Visuellement sublime, A La Merveille est malheureusement loin d'être aussi réussi que The Tree Of Life. Pourquoi ? Dans ToF, y avait un effort fourni au niveau de la narration. Là, y a rien. C'est joli, mais c'est vide. Le narrateur nous lit des phrases philosophiques pendant que Malick filme de beaux paysages (on se demande même parfois s'il nous a pas mis des extraits de ses films de vacances), on a des seins de temps en temps, et c'est tout. Je suis sorti de la salle en ayant l'impression qu'on s'était foutu de ma gueule, clairement. Je lui pardonne pour cette fois, mais il a intérêt à faire mieux la prochaine fois.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 mai 2013
C'est beau mais c'est niais. Bienvenue chez Lancôme!
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mai 2013
Je ne suis pas un fan inconditionnel de Terence Mallick.
Sa palme d'Or pour "The tree of life" m'avait laissé indifférent.
Du coup, je suis méchamment content du gauffrage abyssal de son dernier film.
"A la merveille" (la Merveille dont il s'agit est le nom donnée aux batiments monastiques du Mont Saint-Michel) accumule les défauts de ses précédents films.
Un scenario incomprehensible : un homme (Ben Affleck) rencontre en France une femme (Olga Kurylenko), la ramène avec lui en Okhlahoma, s'en sépare pour renouer avec son amour d'enfance (Rachel mac Adams) puis la retrouve avant de l'épouser.
Une caméra chichiteuse qui aime filmer les champs de blé lentement carressés par le vent du soir comme dans la pub Royal Canin.
Une métaphysique boursouflée : Dieu est partout et nous sommes ses créatures dérisoires.
Un sexisme nauséabond : l'homme est un roc, la femme une petite chose fragile et gracieuse - surtout quand elle court dans les champs en agitant les bras.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2013
En voyant ce film y a un truc que je pense : c'est con que Malick soit le seul à faire ce genre de truc. Parce que du coup, ça reste une expérience assez intéressante, pas inoubliable, mais au moins intéressante. Mais le problème c'est que ce mec qui tente de filmer quelque chose de très poétique nous abreuve de conneries. Enfin je sais pas, mais quand on entend dire la voix l'amour nous rend un ou alors où est-on quand on est là, on est vraiment au niveau des paquerettes quoi. Or, le truc c'est que si ça plait c'est parce que Malick est un des rares à faire ça, à essayer de filmer de cette façon pour créer une certaine poésie, après je suis pas sûr qu'il aie la sensibilité qu'on voudrait lui prêter quand on voit ce qu'il raconte. Le film vaut par le fait qu'il soit original, mais il aurait pu être beaucoup mieux fait par quelqu'un d'autre à mon avis. Et sans toutes les conneries qu'on peut entendre ou voir (Olga qui danse dans les supermarchés, la gamine qui dit que c'est bien, aux USA les supermarchés sont propres... à croire qu'en France non...).
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 mai 2013
Deux étoiles car la réalisation est sublime. Les images sont vraiment belles et poétiques. On a l'impression d'être face à la perfection. Malick est un génie de la caméra. Chaque plan est méticuleusement cadré et a la couleur idéale. Pourtant, je n'ai pas été captivé. J'ai trouvé ça long et ennuyeux... On a l'impression que le réalisateur n'a pas grand chose à dire. Certes, cela parle d'amour et de foi, mais les dialogues manquent de concret et de consistance. En bref, c'est une succession de plans superbes sans vraiment de sens...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 avril 2013
J'écris de la beauté encore plein la tête. C'est comme ça, c'est l'effet quasi instantané, inexplicable et extrêmement puissant que me procurent les images de Terrence Malick. Des images où l'on se sent bien, fort, où le temps s'arrête. Des images douces, belles et fragiles, aussi fragiles et vulnérables que les deux femmes du film, Marina et Jane.

Il est clair cependant que le propos s'est affaibli avec le temps. Il est clair que le manque de matière se fait sentir. Il est clair que Malick peine à remplir son film d'amour, il est clair qu'il peine à nous parler.
Et pourtant, et pourtant, ce "petit" Malick doit être pris comme il se doit. Malick, celui sachant sublimer la longueur au point de nous la faire aimer. Certes, les frissons se font moins nombreux, mais quand vient le paroxysme sublime du film (en l'occurrence, l'arrivée de Rachel McAdams et le quart d'heure qui suit), la Merveille est toujours aussi touchante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 avril 2013
En revisionnant le film une seconde fois je me rends compte d'une chose assez flagrante, il n'y a pas de démarcation nette entre les moments de grâce et les moments où le couple Marina/Neil se déchire, comme s'il avait voulu (ré)introduire un des aspects du film "The thin red line" qui plaçait en exergue l'absence de dichotomie entre le paradis et l'enfer (d'ou le titre d'ailleurs). De ce fait, le lyrisme se montre moins emporté, et la chute du couple moins intense étant donné l'intrication des scènes ou le couple se berçe et se déchire, presque simultanément. On y perd en intensité et en contraste sur le plan formel, ce qui fait dire à beaucoup que son film est raté j'ai l'impression...personnellement je pense que c'est un mauvais choix car cela rends le film difficile à cerner et à aprécier. La sauce prenait fort bien dans The thin red line parce que l'intrication Paradis/Enfer était par nature fort contrastée (le soldat qui tue des japs et qui admire un brin d'herbe deux seconde après). Le mélange qui en découlait gardait des couleurs. De ce même mélange dans To the wonder...c'est du gris qui en sort parce que les contrastes ne sont pas assez fort à la base, à cause de cette succession de scenettes sans grande intensité (en même temps il s'agit du banal du quotidien, ce n'est pas la 2e guerre mondiale, ni l'aventure extraordinaire d'une Pocahontas).

A mon sens ça explique l'impression générale mitigée. Néanmoins je pense comprendre la démarche de Malick après l'avoir revu, et le film remonte très franchement dans mon estime après une 2e vision.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 avril 2013
Il faut aller le vivre comme un moment de méditation , de spiritualité .on se laisse aller au magnifiques images,et a la belle musique. On se laisse aller a la voix off, qui guide l histoire , livre des impressions,
et on passe un merveilleux moment de décrochage de la vie de tout les jours tout en méditant a ce qui nous fait vibrer: l amour et ses écueils
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 avril 2013
C’est un film « détendu », « zen » et « calme », dans lequel l’intrigue n’est jamais énoncée et le personnage principal parle peu. On se sent un peu frustrés pour les femmes, qui ont, on imagine, du mal à transmettre leur vitalité face à un mur. Mais on se laisse aller avec ces belles images, et ces brins d’amour. C’est un film poétique, on y va pas pour l’intrigue, mais simplement pour se laisser bercer.
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