568 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
96 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
31 critiques
3
35 critiques
2
14 critiques
1
7 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 septembre 2013
Comme une version horrifique des Goonies avec un hommage aux contes classiques. Film d'horreur efficace et décalé, à l'humour grinçant. Bref un petit chef d’œuvre dans son genre
C'est loin d'être un mauvais film mais c'est bien plus un délire qu'autre chose. C'est dommage, ce film de Wes Craven aurait pû être flippant si le sujet aurait été pris un peu plus au sérieux, et malheureusement on ne croit pas une seule seconde aux réactions des personnages faces à leurs situations.
Une série Z classique. Des acteurs qui ont vraiment la tête de l'emploi. Ni effrayant, ni gore, ce n'est pas l'objectif. Une remise au gout du jour des films d'horreur des années 70.
En 1991, en plein dans l'Amérique qui se découvre toujours aussi raciste avec l'affaire Rodney King, Wes Craven réalise ce "Sous-sol de la peur" éminemment politique. Des afro-américains expropriés par une des white-trash incestueux, cannibales et déviants (!). Un gamin se retrouve coincé dans leur maison-piège en quête d'un trésor qui sauverait sa famille. Il y rencontre une petite fille prisonnière. La charge est violente, pas voilée du tout, et le message est envoyé sous la forme d'une sorte de conte de fées horrifique utilisant ces codes dans un univers sombre et pervers. Un Alice aux pays des tarés réjouissant, clairement du côté des laissés pour compte, entre rire jaune et gore exutoire. Autant dire que dans les 90s un peu aseptisé niveau film de genre engagé, le film dénotait. Aujourd'hui il gagne franchement à être redécouvert tant il est d'actualité. Et même si c'est avant tout un film d'horreur un peu grand-guignol, Wes Craven se fait plaisir à tous les niveaux: violent, malsain, drôle et politique donc. Excellent !
Ce film méconnu réussit l'exploit de créer un vrai suspense et d'être hilarant ! Le couple de déjantés méchants est politiquement incorrect (ouvertement raciste entre autres) , et on ne s'attend pas du tout aux multiples rebondissements du scénario. Vraiment à voir.
1h45 beaucoup de longueur de d'incohérences mais ça reste un film pas trop mal, le côté cartoon est sympa. Pourquoi le Papa s'embête à foudre son costume du samedi soir pourspoiler: tuer un mioche ? Pourquoi prends t'il le temps de lui parler et donc de le laisser le temps de s'enfuir avant despoiler: tenter de le tuer ? Pourquoi les gens spoiler: retenus à la cave sont tantôt totalement dénué de conscience puis spoiler: ils aident l'enfant ? Comment "Papa" à eu le temps de piéger la maison ? Et encore ce n'est qu'une infime parti de ce qui me dérange.
Un jeune homme et sa famille vont se faire virer de leur logement délabré à cause de l’avarice de leurs vilains propriétaires plein au as. Il décide d’aller chez eux pour voler le fameux magot qu’ils planquent dans leur cave. Mais la maison renferme bien des secrets, les proprios ont l’air bien barrés et ils ne sont pas seul à vivre ici, il y a des rats dans les murs ! Avec un scripte basique et naïf, Craven arrive a donner beaucoup de charme a ce petit film sans prétention, la maison avec ses nombreuses pièces, couloirs et pièges est énorme, elle est vraiment pas rassurante, les personnages sont bien charismatiques. Au final, j’étais satisfait de voir ce petit film pas extraordinaire mais bien fun et distrayant.
Clairement pas le long métrage que l'on retiendra de Wes Craven. "Le sous-sol de la peur" pèche d'emblée par son scénario peu inventif et répétitif. Le cinéaste ne s'est pas foulé de ce côté-ci et se limite à un peu survival en huis-clos. Il ne fait guère mieux dans la réalisation. En plus d'un mauvais casting, s'ajoute de nombreux faux raccords et une mise en scène qui ne réussit jamais à poser l'ambiance horrifique adéquate. Un film globalement raté et inintéressant.
Wes Craven semble s'amuser dans ce dédale de couloir parmi les couloirs de cette maison, rien n'est vraisemblable; et c'est là, le plus grand défaut de ce film, il a assez de talent et d'expérience pour nous amener une ambiance un peu plus pointu, mais il veut nous effrayer et en même temps, faire un film presque tout public, cela ne marche pas comme ça. Le gamin est bien gentil, mais face à un chien aussi déterminer, il n'a aucune chance, bref passons, on ne tremble jamais pour lui, car on voit bien qu'il va se sortir de toutes les situations, son personnage à 13 ans, rien que le fait de descendre à la cave devrait lui mettre la pétoche, mais non, il y va presque gaiement. L'histoire pourrait être assez sympa, mais encore une fois, on ne va pas au bout des choses, les deux adultes méchants du film, même si la femme s'en sort assez bien dans sa manière de jouer, ces deux méchants sont assez grotesques, Craven ne les respecte pas assez pour en faire un couple diaboliquement diabolique. On dirait que Craven veut passer des messages contre le capitalisme, contre les opprimés, lutter contre un système qui détruit les plus démunis au profit des plus riches, mais bon, il aurait mieux fait de peaufiner son atmosphère et nous offrir un film qui serait devenu culte aujourd'hui. Ce n'est pas le cas, c'est drôle à revoir, par curiosité. C'est étonnant que Blum House, n'est pas encore fait un remake de ce film, quoi que Don't Breathe, lorgne déjà un peu, en plus sérieux, sur cette histoire de maison visité. Retourvez-moi sur On se fait 1 toile, ma chaine YouTube dédiée a cinéma.
Le Sous-sol de la peur est un objet de curiosité dans la filmo horrifique de Craven, tant il part dans des délires que lui seul comprend, mais qui restent assez fascinants pour nous... Ainsi la vulgarité gratuite des dialogues (pas une phrase sans ses jurons sexuels ou racistes), ainsi le meurtrier qui ne part en chasse que dans sa tenue de sadomaso en cuir (pourquoi ? On ne sait pas), ainsi une morale constante en faveur du prolétariat des ghettos qui lutte contre les riches racistes (complètement tarés, ici), ainsi le concept des spoiler: gens au sous-sol qui suscitent plus de questions que de réponses (comment ont-ils survécu ? Pourquoi cette famille les garde ?) , cette famille qui ressemble à une version embourgeoisée de celle de La Coline a des yeux... On regarde avec un certain amusement ce film joyeusement décadent, qui a valu une des rares classifications "-16" à Craven (pour le langage gras et l'obsession sexuelle des dialogues, on le parie...), qui sait quand même renouveler son intrigue (le chien, "Cafard", l'arrivée ratée des flics, les tentatives d'évasion... le rythme du film est très contenu !), et se faire une belle place dans les films d'épouvante qui nous sont restés en tête (difficilement oubliable ou confondu...). Un bon conseil : épargnez-vous l'atroce VF, dont la traduction du nom "Fool" est ce ridicule "Toufou" qui saccage tous les dialogues tendus, et semble avoir pris le pari de caser un maximum d'expressions vieillottes (déjà bien datées pour un film de 1992, alors aujourd'hui...). Un film tout de même bien sympa, surtout grâce à son scénario qui va à toute allure, fonçant dans chaque délire (obscur) de son réalisateur, et n'oubliant pas de nous faire retenir ses personnages..."particuliers". Cette combi ultra moulante sadomaso, on ne s'en remet pas.
Dans ce film, basé sur l’histoire vraie de parents ayant enfermé leurs enfants dans leur cave pendant des années et récompensé à Avoriaz en 1992, Wes Craven mise tout sur l’outrance et n’hésite pas à en faire des tonnes pour nous coller au fond de nos fauteuils et nous faire sursauter : violence excessive, séquences gore et personnages stéréotypés à l’excès. Il n’oublie pas également de disséminer quelques messages dont celui de la difficulté que représente le passage de l’enfance à l’âge adulte. Il faut également saluer la performance des deux acteurs principaux interprétant le couple. On retrouve une nouvelle fois le duo déjanté de la série « Twin Peaks » (Everet Mc Gill et Wendy Robie) pour notre plus grande joie puisqu’au fil de l’histoire ils apparaissent comme de véritables psychopathes emplis de folie. Quant au reste du casting, on retrouve Ving Rhames, parfait dans le rôle du petit malfrat et aussi Brandon Quintin Adams, Fool, très bon dans le rôle du gamin devenant dégourdi par la force des choses. Ainsi, « Le sous-sol de la peur », même s’il ne révolutionne pas le genre, mériterait qu’on y porte plus d’attention tant son scénario est solide et les messages qu’il véhicule ô combien pertinents. Ce qui, de nos jours, est plutôt rare !
Qui est le film ? Connu pour avoir donné naissance à Freddy Krueger et pour avoir redéfini le slasher avec Scream, Craven s’aventure ici dans une fable horrifique où la maison et des propriétaires deviennent le véritable monstre. Le film raconte l’histoire de Fool, un jeune garçon noir qui, en tentant de cambrioler la demeure d’un couple de propriétaires tyranniques, découvre un univers cauchemardesque : des enfants séquestrés, des murs qui suintent la peur, et un sous-sol qui engloutit les marginaux.
Que cherche-t-il à dire ? Craven ne se contente pas de faire peur : il cherche à montrer comment une société peut digérer ses propres exclus. La maison des Robeson n’est pas seulement un décor gothique, mais une allégorie d’un système économique et racial qui enferme, exploite et invisibilise. La tension principale du film réside dans ce paradoxe : un espace clos, domestique, censé protéger, devient une machine disciplinaire qui dévore.
Par quels moyens ? La demeure concentre tous les rapports de pouvoir. Les Robeson possèdent, exploitent et stockent la vie comme on gère un capital. Le sous-sol incarne littéralement l’économie souterraine : les pauvres y sont réduits à des réserves humaines, invisibles mais nécessaires au confort de la surface. Le cannibalisme, ici, n’est pas qu’un effet gore : il devient métaphore d’un capitalisme qui digère les classes inférieures pour prolonger sa propre survie.
Les corps enfouis sont souvent ceux des minorités et des pauvres. La maison fonctionne comme une archive refoulée de l’histoire américaine : dépossession, effacement, ségrégation. Lorsque les opprimés sortent des sous-sols, ce n’est pas une simple résurrection, mais une réappropriation violente. Craven refuse la rédemption douce : la revanche est brutale, nécessaire, et inscrit une justice matérielle qui inverse l’ordre établi.
La maison est pensée comme un dispositif de surveillance et d’enfermement. Chaque étage correspond à un registre de pouvoir : façade sociale au rez-de-chaussée, domesticité superficielle à l’étage, exploitation au sous-sol. Les verrous, les pièges, les couloirs sont autant d’outils de discipline. Craven montre comment l’espace fabrique des corps soumis, et comment renverser l’architecture revient à renverser l’ordre social.
Au centre du récit, l’enfant n’est pas une victime passive mais une force de rupture. Fool et les enfants prisonniers incarnent la mémoire vivante et la créativité tactique. Leur libération est à la fois catharsis et programme politique : apprendre à désobéir, à bricoler des échappées, à rompre les normes que l’âge adulte naturalise. Craven politise l’enfance, en fait un moteur d’émancipation collective.
Craven articule son propos par une mise en scène dialectique : plans serrés sur les murs poreux, montage qui juxtapose fête bourgeoise et supplices, éclairages qui séparent surface et sous-sol. Le film conjugue efficacité du genre et littéralité pamphlétaire. La caméra ne moralise pas : elle révèle, avec une froideur clinique, la violence structurelle.
Où me situer ? J’admire la manière dont Craven transforme un film d’horreur en dispositif critique, où chaque élément de décor devient signifiant. Mais je vois aussi les limites : la charge politique, parfois trop frontale, risque de figer la métaphore. Pourtant, c’est précisément cette frontalité qui rend le film opératoire : il ne cherche pas à séduire, mais à forcer le spectateur à voir. J'accueille la puissance de l’image, tout en interrogeant ses excès.
Quelle lecture en tirer ? Le Sous-sol de la peur est une fable totale, qui croise Marx et le mythe, l’architecture et la chair, la mémoire et la pédagogie. Craven met en scène une expérience politique incarnée, où la maison devient le miroir d’un ordre social qui digère ses marginaux.
Malgré les apparences, le Sous-sol de la peur est sans doute une des plus grande réussite de Wes Craven. Ingénieux, mêlant avec succès horreur et humour noir, la fraîcheur de ce film, son univers glauque et insolite font mouche. Il faut dire qu'on tient là deux méchants d'anthologie, sortes de Thénardier en plus horribles : sadiques, incestueux, racistes et totalement allumés, ils forment un duo infernal assez fantastique. L'autre attrait du film est la maison, véritable antre du mal, remplie de tunnels, de passages secrets, lieu d'une formidable partie de cache-cache mortel. Une bonne série B jubilatoire.
Hors mis une présentation manichéenne des choses (les riches blancs sont les méchants et les noirs les gentils), ce Wes Craven s'avère efficace grâce à la mise en scène et les trouvailles originales (une maison plein de pièges où résident des enfants qui sont devenus de vrais zombies). On a un mélange d'horreur et d'humour assez sympa et on s'ennuie pas.