Derrière ce pronom "Elles" se cachent les jeunes étudiantes se prostituant pour survivre et payer leurs études. Dans ce long métrage, on en suit au parcours différent. Un sujet sensible et intéressant mais malheureusement traité de manière très plate. La cinéaste Małgorzata Szumowska n'a finalement pas grand chose de consistant à proposer si ce n'est quelques lieux communs. Un documentaire sur le sujet aurait été plus judicieux que ce film boboïsant. Peu d'intérêt mais beaucoup d'ennui.
Un film souhaitant montrer la réalité de la prostitution estudiantine et ce sans tabou et en faisant fi des conventions habituelles, de ce point de vue là, la réalisatrice réussie partiellement, par moment crus, le long-métrage surprend par sa justesse, qui le rend très intéressant à regarder, même si par moment il a tendance à s’égarer dans son propos. Il bénéficie également d’une excellente distribution, que ce soit Juliette Binoche, Anaïs Demoustier ou encore Joanna Kulig. Sans vraiment parvenir à être un film féministe, il n’en demeure pas moins une œuvre sur laquelle l’on peut porter un certain intérêt sans être parfait.
Une traversée très juste (voire un tantinet crue) d’un monde que nous faisons semblant d’ignorer ! Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu «louper » Elles à sa sortie d’autant plus que je suis une lectrice assidue du magazine Elle depuis 40 ans… Tout, absolument tout, de l’intrigue, du scénario, du choix des comédiens, des costumes (ah la petite robe noire de Juliette Binoche) jusqu’aux musiques, pénétrantes, obsédantes, m’a enthousiasmée !
Un film ambitieux qui bouscule pas mal d'idée reçues sur la prostitution. spoiler: Malheureusement comme pour tout film à messages ceux qui sont assis sur leur certitudes dénonceront le propos du film, quand aux convaincus, ils resteront convaincus. Pourtant il faut le dire et le répéter la prostitution lorsqu'elle est exercée sans contrainte est une activité qui ne devrait rien n'avoir d'honteuse. Ici on nous montre des filles à l'aise avec leurs clients (jusqu'à cuisiner ensemble). Les clients parlons-en, parce que non ce ne sont pas des pervers convulsifs mais des messieurs tout le monde qui ont simplement besoin de sentir une autre chair ou de gouter à des plaisirs que madame refuse de leur donner. Alors bien sûr il y a quelques connards (comme dans tous les métiers) . L'interprétation est magistrale, Juliette Binoche crève l'écran, Anaïs Demoustier a un jeu et un sourire désarmant quant à Joanna Kulig (oh la la ma mère !) A côté de cette distribution féminine éclatante ces messieurs se divisentspoiler: en deux catégories, les clients des filles plutôt sympas (sauf un) et d'autre part le mari et le fils de Binoche, tous deux vraiment très lourds. J'ai aussi été sensible à la bande sonore (du classique et les feuilles mortes). Le film n'est pas sans maladresses et comprend des métaphores parfois abscondes mais j'ai adoré le regarder
Simili porno pour bobos voyeurs ,c'est moche, racoleur...bavard sans aucune réflexion et seulement déconseillé aux moins de 12 ans...Parce qu'à 12 ans on est en âge de voir de telles scènes dégradantes???! A fuir!!
J'ai trouvé ce film pas mal du tout, Anne joué par Juliette Binoche est vraiment bien, elle est la journaliste pour un magazine, mariée, elle doit absolument écrire un articles sur la prostitution des étudiant. Elle rencontre Juliette jouée par Anaïs Demoustier qui est juste parfaite dans ce role. Ce film est sans pudeur et est un jet trash mais juste des choses. J'ai mis 3/5
Je vais aller dans le sens des avis déposés, il s'agit là d'un très mauvais film, sans histoire, entaché de scènes pornographiques et limite infectes dont on ne parvient pas s'expliquer comment Binoche et Demoustier ont pu s'embarquer à les tourner. Encore un vrai navet à mettre sur le compte d'un cinéma français de caniveau.
Airs de documentaire porté par 3 portraits de femmes singuliers. Un bobo parisienne coincée dans sa vie monotone, pour ne pas dire mer*****. Deux étudiantes se prostituant pour subventionner leurs études; l'une garde les pieds sur terre, l'autre semble se noyer dans le faste. Jusque là, sous le prétexte maladroit d'une journaliste les interviewant pour construire un article sur ce phénomène peu mis en avant, tout va à peu près. D'autant qu'on se rend compte qu'au final, être mère au service de tous les hommes de la famille (ménage, cuisine ou encore massage de pieds repoussants), c'est pas un peu de l'exploitation de corps ?
Parce que, malgré les efforts de réalisation (Lola dans un cadre naturel car est elle même sobre contre Alicja dans un cadre opulent car les rentrées d'argent cette activité lui cachent les tourments psychologiques, ou l'accord des vêtements au décor pour que la femme s'y intègre à merveille), c'est maladroit.
Ce long-métrage expose les tenants de cette activité mais au final peu les aboutissants tels que les dépenses à outrance ou le rapport aux substances peu licites. A la place on nous balance des scènes obscènes à la pelle; c'est bon, on a compris qu'être prostitué c'est peu ragoûtant, pas besoin de nous forcer à voir du vioc se faire plaisir toutes les 10 minutes. Sans compter les métaphores culinaires grossières à souhait : hmmm de la bonne coquille Saint Jacques humide et gluante... bref. On finit par vite tourner en rond, surtout qu'à la fin, bah, notre journaliste semble reprendre sa triste vie comme si rien n'avait eu lieu.
C'est assez bien joué dans l'ensemble, juste le rire de Juliette Binoche qui me terrifie toujours autant et le regard de cougar d'Alicja dans son appart qui finit par devenir ridicule tellement elle force. Et le fils aîné, dites moi que c'est une caricature svp.
Des intentions louables en somme, une volonté d'exposer le quotidien de (sûrement nombreuses) jeunes femmes devant se prostituer pour arriver à joindre les deux bouts. Néanmoins, la dimension documentaire prend rapidement le pas sur ce qu'est censé être ce long-métrage à l'origine; un film avec des personnages singuliers. On expose de nombreuses facettes de cette activité, mais toujours fugacement et maladroitement, on ne va pas se le cacher; quoi de plus banal que de procéder à des interviews pour découvrir leur parcours ? On dirait aussi que ce thème était un prétexte pour montrer des paires de fesses toutes les 10 minutes, heureusement que ça ne dure qu'1h30...
Film assez difficile à critiquer, il aborde un thème assez tabou qui est la prostitution. Le film nous emmène doucement vers le coeur du sujet. Ce qui me parait étranger, c'est que les points péjoratifs de la prostitution ne sont pas forcément mis en avant. Ce film reste très neutre et nous aide pas à prendre position, ce qui est aussi bien d'un autre côté. Il pose plus de questions qu'il nous donne de réponses. Les femmes qui tombent dans le milieu sont finalement considérées comme simples étudiantes qui manquent d'argent. Mis à part cette intrigue qui laisse perplexe, les images sont très belles, la maison de Juliette Binoche est magnifique. Certaines scènes sont assez dégoûtantes mais très réalistes au final. La bande-son avec musique classique nous berce tout au long pour nous faire oublier la douleur, la souffrance qu'éprouve la mère, comme les deux étudiantes polonaises et françaises. Autre point positif du film, il n'a pas cet aspect "documentaire" qu'on peut vitre retrouver pour ce genre de film. Je conseille.
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1,5
Publiée le 30 septembre 2020
Le personnage de Juliette Binoche dit qu'elle ne boit pas mais cède soudainement et peu de temps après elle boit sous la table. Quelqu'un à la fin du film a apparemment simplement supposé qu’elle comprenait l'état d'esprit et a fait basculer le personnage brusquement sur une résolution morale de cette ampleur. Si le personnage est une buveuse à problèmes en convalescence ou même une alcoolique ce petit détail du personnage ne devrait-il pas avoir la priorité dans ce qui ne va vraiment pas dans sa vie ?. La séquence fantastique où le personnage principal s'imagine entourée de tous les clients masculins décrits par les prostituées qu'elle a interviewées est flagrant et beaucoup trop concret. On pourrait peut-être appeler ca un film axé sur les personnages. Ces acteurs dans ces rôles semblent peu plausibles à être de la famille ou à former des amitiés. Si Elles portaient vraiment sur quelque chose que le public avait besoin de voir alors ce seraient des acteurs comme nous les aimerions les voir. Je suppose que quelqu'un a juste supposé qu'un film français avec des prostituées frapperait automatiquement le public comme artistique...
Vu le thème, vu le casting, je m'attendais à autre chose de ce film ! Cela part bien mais très vite cela devient creux, les psychologies des prostitués ne sont pas assez creusées, c'est long, répétitif et agaçant car les attitudes ne sont pas très réalistes et cela finit carrément par exaspérer et honnêtement moi je n'ai pas aimé ! .
Un potentiel énorme mais un résultat très moyen. Le commencement est prometteur, le rythme lent, la 7° Symphonie, le jeu des acteurs nous fait entrer dans le film. Cependant, l'intrigue se perd en route, les personnages se sont au final que peu traités et on arrive sur un final à la fois rageant et néant. On aurait imaginer que le mari voit une des deux filles, ou assister à un réel changement chez la protagoniste...
Un sujet à nouveau intéressant mais le film n'est malheureusement pas aussi accrocheur que je le pensais. Néanmoins, il n'y avait que Binoche pour le rendre de grande valeur.
Un très bon sujet de départ, mais un traitement maladroit et parfois pompeux avec une insistance sur les taches ménagères qui frise la paranoïa (chez la réalisatrice !). L'enquête n'est pas assez fouillée et l'on insiste trop sur la vie privée de la journaliste. D'ailleurs, le jeu agaçant des différents protagonistes semblent déteindre sur celui de Juliette Binoche, d'habitude si souveraine et si convaincante. Seule la charmante Anaïs Demoustier tire son épingle du jeu. Sur un sujet proche, "Jeune et jolie" et "Mes chères études" sont nettement un cran au dessus !