Sortir un nouveau film sur la prostitution quelques mois après L’APOLLONIDE était déjà une tâche délicate mais quand, en plus, le sujet est survolé en grands coups de clichés superficiels, cela devient une mission perdue d’avance. J’ai longtemps attendu de voir les deux personnages d’étudiantes devant se prostituer se dévoiler psychologiquement et expliquer comment leur dépendance à l’argent leur a fait perdre toute dignité. En vain. Je n’ai pu voir qu’une longue suite de scènes de sexe sans intèret. C’est, au bout d’une heure, que le personnage de la journaliste qu’incarne Juliette Binoche, dont l’intensité dramatique du jeu n’est plus à prouver, est développé à travers un tiraillement entre sa vie quotidienne étriquée et cette liberté sexuelle qu’elle découvre grâce à ce reportage. Certaines femmes y verront sans doute un message féministe, pour ma part j’y ai vu un premier film maussade, démagogique et maladroit.
C'est une chose que je ne fais que rarement, aller au cinéma sans savoir ce que je vais voir et choisir un film comme ça sur le tas, si je savais vaguement que le film n'avait pas eu de bonnes critiques et que ça parlait de prostitution et que c'était avec Juliette Binoche, je ne savais rien d'autre (bon c'est déjà pas mal). Bon sur la prostitution ça va être dur de faire mieux que l'Apollonide sorti l'an passé, mais bon pourquoi pas ? et dieu que c'est mauvais. Il faut conceptualiser la chose un petit moment, on a une femme qui a genre la cinquantaine (un peu moins) qui veut écrire un article sur des escorts girls. Oui pourquoi pas ? Mais on se tape tous les clichés malsain de ce genre de production où la journaliste vit mal son couple, ses gamins ne l'écoutent pas, son mari s'en fout d'elle, son travail est tout pour elle… Et bien sûr elle va trouver quelque chose chez les prostituées qui va la troubler (et accessoirement découvrir que les mecs aiment le sexe… quelle découverte). Je veux dire c'est d'une banalité, mais le pire dans tout ça c'est qu'on nous montre des scènes de la vie quotidienne avec elle, c'est juste inintéressant, parce que très peu crédibles, et si j'aime bien Binoche, mais ça joue mal, mais mal, une calamité, une catastrophe, on est à des années lumières de l'Apollonide. Alors je pourrai dire que c'est un croisement maladroit et inutile entre Polisse en l'Apollonide, mais sans l'intelligence en fait. Ce film est complètement dénué d'intelligence, on dirait un film de gamine sorti d'école du cinéma qui veut refaire tout ce qui a déjà fait, mais c'est scolaire, et bête… grands dieux. Le pire est le plan séquence à la fin, mais dieu que c'est stupide, c'est d'une grossièreté, d'une subtilité à faire pâlir un Luc Besson auteurisé. Alors, je tiens à sauver une chose du film, mais vraiment une, c'est l'actrice qui joue Lola/charlotte, la Anaïs Demoustier. Cette fille est la seule actrice juste du film, et elle a un charme certain, je m'explique, lorsqu'elle est à l'écran il y a quelque chose qui se dégage d'elle, parce qu'elle semble naturelle, elle n'est pas refaite, c'est juste une fille qui n'est pas un canon, qui est mignonne sans qu'elle ne semble le savoir et ça lui confère un charme, sa beauté la rend émouvante. Mais bon c'est bien sûr saccagé par l'absence totale de finesse de la réalisatrice.
Il paraît que le sujet de ce film affligeant est la prostitution estudiantine… Disons qu’il est effleuré avant de passer rapidement à autre chose et notamment la fascination du phallus à travers les rapports de domination et de possession… Il y a aussi en filigrane l’énoncé de l’intimité, la réalisatrice nous faisant toucher du doigt (si j’ose dire) qu’il y a bien plus écoeurant que le sexe (massage des pieds, repas filmé en gros plan, ondinisme…) Il y a surtout une tricherie immense, les scènes de sexe étant les seules à être simulées. Tant qu’a donner dans l’exhibitionnisme, il fallait avoir le courage de Patrice Chéreau dans Intimité et tourner de vrais rapports sexuels qui auraient pu au moins engager un rapport d’égalité avec les autres. Au lieu de cela, on a un film qui s’arrête à la moitié du chemin et tourne carrément au ridicule dans certaines scènes dites clés comme celles de la danse avec la journaliste (pauvre Juliette Binoche qui semble égarée du début à la fin) ou celle de la fin, où l’on touche au sommet du ringard et du racoleur avec l’ouverture familiale d’un bocal de confiture sur fond de Septième Symphonie de Beethoven ! La grosse tête, c’est apparemment inné chez Madame Szumowska...
aucun intérêt... Je pensais avoir des réponses à certaines questions que je me posais sur la prostitution estudiantine mais en fait les questions posées sont celles que l'on poserait à des prostituées et les scènes de sexe sont trop présentes. On ressort du film avec un impression de vide et de perte de temps
Juliette Binoche aux toilettes, Juliette Binoche n'arrive pas à fermer son frigo. Ennuyeux à souhait, ces scènes sont les seules qui m'ont marqué. SUjet grave, mais traité superficiellement. Ce film est vraiment sans intérêt: à part pour la bande son de fin : la symphonie n°7 de Beethoven.
Il y a quelques années un livre avait défrayé la chronique : "Mes chères études". Le bouquin levait en effet le voile sur le phénomène, peut-être pas si récent, de celles qui se prostituent pour financer leurs cours. "Elles" aborde ce même sujet dans une fiction qui a certainement dû être inspirée par les recherches de ses auteurs. Si le mâle peut se réjouir de certaines scènes chaudes avec Anaïs Demoustier et Joanna Kulig qui a une poitrine, il faut bien l'avouer, fort abondante, il m'a semblé toutefois que ce film ratait son coup. Si la réalisatrice montre une ou deux choses vraies sur le monde de l'escorting, elle passe à côté du sujet et ne ma paraît pas en décrire la réalité actuelle. Après, ce n'était peut-être pas son objectif, mais j'en doute. Et puis la comparaison de cet univers avec celui de cette journaliste bourgeoise engoncée dans son train-train conjugal qu'elle fait se télescoper me semble un peu tirée par les cheveux. Reste la description juste et indispensable de cette misère sociale sous le vernis des dollars facilement et rapidement gagnés qui craque immanquablement. Eh oui : c'est pas toujours qu'elles rigolent, parole, parole...
Quel est l'intérêt de ce film? Pensant aller voir un film qui explore un sujet aussi délicat que la prostitution étudiante, qui tente de comprendre ces filles qui se trouvent au pied du mur... me voici devant un film qui prône cette activité? Enfin on ne sait pas trop quel est le message finalement... Comment tolérer cette situation, comment accepter toutes les situations que le film nous montre?? Oui c'est peut être une réalité, mais c'est une réalité à combattre! Comment prôner le fait que des étudiantes prometteuses soient à la recherche d'argent à n'importe quel prix?? spoiler: L'une d'entre elles fait ce choix pour fuir ses origines modestes, ses parents simples et les meubles Conforama! Mais le problème n'est il pas ailleurs? avoir honte de ses origines au point d'en arriver là?! Sinon le jeu des actrices est très bon! Contrairement à ce qui est décrit, j'ai beaucoup aimé le jeu de Juliette Binoche, actrice resplendissante même dans ce rôle de bourgeoise coincée.
Le sujet est traité d'une façon ennuyeuse , très légère, le seul but étant de choquer et de mettre mal à l'aise un public non avertis. Une interdiction minimum au moins de 12 ans serait la moindre des choses ... Une grosse déception payée 12 euros...
Un film qui me semble pas assez approfondie, en rapport d'une B.A qui le laissait présager. Malgré de bons acteurs le film s'effiloche lentement et m'a laissé sur ma faim. Dommage.
A oublier rapidement! A force de voir des scènes de nanas sur des toilettes on a l'impression que le film est sponsorisé par un fabriquant de cuvettes de wc...! Nul!
Vraiment pas bon! Je suis désespéré par le jeu de Juliette Binoche! Le sujet n'est finalement pas traité, ou traité d'une façon qui laisse dominer un aspect positif de la prostitution étudiante.
Terne, ennuyeux, plat....et cette musique classique distillée par-ci par-là...mais quelle lourdeur...tout ce temps passé devant l'écran pour en arriver à être gêné de ne pas être gêné.