Le Moine
Note moyenne
2,3
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233 critiques spectateurs

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11 critiques
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52 critiques
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59 critiques
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60 critiques
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35 critiques
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MIKL
MIKL

3 abonnés 57 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2025
Un film avec une atmosphère mi religieuse mi satanique. belle photographie mais scénario un peu mou.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2025
Là où le mal est traditionnellement perçu comme une entité extérieure, avec Moll, il se révèle endogène, ici insidieusement contenu dans l’édifice religieux.

Le Moine se détourne ainsi de la classique opposition manichéenne entre le bien et le mal : le mal n’est plus une force qui attaque de l’extérieur, mais un reflux qui naît du cœur même de l’institution, de la contradiction fondamentale entre les idéaux de pureté et les désirs inavouables qu’ils dissimulent.

Le personnage d’Ambrosio se transforme alors en une figure tragique, non pas par l’irruption du diable dans le monde spirituel, mais par la déliquescence intime de sa foi.

Ce qui est frappant dans la mise en scène de Moll, c’est l’émergence d’une ambiguïté religieuse : l’ascèse, au lieu de lutter contre le désir, en devient le terrain d’un échange, où le spirituel et l’érotique se confondent, se nourrissent et se contaminent l’un l’autre. Ainsi, c’est par cette porosité entre l’idéalisme religieux et la tentation charnelle que se joue la tragédie du moine.

À travers les visions hallucinées, le Moine donne corps à une psyché en crise. Ce n’est pas tant la figure du diable qui menace Ambrosio, mais les projections de ses propres fautes sur des entités extérieures.

C’est dans cette dynamique de projection que le film touche à une vérité qui résonne aujourd’hui : le Mal n’est plus une menace extérieure à combattre, mais un mensonge que l’on se raconte pour éviter d’examiner la complexité de nos propres désirs et contradictions internes.

L’abbaye, qui devrait être un lieu de pureté spirituelle, devient une matrice de répression, un labyrinthe où le moine se perd autant dans ses couloirs que dans ses pensées. L’éclairage divin, toujours trop dur, trop froid, et les ténèbres omniprésentes, viennent renforcer cette impression que la frontière entre sainteté et perversion est à la fois mince et illusoire.

Le Moine porte en lui une critique implicite des institutions religieuses, qui prétendent incarner une vérité absolue, mais finissent par produire leurs propres monstruosités. L’Église y est vue non comme une matrice de foi, mais comme un système de contrôle, une structure verticale qui veut ordonner le corps et le désir, mais qui, ce faisant, engendre sa propre déliquescence.
Louis-André Darier Bazière
Louis-André Darier Bazière

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2024
Un chef-d'œuvre absolu à tous niveaux et hors toute temporalité...
Mais la fin eût été plus judicieuse autrement ! comprends après ce choc visuel et sonore que notre interprète se soit complètement modifié après ce vécu cinématographique exceptionnel !
Satan n'est rien qu'en une infime part d'un homme de peu de Foi et qui pet et sauver et détruire...
De la même main', en même temps !
Et ceci sous les coups maléfiques conjugués...
De sa foi de bénitier et de son indélébile pernicieux incrusté ..
LibrArbitre... Évangéliste présumé de crimes et de...
Sainteté...
Bowen Tyler
Bowen Tyler

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2023
Le film demeure une ébauche de ce qu'il aurait dû et pu être si l'inquiétude sans cesse croissante du moine avait été davantage palpable pour le spectateur. L'ambiance aurait dû être plus étouffante, plus tourmentée, plus poisseuse pour atteindre son but. Toutefois en l'état, LE MOINE propose un récit que l'on suit sans déplaisir, une belle reconstitution et une interprétation de Vincent Cassel remarquable de sobriété.
Frank Trouillard
Frank Trouillard

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2022
Superbe ambiance sombre et fantasmagorique d'un roman gothique et lumineuse à la fois (paysages d'Espagne). Les acteurs sont excellents, en particulier Vincent Cassel qui habite son personnage. Dominique Moll sait vraiment faire du bon cinéma.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2022
Sans toutefois le rejeter, Le Moine est de cet ennui ressenti même pendant les plus belles messes. Cassel nous convie à se joindre à lui, mais la Nef semble bien vide et le Chœur trop classique pour s'y perdre avec un regard émerveillé.
Simon Pierre
Simon Pierre

4 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 avril 2021
Comment mettre moins que cette note ?

L'histoire est terrible et c'est bien le seul problème. Réalisation absolument exemplaire. Les décors, costumes et la photographie en font un film d'époque très réussi, un tel sans faute est une vraie rareté. Le casting dans son entièreté et le jeu des acteurs sont irréprochables. Le rythme prend son temps ce qui est justifié et bienvenu, l'ambiance gothique est présente et avec bon goût, pas comme dans le caricatural Nom de la Rose.

Le chemin de damnation que prend cet homme trop droit harponé par le malin est saisissant. En dehors de la religion c'est le symbole d'un risque de déchéance toujours possible, ceci étant traité sans intellectualisme, c'est très accessible...

Le film n'a eu que le malheur de ne pas rencontrer son public, en ce début de millénaire la thématique religieuse semble agir comme un repoussoir si elle ne fait pas l'objet d'une critique frontale
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 octobre 2018
Superbe adaptation du roman anglais gothique de Matthew G. Lewis publié en 1796. Dans l’Espagne très catholique du XVIIème siècle, où œuvre activement « l’esprit du mal », le destin tragique d’un moine, le Frère Ambrosio, poursuivi par une étrange malédiction : un rôle sur mesure pour Vincent Cassel, qui l’interprète avec une grande force de conviction . Un film sombre, captivant, envoûtant, de magnifiques images.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juin 2018
Un très mauvais film. Vincent Cassel a eu le droit de jouer dans d’horribles films tels qu’Agnets secrets ou même La belle et la Bête mais Le moine repousse les limites. On croirait presque à une œuvre uchronique tant par sa médiocrité de mise en scène. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2017
Le cinéaste consacre son film à cette histoire de perdition sexuelle. Pour les distraits et les mal-comprenants, il multiplie même les plans de gargouilles ostensiblement phalliques, dressées sur les murs d'églises comme d'impudents défis à Dieu. L’'ambiance est lourde, la photographie joue sur les contrastes (paysages solaires de l'Espagne, vie nocturne dans le monastère) et la suggestion du surnaturel. « Le moine » démarre doucement, on s’endort rapidement pour ne se réveiller qu'à la fin. Heureusement que l'étonnant Vincent Cassel est là pour interpréter avec force son personnage, évitant ainsi le naufrage.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 706 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2016
Le Moine, c'est avant toute chose un rôle / un acteur. Vincent Cassel survole le film de bout en bout et constitue son point fort principal. Le reste demeure trop classique, souvent mou et tantôt prévisible...
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2015
Apres une première partie intéressante, basée notamment autour d'une réflexion sur la foi et sur le péché. Le film tombe dans un registre plus surnaturel, et perd en intérêt. L’interprétation sans faille de Cassel sauve cette seconde partie.
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 juin 2015
Seconde adaptation du roman éponyme après la version de Adonis Kyrou en 1972 avec Franco Neo dans le rôle titre, cette nouvelle version réalisée par le français Dominik Moll s'avère décevante à tous les niveaux et particulièrement ennuyeuse. En Espagne au XVII° siècle, le prieur capucin Ambrosio a toujours vécu dans une vertu qui lui vaut une grande réputation. Mais il est confronté aux tentations terrestres lorsqu'il découvre une femme envoûtante qui l'entraînera à commettre les pires péchés. Basé sur le célèbre et dérangeant roman gothique de Matthew Gregory Lewis qui aborde des thèmes subversifs tels que le viol, l'inceste ou encore la magie noire, "Le Moine" ne parvient nullement à honorer le matériau d'origine qui est considéré par beaucoup comme un chef d'oeuvre la littérature anglaise. Tâche difficile donc d'adapter au grand écran cette histoire au coeur de l'univers ecclésiastique et Dominik Moll le prouve haut la main. Malgré un réel effort quant à la réalisation qui s'appuie sur une belle photographie et des décors plutôt bien choisis, la mayonnaise ne prend pas et nous avons donc affaire à un film long et ennuyeux. Le début pourtant prometteur, parvenait à instaurer une ambiance assez sombre qui malheureusement disparaît progressivement, l'illusion fut brève. Le cinéaste donne une vision austère et épurée du roman sans jamais développer les thèmes importants, et charcute avec la délicatesse d'un boucher les moments clés du récit. En voulant s'éloigner de la narration originale pour filmer de manière très littéraire et expressionniste les tourments de ce moine, le réalisateur s'enfonce dans un récit morne et avant tout ennuyeux. Bien évidemment, tous les stéréotypes du gothique et de l'univers ecclésiastique sont présents avec des gargouilles sur chaque plans et des crucifix. Bien que la prestation de Vincent Cassel dans le rôle principal soit convaincante, "Le Moine" est une adaptation ratée qui donne une fausse vision du livre.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2014
J’avais lu le roman de Matthew Gregory Lewis, récit gothique plein de bruit et de fureur où les fantômes, les démons et les sorcières jouent avec le destin des êtres humains au milieu d’aventures picaresques et amoureuses pleines de quiproquo et de retournements de situation échevelés. L’adapter tel quel était à l’évidence peu réaliste et Dominique Môle a donc coupé une très grosse partie de la trame pour ne garder que l’intrigue qui a pour personnages principaux le moine, Agnès, sa mère, Valério et Antonia. Cela conférait une évidente cohérence à l’action, mais malheureusement cela a nuit à ce qui faisait le sel du livre : le foisonnement, très rococo c’est certain, de l’histoire. On se retrouve donc avec une intrigue très linéaire et finalement assez classique de la lutte d’un homme de Dieu avec ses démons et ses désirs. De plus le livre fait une large place au fantastique avec apparition de démons, magie noire, présence du Diable dans toute son attirail maléfique, or tout cela est retranscrit à l’écran avec beaucoup (trop) de parcimonie en faisant appel à des ellipses et des effets (assez pauvres il faut le dire) d’images. Du coup on a un fantastique un peu fauché (pour ne pas dire cheap) qui parsème une histoire un peu faiblarde peuplée de personnages très fade, presque artificiels. J’ai regardé le film avec intérêt, mais plus pour le comparer au livre et aux image que sa lecture m’avait faite me construire, plus que pour le film en tant qu’oeuvre indépendante. Je ne suis pas sûr que quelqu’un qui n’est pas connaissance du roman trouve un réel intérêt à ce film un peu froid et engoncé. Un peu contestable échec artistique qui n’a pas rencontré, comme une confirmation, son public dans les salles avec à peine plus de 180 mille entrées. J’avoue que je ne le recommanderais même pas comme un substitut à la lecture du roman.
MadRom
MadRom

66 abonnés 403 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 août 2014
Le réalisateur a l'air de commette un contre-sens lorsqu'il fait du Moine, une victime des forces du Mal puisque dans le livre, celui-ci est pleinement responsable de la souillure de son âme ,il devient un génie du Mal par vanité et faiblesse face à la tentation. Ce contre-sens est clairement montré à la fin du film où Ambrosio cède son âme au diable, non pas par faiblesse (comme dans le livre) mais par sacrifice envers celle qu'il aime. Le film prend alors une tournure manichéenne en établissant une frontière nette entre le Bien (Ambrosio) et le Mal (ici la femme, suppôt de Satan) et, par conséquent, toute la critique que fait l'auteur du livre sur la religion, sa pratique est ici gommée. Le scénario quant à lui édulcore largement l'histoire et prend beaucoup de liberté par rapport au livre, il omet plusieurs intrigues secondaires ( tout ce qui tourne autour de la famille de Las Cisternas) et en simplifie d'autres ( l'histoire d’Agnès). Un scénario pas des plus convaincants donc et qui n'est pas aidé par une mise en scène qui, si elle tente de s'approprier l'atmosphère du livre, n'atteint à aucun moment sa puissance. Un film moyen donc.
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