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2,5
Publiée le 29 août 2019
Silence radio pour Dominik Moll, qui, depuis "Lemming" en 2005, n'avait plus rien tournè pour le cinèma! C'est donc en 2011 un retour attendu qui implique le spectateur dans les affres d'un prieur capucin! Adaptè du roman de Matthew G. Lewis, "Le moine" est un film difficile d'accès, une rèflexion sur la spiritualitè et les oppositions qui animent ceux qui ont la foi! Prestation inattendue et finalement rèussie pour Vincent Cassel, contraint de mettre en sourdine sa rapiditè de la parole! La rèalisation est maîtrisèe (de la part de Moll, ce n'est pas surprenant), à la limite du surrèalisme, et l'atmosphère gothique à souhait! Bien sûr le film n'est pas exempt de faiblesses (le scènario est parfois convenu, la belle Deborah François est sous-exploitèe) mais dans son ensemble, le trouble l'emporte sur plusieurs interprètations possibles! Ce qui n’est pas un mal en soi! Quant à la fin...
"Le moine" se révèle être un film puissant et de plus très intéressant... Vincent Cassel incarne son rôle avec beaucoup de force et de sobriété ! Les décors et l'ambiance générale valent à eux seuls le détour ! Un film historique à l'esthétique soignée, doublé d'une histoire passionnante... La comparaison avec "Le nom de la rose" est tentante mais tourne court tant ces deux films sont différents ! Les crimes commis dans le contexte de l'inquisition sont la base même du premier alors que la personnalité et le destin du frère Ambrosio font tout l'intérêt du deuxième !!! Bravo !
Film plutôt passé inaperçu à sa sortie et ayant fait moins de 200.000 entrées en salle c'est vraiment regrettable car voilà avec Le Moine un film qui change de l'ordinaire offert par le paysage cinématographique français ; Le Moine c'est l'adaptation d'un roman sulfureux du XVIIIème siècle. L'atmosphère mystérieuse voire oppressante de Le Moine et sa beauté formelle font de ce film une oeuvre très agréable à suivre par moment Le Moine est lent mais c'est volontaire pour mieux s'imprégner de cette vie monacale très retirée. L'intrigue reste attirante jusqu'à son terme ; l'interprétation est très appliquée entre un Vincent Cassel imprégné de son personnage de Moine mystique ou encore la lumineuse et douce Antonia jouée par la charmante Joséphine Japy. Après avoir vu le film j'ai décidé de lire le roman malheureusement je ne l'ai pas apprécié.
Artistiquement très abouti car la photographie et les décors sont superbes et possédant une interprétation vraiment convaincante, ce mystérieux long métrage de Dominik Moll qui est une adaptation du roman gothique de Matthew G. Lewis a le mérite de nous tenir en haleine jusqu’au bout, même si je dois avouer que le récit ne m’a pas emballer plus que ça. Vincent Cassel campe avec rigueur ce moine piégé par ses pulsions sexuelles et il est parfaitement seconder par les talentueuses comédiennes que sont Joséphine Japy et Déborah François.
En voilà un film qu'il est bizarre, c'est avant tout un film d'images, et elles sont superbes (les femmes aussi d'ailleurs) Sinon si le roman est passionnant et palpitant, le film fait d'abord œuvre d'illustration. Le moine fou de piété qui se révèle en réalité un fieffé hypocrite, on a déjà vu (revoir Simon du désert de Luis Buñuel, c'est plus court et plus rigolo). Un petit mot tout de même à propos de la critique "café du comptoir" qu'on nous réchauffe à chaque film abordant ce genre de sujet : "On s'attaque à la religion catholique parce que c'est facile, ce n'est pas demain la vieille qu'on fera un film s'attaquant à l'islam…" C'est vrai et c'est faux, c'est faux parce que les temps ont changé : en 1966, c'était tout l'épiscopat qui réclamait l'interdiction de la Religieuse de Jacques Rivette, aujourd'hui seuls quelques voix intégristes se font encore parfois entendre (et parfois de façon très violente), et puis le moine n'a rien d'un film militant… puisque je vous dis que c'est un film d'images, rien qu'un film d'images.
film très lent sans action sans surprise le jeu des acteurs est assez plat thème du bien et du mal un moine se voit emmener dans les chemins du péché je me suis ennuyé
Ayant gardé un excellent souvenir de la version d'Antonin Arnaud que j'avais lue il y a une vingtaine d'années, j'attendais l'adaptation cinématographique avec une grande impatience. Ce sulfureux mélange de religion et d'érotisme, imaginé par Lewis à la fin du XVIIIe, était une pure merveille. Mais le cinéma, parce qu'il impose de condenser l'histoire afin de ne retenir que les moments clés, se révèle souvent fatal aux adaptations de romans. "Le moine" n'échappe malheureusement pas à la règle. Le passage du héros du "côté obscur de la Force" s'avère aussi brutal que ridicule. Sa fuite en avant ne l'est pas moins. La partie finale relève presque du burlesque tellement elle jure avec le reste. Au-delà de ces défauts, c'est surtout l'ennui que suscite le film qui s'avère rédhibitoire. Si "Le moine " démarre bien, on s’endort rapidement pour ne se réveiller qu'à la fin. Heureusement que l'étonnant Vincent Cassel est là pour interpréter avec force son personnage, évitant ainsi le naufrage.
Je ne sais pas ce qui est le plus "drôle" : ce film ou le fait que Libé le compare à du fritz lang et du Polanski ... ! Ca ressemble au contraire à un clip enigma des années 90. Il ne se passe rien, mais rien... à part quelques longueurs jamais inspirées, jamais vécues. C'est fade et concon. Palme à Sergi Lopez dans la scène finale où on atteint le sommet du ridicule. Le navet de 2011 pour l'instant
L’archétype même des décors, l'ambiance nous repoussent dès le début du film, même s'ils sont bien choisis. Vincent Cassel est convaincant en moine mais le scénario, plein de maladresse dénigre le récit et enlève toute crédibilité pour en venir à la perdition sexuelle.
Sans toutefois le rejeter, Le Moine est de cet ennui ressenti même pendant les plus belles messes. Cassel nous convie à se joindre à lui, mais la Nef semble bien vide et le Chœur trop classique pour s'y perdre avec un regard émerveillé.
Mais qu'est-il arrivé à Dominik Moll ? Cette adaptation dramatiquement scolaire et sans inspiration du roman gothique de Lewis n'a même pas le charme d'une série Z. Beaucoup trop sage pour en faire un vrai geste cinématographique, beaucoup trop cliché dans son discours pour lui donner une profondeur (évidemment, on peut y disserter sur le conflit entre le corps et l'esprit et sur le libre arbitre, mais pas plus que dans n'importe quel épisode de Don Camillo) et beaucoup trop artificiel dans ses personnages pour lui donner le moindre intérêt dramatique (on est très très loin de l'humanité de "Léon Morin prêtre" de Melville). Des personnages sans âme (le comble !), une mise en scène poussiéreuse et sans ampleur, qui échoue pitoyablement dans ses effets (tant qu'à jouer l'emphase, on se met à rêver de ce qu'un Aronofsky aurait pu faire d'une telle matière). Bref, le ratage total. Y aura-t-il une rédemption pour Dominik Moll ?
un très grand Vincent Cassel en moine prédicateur, qui tout doucement perd de sa foi pour la tentation d'une belle femme,l'histoire est bien menée mais l'intrigue saute vite aux yeux quand même mais ce n'est pas important.
Apres une première partie intéressante, basée notamment autour d'une réflexion sur la foi et sur le péché. Le film tombe dans un registre plus surnaturel, et perd en intérêt. L’interprétation sans faille de Cassel sauve cette seconde partie.