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14caen
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2,0
Publiée le 7 décembre 2011
Je n’ai pas lu le livre d’où le film a été tiré mais je suis persuadé qu’il doit être bien meilleur parce que la version cinématographique n’est pas terrible voir même soporifique.
Vincent Cassel est très impliqué...dans on ne sait trop quoi. Ce mysticisme de pacotille ne parlera ni aux athés et encore moins aux croyants. Ca se prend trop au sérieux par rapport à des films comme l'Exorciste. Fumeux!
Je n'ai pas lu le livre mais le film ne m'a pas vraiment accroché. Pourtant l'ambiance du film, les acteurs concordaient avec le film mais je pense qu'il manquait quelque chose, quoi difficile à dire.
Vincent Cassel se retrouve bien seul au moment de porter sur ses épaules le lourd fardeau que représente l'adaptation du roman de Matthew G. Lewis. Une première partie plutôt prenante laisse entrevoir quelques rebondissements saillants mais très vite le film s'embourbe dans la complexification à l'image de son interprète principal, tiraillé par désirs et tentations. Le spectateur poursuit lui son chemin de croix jusqu'à une conclusion périlleuse et pour le moins satanique. Une déception.
Là où le mal est traditionnellement perçu comme une entité extérieure, avec Moll, il se révèle endogène, ici insidieusement contenu dans l’édifice religieux.
Le Moine se détourne ainsi de la classique opposition manichéenne entre le bien et le mal : le mal n’est plus une force qui attaque de l’extérieur, mais un reflux qui naît du cœur même de l’institution, de la contradiction fondamentale entre les idéaux de pureté et les désirs inavouables qu’ils dissimulent.
Le personnage d’Ambrosio se transforme alors en une figure tragique, non pas par l’irruption du diable dans le monde spirituel, mais par la déliquescence intime de sa foi.
Ce qui est frappant dans la mise en scène de Moll, c’est l’émergence d’une ambiguïté religieuse : l’ascèse, au lieu de lutter contre le désir, en devient le terrain d’un échange, où le spirituel et l’érotique se confondent, se nourrissent et se contaminent l’un l’autre. Ainsi, c’est par cette porosité entre l’idéalisme religieux et la tentation charnelle que se joue la tragédie du moine.
À travers les visions hallucinées, le Moine donne corps à une psyché en crise. Ce n’est pas tant la figure du diable qui menace Ambrosio, mais les projections de ses propres fautes sur des entités extérieures.
C’est dans cette dynamique de projection que le film touche à une vérité qui résonne aujourd’hui : le Mal n’est plus une menace extérieure à combattre, mais un mensonge que l’on se raconte pour éviter d’examiner la complexité de nos propres désirs et contradictions internes.
L’abbaye, qui devrait être un lieu de pureté spirituelle, devient une matrice de répression, un labyrinthe où le moine se perd autant dans ses couloirs que dans ses pensées. L’éclairage divin, toujours trop dur, trop froid, et les ténèbres omniprésentes, viennent renforcer cette impression que la frontière entre sainteté et perversion est à la fois mince et illusoire.
Le Moine porte en lui une critique implicite des institutions religieuses, qui prétendent incarner une vérité absolue, mais finissent par produire leurs propres monstruosités. L’Église y est vue non comme une matrice de foi, mais comme un système de contrôle, une structure verticale qui veut ordonner le corps et le désir, mais qui, ce faisant, engendre sa propre déliquescence.
J'ai aimé, beaucoup. Ce film est fabuleux. Ce film me fait penser au livre, les élixirs du diable de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, où la difficulté du moine en question est justement qu'il a été tenté par le diable et qu'il se laisse allé à toutes les horreurs. C'est un thème qui m'a franchement plus. Certes, ce film tourne autour de la vieille littérature et de thème du siècle dernier. Mais c'est si beau, Vincent Cassel pour une fois m'a plus dans son rôle avec son visage torturé quand il commence a perdre tout ses esprits, quand on le voit nu (grrr!)^^ dans le lit, et au final on comprend qu'il a dépucelé sa soeur, et qu'il tue sa mère (on se retrouve un peu avec le mythe d'oedipe). Je vous le recommande franchement. La seule touche négative, est peut-être que du fait de l'aspect intellectuel du film, les cinéphiles peu portés la dessus risque de s'ennuyer, l'action n'est pas débordante dans le film!
Magnifique Vincent Cassel dans ce film de Dominik Moll tout à fait étrange tiré roman de G. Lewis qui lui, osait tout, lors de sa parution en 1796. Aujourd’hui cette histoire semble bien désuète. De très belles images toutefois. http://cinealain.over-blog.com/article-moine-82562726.html
Bien loin du roman avec un Vincent Cassel qui est à la peine dans ce rôle de moine qui ne lui convient pas du tout. Reste le contexte, cette Espagne qui tombe peu à peu en désuétude, en proie à ses vices et ses démons.
A chaval entre intrigue et remise en question spirituelle, cette histoire à fort potentiel aurait sans doute pu donné naissance à un film original et superbe, hélas, malgré d'excellents acteurs, le scénario est lent, et ne sais pas transmettre le potentiel des émotions aux spectateurs.
Je trouve sévère les critiques et cinéphiles sur ce film. Certes, ce n'est pas une grande oeuvre mais il y a la patte de Dominik Möll. Esthétiquement c'est réussi, mais c'est aussi vrai que ce récit passionne rarement, avec ce mélange de mystique et de fantastique (non renforcer par des effets). Déborah François tire pas mal sa carte du jeu.
Superbe ambiance sombre et fantasmagorique d'un roman gothique et lumineuse à la fois (paysages d'Espagne). Les acteurs sont excellents, en particulier Vincent Cassel qui habite son personnage. Dominique Moll sait vraiment faire du bon cinéma.
L'histoire tragique du Frère Ambrosio, prédicateur rendu célèbre par la vivacité de sa foie à travers ses prêches, dans l'Espagne catholique du XVII. Vincent Cassel, moine victime du mal, est tout en retenue dans l'expression de ses turpitudes et sa souffrance, ce qui rend cette dernière encore plus viscérale. Les décors sont somptueux, la musique angoissante et omniprésente, ce qui rend le film encore plus envoûtant. Dominik Moll, quelque soit son sujet (Harry un ami qui vous veut du bien), montre décidément à merveille la nature humaine dans ce qu'elle a de plus maléfique. "Le Moine" est une réussite.