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jujulcactus
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4,0
Publiée le 10 septembre 2011
Histoire édifiante et prenante, «Neds» montre comment dans une banlieue écossaise des années 70, un jeune prodige stigmatisé à l'école, parce que trop fort, devient peu à peu le jeune délinquant redouté de tous. Cette descente aux enfers douloureuse et progressive du jeune homme, l'est tout autant pour le spectateur. Film réaliste et très dur, il se révèle pourtant très subtil, grâce à un scénario très bien fichu, d'une intelligence étonnante. Peter Mullan (qui réalise là un film en partie autobiographique) ne survole jamais son sujet et travaille finement la psychologie de ses personnages et brasse de nombreuses thématiques avec des mains de maître : solitude, pouvoir, mal-être... Si le réalisateur choisit de désamorcer à plusieurs reprises sa noirceur notamment en jouant du décalage (combats sanglants sur une musique carnavalesque ou métaphores surprenantes), l’âpreté de la violence prend aux tripes. L'acteur principal (Conor McCarron) est éblouissant, un simple regard lui suffit à traduire ses arrières-pensées et à nous glacer le sang, le reste du casting (dont Peter Mullan, qui joue le père) est impeccable. «Neds» joue des gros bras mais sonde la violence et l'humain avec un ton déstabilisant, souvent aride mais toujours juste. Par les errances terribles et lourdes de sens de son personnage, le réalisateur anglais nous met là une petite claque qui fait bien mal. Redoutable.
Je ne savais pas que Peter Mullan était réalisateur avant de tomber sur ce film . Je l'avais vu dans Harry Potter 7.1 et ça s'arrétait là . Après que de nombreuses personnes m'aient maintes et maintes fois conseiller de voir ce film , je l'ai finalement regarder ! J'ai tout simplement adoré . La mise en scène est somptueuse , jusque dans ses moindres détails ! L'histoire est captivante , voir même intriguante par moments . Comme le dit , la bande annonce , l'acteur principal Conor McCarron et le réalisateur Peter Mullan sont de grandes stars en devenir ! L'ambiance , la musique , la photographie retranscrissent parfaitement le Glasgow des années 70 . Certaines scènes peuvent cependant choquer ! On critiquera juste la fin qui nous laisse assez perplexe . Bref , rien à dire de plus sur ce film si ce n'est qu'il est excellent ! A voir et revoir :)
Acteur brillant chez Ken Loach, Peter Mullan réalise peu (3 films depuis 1998), mais ses sujets traitent toujours de sujets forts, ancrés dans sa chère Ecosse. Après l'excellent The Magdalene Sisters, Neds a clairement une base autobiographique, une enfance et une adolescence dans le Glasgow des années 70 qui ressemblent fort à celles du cinéaste. Elève doué, John McGill, le héros de Neds, victime d'un environnement détestable -frère délinquant, père alcoolique, corps enseignant incompétent-, va peu à peu déchoir et s'installer dans une violence quasi animale. Il y a au moins deux choses que déteste Peter Mullan : la psychologie à deux shillings et le pathos. Neds est donc un film rude, sec comme un coup de trique (ce n'est pas qu'une image, c'est le châtiment qui semble le plus "éducatif" dans les écoles écossaises de l'époque) et dénué de toutes explications quant au changement d'attitude de John, qui, de résigné devient enragé. Le réalisateur n'a pas souhaité de transition entre ces deux états, d'où le malaise (et l'incompréhension ?) qui nous saisit. On pourra éventuellement remettre en cause la structure narrative du film, et encore, mais pas l'authenticité de la démarche, la puissance d'une mise en scène qui ne fait pas de quartiers et la qualité d'une interprétation remarquable. Peter Mullan, lui-même, dans le rôle du père, est sidérant de vérité et de douleur rentrée.
Pas du tout ce dont à quoi je m'attendais. Grosse déception, film beaucoup trop lent, long et brouillon. Aucun personnage n'est un minimum attachant alors on s'ennuie ferme devant si peu d'actions ce qui était pourtant l'argument premier de ce film. Déçu...
A nouveau plongé dans la Grande-Bretagne des 80’s, Petter Mullan offre un film prenant avec une certaine dose de violence qui fait penser au film « This Is England » de Shane Meadows. Dans les deux films, un garçon innocent qui se retrouve emporté dans les dérives de bandes de jeunes et en pleine guerre des clans. Neds (Non Educated DelinquentS) commence par l’entrée de John McGill au collège. A cette époque c’est un surdoué mais aussi un souffre douleur. Il traîne également au pied un boulet en la personne de son grand frère qui a choisi la sortie du monde éducatif pour se forger un non-avenir de délinquant. Tout comme dans This Is England, John ne possède pas une famille comme les autres. Dans la sienne, le père est alcoolique, vulgaire et violent, la mère soumise et la petite sœur spectatrice du tout depuis sa naissance. John est donc l’espoir de la famille même si son milieu social et son grand frère sont de nombreux obstacles. Il finira par se rebeller. Si son frère est un poids pour sa réussite scolaire et social, il sera un atout pour rentrer dans un clan et se faire respecter. Il perdra ses repères et ses moyens à de nombreuses reprises face à un costume de délinquant qui n’est pas à sa taille. John va prendre les choses en main, deviendra violent à la limite de la folie. Une montée de la violence vraiment prenante quand on se rappelle de ce même John au début du film. Neds fait parti des films sur la violence et la vengeance qui ne laissent pas indifférent et qui est maîtrisé par de très bonnes interprétations et une mise en scène horriblement captivante. On reverra ce Conor McCarron très vite.
En partie autobiographique, « Neds » permet à l’acteur-réalisateur Peter Mullan de relater son adolescence tumultueuse (et celles de nombreux autres jeunes) en Ecosse dans les années 1970. L’Ecosse n’est donc pas qu’une terre verdoyante fournie en lochs, mais également un endroit assez violent où il ne fait pas bon sortir le soir. Mullan réussit parfaitement à retranscrire cette délinquance et cette rivalité entre quartiers. Il est également aidé par un casting excellent, y compris pour les petits rôles (Mullan lui-même, dans le rôle du père du personnage principal). S’il en profite pour pointer du doigt les méthodes d’éducation parfois musclées des enseignants, il ne tombe pas dans le manichéisme, ni dans la fatalité. Au contraire, il fait souvent appel à l’ironie, peut-être un peu trop, notamment lors de la scène avec « Jésus ». Enfin, le film dure deux heures, et certaines scènes sont un peu redondantes. Un film intéressant, mais un peu gâché par le manque de rigueur de son auteur.
Les "laissés pour compte" inscrits au registre ou comment d'un agneau en faire un lion (métaphore du film !); Neds se veut avant tout dénonciateur avec, en direct, le naufrage d'un enfant, ensuite ado, qui, dans un environnement propice, le monde éducatif et familiale surenchérissent une descente aux enfers sans jamais pouvoir réparer cette fracture. Les mains tendues ne sont pas les bonnes et celles, rares, qui œuvreraient à ne pas se mettre en "border line" sont presque inexistantes, d'une autre classe sociale ou inaccessibles. Un focus des années 70' certainement plus bandes de voyous que réels délinquants qui montre ce microcosme s'écrasant sur le monde "réel". il n'y a pas de codes spécifiques, simplement être contre l'autorité et vouloir le pouvoir, toujours ce pouvoir. Le scénario, surtout la scène finale saisissante, lent mais précis, condense assez bien l'ensemble. Le choix d'avoir pris un non-révolté d'extérieur et plus introverti mais bouillant en de-dans limite les émotions, les ressentis (erreur ?). Quelques longueurs et des dialogues sans échanges (volontaire ! mais pauvres). Un assez bon film; A voir ! 3.5/5
Le film rate les marches psychologigues et sociétals pour expliquer la dérive violente du jeune John Mc Gill. Même si tout ne peut toujours s'expliquer, le virage abprut pris par le héros est tellement soudain qu'il manque de convaincre. Ensuite, l'installation de la violence physique et psychologiques, alimenté par le mutisme et les guerres de clans, est bien traduit par la caméra de Peter Mullan et la difficulté à sortir de sa violence intérieure également. Interpétations excellentes et les envolées métaphoriques fonctionnent. Une oeuvre forte, mais un brin décevante au regard de son sujet et de la sensibilité du réalisateur.
Pas mal, un atmosphère qui nous montre que comme souvent, malgré tout le bien qu'on puisse faire, l'entourage mène à la perte: ici le 1er de la classe qui devient un violent membre de gang en est l'exemple type.. Malgré quelques scènes choc, je ne dirai pas que c'est un film coup de poing car il m'a moins fait vibrer qu'un Dog Pound (par ex, à peu près dans le même genre), mais il se regarde tranquillement.
Peter Mullan a cru trouver le bon filon pour son nouveau long-métrage, un sujet facile, vendeur, voir racoleur, les jeunes délinquants ! Enfin, il a cru trouver le bon filon mais il aurait fallu lui expliquer qu'avoir une bonne idée ne suffisait pas, il faut aussi bien la travailler, la faire évoluer pour arriver à quelque chose ! Neds n'a clairement rien a raconté, on met quelques bastons aux couteaux ici et là et c'est tout. La psychologie du personnage principal, John McGill, est totalement désastreuse, si pas inexistante... Un film long, lent, paresseux, littéralement assommant et très peu pertinent. Bref vous l'aurez compris, vraiment pas génial, reste quand même une réalisation moins désastreuse que le reste et des acteurs motivés et crédibles, ainsi qu'une ambiance empreint d'un certain réalisme.
Un très bon élève dont la futur ascension sociale promet la réussite sombre progressivement dans la petite délinquance. Atmosphères des petites quartiers populaires en Écosse. Années 70, le film a le mérite d' y imprégner le spectateur , les personnages sont attachants et le premier rôle est une réussite grâce à sa profondeur mise en avant. Je n'y trouve pas de violence gratuite , tout est cohérent. Le film passe de 3 étoiles et demi à 4 étoiles pour la dernière scène très forte en symbolique, une réussite.
Il y a quelques années (2007 ou 2006 de tête) sortait Hoolingans présentant ces "bastonneurs" du même nom oeuvrant majoritairement chez nos potes anglais, le tout avec un Elijah Wood limite paumé, et ça avait été un bon vieux ratage. Et en lisant le speech de Neds, je n'ai pas arrêté de penser à Hooligans. Même devant le film, car il y a des similitudes évidentes, notamment le bon garçon qui plonge dans la délinquance. Sauf que si on compare Hoolingans et Neds, il n'y a pas photo : le film de Peter Mullan, aussi dans le même style que This is England (qui était déjà très bon), est une réussite. Mais qui a quand même des défauts. La première heure de Neds est absolument géniale : ce garçon brillant au frère brutal faisant parti d'un gang appelé Neds qui subit la réputation de son frère, jusqu'à ce qu'il sombre finalement dans cette même délinquance. Le problème c'est qu'il y sombre au bout d'une heure, et la deuxième heure perd en force et gagne en lourdeur puisque Neds perd toute son originalité malgré quelques scènes réussies. Peter Mullan arrive cependant à capter toute la puissance de cette Angleterre des bas quartiers, car à la fois réussi sur un plan visuel puisque la photographie et l'atmosphère de Neds sont indéniablement présentes et de grande qualité. Du point de vue du script, ça traîne en longueur passé la première heure, même si des fois ça remonte un peu et que ça devient subitement très futé, Peter Mullan aurait put amputé son film d'au moins une demi-heure. Au niveau du jeu d'acteur, le Royaume-Uni prouve une nouvelle fois qu'il garde encore des perles au niveau des acteurs adolescents ou enfants, puisque, notamment Conor McCarron, tous ces acteurs sont excellents. La fin du film, elle, ouverte mais pas pour autant optimiste, est excellente et décalée par rapport au film ce qui lui donne un style et le fait qu'elle nous marque. Neds est une réussite malgré une deuxième partie trop longue et peu originale, dommage. Conor McCarron s'annonce d'ors et déjà comme un acteur à suivre.
Très bon film. Une guerre des boutons en beaucoup plus sérieux et dramatique. Réaliste et immersif, un rythme viable du début à la fin, très intelligible, on perçoit les tenants et les aboutissants de l'évolution du personnage principal. Une réussite.
John McGill, un jeune d'un milieu défavorisé, élève brillant aussi bien au niveau du travail que du comportement se trouve confronté aux influences diverses de son entourage. Verdict: vraiment un très bon film, on est ici dans le cinéma social, réaliste et poignant, dans la lignée des films de Meadows ou Loach. Mullan fait une très bonne reconstitution d'époque et d'ambiance, autant lorsqu'il dépeint le système éducatif que lorsqu'il montre le contraste entre les jeunes qui trainent dehors et leur attitude en famille. La bande originale est parfaitement adaptée à cet ambiance. En quelques apparitions seulement, on devine et comprend le caractère des personnages. Quant au personnage principal, John McGill, il est particulièrement complexe et dur à cerner, son évolution tout au long du film se fait de façon un peu brutale par moment, mais on a vu peu de personnage comme cela, partagé entre folie et raison (raison d'apaisement et raison de révolte) depuis Travis Bickle dans Taxi Driver. Les acteurs participent à cette fresque réaliste par d'excellentes prestations. Le récit est diversifié entre touches d'humour bien placées et scènes de violence jamais gratuites. D'ailleurs la violence est plus morale que physique, car même quand elle est physique, elle est plus suggérée que vraiment montrée malgré quelques bonnes scènes de bagarres parfois un peu sanglantes. Mullan réussit aussi à inscrire dans le réalisme de son film un certain symbolisme assez intéressant. Enfin, la fin est réussie, même si on pense comprendre l'idée générale qu'elle diffuse, il reste une ambiguité. Je ne peux donc que conseiller ce film.