1365 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
248 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
50 critiques
3
111 critiques
2
52 critiques
1
25 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
loeil38
20 abonnés
487 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 octobre 2012
ça se laisse regarder on passe un bon moment malgré un scénario qui ne raconte rien de plus qu'on ne sache deja et avec une réalisation qui aurait pu étre légèrement mieux mais le film reste intéressant à voir
Bon film malgré que ce soit pas tout à fait l'histoire véridique, le crime et l'enquéte un peu trop raccourcie et l'arrestation !!!!!! dommage le film aurait été excellent avec une 1/2 heure de plus , mais bon faute de moyen ou souhait du réalisateur ..;;et le DVD manque un peu de bonus au sujet de l'histoire Flactis du Grand Bornand et le film
À la fois très appuyé jusqu'à l'excès et très juste dans la monté de la violence comme seul discours face à l'incompréhension et le dédain, le film nous sert des beaux portraits pour faits divers.
Quelle déception ! 5 ans après le petit chef-d’œuvre qu'était "Le fils de l'épicier", on attendait autre chose de la part d'Eric Guirado. Autre chose en matière de cinéma et autre chose comme sujet. Commençons par le sujet : tiré d'une histoire vraie, l'affaire Flactif, "Possessions" est un film sur l'envie, sur la jalousie, sur la frustration. Malheureusement, Eric Guirado, si convaincant dans la tendresse et le justesse du "fils de l'épicier", n'est pas fait pour la noirceur de ce crime hors-série. Son film n'arrive jamais à décoller et on s'ennuie assez souvent. En plus, il en arrive malheureusement à faire une caricature de ces gens qui ont du mal à joindre les 2 bouts, qui manquent de culture, qui se conduisent mal avec les autres, qui, bien sûr, se révèlent racistes dès qu'on creuse un peu et qui rêvent devant les maisons, les voitures, les bateaux des nantis. Ces derniers, par contre, sont peints d'une façon beaucoup plus favorable, même si, vers la fin, le scénario s'interroge un peu sur leur honnêteté. Dans cette période où l'on commence à déplorer des écarts de revenus indécents, les gros sabots d'Eric Guirado tombent un peu mal. Pour ce qui est des comédiens, on les sent mal à l'aise dans leurs rôles respectifs, à l'exception de Lucien Jean-Baptiste et Benoît Giros. Jérémie Renier est moyen, Julie Depardieu beaucoup moins convaincante que d'habitude. En fait, il aurait fallu un Michaël Haneke pour traiter un tel sujet.
L’affaire Flactif avait défrayé la chronique en 2003 suite à la disparition mystérieuse d’un promoteur et de sa famille au Grand Bornand. Le voisin prolo avait fini par avouer la crime, donnant à l’ensemble une noirceur teintée de jalousie, de violence et de guerre entre classes sociales. Suffisamment pour en faire un film donc, plusieurs années après La Cérémonie de Claude Chabrol qui avait posé le mètre étalon sur ce sujet.
La petite famille de prolos débarque ainsi de son Nord pour venir travailler à la montagne. Les bailleurs sont tout sourire, étalent leur bonheur et leur richesse, et semblent se faire un devoir de prendre sous leur aile cette famille, même si le chalet qu’ils devaient occuper n’est pas complètement fini. La suite est une montée progressive en pression alimentée par la jalousie, l’argent, le mépris, l’incompréhension. Le film parvient curieusement à être plutôt fin par moments dans cette description d’un mécanisme implacable, et assez pataud le reste du temps, ne remplissant qu’à moitié son contrat.
Car était-ce bien utile de charger à ce point la barque dans la description de la famille démunie ? Le réalisateur applique plusieurs dizaines de coups de stabylo sur la description de la vie et des caractères des « pauvres », pour être sur que le spectateur aura bien compris. Ce manque de nuances se retrouve surtout dans le personnage de Jérémie Renier. Venant du Nord, il est donc bedonnant, un peu idiot, fan de bagnoles et de tuning, passe sa vie devant la télé, est impulsif, mais très bon mécano, et dispose de la pointe d’accent traînant adéquate. L’acteur en fait des caisses, voire des surcaisses quand le film avance, et ne rend pas service à un ensemble qui aurait gagné à être plus nuancé. Dommage car les trois autres protagonistes sont décrits avec plus de finesse et moins d’outrance, de Julie Depardieu excellente en bombe à retardement au couple de promoteurs, incarnés avec une grande justesse par Alexandra Lamy et Lucien Jean-Baptiste, qui mettent en image cette petite distance teintée de paternalisme, à la limite du mépris.
Mais le film se plombe en refusant de se confronter à la noirceur et à la violence. L’enchaînement est trop rapide, le drame est filmé de loin, et la suite des événements qui pourrait être passionnante s’avère molle et peu écrite, comme si le réalisateur très à l’aise pour faire des plans entiers sur la vie des prolos, se retrouvait gêné et blasé par le drame sur lequel est pourtant centré son film. C’est donc l’affaire en elle-même qui fait l’intérêt du film, et rarement son traitement. Un bon documentaire aurait probablement été plus intéressant. Une seule scène retient l’attention et donne le tempo de qu’aurait du être le film : le meurtrier tout fier de se voir à la télé commenter la disparition de la famille. L’horreur et la noirceur en un sourire. Mais cette force d’évocation n’est là qu’en pointillés.
Je n'ai pas bien compris l'intérêt de ce film. On veut faire de ce fait divers sordide un symbole de la lutte des classes, ou c'est juste pour montrer des personnages antipathiques (un vrai concentré de beaufitude)? La société de consommation/consolation pousse à la jalousie, qui pousse au crime? Le capitalisme n'étant pas moral, il incite les gens à ne pas l'être? Peut-être que ce sont les messages du film, mais c'est présenté de manière tellement caricaturale que l'on oublie de compatir. D'ailleurs compatir pourquoi? Je le répète: les personnages (interprétés par Julie Depardieu et Jéremie Rénier) sont profondément antipathiques et se comportent comme des ploucs irresponsables, envieux et sans éthique. Et le fait que ce soit tiré d'un véritable fait divers ne change rien au manque de subtilité du film et à l'ambigüité de son message. De plus, en évitant de montrer la violence de manière frontale, le réalisateur édulcore son propos et fait ressembler "Possessions" à un banal téléfilm.
Un film qui pourrait également illustrer l'adage : "l'enfer est pavé de bonnes intentions."
Car, au-delà du sanglant fait-divers à l'origine du film,(l'affaire Flactif), le scénario retrace un processus psychologique vraissemblable, qui peut avoir mené au drame.
Le réalisateur a évité un écueil important : Son angle de vue permet d'aborder le sujet sans aucun voyeurisme malsain, tout en permettant un portrait nuancé des protagonistes du film.
La tragédie se noue au fil des incompréhensions et des différences culturelles. La déception, puis, lentement, les rancoeurs et les frustrations quotidiennes du couple (extraordinaire) Julie Depardieu/Jeremie Renier , sont savamment et malheureusement entretenues par les vaines promesses et la bonne volonté maladroite du couple (formidable) Lucien Jean Baptiste/ Alexandre Lamy .
Le réalisateur signe là un magnifique drame sur fond de fracture sociale et humaine.
Mais ce qui terrifie le plus, c'est que nous avons le sentiment, une fois le film terminé, que cette tragédie peut recommencer à tout instant, ailleurs...
Si ce film peut éveiller les consciences,se sera toujours celà de gagner.
Fallait-il réellement adapter ce fait divers au cinéma? Peut-être sauf que cette adaptation déçoit rapidement. Le réalisateur hésite entre le film familial gnangnan et le thriller. Rien à reprocher aux comédiens qui s'avèrent très convaincants cela dit. Mais on pouvait s'attendre à bien mieux.
le duo jérémie rénier-july depardieu est parfait.le film joue surtout sur la psychologie des personnages et la montée de la convoitise du meurtrier- abruti sans cervelle-attisée par sa compagne ,sans jamais montrer des flots de sang malgré l'aboutissement final qu'on connaît.souvent comparé à du chabrol ,c'est-vrai y'a de ça pour l'ambiance.angoissant et bien fichu.
Ultra-classique dans la forme, Possessions soulève des questions de mixité sociale, de rancoeur, de vivre-ensemble et de répartition des richesses, parfaitement dans l'actualité d'une campagne présidentielle. Bien sûr les riches sont paternalistes, les pauvres sont beaufs et adeptes du tuning ; mais il y a une réelle vérité dans les situations et le portrait psychologique des personnages, fussent-ils secondaires. Les acteurs les incarnent à merveille.
Film bien interprété mais l'histoire est un peu dérangeante, doit-on succomber à la violence quand on n'a pas ce que l'on veux ? doit-on être aussi peu équilibré face à ce monde d'envie ? Question posée par ce film , à nous de savoir ce que nous devons être !!! belle interprétation par les acteurs.
Ce film français tiré d'une histoire vrai est bien sympathique et nous permet d'en apprendre un peu plus sur un fait divers qu'on a survolé parmi d'autres info.