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Gabriel Honoré
3 abonnés
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3,5
Publiée le 24 janvier 2012
Un film passionnant qui sème le doute dans nos esprits sur Shakespeare et ses écrits. Des acteurs et une mise en scène efficaces contribuent à la réussite de ce film. Bravo au réalisateur qui est plus connu pour des blockbusters hollywoodiens que pour ce genre de sujet. à voir avec plaisir.
"Anonymous" est tourné de façon très théâtral donc en rapport avec le sujet et la réalisation de Roland Emmerich met vraiment cet aspect en valeur. L'ouverture et la chute sont excellentes, le scénario est très intéressant et entraînant. On ne s'ennuie pas tellement et les acteurs jouent très bien. On assiste donc à un long-métrage plaisant et bon.
Quelle déception! Là où Emmerich aurait pût remonter son niveau il s'engouffre encore une fois dans un cinéma plat, sans effet et qui en plus de ça se permet de jouer avec des personnages historique jusqu’à les rendre ridicules! Lors de ma séance j'étais outré de toutes les libertés que le réalisateur a pût prendre avec l'histoire, et plus particulièrement celle de la reine Elizabeth 1ère. Comment cet homme peut-il se permettre de bafouer la mémoire de cette femme? Alors oui on ne peu pas savoir ce qui c'est réellement passé, mais pour un passionné d'histoire anglaise c'est tout simplement révoltant. Quand à Shakspeare et bien on en parle mais trop peu, car finalement le film ne s'attarde pas assez sur la vie et les œuvres de cet homme, la trame principale du film n'est en fait qu'une clef pour toutes les autres intrigues autour. Le film parle avant tout de la politique de l'époque, mais en plus de nous parler de faits qui sont totalement faux, Emmerich n'essaie même pas de les rendre crédibles. Bref il n'y a rien à retenir de ce film sauf sa bonne photographie et Rhys Ifans qui délivre une bonne interprétation. 2012 était un massacre scénaristique, Anonymous est un massacre historique. Relisons Shakespeare peut importe l'homme qui a écrit ces œuvres, et regardez les deux films de Shekhar Kapur sur Elizabeth 1ère avec Cate Blanchett ça vaut beaucoup mieux que cette fresque stupide et molle qu'est Anonymous. Fuyez!
Ce scénario bien trop long, constitué d'ennuyeuses intrigues élisabéthaines et d'une insipide histoire shakespearienne n'aurait surement pas trouvé grâce aux yeux de Edward de Vere lui même.
[...] Mais qu'importe, ma Juliette, mon Roméo, qu'importe que L’Orient soit de toi ou de moi, que tes œuvres fussent créées justifient déjà leur existence et leur beauté subsiste bien au-delà des Hommes et de leurs vaines querelles. N'est-ce pas ici ton craintif regard qui frôle la perte que j'ai de toi ? [...]
Trés interessant, ce film est trés bien tourné et trés bien joué, il parle d'un autre temps mais finalement traite d'un sujet intemporel avec une intrigue à polémique mais néanmoins trés bien adapté à l'écran et je dirai même au grand écran, un scenario bien ficelé, des acteurs qui nous emmene là où on veut nous emmener et personnellement même si j'étais pas franchement convaincu lorsque j'ai été voir ce film, j'ai été ravit d'avoir été curieux et de m'être laissé tenté car j'aurai vraiment trouvé ça dommage de passer à côté. Je recommande donc cette oeuvre non pas littéraire mais cinématographique bien que...!? lol
Roland Emmerich et le drame historique. Tout une œuvre. Le passif du réalisateur ne plaide d’aucune manière en sa faveur, en outre, le gouffre qui sépare ses précédentes réalisations de cette dernière permet de porter une curiosité prononcée sur « son » projet.
Relecture de la fameuse « controverse Shakespearienne » Emmerich met en premier lieu son savoir faire des effets spéciaux au service de l’œuvre. En effet, la reconstitution historique est élégante et soignée autant sur les plans d’ensemble que pour les décors intérieurs. Esthétique, validée.
Sa mise en scène est des plus classiques, sans esbroufe ou effet tape à l’œil, très bien pour une œuvre de ce genre qui ne supporte rarement, des effets maniérés pour donner du relief à l’ensemble quand le scénario est vide. Mise en scène, validée.
Le scénario est quant à lui entre une tragédie grecque et drame shakespearien et correspond au ton général de l’ensemble et surtout à son sujet. On retiendra cependant une touche de soap assez malvenue qui n’entache pas l’ensemble mais donne au film un goût de facilité. Script en demi-teinte. L’interprétation est classique et habitée, en majorité par les valeurs sûres des « planches » anglo-saxonnes. Casting parfait.
Cependant quelque chose dénote dans l’ensemble, un scénario se voulant trop moderne dans son évolution, trop contemporain dans ses « twists », des retournements de situations trop convenus, et quelques rôles écrits avec une facilité poussée, ou pire, flirtant avec des clichés imposés, le personnage de W.Shakespeare aurait mérité plus de nuances. Roland Emmerich pêche donc non pas sur la fin mais sur un point essentiel, la dramaturgie de son long métrage. Venant du film « pop-corn » on sera quelque peu indulgent et retiendra le divertissement historique à défaut d’une véritable œuvre dramatique où la psychologie des personnages serait mis en avant. Film distrayant. http://requiemovies.over-blog.com/
Après avoir dit "et si la Terre était détruite par des extra-terrestres?","et si la Terre était détruite par des événements climatiques?","et si la théorie de 2012 était vraie?", Roland Emerich, fausse référence cinématographique, adepte inconditionné du film catastrophe, s'attaque à une nouvelle probabilité, loin très loin de son registre, "et si Shakespeare était un escroc?". Le moins que l'on puisse dire c'est que l'intrigue se révèle assez alambiquée dès le départ, et les effets de style (l'ouverture dans un théâtre new-yorkais) sont pauvres et peu originaux. Mais pour peu que l'on s'accroche pour suivre l'histoire, on y trouve largement son compte. Et si les nombreux flashbacks ne vous effraient pas vous pourrez alors apprécier l'incroyable performance de Rhys Ifans en compte d'Oxford déchu. On se laisse alors entrainer dans cette curieuse théorie, énoncée pour la première fois par Freud, cette histoire bien menée pour finalement se rendre compte que, sans exceller, Roland Emerich propose un film d'une bien meilleure qualité (par la même beaucoup moins prévisible) qu'auparavant. Reste beaucoup de défauts, une mise en scène parfois maladroite, un casting inégal, une ambiance finale mélodramatique complètement pompée sur Amadeus, mais il faut reconnaitre ses qualités afin d'encourager le réalisateur à persévérer dans ce registre et s'améliorer sur son prochain film. A voir quand même, même par curiosité.
En allant voir ce film, je m'attendais à une sorte de gros film commercial à la sauce Emmerich, mais j'ai été étonnamment surpris, et dans le bon sens... Le réalisateur de 2012 et Independence Day notamment signe ici l'un de ses meilleurs films. Sans être une œuvre exceptionnelle, Anonymous est un film intéressant pour sa portée historique et son scénario accrocheur. En tout cas, c'est sans aucun doute le meilleur film d'Emmerich jusqu'à présent.
Le cinéaste allemand Roland Emmerich, grand spécialiste des blockbusters américains véritable pop-corn movie décérébrés (Independence Day - 1996 & Godzilla - 1998) et autres films catastrophes (Le Jour d'après - 2004 & 2012 - 2009), change radicalement de registre pour s’orienter vers le thriller historique en s’intéressant de près à la fameuse énigme (ou légende) qui voudrait que William Shakespeare ne serait pas l’auteur de ses œuvres. Prouver la paternité artistique de cette grande figure de la littérature anglaise, l’idée était intéressante, sauf que, connaissant Roland Emmerich, il ne pouvait pas se satisfaire du strict nécessaire et s’est donc senti obligé de nous pondre un thriller historique improbable et interminable (de 140 minutes !), magnifié certes par une qualité photo soutenue (mais intégralement filmé sur fond vert au studio de Balbersberg, les décors censé représenter l'Angleterre élisabéthaine du 16ème siècle finissent rapidement par sentir le carton pâte à plein nez et les incrustations à foison). Ajoutez à cela un scénario à tiroir dès plus labyrinthique (alternant entre plusieurs époques, sans parler de la multitude de seconds rôles, il y a avait de quoi perdre quelques spectateurs en cours de route). Manipulations, complots, mensonges, inceste, trahisons, Anonymous (2011) ne lésine devant rien et c’est bien cela son problème, ne pas avoir su se limiter au strict minimum au point d’en devenir écœurant (fort heureusement pour nous, les acteurs s’en sortir relativement bien).
Malgré ce que l'on pourrait penser, "Anonymous" n'est pas un film sur les hackers ^^. Non, non, c'est une reconstitution historique - au propre comme au figuré - dont le script (rédigé en 1990 mais remisé au placard suite à la sortie de "Shakespeare in love" en 2000) a pour point de départ l'un des plus grands mystères littéraires : William Shakespeare et son oeuvre dont l'authenticité n'a cessé d'être remise en cause (en effet, beaucoup tiennent pour irréaliste la théorie officielle voulant que ce fils de commerçant illettré ait pu devenir l'auteur de tant de chefs d’œuvre et ce d'autant plus qu'aucune relique écrite et signée de sa main n'a jamais été retrouvée) ... Habitué des blockbusters de destruction massive aux effets spéciaux envahissants ("Independance Day", "Le jour d'après", "2012"), Roland Emmerich nous livre ici un puzzle qu'il nous faut reconstituer pour en comprendre toute la teneur (ce qui demande à mon avis plusieurs visionnages). Captivant sur le fond, ce film d'époque se dilue dans son scénario bordélique à souhait qui aura tôt fait de perdre le spectateur en route ! Entre les intrigues des personnages secondaires venus brouiller le thème principal, les flash-backs incessants et peu précis, la confusion règne et ce qui aurait pu être un coup de maître se transforme donc rapidement en coup d'épée dans l'eau et ce, malgré des décors et des costumes soignés, une atmosphère sulfureuse, des acteurs investis et un souci esthétique toujours présent. Le casting s'en sort également plutôt bien mais la durée du film (2h15) révèle rédhibitoire le fouillis ambiant ... Pour conclure, le postulat était intéressant sur le papier mais apparaît complètement brouillé par une mise en scène trop alambiquée : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Telle est effectivement la question ...
Mais qu’est-il arrivé à Roland Emmerich ? Oui, celui des blockbusters navets, de Independance Day à 2012… Il a enfin fait un film ! Enfin il a essayé. Veut-il soudainement s’offrir une nouvelle carrière plus « respectable » ? Cela aurait pu fonctionner, mais non. Cette version de la vie de Shakespeare et de la provenance de ses œuvres est vraiment faite de façon trop balourde. Le scénario est assez tarabiscoté. Mais cela va très vite, pas de temps mort, on ne s’ennuie pas vraiment. Le changement incessant d’époque perturbe un peu au début, et on ne sait plus qui est qui mais cela rentre dans l’ordre assez vite. Le plus gênant est que d’entrée le postulat de l’imposture nous est imposé... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-anonymous-96710208.html
Et si Shakespeare n'avait jamais écrit une seule de ses pièces. Et s'il s'avérait que c'était Édouard de Vere qui avait tout écrit. Et si Edouard de Vere avait été l'amant de la Reine Elisabeth. Et si, et si, et si... Le nouveau film de Roland Emmerich entend faire la lumière sur le "secret" qui entoure l'un des plus grand auteur britannique, toute époque confondue. Mais au final, le réal plus habitué au film catastrophe, semble plus motivé pour colporter une vague rumeur, plutôt que de tenter d'étayer véritablement une thèse. En voyant le film, on ne peut que se dire qu'il n'est pas du tout convaincu par ce qu'il avance. Le film en prend un coup, puisqu'il ne révèle aucun intérêt, ni historique, ni fictionnelle. Roland devait trouver ça cool, ça aurait pu éventuellement l'être, reste que ça ne l'est pas. On peut quand même mettre au crédit du film, une esthétique travaillée, des décors et costumes assez bien foutus et à la limite un casting sympathique.