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Rototo
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5,0
Publiée le 2 septembre 2021
Encore un film exceptionnel de Marty. Ce film exprime parfaitement la nuit, le sentiment d'être coupable en permanence. Quel film ! Décidément, la nuit, c'est un thème et obsession récurrente chez Scorsese. Ce film est hyper original, hyper intriguant, un peu flippant, et si angoissant, on a l'impression de se perdre dans l'immensité de la foule et de ce monde. Tous les plans sont inventés avec minution, et si bien orchestrés. Un véritable chef d'oeuvre.
Après "La Valse des pantins" en 1983, Martin Scorsese poursuit dans le registre de la comédie noire avec "After Hours", Prix de la mise en scène à Cannes, suivant neuf ans plus tard sa Palme d'or pour "Taxi Driver". Bienvenue plus que jamais dans son antre. À travers la soirée cauchemardesque que passe cet informaticien, on retrouve en effet quelques-unes des obsessions majeures du cinéaste ; l'enfermement, les difficultés avec le monde extérieur, dont l'immensité nous dépasse. Sans oublier une véritable galerie de personnages résolument obsessionnels. Pourtant, malgré ces rengaines, cette production s'avère particulière à bien des égards, notamment au niveau de sa distribution. Après pas moins de cinq films réalisés coup sur coup avec Robert De Niro, le cinéaste déroule ici un casting inédit, où la plupart des interprètes travaillent avec lui pour la première fois, œuvrant ainsi dans le sens de ce tour de force barré. C'est sans doute ce qui fait la force de "After Hours" ; il s'agit d'un long-métrage singulier dans sa continuité, transition d'apparence dans la filmographie de Scorsese. Quoiqu'il en soit, l'un des plus injustement méconnus de son auteur, à ranger au cœur d'une place de choix dans un univers cinephilique.
Voilà un film bien nerveux et déjanté que nous propose ici Martin Scorcese. On suit donc les aventures nocturnes de Paul, un homme qui voit son rendez-vous galant transformé en cauchemar. Nimbé d'une aura surréaliste et d'une touche humoristique, l'histoire est prenante du début à la fin d'autant plus qu'elle est parfaitement mise en scène et interprétée.
Prix de la mise en scène (cannes 1986), " After hours" figure parmi les titres intimistes de Scorcese.
Un informaticien New Yorkais, célibataire mais intéressé par les choses de l'amour et de la sexualité (sa lecture de " tropique du cancer" de H.Miller, qu'il présente comme une des ses favorites en témoigne) rencontre une jeune et jolie jeune femme dans un café. Leur échange de numéro de téléphone va le conduire à vivre une nuit agitée.
La première heure est particulièrement réussie avant que les effets de surprises proposées par le scénario finissent par manquer de renouvellement.
Par delà le premier degré de lecture ou la dimension onirique est évidente : une nuit de rencontres abracadabrantes dans Soho " After hours" est ( c'est ma proposition) une réflexion amusée sur le désir masculin, la solitude urbaine, l'incompréhension masculine à l'égard du beau sexe, le quotidien banal mais aussi garant de stabilité.
Avec le temps, " After hours" a gardé un certain attrait ( il m'avait toutefois laissé lors de sa sortie un meilleur souvenir que fût mon ressenti en le renvoyant - il fait l'objet d'une réédition opportune en salles ).
Cependant, même un opus secondaire de cet excellent cinéaste qu'est Scorcese, ça ne se manque pas.
Un film méconnu pour certain mais c’est l’un des meilleurs films de Martin Scorsese ou il à reçu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1986. C’est une histoire captivante et incroyable. Griffin Dunne est excellent dans le rôle de Paul, un informaticien qui part pour un rendez-vous tardif avec une femme qu’il vient juste de rencontrer et ensuite sa soirée va rapidement tourner au cauchemar ou il va vivre des situations surprenantes. A la fois décalé et étrange. Avec de bons seconds rôles comme Rosanna Arquette, Linda Fiorentino, John Heard et Catherine O’Hara.
C'est avec rage que Martin Scorsese a tourné "After Hours" en 1985.Dépressif et lassé du cinéma,il était à 2 doigts d'arrêter la réalisation.Dans ces conditions,cette comédie grinçante sonne comme une renaissance pour lui(Prix de la mise en scène à cannes),où Marty retrouve l'enthousiasme et la vitesse d'exécution de ses débuts.Le pitch laisse libre cours à toutes les folies:un modeste employé de bureau se retrouve entraîné dans une nuit interminable,où il lui arrive tous les malheurs de la Terre.Dans un New York limite fantasmagorique des années 80,Paul Hackett essaye d'échapper à la poisse,à l'enchaînement inarretable d'évènements cauchemardeques.Cycle infernal,loi de Murphy ou déchaînement christique?C'est en tout cas quelque chose d'impalpable,qui semble irréel tellement c'est peu commun.La dinguerie guette chacun des personnages qui croise le chemin de Paul:serveuse paranoïaque,videur obtus,vendeuse de glaces hystérique,sculptrice sado-maso,cambrioleurs pas doués...et à l'origine une fille mystérieuse(Rosanna Arquette,lunaire).Une faune dans la jungle urbaine,menaçante et kafkaïenne.Mais au final,Scorsese insuffle une énergie juvénile,surpassant les malheurs d'un Griffin Dunne,Mr.Tout le monde fataliste à force d'être martyrisé.Cassant,avec une signification à géométrie variable.
Voilà un film certes mineur du grand Scorsese, mais c'est vif, c'est intelligent, c'est inspiré du début à la fin, en bref c'est du très bon cinéma ! La mise en scène est vive et libre, la direction d'acteurs comme toujours impeccable et les acteurs (Griffin Dune et Rosanna Arquette en tête de liste) semblent prendre un maximum de bon temps à jouer cette comédie légère en forme de fable. Au niveau technique, l'utilisation de la caméra est comme à l'accoutumée géniale et l'exploration filmique de l'espace de la ville dans cette nuit de folie est exemplaire. Laissez-vous aller et savourez sans retenue...
Tout est réuni pour faire d'After Hours un très grand film. Le scénario, captivant, drôle et inquiétant, la mise en scène, inspirée, efficace et réussie de Scorsese, et l'interprétation sans faille de Griffin Dunne. N'oublions pas non plus la bande originale, qui colle parfaitement à l'ambiance.
Oui, à l'ambiance, car Martin Scorsese parvient à créer une sorte de malaise ambiant, donnant l'impression au spectateur d'être dans une sorte de songe éveillé, assistant au cauchemar nocturne, mais réel du personnage. Tout ce qui pouvait mal se passer... se passe mal. Une nuit apocalyptique, mais drôle à la fois. C'est aussi une façon pour Scorsese de retrouver la ville de New York, et After Hours est également une grande déclaration d'amour à la ville, mais aussi à ses habitants, peuplé de créatures étranges qui rodent la nuit, certes, mais dont la plupart sont attachants et pas forcément malveillants.
After Hours, ou l'illustration cinématographique de la loi de Murphy. Paul, petit quidam sans histoire qui pensait passer une soirée en tête à tête avec une jolie blonde, se retrouve embarqué malgré lui dans la nuit la plus étrange de son existence. Ce film s'avère être un petit bijou de comédie absurde, au rythme savamment dosé et à la mise en scène magistrale. Pas forcément le type d'humour qui fonctionne le mieux avec moi, mais je le recommande malgré tout à tous les cinéphiles pour son ambiance unique (Soho by night) et ses acteurs convaincants.
Dans la géniale filmographie de Martin Scorcese, "After hours" est vraiment une oeuvre à ne pas louper. Filmé en un temps très court et avec un petit budget, le New-Yorkais parvient à nous délivrer un objet culte (en tout cas qui devrait l'être !), au coeur du quartier de Soho. Une nuit incroyable vécue par Paul Hackett, dont les mésaventures que l'on pourrait vivre en une seule vie s'accumulent en quelques heures pour lui. Ce dernier va rencontrer tout un tas de personnages (des femmes pour la plupart, notamment Patricia Arquette et Linda Fiorentino, habitées), certains artistes, d'autres extravagants, perdus dans leurs vies... L'acteur principal est une grande trouvaille, il semble né pour ce rôle de poissard ! Mais ce qui fait le charme du film, c'est son côté génialement rétro des années 80 à New York : le fameux appartement des 2 femmes, l'extérieur, les ruelles, taxis, bar, boîtes de nuits punk etc... Drôle, dramatique, et esthétique, le résultat est bluffant, une immense comédie.
Quelle nuit ! L'aventure de cet homme est horrible pour lui mais drôle pour nous tellement que de choses improbables lui arrive. Le scénario est bien construit, le rythme est gardé tout le long du film. Les acteurs sont tous bons et les personnages sont bien construits. Un bon film.
Pour moi un des plus moyens de Martin Scorcese... D'abord Griffin Dunne est trop lisse, on n'arrive pas à s'attacher à cet homme. L'histoire est interessante et on espère une vraie descente aux enfers, le cauchemar promis mais on est vraiment très loin de la folie de "A tombeau ouvert" ou de "Taxi Driver"... Le cauchemar est en fait un rêve avec quelques accidents déplaisants. Reste la mise en scène de Scorcese et un New-York "Dark City" et une deuxième partie (la chasse à l'homme) plus captivante.
Quand M. Scorsese réalise ce film, c'est sa vie d'artiste qu'il joue. Sur le point d'abandonner sa carrière de cinéaste, il joue tout sur ce scénario et il le fait comme à ses débuts, débordant de mouvements, d'imagination et de rythme insensé. Rejouant un des films des frères Lumière (le 1er film contenant les bases de la mise en scène en fait) dès les premières minutes, le tout sur une musique de Bach magnifique, Scorsese fait partir son film sur les chapeaux de roue, nous entraînant dans la folle nuit de son héros (interprété par G. Dunne, génial de bout en bout), prisonnier d'un cycle infernal et qui va croiser toute sorte de personnages qui vont l'amener plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer. Drôle, tragique, burlesque, insensé, diabolique, les adjectifs manquent pour qualifier ce film génial, inspiration directe du cultissime "Grégoire Moulin...", le brio de Scorsese éclate au détour de chaque scène, chaque plan, faisant preuve d'une énergie folle. Casting brillant, montage de folie, mise en scène parfaite, musique au poil (dont le fameux thème signé H. Shore, apportant une touche dérangeante indispensable) bref, une des grands films de la filmo de son auteur se concluant sur un plan séquence de barbare. À voir et à revoir sans fin. D'autres critiques sur
Un film de Martin Scorsese beaucoup moins connu que les autres mais tout aussi réussi , les errements de cet homme pendant toute une nuit dans les rues de New-York sont passionnant aucun temps mort dans cette galère avec la rencontre de personnages haut en couleur tous aussi déjantés les uns que les autres et que dire de New -York sublimé avec la caméra du maître, indispensable et incontournable.