Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur
Note moyenne
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702 critiques spectateurs

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The Rotisseur
The Rotisseur

57 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2017
Beaucoup de défauts, mais pas moins réussi. Un travail de réalisation, de musique et de montage au poil. Le Roi Arthur n'invente rien, s'éloigne beaucoup trop de l'histoire originale, se présente comme quelque peu confus aux yeux des spectateurs, et le CGI bave à l'écran. Mais il y a un certain charme artistique qu'on a perdu ces temps-ci dans le cinéma Hollywoodien. Malgré ses nombreuses imperfections et sa volonté de surenchérir, le film est bien là, et il nous satisfait à juste dose quel que soit le spectateur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 mai 2017
Un peu western, un peu épopée, un peu récit chevaleresque mais surtout très moderne, il faut courir voir ce film atypique (enfin!) qui raconte comment un mauvais garçon épouse son destin de roi, sans jamais céder a la mièvrerie . Du très bon spectacle
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2017
Avec King Arthur: Legend of the Sword, Guy Ritchie prouve plus que jamais qu'il est un peu une version britannique de Zack Snyder. Déjà parce qu'il attire un nombre assez conséquent de détracteurs dû à son style hyper-visuel mais en plus il partage avec son homologue américain ce goût pour l’excentricité de l'image et de l'iconisation de ses figures. Après un début de carrière impeccable avec deux films désormais culte, Ritchie c'était ensuite laissé fourvoyé dans le ridicule Swept Away, une comédie romantique à la gloire de son ex-femme Madonna, et le vaniteux Revolver qui à bien failli enterrer tout le potentiel du cinéaste. Depuis ce passage à vide, Guy Ritchie n'a jamais retrouvé le niveau qualitatif de ses premiers films. Son RocknRolla était une resucée sympathique de ces derniers, ses deux Sherlock Holmes était des divertissements honnêtes mais pas transcendant et c'est son classieux The Man from U.N.C.L.E. qui a finalement crée la surprise en emmenant son style dans une autre direction. Avec son nouveau film, Ritchie veut clairement se faire une place dans le paysage des blockbusters et il veut s'y inscrire dans le temps car son King Arthur à pour ambition de mettre en place une saga d'heroic fantasy qui se déroulera sur pas moins de six films. Mais c'est sans compter des critiques assassines et d'un flop annoncé au box office. L'heroic fantasy n'a plus sa place dans le paysage cinématographique actuel, entre les films de super-héros en tout genre et où l'époque est résolument tourné vers la science-fiction en terme de gros divertissement.

Pourtant, King Arthur: Legend of the Sword semble être un film profondément mal jugé. Principalement par la complexité apparente de son scénario qui ne fait aucun effort pour accompagner le spectateur au sein de son univers. Basé très librement sur les légendes arthuriennes, il modifie l'origin story de son héros, arrondit certains angles et laisse une bonne partie des personnages emblématiques de côté. Ici pas de Merlin, Guenièvre ou de Lancelot. Le mage présent dans l'histoire est probablement Morgane mais même là, le film se fait un malin plaisir à ne jamais mentionné son nom. Beaucoup pourrait y voir un film qui ne fait aucun efforts et préfère partir du principe que le spectateur connait parfaitement les légendes arthuriennes mais en vérité, celui-ci s'en désintéresse complètement. Ce que veut faire Ritchie, c'est avant tout réadapter le personnage à son cinéma. Il n'y a qu'à voir la séquence où Arthur s'aventure dans les Terres Obscures, qui est ici expédié dans un montage croisé plein de fougue alors que d'autres aurait probablement pris le temps d'en faire un gros morceau beaucoup plus posé au sein du film. Ritchie accélère le rythme sur les passages plus concrets des légendes car son intérêt est autre.

Dans une époque où les fans biberonés à la pop culture sont intransigeants avec les libertés prisent sur les mythes qu'ils ont contribué à ériger, le choix s'avère couillu mais comme toujours lorsque l'on modifie un tel mythe, l’accueil fut glacial. Car le "fan" sera en quête de changement mais sera paradoxalement incapable de l'accepter une fois face à lui, tournant en ridicule et piétinant chaque tentatives. Après le film n'est pas parfait, en dehors de l'affrontement entre Arthur et son oncle, et la mise en place de son héros le scénario néglige un peu le reste. Les personnages secondaires sont pour la plupart des stéréotypes qui n'évoluent pas et le tout refuse la moindre trace d'émotions. Ici pas de romance ni d'enjeux émotionnels plus intimes ou lorsque que le récit tente d'en mettre ils sont si peut travaillés au préalable qu'ils tombent totalement à plat. Au final, le seul personnage pour qui l'on aura un minimum d'attachant sera Arthur, qui est ici un véritable héros ritchien. Dans le dialogue, la caractérisation des personnages et cette vulgarité typique du sale gosse britannique qu'il est, on ressent la patte du cinéaste dans les moindre recoins et il signe un revival du King Arthur comme il l'avait fait pour Sherlock Holmes. Il le modernise et le dépoussière avec savoir-faire, même si le style ne plaira pas à tous, on ne peut nier qu'on est face à un film qui à du caractère et de la personnalité, même de manière bien plus tranchée que les Sherlock de Ritchie. Mais aussi moderne apparaît-il sur la forme, ce King Arthur est un film d'une époque révolue. Même si à la fin il pose les fondations d'une suite, il le fait sur un accomplissement et non sur une porte ouverte putassière. On est face à un film qui a un début et une fin, qui résout toute ses interrogations et qui se suffit à lui-même. Même si ceux qui ont aimé seront probablement conquis à l'idée d'une suite, mais si celle-ci ne devait jamais advenir, on aurait quand même une oeuvre qui n'en deviendrait pas frustrante car elle à d'abord pensé à elle avant de penser à son avenir. Chose que l'on voit de moins en moins dans les blockbusters actuels.

Néanmoins, il faut reconnaître qu'ici le récit est des plus classiques avec une narration qui ne brille pas par son originalité, mais ce que signe Ritchie ici est avant tout une expérience sensorielle. C'est la manière dont il met en images cette histoire qui impressionne le plus et qui alimente en plus des ruptures de tons audacieuses et qui flirte parfois avec l'expérimental. Ne serait-ce que la manière d'ouvrir le récit, avec une exposition qui manie habilement l'ellipse et les non-dits. Les dix premières minutes font comprendre en peu de mots, seulement avec des successions d'images, les enjeux, les antagonistes et les rivalités qui résideront dans le film. On comprends les motivations des personnages avec aisance sans qu'elles soit explicitées et le tout abouti à un générique qui expédie brillamment la mort d'un personnage avec d’entraîner à un montage frénétique qui voit l'ascension du méchant au pouvoir ainsi que la vie chaotique du héros qui grandit dans un bordel. Dix minutes qui font preuve d'une science du storytelling absolument virtuose. Et tout le reste sera de cet acabit avec un montage hargneux et maîtrisée dans la pure tradition de Guy Ritchie et d'une mise en scène fluide qui jongle habilement entre la fresque épique plus posée à travers quelques plans majestueux mais aussi le film de street plus énervé à la Ritchie avec une caméra plus dans l'action, proche des acteurs ou avec des plans aériens à base de zoom/dézoom pour passer d'une action à une autre qui n'est pas sans rappeler le style de Snyder par moments. Notamment dans le dernier acte où Ritchie use des effets spéciaux dans l'action comme ce dernier, avec une caméra qui suite les coups au centre de l'affrontement et retransmet la puissance de ceux-ci. Mais sur ce point, le résultat est un peu plus brouillon que ce que fait Snyder dans le domaine, faute à des effets spéciaux un peu trop visibles et une bouillonnement à l'écran un brin indigeste.

La direction artistique est ici très emprunt à une certaine esthétique de jeu vidéo, on pensera fortement à Dark Souls dans le design du méchant qui fait office de boss final tandis que pour ce qui est des décors on est dans quelque chose de très médiévales lorgnant par moment du côté de Lord of the Rings. Sur ce plan, le film n'est pas très inventif mais le tout se tient très bien, l'univers paraît concret et le film à une ampleur et une fougue que ne renierait pas des ténors comme le Conan de John Milius ou l'Excalibur de John Boorman. Le film préférant souvent les décors naturels pour donner de la substance à son récit plutôt que de succomber à un tout numérique. Chose que l'on voit de moins en moins en terme d'heroic fantasy. Après la photographie ne rendra pas forcément honneur à l'ensemble, celle-ci étant un peu terne mais on se met surtout à voyagé grâce au score mémorable de Daniel Pemberton qui signe une musique au accent celtique, à la fois épique et étrange dans son utilisation de la respiration comme d'instrument à vents. D'ailleurs, au niveau du son, il y a un travail assez énorme fait sur la respiration, transmettant toute la fureur de la mise en scène avec un film qui donne souvent la sensation de venir des tripes, d'être constamment en haleine. C'est d'ailleurs plutôt bien souligné par la très bonne performance de Charlie Hunnam, qui donne une puissance assez folle à son personnage. Intense et charismatique, il apporte une couche d'émotion à l'ensemble avec une dignité imparable. Il fait même de l'ombre à un Jude Law qui s'amuse très clairement en méchant de service mais qui apparaît quand même en petite forme.

King Arthur: Legend of the Sword est une réussite alors que l'on pouvait craindre le pire quand à l’excentricité du projet et du cinéaste derrière. Néanmoins, on a un film qui non seulement se suffit à lui-même, mais qui en plus se marie parfaitement avec le style de Guy Ritchie. Pour pleinement l'apprécié, il faut faire abstraction des légendes arthuriennes et se laisser guider par la version proposée. Le scénario reste classique et manque de substances dans ces personnages ou certains ressorts émotionnels mais il va droit au but et le fait avec toute la hargne de la mise en scène. Au final, King Arthur: Legend of the Sword s'apparente à une expérience sensorielle généreuse par sa fureur et son authenticité. Car malgré un final qui cède un peu trop aux effets spéciaux, on a un film qui se donne les moyens d'avoir une ampleur visuelle et qui se donne du mal quand il aurait pu céder à la facilité. Avec son montage expert, son casting impeccable dominé par un Charlie Hunnam en grande forme, et la BO fantastique de Daniel Pemberton, qui s'impose comme une des meilleures de l'année pour le moment, on a affaire à un des meilleurs films d'heroic fantasy de la décennie. Dans une époque où le genre est négligé, King Arthur: Legend of the Sword apparaît comme une bouffée de fraîcheur agréable et qui bénéficie de quelque chose qui se perd, du caractère.
Stefan R
Stefan R

28 abonnés 247 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2017
LE ROI ARTHUR: LA LÉGENDE D'EXCALIBUR, un remake (trop) obscure et pas (assez) nature !! D'une part, j'ai bien aimé les effets spéciaux et la patte Guy Ritchie (séquences ralenties / paroles rapides) !! D'autre part, j'ai moins aimé le scénario (brouillon), parfois je me suis ennuyé et je trouve que ce film s'éloigne beaucoup de l'histoire du Roi Arthur (pas de merlin, de celtes, de chevaliers, de Lancelot...) !! spoiler: Heureusement qu'à la fin, le Roi Arthur évoque la fameuse Table Ronde !
Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 août 2017
Berk. Voilà un machin bien vilain. La Warner collecte les fours depuis quelques temps et cette tentative de lancement de franchise ne s'y est pas ratée. Un plantage historique tout vulgos et insipide qui démontre le pire de ce qu'Hollywood peut nous jeter à la gueule. Le Roi Arthur et ses Chevaliers de la Table Ronde sont revisités façon gangsta dans une mousseline d'inspirations criardes avec comme substances Le Seigneur des Anneaux, 300, Robin des Bois, Game of Thrones et même Le Choc des Titans. La mixture est imbuvable, enfouie sous une tonne d'effets numériques périmés. Par-delà les acteurs transparents, le parler-moderne et l'histoire indigeste, c'est Guy Ritchie qui fait le plus mal à la tête. Sa mise en scène clipesque semble dater d'une autre époque, le temps où on croyait encore que le cinéma avait à apprendre du jeu vidéo. À force d'accélérations et de ralentissements de l'image, de tremblotements de la caméra et d'altération des temporalités toutes les cinq minutes, l'action est illisible, les retournements s'entortillent et l'impact est inexistant. Deux heures de mocheté et de non-goût.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2017
Guy Ritchie livre une relecture halluciné bien que décevante de la légende du Roi Arthur. Le réalisateur semble ici délaissé le scénario pour laisser place à la réalisation, qui est absolument incroyable tant dans ses scènes d'actions que dans les récits originaux des personnages. Ce scénario assez classique crée des longueurs au milieu du film, ce qui est assez dommage. Reste malgré tout le duo d'acteurs Hunnam/Law qui font le job. Une réécriture spectaculaire laissant en partie le spectateur sur sa faim.
Jeanluc.M
Jeanluc.M

26 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2017
Enfin une réalisation qui a pris des risques ! J'ai trouvé l'ensemble relativement réussi, avec des scènes bluffantes, un Roi Arthur insolent, arrogant et plutôt attachant.

Je le recommanderais à mes amis fan d'héroic Fantasy ou tout simplement d'action, car on ne s'ennuie pas une seconde, ça fuse, c'est plein de peps. Novateur sur pleins de points, un moment de ciné super agréable.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2017
Excellent film rythmé, impressionnant et divertissant. On ressent la patte Guy RItchie (façon Sherlock Holmes). L'histoire même classique reste captivante. Un pur moment de divertissement
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 août 2017
Les costumes C est vraiment n'importe quoi... Le rythme à la sherlock ne convient vraiment pas... Après les éléphants géants toussa j'dis rien tellement mmmh Pffffff
Flōrens PAB
Flōrens PAB

93 abonnés 614 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2020
Du Guy Ritchie pure jus. Bien sûr le scénario n'a rien d'extraordinaire, mais tout comme Sherlock Holmes avant lui, le personnage d'Arthur Pendragon (Charlie Hunnam) est revisité avec classe et modernité. Nous suivons les aventures de ce jeune homme aux prises avec le maléfique Vortigern (Jude Law) dans cette folle épopée médiévale, genre hélas trop peu présent au cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 mai 2017
Le scénario est un peu bancale et c'est vrai que certains passages sont confus ( beaucoup de flash-back ), en revanche les effets spéciaux sont SPECTACULAIRES !! Dès la première scène vous en prenez plein la vue avec une bataille épique, si vous êtes fans des batailles du Seigneur des Anneaux, des combats de 300, ajouté à cela une BO magique, alors le film ne peut que vous plaire ! En revanche ne cherchez pas le côté historique de l'histoire, comme la majorité des films Holywoodiens de ce genre, le scénario est fait pour plaire et non pas pour respecter la légende.
A voir !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 juin 2017
Guy Ritchie est profondément attaché à son pays et cela se voit directement à sa filmographie. Après l'époque contemporaine, l'époque victorienne voici venu le temps du Londres médiéval et d'une nouvelle adaptation d'un monument de la littérature anglaise. Evidemment le terme "médiéval" est à prendre avec des très très grandes pincettes puisque cette nouvelle version de la légende arthurienne est avant tout un film d'Heroic-Fantasy et reprend tout juste les grandes lignes du mythe. Puristes des livres d'histoire passez votre chemin. Passé ce cap, nous nous retrouvons devant un long métrage dans la grande tradition des films de Guy Ritchie transpirant de ce petit côté So British, et c'est bien là la grande attraction du film. A défaut d'avoir un scénario vraiment intéressant ou plutôt surprenant, c'est une joie de retrouver le côté "petit groupe d'arnaqueur" si cher à notre réalisateur transposé dans cet univers, servi par des dialogues qui se répondent du tac-o-tac toujours aussi tranchants. La mise en scène et la narration de Ritchie reste fidèle à elle-même, entre réalité et fiction, un procédé agréable mais qui convient légèrement moins à Arthur qu'à Sherlock Holmes. Finissons par le point faible du film, son montage, ultra rapide et charcuté, faisant l'impasse sur des éléments qui semblaient pourtant importants de l'accomplissement du personnage d'Arthur.

Ma critiqur complète sur mon blog: mesmotsen169.blogspot.com
timoune57
timoune57

7 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2017
Malgré la critique assez peu flatteuse, j'avoue que j'ai passé un bon moment.
Il n'y a pas de longueur, c'est moderne.
Evidement il faut le voir en effacant de sa tete toute les version (officielle ou pas) de la legende de chevaliers de la table ronde...
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2017
Bon… Comment résumer mon impression sur cette « Légende d’Excalibur » si ce n’est en disant que… que pour moi c’est juste un vrai gros bordel. Et franchement, ça a été une galère monumentale pour lui trouver une note qui correspondait pas trop mal à ce qu’au final j’en ai ressenti. Vraiment, il y a quelques rares moments où ce gros cafouillis filmique peut produire des choses vraiment intéressantes voire presque rafraîchissantes. Mais bon, la plupart du temps – je suis désolé de le dire pour ceux qui se sont vraiment retrouvés dans ce film là – mais pour moi c’est juste du gros n’importe quoi. Alors OK, c’est super-ambitieux de vouloir gérer à la fois un univers riche, de l’heroic fantasy à gogo, des personnages hauts en couleur et tout cela mêlé à une sorte de sous-texte politco-social d’actualité, mais « Woooooh ! Du calme ! » Ce film il part dans tous les sens ; aussi bien dans le fond que dans la forme ! Et comme je le disais plus-avant, il y a du bon et du moins bon. A dire vrai, si je devais commencer pas l’intro, je dirais même qu’il n’y a que très peu de bon pour beaucoup de très mauvais. Parce que voilà, cette introduction en mode « scène cinématique de Skyrim of Warcraft », moi, c’est vraiment tout ce que je déteste. Ça fait fake. Ça fait démesuré. Et pour être honnête, je ne voyais même pas le lien avec la légende arthurienne. A ce niveau là du film d’ailleurs, je me souviens que je m’étais dit deux choses. Un : ce n’est même pas du « Arthur » ; c’est juste un ramassis foutraque de magie / créatures chelous / CGI / baston qui ressemble à tout ce qu’on a déjà vu ailleurs. Deux : ce n’est même pas du Guy Ritchie, c’est juste une cinématique de jeu-vidéo sans rien de véritablement intéressant, mal narrée et surtout très mal introduite en termes d’enjeu (quand tu commences ton film avec un texte sensé t’expliquer ce que tu vas voir, en général, c’est très mauvais signe)… Mais bon… Après tout ça, au bout de quelques dizaines de minutes (oui c’est long quand même), il faut avouer que l’histoire arrête d’enchaîner les événements sans prendre de les développer et se pose enfin un peu... Et là – enfin – on se retrouve davantage avec du Guy Ritchie. Et –oui – là j’ai commencé à voir ce que le bonhomme essayait de faire de ce film. Y insérer son humour un peu décalé et nerveux : oui ça, pour moi, ça pouvait être intéressant. Faire des parallèles avec la situation actuelle : oui, ça, pour moi, ça pouvait être intéressant. Mais bon… Encore aurait-il fallu pour cela ne pas tout massicoter comme Ritchie l’a fait. Et pour le coup, ce montage ultra cut rempli jusqu’à rabord d’images et de récits enchâssés, pour moi, c’est juste à la fois la pire chose et la meilleure chose de ce film. La pire pour commencer, parce que la plupart du temps c’est clairement utilisé à mauvais escient. Pour moi, un récit qui a une chronologie reconstruite doit répondre à une logique ; souvent une logique de découverte du personnage par le spectateur (…ce que sait bien faire un Christopher Nolan par exemple). Là, il n’y a aucune logique, sinon celle de vouloir donner artificiellement du rythme au récit. Ça part d’une bonne intention, mais c’est gavant. C’est gavant parce qu’on part du principe que le spectateur est incapable d’accepter qu’on lui pose les choses et qu’il faut toujours le rusher pour qu’il soit content. Le résultat, c’est qu’aucune scène n’est vraiment posée et on a l’impression de regarder un enchaînement de bandes-annonces. En cela, le passage où le héros doit passer par spoiler: les « terres obscures »
en est juste la plus terrible des illustrations. Le truc est tellement massicoté et présenté comme un teaser que tu ne vois même pas le lieu, c’est torché à la va-vite, si bien qu’à la fin, franchement, c’était comme si ça n’avait pas existé. Et le gros problème, c’est que les deux tiers du film sont comme ça. On est en mode « la frénésie avant tout et on s’en fout si on n’a pas le temps de poser une atmosphère, une intrigue, des personnages… » Et je le répète : ça concerne quand même les deux premiers tiers du film ! Et c’est vraiment triste car il y a vraiment quelques belles idées de forme et de fond qui sont pour le coup broyées par cette logique là. Donc en gros, il faut attendre le dernier tiers et le retour du héros à spoiler: Londinium
pour qu’ENFIN on daigne poser un minimum le truc. Quelques instants marchent d’ailleurs assez bien ( spoiler: la tentative d’assassinat du roi à l’arc sait poser une tension notamment, quant au premier combat à l’Excalibur, je trouve qu’il dépote vraiment bien
), quelques personnages prennent du coup aussi de l’épaisseur (ma petite palme ira pour le personnage de Black Lack, notamment parce qu’il est incarné par Neil « Utopia » Maskell) ; et puis surtout je trouve que sur le final, il y a enfin une véritable fougue, plus ou moins cohérente, qui parvient à monter. Les enchâssements sont plus rares et ils fonctionnent mieux ; ils permettent de dégager une véritable énergie ( spoiler: la scène de jet d’épée avec la dame du lac et le cri, en mode « reprise de l’Excalibur de Boorman »… Rah mais ça, pour moi, c’est la scène du film
) et tout cela aboutit à un final vraiment nerveux et généreux… Un final dans lequel d’ailleurs la démarche apparait enfin clairement, et pour lequel le côté totalement foutraque en mode « oui il y a de la magie dans tous les coins / nous même on ne sait pas comment ça marche mais on s’en fout » apporte quelque-chose à ce côté défouloir. D’ailleurs – je ne vous le cache pas – en sortant de ce film, je me suis quand-même dit : « j’ai morflé mais ça valait quand même le coup ». J’ai même longuement hésité à lui mettre « 3 étoiles » à ce film. Au final, je n’en mets pourtant que deux. Pas que mon impression ait changé. Non, loin de là. C’est juste que dans le « Oui, j’ai morflé, mais ça valait quand-même le coup », le « j’ai morflé » il est à prendre puissance dix. Sur ce point là, je pense que ça dépendra vraiment de votre sensibilité propre sur la question de la forme. Moi je sais que, me concernant, ça a été trop. Trop de magie, trop de CGI, trop d’hachicotages qui servent à rien, trop de gâchis en termes de lieux, d’univers, de scènes, de personnages… Il fallait faire preuve de mesure là-dessus. Une maitrise plus délicate de l’élan au départ aurait permis un rendu bien plus fort sur le déchainement final. Même chose pour la scène d’intro. Quitte à vouloir faire de l’enchâssement à gogo, il fallait découper cette scène et la disséminer durant toute la première demi-heure, en mode flash-back (même si bon, moi je la trouve tellement hideuse cette scène que je m’en serais bien passé…) Bref, vous l’aurez compris, ce film de Guy Ritchie est plus que perfectible à mes yeux, et il faut faire preuve de beaucoup de largesse d’esprit pour s’y retrouver. Mais bon, il y a un élan de générosité là-dedans. Mieux encore, je pense qu’il a réussi à mettre en place une combinaison d’univers qui a son charme et qui pourrait faire des émules à l’avenir. Bref, difficile de passer à côté de ce film-là quand on aime le cinéma… Maintenant, il faut aussi savoir s’accrocher… En somme, vous voilà prévenus…
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2017
Précédé d’une réputation moyennement flatteuse le nouveau film de Guy Ritchie développe de nombreuses scories qui ne doivent néanmoins pas pour autant occulter ses qualités intrinsèques. Qualités qui peuvent être vues par certains comme des points négatifs et clivants. Le metteur en scène avait dépoussiéré avec brio le mythe de Sherlock Holmes de son style habituel, auquel on peut être allergique. Et c’est sans surprise qu’il entend faire de même avec la légende du Roi Arthur. Un projet moyennement emballant à la base tant cette histoire nous a déjà été rabâchée maintes fois. Mais c’est sans compter la folie visuelle et narrative de mister Richie! L’ouverture est à ce titre un modèle de mise en scène et de flamboyance technique qui pêche néanmoins par sa ressemblance (certains diront pillage) à la saga du « Seigneur des Anneaux » et à « 300 ». N’empêche, elle nous met dans le bain direct et montre que le réalisateur nous emmène dans une direction nouvelle en prenant la légende à contre-pied.

La suite est au diapason visuellement. On pourra reprocher au réalisateur la vitesse à laquelle tout s’enchaîne mais c’est un peu sa marque de fabrique. Le principal est que cela reste relativement lisible comparé à beaucoup d’autres blockbusters contemporains. On a même le droit à quelques séquences totalement novatrices dans l’action lorsqu’Arthur manie l’épée. Les effets spéciaux sont omniprésents et très performants mais on ne tombe pas dans l’excès de justesse. Ils magnifient de superbes décors ou contribuent à des plans d’ensemble et des scènes de combat dantesques (de l’attaque du serpent à l’ouverture dont on a déjà parlé). On peut noter également que Charlie Hunnam porte fièrement le film sur ses épaules et qu’il distille quelques bons dialogues bourrés de second degré. Ici on ne se prend pas au sérieux et c’est un choix assumé.

En revanche, Ritchie confond parfois vitesse et précipitation et ses ellipses narratives sont parfois trop grosses pour être digérées. Si le fait accélérer l’enfance du jeune futur toi en un condensé habile et malin passe bien certaines impasses sont dommageables, comme son exil dans les Darklands qui semblait une partie prometteuse mais s’avère trop courte et frustrante. On ne peut tout traiter en à peine deux heures mais certains choix narratifs sont discutables. Dès le départ on sait que l’histoire n’est qu’un prétexte à la folie esthétique mise en marche devant nos yeux mais les puristes crieront au scandale, tant elle n’a plus grand-chose à voir avec la légende originale. Ensuite, les seconds rôles sont sacrifiés et on ressent beaucoup de choses pillées un peu partout, ce qui donne un effet déjà-vu à ce nouveau « Roi Arthur ». Mais le grand spectacle est là et certaines fulgurances visuelles et de mise en scène sont indéniables. Alors si on n’est pas contre un bon gros morceau de film épique travesti en film d’heroic-fantasy sous produits chimiques, on peut aimer. Surtout que le tout est emballé sous une musique homérique du meilleur effet.
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