Rendez-vous manqué avec les Oscars. Tout y était pourtant. Un personnage fort et complexe du vingtième siècle américain, endossé par un des plus talentueux acteurs du moments, à grand renfort de maquillage, le tout avec un monstre derrière la caméra. Ça sent tellement l'avalanche de statuettes que rien de plus normal à ce que le film arrive en salle en plein dans la période des Oscars. Et pourtant, il n'accrochera pas même une nomination, le comble. Et pour cause, le film se révèle un beau plantage en règle. La matière très alléchante de base est bâclée, tant en ce qui concerne la carrière politique d'Edgar, traitée bien superficiellement, que pour sa vie privée, qui se traduit à l'écran par un mélo d'un sentimentalisme excessif et creux. On pardonnait jusque là le penchant d'Eastwood pour un certain classicisme, mais cette fois-ci il prend complètement le pas sur toute forme d'inspiration. Une belle preuve si nécessaire que l'esbroufe ne suffit pas à embobiner les Academy Awards.
Contrairement à certaines critiques, le scénario est relativement simple à suivre, même si le début est un peu lent. Nous suivons donc l’ascension de J Edgar HOOVER, et ses efforts pour faire du FBI, l’organisation policière la plus efficace et la plus redoutable du territoire américain, tout en se débattant avec ses problèmes d’homosexualité refoulée et d’Œdipe mal réglée…
La réalisation est solide et efficace, et documentée. L’interprétation des comédiens, premiers et seconds rôles confondus, est convaincante… Le film dure deux heures, mais on ne voit pas le temps passer.
Mais… Alors que la publicité autour du film laissait penser à une critique corrosive de l’état policier voulu par Hoover, le parti-pris de filmer du point de vue de ce personnage controversé « affadi » le propos.
Finalement, Clint Eastwod égratigne très gentiment Hoover et son organisation, en prenant bien garde de ne pas en aborder les aspects moins reluisants : une surveillance accrue des citoyens américains, liberticide, et quasiment sans contre-pouvoir.
De même, les raisons de la guerre entre le président Nixon et Hoover, sont laissées dans l’ombre et peuvent « brouiller » notre perception de l’histoire. Dommage, car il est évident que cette lutte sans merci pour contrôler (ou garder le contrôle) du FBI, aurait apporté une tension bénéfique au film et permis de mieux saisir la puissance de l’organisation tentaculaire, imaginée et mise en place par Hoover.
Les craintes du FBI, qui ont pesé sur le film, sont donc totaltement infondées, d'autant que le tabou de l'homosexualité est tombé. Un biopic à découvrir, mais qui demeure incomplet.
Portrait de J. Edgard Hoover, qui fait le directeur du FBI pendant près d’un demi-siècle. Loin d’un biopic classique, le film navigue entre toutes les époques de la vie du personnage. Mise en scène par Clint Eastwood, qui réalise ici une œuvre sensible, sublimé par un superbe travail de lumière, sur un homme à la personnalité complexe, et interprété de manière exceptionnelle par Leonardo DiCaprio. Plus proche de l’histoire d’amour que du film politique, le réalisateur dresse un portrait affiné de Hoover, il est simplement dommage que celui-ci ne soit pas replacé dans le contexte géopolitique de l’époque. Une belle œuvre.
Depuis près de 15 ans, Léonardo DiCaprio impressionne par la pertinence de ses choix cinématographiques (à quelques rares exceptions près) et son incroyable talent pour s’entourer des plus grands réalisateurs (Cameron, Scott, Scorsese, Spielberg, Nolan…). C’est donc en toute logique que la star accroche un nouveau maître à son tableau de chasse, Clint Eastwood. Et même si les films du vieux Clint ne m’ont jamais vraiment transporté, j’étais assez curieux de voir ce que pouvait donner ce biopic d’un des personnages les plus puissants et les plus sulfureux du 20e siècle. Curiosité qui se voit comblée en partie seulement… Car Eastwood est un homme fidèle à ses principes et ne trahit que très rarement sa mise en scène. On a donc droit ici à une réalisation austère et lancinante, une BO au piano plutôt ennuyeuse ainsi qu’aux habituelles couleurs sombres et autres jeux d’ombre. On peut d’ailleurs s’étonner que, malgré une tentative intéressante de chronologie déstructurée, le film soit d’une facture aussi académique. Dommage également que le scénario fasse l’impasse sur certaines périodes-clés de la vie de Hoover à commencer par ses liens avec la Mafia. Au lieu de ça, Eastwood préfère s’étendre au-delà du raisonnable sur la prétendue homosexualité du boss du FBI (allant même jusqu’à le travestir comme le voudrait une rumeur persistante), avec un manque de subtilité étonnant. On ne compte plus les scènes d’intimité entre les 2 amis-amants qui sombrent rapidement dans le répétitif voir dans le ridicule (la dispute à l’hôtel suivie d’un baiser forcé, le petit déjeuner entre vieux…). Sur un plan formel, "J. Edgar" s’avère donc relativement décevant. Heureusement, l’histoire de Hoover est passionnante et permet de retracer près de 50 ans d’Histoire des USA, des soulèvements syndicaux de 1919 à l’élection de Nixon. Ce cours d’Histoire se voit magnifié par l’interprétation éblouissante de Léonardo DiCaprio, qui campe un Hoover aussi fascinant dans ses contradictions et son patriotisme exacerbé qu’effrayant dans ses méthodes jusqu’au-boutisme et son arrivisme, réussit à apporter une once d’originalité au projet. Il est aidé par des maquillages bluffant de réalisme et des 2nds rôles sérieux mais en retrait qui ne font pas trop d’ombre à son numéro (Naomie Watts en secrétaire dévouée, Armie Hammer en Clyde Tolson à mon sens trop efféminé, Josh Lucas en Charles Lindbergh… seule Judi Dench tient tête à la star en mère autoritaire). Sa présence permet au film de valoir plus qu’un documentaire sur la vie de Hoover. "J. Edgar" restera néanmoins comme un film trop classique pour espérer marquer durablement les esprits.
Le pire film de Clint Eastwood ! Qu'est-ce qu'il lui a pris de vouloir faire cette stupide hagiographie de ce chien de garde du capitalisme américain ? Et en plus, c'est long et c'est lent comme un jour sans pain...mais pas sans peine !
Se regarde quasiment comme un documentaire. Pas passionnant mais intéressant car on assiste à une véritable dissection d'un bonhomme rempli de contradictions, psychorigide, péremptoire, paranoïaque, tyrannique mais qui a honte de sa sexualité. DiCaprio est fabuleux, la belle Noamie Watts n'a, hélas, pas assez d'espace pour s'exprimer, quant à Judy Dench, toujours aussi rébarbative on s'en serait volontiers passé. Je n'ai pas trouvé les maquillages de vieillesse très convaincants. C'est très moyen, tout ça !
Hoover est un sujet en or pour un long métrage. Plus de 2 heures de film pour un homme ayant créé le FBI, puis resté à sa tête 50 ans, et qui vit passer 8 présidents ; une grande motivation à le visionner. Eastwood aux manettes et Di Caprio devant la caméra ; çà a de la gueule. Et bien Eastwood se prend dans les pieds dans le tapis. Se concentrant essentiellement sur les failles psychologiques de ce grand homme d’Etat visionnaire, ils nous infligent de très longs moments interminables de dialogues entre deux vieux messieurs aux maquillages de vieillards très grossiers. Question finesse psychologique de ces personnages, Dirty Harry n’est pas un spécialiste. Le scénario se focalise sur l’ambiguïté sexuelle de Hoover et, par sauts de puce, multiplie des flash backs donnant à comprendre ce qu’à réaliser l’homme. Au final on se demande bien de quoi veut nous parler Eastwood ; et d’un personnage passionnant, il nous livre un portrait ennuyeux. Hoover ; le visionnaire, le pro du chantage, le maitre de la corruption, le roi du renseignement avec ses fiches secrètes sur tous les personnages importants ; est réduit à un vieil homosexuel frustré et acariâtre. Et puis les grands événements ayant marqués la carrière de l’homme expédiés très souvent en deux plans : la mort de Kennedy et de Luther King par exemple. On aurait aimé voir l’ampleur de cet homme influent, craint des présidents et des hommes de pouvoir ; malheureusement ce film parfois instructif est assez plat de nouille. Et une question m’est venue : qu’aurait fait Scorcese du même sujet ?
J.Edgar est l'un des moins bons films d'Eastwood. Pourtant, Hoover est un personnage noir et passionnant, il suffit pour s'en convaincre de lire le livre de Marc Dugain. " J.Edgar" ne regarde distraitement que par le trou de la serrure la vie d'un homme qui a cotoyé 7 présidents américains en se concentrant sur sa vie personnelle, ce qui n'a pas d'intérêt. De plus les maquillages sont hideux.2/5
Quelle déception ! Ce film est froid, peu captivant, limite soporifique. Un produit rare dans la longue lignée des films du grand Clint... Soyons honnête : ce n'est pas un mauvais film, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. La vie de J.E Hoover est pourtant un roman incroyable. Mais c'est une fausse bonne idée que de tenter de la raconter. Le personnage est insaisissable, et les coups tordus du FBI sur 48 ans pourraient tenir sur 10 encyclopédies. Alors, raconter cela en 2 h 30 !!!... Après avoir vu le film, on ne retient guère que Hoover était un homosexuel refoulé et qu'Eléonore Roosevelt une grande coquine très à gauche... Quand la petite histoire supplante la grande !... Reste la prestation remarquable de Di Caprio qui s'en sort avec les honneurs. Mais qu'est-ce que Clint est allé faire dans cette galère ?
Le film se concentre sur la personnalité du fondateur du FBI, laissant plus de questions ouvertes que de réponses sur le moteur profond de sa motivation imperturbable à monter une police fédérale. Eastwood nous livre un biopic dense, concentré sur les aspects rocailleux et sulfureux de l'époque. Le personnage étant ambigu et pas toujours recommandable, l'identification du spectateur n'est pas garanti lorsque les sentiments et les émotions surgissent d'un monde collet monté et rigide. Di Caprio réincarne de manière sidérante le héros; un travail d'acteur hors catégorie. Globalement, une oeuvre mineure du meilleur réalisateur de la décennie.
Clint Eastwood nous plonge dans un passionnant biopic qui explore la personnalité et la carrière de John Edgar Hoover, patron du F.B.I. pendant plus de quarante ans. Un casting brillant qui vaut surtout pour la performance incroyable de Leonardo DiCaprio, qui se glisse à merveille dans la peau de cette personnalité historique américaine. Clint Eastwood va plus loin dans la narration. Ce n'est pas qu'un simple biopic, c'est aussi un film sur les relations humaines, des rapports intimes entre Hoover et son entourage. Donc, cette œuvre est un film mais aussi un docu-fiction. La combinaison des deux offre une immersion authentique à travers une reconstitution d'époque remarquable. Le cinéaste signe une œuvre mineur dans sa filmographie, mais qui offre tout de même une approche contrastée du personnage.
La ténacité d'un homme, J. Edgar Hoover, se démenant pour créer une police fédérale crédible, s'appuyant sur des hommes sérieux et fiables, et un budget conséquent. Malgré la solide prestation de DiCaprio, le tout se révèle très académique et pas vraiment prenant. De nombreuses scènes tirent en longueur, c'est ultra mollasson. En outre le maquillage n'est pas des plus réussis…
Un mot résume le film : SOMNIFÈRE ! Mis à part Dicaprio jouant comme toujours à merveille et un ou deux points historiques presque intéressant, tout le reste est à jeter ! Vraiment faite moi confiance, ne dépenser pas vos sous bêtement, ce film ne vous fera pas passer un bon moment, ni une bonne expérience cinématographique! Les plans sont flou avec un faible contraste, c'est lourd, ça sent le vieux, la musique est molle (des sons de piano soporifiques), le vieillissement des acteurs est loupé (ils ressemblent à des poupées de cires). Je ne me suis jamais autant ennuyé devant un film, et c'est le ressenti de toute la salle de ciné !
Bref: j'ai été bien bête de me fier aux premiers jet de critique, en regardant ce film vous avez deux choix: se lever et quitter la salle; ou dormir.
Le maquillage de Di caprio est impressionnant! L'histoire du fondateur du FBI devait être raconter, le grand Clint Eastwood l'a fait. 2h10 de film. On ne s'ennui pas. A voir